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mercredi 17 octobre 2018

Delphi Initiative

Le site de "Delphi Initiative", né d'un mouvement d'intellectuels contre l'abolition de la démocratie par la dictature de la finance, reprend hier mon entretien, fin août, avec Coralie Delaume, pour Polony TV sur la situation en Grèce et en Turquie. Et j'en suis bien heureux.

D'autant que, pour une fois, mon homme me trouve bien dans cette vidéo : à marquer d'une pierre blanche !

Pour ceux qui l'auraient ratée, ça me permet de vous la remettre !

mardi 16 octobre 2018

Tigrane à Lexikopoleio (Athènes) : la vidéo est en ligne

Jeudi soir dernier, je présentai Tigrane l'Arménien dans la belle librairie francophone d'Athènes, To Lexikopoleio. Dans ce lieu chaleureux, dont Odile Brehier et Yannis Skoufis ont su faire un précieux endroit de partage et d'échanges (avec chatte : elle s'appelle Lexi, bien sûr, et elle est d'une admirable placidité !), j'avais déjà présenté les trois tomes de La Grèce et les Balkans, en compagnie de Panagiotis Grigoriou et de sa Grèce fantôme.

Cette fois, c'est Mari-Mai Corbel, critique et écrivain, que j'avais rencontrée à Marseille, lors de la semaine consacrée à la Grèce au Mucem en 2014. Elle était alors en partance pour Le Pirée où elle vit aujourd'hui et s'est noué un dialogue entre nous, à cette occasion, qu'elle a bien voulu poursuivre autour de ce livre. Fine lectrice, elle a bien vu tout ce qui me tenait au coeur en écrivant ce livre : merci à elle d'avoir animé cette soirée, comme à Odile et Yannis de m'avoir accueilli.

Et cerise sur le gâteau, la vidéo est en ligne... A Athènes comme si vous y étiez !

samedi 13 octobre 2018

Scission au PS : une vraie tragédie grecque !!!!

Papandréou a quitté le PASOK pour fonder un parti-cul, désormais allié au PASOK, ainsi qu'au parti-cul euro-hystérique Potami, fondé par l'argent de Bruxelles, en état de mort cérébrale (et électorale), ainsi qu'à l'ex-aile droite de Syriza devenue la Gauche démocratique, le tout formant un puissant Mouvement pour le changement qui fera bien 7 à 8 % aux prochaines législatives... Juste devant, ou derrière les brutes néo-nazies.

Rien à voir avec Maurel, Lienemann (que j'aime bien... mais qui a quand même mis 20 ans à s'apercevoir que le canard n'avait pas de tête !) ou Hamon bien entendu !

Maurel, comment vous dire... Le soir des élections grecques de septembre 2015, sur France Culture, ce brave garçon m'a rétorqué : "Mais le PASOK, enfin, tout de même, il est de gauche !"

C'est vous dire où Maurel voit la gauche !!! Parce qu'il semblait sincère, en plus, le bougre...

Quand je vous dis et que je vous répète que la Grèce a été et continue à être notre laboratoire !

Pendant que se joue cette tragédie au PS dont dépend l'avenir du monde, le sultan d'Ankara a réouvert en grand la vanne à migrants vers la Grèce. Naturellement, aucun Daesh - que la Turquie a aidé, financé par le blanchiment des produits, dont le pétrole, exportés des territoires que Daesh contrôlait, auquel elle a livré des armes, dont elle a soigné les combattants, qu'elle a protégés des offensives kurdes et qu'elle utilise désormais comme supplétifs de son armée d'occupation en Syrie, contre ces mêmes Kurdes -, naturellement donc, aucun Daesh sur le retour ne peut se mêler à ce nouveau flux, organisé par le pouvoir islamiste turc, si cher à Kizyvienne et qu'il chouchoute dès qu'il peut.

Vous pensez bien que les Turcs l'empêcheraient !

Mai moi, hier soir, pour la première fois depuis le Bataclan, je suis entré sur le territoire français, à Roissy, sans le moindre contrôle d'identité.



Allô, le ministre de l'intérieur... Ah non, c'est vrai, on n'en a plus !

Dormez en paix, braves gens !

jeudi 11 octobre 2018

Un petit point d'ambiance sur la situation politique en Grèce

Donc, peu avant l'accord avec l'ARYM, que d'aucuns essayent de sauver en achetant des députés de l'opposition à Skopje, à coup de dollars, afin de permettre au Parlement de s'asseoir sur le résultat du référendum que l'opposition a emporté en prônant une abstention qui invalide le scrutin et qui aurait dû arrêter le processus, la moribonde société grecque d'électricité a dépensé les sous des abonnés Grecs, auxquels on coupe l'électricité quand ils ne peuvent pas payer leurs factures, non pour investir dans la modernisation de réseaux et d'unités de production souvent archaïques, vieillissants, défaillants, mais pour acheter une non moins moribonde société arymienne... Les abonnés Grecs, qui se trouvent être aussi des citoyens, ont quelque mal à avaler cette nouvelle couleuvre de "gauche radicale".

Tandis que le même citoyen apprend que le frère du ministre de "gauche radicale" de l'Economie fait son beurre à la tête d'une société rachetant et liquidant des sociétés en faillite...

Tandis que le ministre de la Défense, opposé à l'accord négocié par son gouvernement avec Skopje, est parti à Washington proposer, de son propre chef et aveu, aux Ricains un plan de rechange que son gouvernement n'a ni délibéré ni adopté...

Tandis que ledit gouvernement compte faire adopter l'accord avec Skopje, contre la volonté du parti avec lequel il gouverne en coalition, grâce à un parti-cul d'opposition créé avec l'argent de Bruxelles, en état de mort cérébrale...et électorale.

Tandis que, pour tenter de se refaire une virginité patriotique, ce gouvernement de marionnettes ressort l'attrape couillons de la dette de guerre allemande sur laquelle chacun connaît la réponse de Berlin... Et la capacité de Tsipras et des siens à tordre le bras de l'Allemagne.

Et tandis que le sultan rouvre en grand la vanne à migrants, sans doute afin d'obtenir quelques milliards de plus de l'UE.

Le naufrage du gouvernement Tsipras, c'est long. Surtout vers la fin.

Le problème, c'est que, comme chez nous, la suite, quelle qu'elle soit, avec le retour au pouvoir des cliques de droite aussi germanolâtres que la clique de "gauche radicale" à l'agonie, ne s'annonce pas plus réjouissante.

Épuisement du système européen de fausse alternance des personnels sans alternance de politique. Les Grecs grognent, s'indignent, ricanent... Jusqu'à ???

vendredi 5 octobre 2018

Du référendum arymien et du régime de progagande dans lequel nous vivons

Je ne m'étais donc pas planté dans mon anticipation des résultats du référendum.

En revanche, je n'avais pas anticipé, le traitement hallucinant de cette nouvelles par RFI, que je capte ici, et, semble- t-il pat l'ensemble des médias français : 90 % de Oui, c'est magnifique, merveilleux, super génial, youpee, yop la boum !!!

Bon il n'y a eu que 35 % de participation, mais c'est finalement accessoire.

Ceci est parfaitement caractéristique du régime de propagande la plus éhontée dans lequel nous vivons, le régime d'Union européenne dans lequel la démocratie se résume à faire dire aux peuples ce qu'on attend qu'ils disent.

Il ne saurait y aoir d'exception à cette règle européenne fondamentale. Ou bien alors on s'assoit sur leur réponse.

En l'occurrence, comme je l'ai expliqué ici, c'est la participation qui était essentielle, puisque le référendum est invalide sous 50% et que les opposants à l'accord ont prôné l'abstention pour obtenir l'invalidation. Et le pourcentage des Oui qui n'est donc que très très très très accessoire, parce que 90% de 35%...

Il s'agit en réalité d'une magistrale gifle pour le pouvoir arymien, les partisans de l'accord et leurs patrons (UE, Etats-Unis) et d'un grand succès pour ses opposants et pour la Russie qui voyait avec déplaisir une nouvelle dilatation de l'OTAN.

Mais c'est le contraire exact qu'on nous sert. Comme disait Goebels: plus c'est gros...

L'accord est donc en principe mort ; ce qui signifie que Tsipras n'aura pas à diviser sa majorité et aller chercher les voix de Potami, ce particule créé par Bruxelles et qui est en état de mort cérébrale même s'il fait encore semblant de respirer. Un peu comme l'UE en somme.

Tigrane à Lexikopoleio : c'est à Athènes le 11 octobre