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jeudi 9 février 2017

La Tribune met sa rédaction au garde-à-vous : on n'y lira plus Romaric Godin !

Je me disais justement hier que je n'avais rien lu de Romaric Godin depuis un moment... et comme lui-même m'avait dit, les dernières fois où nous nous sommes vus, qu'on lui avait demandé de "mettre la pédale douce" sur certains sujets et que son avenir à La Tribune lui paraissait incertain depuis l'arrivée au capital du journal du PDG d'un groupe de... nettoyage, j'étais un peu inquiet.

Et bien voilà, l'inquiétude est confirmée. On apprend aujourd'hui que le service macroéconomie de La Tribune est supprimé : vous ne lirez plus Romaric Godin, Mathias Thépot, Fabien Piliu... leur parole est trop libre, trop iconoclaste pour la pensée unique et la dictature européiste.

Tous les amis de la Grèce et des Grecs (entre autres) n'auront plus qu'à regretter le travail unique dans la presse française que faisait Romaric depuis des années et qui valait à La Tribune une fréquentation exceptionnelle.

Mais les gens qui ont pris le contrôle de ce média n'ont apparemment rien à faire de ce genre de journaliste et de parole libre. Il veulent, comme ailleurs, des gens au garde-à-vous idéologique.

mardi 7 février 2017

Grèce - euro : le retour

Nouvel indice d'un changement de paradigme... que la plupart des candidats à la présidentielle refusent encore de prendre en compte : le fédérateur caché (pour reprendre l'expression de De Gaulle) qui, depuis l'origine, a téléguidé ce qu'il est convenu d'appeler la "construction européenne" a changé de politique. Comme si le marionnettiste avait décidé de ranger la marionnette au placard des ustensiles inutiles.

Ted Malloch, économiste, professeur à l'Université anglaise de Reading, qui devrait être le nouvel ambassadeur des EU près l'UE (pressenti, pas encore nommé..., il semble qu'on fera tout à Bruxelles pour empêcher sa nomination, mais si Trump l'a choisi, cela signifie bien un choix politique), a déclaré hier, alors que se prépare la réunion sur la dette grecque au FMI, que la Grèce ne pouvait continuer à souffrir ainsi de stagnation et ajouté : "Je ne veux pas parler à la place des Grecs, cependant, du point de vue d'un économiste, il y a très fortes raisons pour la Grèce de quitter l'euro"... ce qui devrait, selon lui, s'accompagner d'un plan d'aide à la sortie.

Naturellement, une sortie du "risque grec" de l'euro provoquerait probablement sa réévaluation - désirée par Washington. Jusqu'où ? Jusqu'à rendre intenable le maintien de l'Italie, du Portugal, de l'Espagne... de la France ??? J'ai souvent écrit (et je ne suis pas le seul) que la première sortie serait sans doute le début de la fin. D'autant qu'une fois montré aux spéculateurs qu'on peut sortir de l'euro, ceux-ci ne se priveront pas d'aller tester les autres maillons faibles.

Après les déclarations de Trump au Times et au Bild, après sa sortie sur l'euro trop faible qui avantage les exportations de l'Allemagne, le message de la nouvelle administration américaine est de plus en plus clair : les Etats-Unis n'ont pas intérêt à ce que se pérennise, par le biais de l'UE et de l'euro, une hégémonie allemande sur le continent. Tous ceux qui choisiront de quitter la prison des peuples de l'UE et de l'euro devraient donc, de plus en plus clairement, pouvoir compter sur une aide américaine.

Quant à la situation en Grèce, elle apparaît de plus en plus insaisissable. Aujourd'hui ce sont les interrogations et la polémique sur une escale "secrète" et imprévue de Tsipras à Paris qui occupent les médias. Elle a été révélée par l'opposition conservatrice, et aurait permis au Premier ministre de rencontrer le PDG de L'Oréal, qui s'apprêterait à faire un gros investissement en Grèce, mais surtout de faire une escapade jusqu'à... la banque Rothschild. Et c'est sur la nature et le contenu des discussions qui s'y sont tenues que porte la polémique.

D'autant que, dans le même temps, Schäuble multiplie les menaces, annonçant que si le FMI se retire du plan d'aide à la Grèce, il n'y aura plus de plan d'aide.

Paradoxalement, et pour des raisons opposées, la politique de Schäuble rejoint, sur la Grèce, celle de Trump. Il est hors de question pour la CDU, après les ahurissantes bévues de Merkel en matière d'immigration, de consentir le moindre effort financier qu'il faudrait justifier, à l'approche des élections, devant un électorat de plus en plus sensible aux thèses de l'AFD. D'autant que la CSU bavaroise est elle aussi sur des positions de plus en plus intransigeantes.

Pour moi, la question centrale est aujourd'hui de savoir si Schäuble a déjà décidé la fin de l'euro, ou s'il bluffe. Sacrifier l'euro, ce serait sacrifier l'avantage compétitif énorme qu'il donne à l'Allemagne sur ses partenaires, mais aussi vers l'extérieur de l'eurozone, puisque le Mark (comme le dit Trump) devrait être bien plus cher que n'est l'euro. Mais faire preuve d'intransigeance à l'égard de la Grèce sera électoralement payant... et les effets négatifs de la fin de l'euro sur l'économie allemande ne se feraient sentir qu'après les élections. Le retour au Mark, en outre, a toute chance de provoquer un réflexe patriotique de regroupement autour de la CDU et priverait l'AFD d'une partie de ces arguments. Or, contrairement à ce que professe ici la germanolâtrie ambiante, les choix des responsables allemands, depuis des lustres, sont avant tout dictés par des intérêts électoraux à courte vue - ceux d'un électorat de retraités de plus en plus dominant dont le seul souci est qu'une politique monétaire de fer garantisse sa rente.

A suivre !

dimanche 5 février 2017

Schäuble (re)pousse la Grèce vers la sortie

En Grèce, les traîtres ont fait leur office. Ils ont reculé la sortie de l'euro - dont je dis avec d'autres, depuis 2010 qu'elle est de toute façon inéluctable - le temps de permettre le pillage du pays par les Allemands, les Chinois ou les vertueux Français.

Bradage des infrastructures, du littoral, transferts de propriété de la terre et de la propriété immobilière avant la spoliation programmée d'une partie des comptes bancaires,, dépeçage de l'économie, liquidation de plus du tiers du potentiel productif : et maintenant, sortez !

Les gouvernements grecs avaient le choix entre le déshonneur et la sortie de l'euro ; ils ont eu le déshonneur et ils auront la sortie de l'euro - mais de la pire façon qui soit !

Et pendant ce temps-là, le leurre - ou le sot - Hamon chante les louanges de l'Europe et le resserrement de l'étreinte du bourreau. Et pendant ce temps-là, le triste - et austère, sauf pour sa famille - Fillon, célèbre la jouissance morose de la soumission à l'Allemagne. Et pendant ce temps-là, l'extatique Macron, marionnette des puissances d'argent transformé en recours par une machine médiatique affolée par le naufrage de Fillon, son candidat naturel, prêche sur le ton de la transe, de la possession, ou de celui qui sniffe trop de sucre en poudre, la soumission exaltée à la même Allemagne.

mardi 31 janvier 2017

Pénélope et Marcel Aymé...

Pénélope, la très très attachée parlementaire n'avait pas de badge pour entrer au Palais Bourbon... Et alors ? Qu'est-ce que ça prouve ? Vous n'avez pas lu Marcel Aymé ? Et si elle est passe-murailles, hein ? Qu'est-ce que vous répondez à ça ?!

Les Solfériniens sont mauvais joueurs : je gagne, tu me suis ; mais si c'est toi qui gagnes, je me mets en retrait. C'est amusant, cette histoire de coïtus interruptus ! Ca en dit long aussi sur le sens de la démocratie chez ces gens-là. En somme, c'est comme le référendum de 2005 : tu refuses d'avaler mon traité par référendum, je te l'administre par le fondement. Ou encore : pile, je gagne ; face, tu perds.

M'est avis qu'à LR comme au PS un certain nombre de gugusses commencent à réaliser que les primaires sont un piège à cons. Un vrai piège pour les vrais c...

Quant à la Grèce, deux piliers historiques de la presse grecque, le Vima et Ta Nea, ferment leurs portes. Et mettent leurs journalistes sur le carreau, après tant d'autres, et sans la moindre perspective de réembauche ailleurs. Comme dit l'Autre : ça va mieux ! On a sauvé la Grèce ! Vive l'Europe ! L'ironique, dans cette affaire, c'est que ces quotidiens ont défendu mordicus, bec et ongles, depuis cinq ans, l'Europe et les politiques mortifères qu'elle a imposées à la Grèce. Les même politiques qui, aujourd'hui, les tuent.

samedi 28 janvier 2017

Chypre...

Pendant que se déroulent ici des guignolades fillonesques et primairo-pasokiennes aussi dérisoires que pathétiques, le monde tourne. Notamment à Chypre où s'est engagée une négociation à haut risque sous la pression d'un Erdogan plus dangereux que jamais.

Sur son indispensable blog (aidez-le, si vous le pouvez, c'est la liberté d'informer autrement que vous aiderez), l'ami Panagiotis Grigoriou vient de consacrer à la situation chypriote trois papiers fondamentaux, magistraux et passionnants (et si vous voulez plus de précisions sur l'historique la question chypriote, vous pouvez aussi lire... La Grèce et les Balkans, du Ve siècle à nos jours).

Vous trouverez donc :

- la première partie en cliquant ici ;

- la deuxième en cliquant là ;

- et la troisième en cliquant une troisième fois.

jeudi 17 novembre 2016

Merkel et Erdogan...

On apprend aujourd'hui par l'AFP, à la fois qu'il y a un "monde libre" (opposé à ? la Turquie ? L'Arabie Saoudite ? le Qatar ??) et que Merkel a été catapultée le leader d'icelui. Merkel... si, si, celle qui s'est assise sur la Constitution, l'Etat de droit, les prérogatives du Parlement, les élections et le référendum grecs.

Veine ! ca c'est de l'info où je ne m'y connais pas !!!



En revanche, ni l'AFP ni nos médias de révérence n'ont relevé la cinglante humiliation essuyée à Ankara par le ministre des Affaires étrangères de ladite leader du monde libre, Frank-Walter Steinmeier :  : la primaire de la droite et les fadaises de Macron, c'est tout de même vachement plus important !

Or donc, le ministre du sultan s'est ouvertement payé la tête du ministre de la Chancelière du Reich en accusant l'Allemagne, en conférence de presse, d'être un refuge pour terroristes, blaguant sur la peine de mort ("le peuple veut la peine de mort...et ma femme aussi"), sur la liberté de la presse et les micros qui marchaient mal de sorte que les journalistes allemands n'ont pu poser de questions, puis assénant que la Turquie "en a plein le nez" de recevoir des remontrances. sans compter que les Turcs ont de nouveau menacé d'ouvrir la vanne à migrants...

Le tout, sans que Steinmeier ne bronche ou ne décide, vu cette humiliation publique, de reprendre son avion. Mais la presse allemande, elle célèbre l'héroïsme de Steinmeier qui n'a pas hésité une seconde à afficher... une mine renfrognée ! Afficher une mine renfrognée en pareille circonstance, ça c'est du courage !

Quelle superbe politique tout de même, de la part du nouveau leader du monde libre qui a consisté à aller cautionner le sultan à la veille des élections législatives puis à lui refiler 6 milliards.

Avec un leader comme celui-là, le monde libre n'a même pas besoin d'ennemi !

mardi 25 octobre 2016

Vive la Wallonie libre !

J'adore entendre la canaille aux ordres qui occupe les antennes en se couvrant du nom de journaliste s'indigner que 3,6 millions de Wallons puissent dicter leur loi à 500 millions d'Européens.

Comme si les 500 millions d'Européens avaient unanimement adopté le CETA à main levées...

Les mêmes accusaient les 11 millions de Grecs de vouloir s'opposer par le référendum à la volonté des 500 millions d'Européens qui avaient décidé de les faire crever... Les mêmes déploraient que les 16,8 millions de Néerlandais bloquent l'accord d'association avec l'Ukraine...

Et les mêmes réclamaient pour les 5,3 millions d'Ecossais le droit de bloquer le Brexit !

Ainsi va l'UE, fraternelle et solidaire, où un peuple après l'autre, dès qu'il s'avise de considérer que la démocratie n'est pas qu'une forme vide de sens et de contenu, est traduit devant le tribunal de la presse de révérence après avoir été déclaré coupable par l'oligarchie.

Que le socialiste Magnette - à l'heure où les socialistes espagnols, après tant d'autres en Europe, décident d'aller à la soupe en permettant l'accession au pouvoir d'un gouvernement de droite chargé de mettre en oeuvre la politique criminelle décidée à Bruxelles, c'est-à-dire à Berlin -, sous la pression d'un Parti du Travail de Belgique dont la poussée, ces dernières années, menace l'hégémonie socialiste en Wallonie, fasse opposition à un traité scélérat qui placerait définitivement les Etats démocratiques sous la tutelle des multinationales, est incontestablement une date importante dans le bienheureux naufrage en cours de la criminelle Union européenne.

(Deux excellents papiers de l'excellent Romaric Godin, sur l'Espagne et la décision de l'exécutif wallon).

Ne doutons pas néanmoins que le Minotaure européen réagira à cette énième tentative d'un peuple de faire échec à sa dictature. Un coup d'Etat est sans doute en préparation - un de plus ! - quelle forme prendra-t-il cette fois ? Il est encore trop tôt pour le dire.

En attendant et en tout cas, ce soir, nous sommes tous Wallons !

mercredi 20 juillet 2016

Chypre... année 42 après l'invasion turque

ll y a 42 ans, la Turquie prenait le prétexte d'un coup d'Etat de la junte grecque, téléguidé par les Etats-Unis d'Amérique, contre l'archevêque Makarios, président démocratiquement élu et non-aligné (surnommé à Washington l'archevêque rouge ou le Castro de la Méditerranée), et qui ne menaçait nullement la minorité turque, organisée en enclaves depuis que, en 1963, ses chefs, en accord avec Ankara, s'étaient retirés des institutions démocratiques chypriotes, la Turquie prenait ce prétexte pour envahir le nord de Chypre.

Elle était alors dirigée par un gouvernement de coalition entre le social-démocrate Ecevit et son Vice-Premier ministre islamiste Erbakan dont le le Parti du salut national fut le moule de l'AKP et d'Erdogan.

L'invasion se déroula en deux temps, sous le regard satisfait d'Henry Kissinger : avant elle, Makarios envisageait de remettre en cause le statut aberrant des bases militaires britanniques hérité de la guerre d'indépendance et des accords léonins qui y mirent fin. Après l'invasion, aucun gouvernement chypriote ne songerait plus à remettre en cause cette présence des Anglais, c'est-à-dire de l'OTAN, tandis que la Turquie, membre de l'OTAN, occupait le nord. Ce magnifique porte-avions (et station d'écoute) qu'est Chypre, au large du Proche-Orient, passait d'un non-alignement actif à une soumission de fait à l'OTAN.

Meurtres, tortures, nettoyage ethnique, spoliations, disparition de prisonniers de guerre et de civils, femmes, enfants, vieillards, popes... : il y eu plus de disparus, en proportion de la population chypriote, que de déportés en France durant la seconde guerre mondiale, plus que dans n'importe quelle dictature d'Amérique latine des années noires, et sur leur sort, les gouvernements turcs, civils ou militaires, laïcs ou islamistes, ont toujours refusé de donner la moindre explication, refusant même, contre toute évidence, de reconnaître que l'armée turque les avaient enlevés (dans la tradition des janissaires ou du génocide arménien, et comme en Amérique latine, des enfants auraient été distribués à des familles turques) et détenus - pour certains pendant plusieurs décennies, quand d'autres ont fait l'objet de massacres collectifs (voir mon roman : Le Château du silence).

La Turquie s'est rendue coupable à Chypre de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité restés impunis.

Au regard des conventions de Genève, elle se rend en outre constamment coupable depuis, en établissant dans les territoires qu'elle occupe, sur les terres des propriétaires grecs spoliés, des milliers de colons qui sont aujourd'hui aussi ou plus nombreux que les Chypriotes turcs qui, eux, ont eu tendance à partir, notamment vers l'ancienne métropole anglaise, et quitter le pseudo-Etat de Chypre-Nord, largement mafieux, dépendant entièrement d'Ankara et reconnu par la seule Turquie.

Tout ceci dans l'indifférence de l'UE qui a successivement fait dépendre l'adhésion de la République de Chypre de l'accord... d'Ankara, qui a soutenu l'inique Plan Annan, reconnaissance pure et simple du coup de force turc et de la colonisation, qui reste inerte devant toutes les provocations militaires de la Turquie visant à empêcher Chypre d'exploiter les gisements de gaz se trouvant entre ses côtes et celles du Proche-Orient, qui a étranglé Chypre au moment de la crise bancaire et qui n'a jamais exercé la moindre pression sérieuse sur Ankara, qu'elle finance pourtant très largement au titre de l'aide à l'union douanière (sans même parler des récents cadeaux de la chancelière Merkel, notre chancelière à tous, au sultan Erdogan), pour obtenir, enfin, une solution à cette question de Chypre, solution dont chacun sait quels sont les contours mais que personne n'a la volonté politique ni le courage d'imposer à Erdogan.

jeudi 14 juillet 2016

France 2 non plus ne sait plus comment tortiller du c...

...pour que la réalité colle à la propagande : Theresa May a nommé Boris Johnson aux Affaires étrangères... pour le cramer.

C'est vrai que c'est la première explication qui vient à l'esprit.

Pour tenir compte de la volonté des électeurs, en revanche, ça serait... tiré par les cheveux, comme dirait Hollande.

Et puis sur France 2, tenir compte de ce que disent les électeurs, c'est une idée qui ne leur passe même pas par la tête. Le peuple c'est bête, vulgaire, ça vote toujours mal et ça n'est même pas européen. Salaud de peuple !

Quant à Hollande, il a manifestement implant pour rester au pouvoir. Du grand art ! Il est parvenu à sortir - sans rire : "La finance, elle est là, elle pèse, il faut la maîtriser, c'est ce que nous avons fait, d'ailleurs, pendant plusieurs années".

Maîtriser la finance... en allant pêcher son ministre de l'Economie chez Rothschild et en refusant même de séparer les banques de dépôt des banques d'affaires.

Chapeau François ! Faute de savoir toujours coiffeur, il sait quoi dire, le mec !

mardi 12 juillet 2016

Propagande ordinaire au Monde, igominie ordinaire à Bruxelles et espoir à Londres

Quand l'ex journal de référence devenu une très vulgaire feuille de propagande, à côté de laquelle le Volkischer Beobachter commence à faire franchement province et petit genre, ne sait plus trop comment tortiller du c... - excusez-moi, mais ces temps-ci Le Monde me rend volontiers vulgaire -, disons du croupion, [pour expliquer que celui qu'ils ont encensé et fanatiquement soutenu pendant ses deux mandats et dans son oeuvre d'écorchage systématique des Grecs et des Européens du Sud, sous les ordres du Reich, est devenu un Anti-Européen (insulte suprême au Monde, pire que le bolchevique au couteau entre les dents, le détrousseur de vieilles dames et le violeur d'enfants réunis).

Pourquoi ?

Parce qu'il pousse à son terme la logique oligarchique et bancocrate qui est le seul ressors de l'Union européenne|http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/11/jose-manuel-barroso-l-anti-europeen_4967644_3232.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1468236325|fr].

C'est à gerber, ou à pouffer de rire - selon humeur !

Se rendent-ils seulement compte, les plumitifs de cette feuille et de ses semblables, qu'ils n'ont plus la moindre crédibilité ? Plus la moindre. Que leur propagande tombe à plat et ne fait que nourrir le rejet chaque jour plus massif de la Nomenklatura faillie qui nous gouverne et nous désinforme depuis plus de 40 ans ?

Pendant ce temps-là, jamais en retard d'un pas dans l'ignominie, l'eurozone s'apprête à "punir" le Portugal et l'Espagne... de Rajoy qui, avant même d'avoir pu constituer son improbable gouvernement et avoir promis aux électeurs la fin de la rigueur, promet déjà à Bruxelles... de nouveaux impôts !

C'est ça la démocratie dans l'UE !!!

En réalité, ces gens-là sont aussi lucides et intelligents que les hiérarques soviétiques au temps de Brejnev et de Tchernienko. Et le résultat sera le même : l'effondrement de leur système de dictature impotente.

Heureusement que, comme en 1940, l'espoir point de l'autre côté de la Manche !

"Brexit signifie Brexit", a dit la nouvelle Premier ministre de Sa Majesté...

C'est que les Anglais, eux, savent encore ce qu'est la démocratie, un vrai Parlement, le respect d'un peuple qui parle.

On verra à l'usage ce que donne Mme May... mais l'entendre dire que "le prochain homme à comprendre que je ne suis pas une femme facile sera M. Juncker" me réjouit franchement. Si en plus, elle était une conservatrice intelligente - je lis qu'elle déplorerait le creusement des inégalités et prendrait, selon le Guardian, une partie de son inspiration dans le... programme travailliste, la chose pourrait devenir franchement passionnante.

En tout cas, plus que jamais : vive le Brexit !

lundi 11 juillet 2016

Portugal 1 - France 0

1er match de foot de ma vie que j'essaye de regarder... Qu'est-ce que c'est chiant, le foot ! Bon, il y a bien eu le moment, genre tragédie grecque, avec le tout mimi Ronaldo qui serrait ses poings en pleurant sur sa civière - pourvu que son jet privé amène son petit ami du Maroc pour le consoler ce soir, que je me suis dit, avec mon âme de PD midinette ; mais finalement, il n'aura pas trop besoin d'être consolé.

S'ils jouaient avec les mains, un ballon ovale, qu'ils se plaquent, qu'ils fassent des mêlées, tout ça... j'ai l'impression que ça serait plus rigolo et plus intéressant. Enfin moi je dis ça, je ne dis rien, hein !

Et puis suis parti en Grèce juste avant le début du machin, suis rentré hier, je n'ai pas trop à me plaindre non plus. Sans compter qu'on a quand même battu les Bo..., les Schl..., enfin vous savez, nos amis allemands. Je crois que ce jour-là, les Grecs ont été encore plus contents que les Français.

Allez ! Vive le Portugal, qui va continuer à se faire écorcher vif par le Reich euro-allemand, contre lequel la Commission vient d'engager une procédure de sanction pour mauvaise trajectoire budgétaire (en vertu du Diktat de Merkel signé par Sarkozy, dont Hollande avait juré devant le peuple qu'il ne serait pas ratifié tel quel - comme le TAFTA aujourd'hui - et qu'il s'est empressé, sitôt élu, de faire ratifier en échange de... rien), le Portugal de l'ex-jeune maoïste Barroso qui, ce Barroso fanatique partisan de la guerre anglo-américaine contre l'Irak d'où est sorti Daesh, ce Barroso président de la Commission qui commença l'écorchage en règle des pays d'Europe du Sud, dont le sien, que la Commission Juncker (l'ex-Premier ministre du Luxembourg, grand ordonnateur de l'évasion fiscale en Europe) continue... Barroso qui - ô surprise ! - après tant d'années de travail au noir au service de la finance internationale à la tête de son pays et de la Commission du Reich, après tant de loyal larbinat, vient d'être officiellement embauché par Goldman Sachs (jadis employeur de Monti et Draghi... entre autres), alors que - ô surprise ! - Mme Neelie Kroes, ex-plus haute fonctionnaire européenne chargée de réguler l'activité d'Uber vient d'être, elle, embauchée par... Uber. C'est ça la politique européenne, c'est ça la vie - comme le foot : ça va, ça vient !

Allez, de toute façon, le tout mimi Ronaldo et ses copains devenus milliardaires en tapant dans une baballe n'auront pas à souffrir de l'écorchage germano-européen du peuple qui vibre pour eux, et moi je dois avoir une bouteille de vino verde quelque-part... Mais pour Linda de Souza, non : il ne faut pas trop m'en demander ! Même le fado, ça me gonfle assez vite. Juste, ce soir, j'ai vu un post sur Facebook, de je ne sais plus qui... il m'a fallu deux trois secondes avant de pouffer : "Sale Hasard !"

Bref, comme dirait l'Autre, demain ça ira mieux...

Et maintenant, si on revenait aux choses sérieuses ? Les JO par exemple !

lundi 27 juin 2016

Brexit : les commentaires

Brexit : tout ce que je vois des commentaires produits sur le référendum britannique par les eurolâtres qui contrôlent les médias (aussi divers dans leurs analyses que Gringoire de Je Suis partout) et discréditent, sur un mode totalitaire, toute parole alternative à la leur comme "populiste", revient à une constatation qui n'est en rien une surprise. La Nomenklatura qui a conçu l'UE et qui la dirige, hors de tout contrôle démocratique autre que symbolique (le très mal nomme Parlement européen n'a rien d'un Parlement, et c'est justement parce que les Britanniques savent ce qu'est un vrai Parlement qu'ils ont répudié l'UE), hait le peuple autant qu'elle hait la démocratie ; la motivation de Monnet, déjà, était de créer un filet de contraintes empêchant les peuples de "faire des bêtises", c'est à dire de décider de leur sort ; le but ultime de l'UE est de vider la démocratie de tout contenu et donc, lorsqu'elle en a encore de nier la légitimité de l'expression du peuple.

En réalité, l'UE est un système néo-totalitaire, en ce qu'il interdit toute remise en cause de ce qu'il est et qu'il exige non seulement la passivité mais l'adhésion à ce qu'il est.

vendredi 24 juin 2016

Une joie sans mélange

Plongée dans l'andartiko grec (je ferai un ou deux billets en revenant à Paris) ces derniers jours après deux semaines dans mon île... mais impossible de rester silencieux ce matin ! Je suis trop heureux !!!

Comme pour le référendum grec l'an passé, la Nomenklatura politico-journalistique a essayé de manipuler l'opinion avec des sondages pipeautés et des tuyaux crevés jusqu'au bout. Ces gens-là ne méritent plus que notre mépris - pour ne pas parler de haine. J'étais persuadé, hier soir, qu'il s'agissait de manip et je n'ai rien écrit pour ne pas avoir l'air d'un con.

Comme en 1940, le peuple britannique nous donne donc une leçon de patriotisme en refusant son maintien dans le IVe Reich.

Ce matin, j'ai le coeur léger, je jubile, Chaque fois que les peuples parlent, désormais, ils rejettent cette construction américaine de guerre froide dont les seuls buts aujourd'hui sont la liquidation de l'Etat social et de la démocratie, le maintien d'une hégémonie allemande en Europe.

Nous allons re-visiter maintenant la nécropole des rois de Macédoine à Verghina.

Toute mon admiration, une fois de plus, à l'inflexible peuple britannique qui sait ce que veut dire souveraineté, Parlement, démocratie : Merci à lui, car ceci est peut-être la date du début de la déconstruction du Machin de Monnet et de ses complices, ce crime permanent contre la démocratie .

Vive le Royaume-Uni ! God save the Queen !!!!

lundi 30 mai 2016

Verdun ou Berlin...

Donc, en régime socialiste, tu as raté ta vie si t'as pas un costard à 40 ans ! Mais en sur mesure, le costard ; le prêt-à-porter ça compte pas !!!

C'est la qu'on voit toute la différence avec la droite : à droite c'est la Rolex qui fait l'homme.

La Caste telle qu'en elle-même... dans sa bêtise crasse, sa répugnante morgue, sa pétulante inconscience. Et Guizot - enrichissez-vous, nom de Dieu ! - érigé en parangon de la modernité.

Donc, en télé socialiste, quand on invite Mélenchon, Langlet raconte des contes à dormir debout inventés par d'anciens ces barbouzes reconvertis en "journalistes", on retrouve l'agricultrice "lambda" opposée au suppôt du bolchevisme dévoreur de zenfants zinnocents et de cégétistes preneurs d'otage autant que saboteurs de l'économie nationale, le visage illuminé par un large sourire, sur une photo prise il y a quelques mois, entre le ministre de l'Agriculture et Franquitto ; quant au "boulanger parisien" lambda, il fut celui de l'Elysée jusqu'à l'an dernier...

Ce qui est sûr, c'est qu'à la Propagandastaffel de France 2, on ne recule plus devant rien ! Même Peyrefitte n'aurait sans doute pas osé écrire un pareil scénario, et du coup, rétrospectivement, à côté de Pujadas, Léon Zitrone fait figure de subversif échevelé.

Donc, en commémoration socialiste, on organise des guignolades dans les cimetières.

Et si, au lieu du mantra du couple franco-allemand qui ne signifie rien depuis longtemps, s'il a jamais signifié un jour autre chose que la volonté de se racheter une germaine conduite (écoutez bien ce que dit de Gaulle, en 66, sur le traité franco-allemand de 63, plein de promesses... vidées de tout contenu par le préambule unilatéral voté par le ''Bundestag'', cas unique dans l'histoire diplomatique, précisant que les liens de la RFA avec les Etats-Unis d'Amériques primeraient toujours sur ses engagements avec la France et par le licenciement d'Adenauer, viré de la chancellerie par la CDU, justement pour avoir signé ce traité... écoutez bien ce que dit de Gaulle sur la France qui est toujours prête à s'entendre avec l'Allemagne, alors qu'Adenauer a été remplacé par le très francophobe Ehrard lui même remplacé en 1967 par l'ancien nazi Kiesinger...), l'on disait que la guerre de 14-18 est le fait de l'impérialisme austro-hongrois et du militarisme allemand, et que les Français et les Anglais morts pendant cette guerre, souvent victimes de l'incompétence de leur propre commandement, sont tombés pour la défense de la démocratie face à des empires autoritaires...

Ou quand la pseudo-mémoire n'est plus que du décervelage.

Un de mes maîtres, François Bédarida, avait bien raison de dire que plus on parle de mémoire et moins on fait d'histoire.

Donc, en présidence socialiste, l'espèce de machin qui sert de président à notre République et qui n'est plus même capable d'aligner trois mots informes et imbéciles sans se prendre les pieds dans le tapis est tellement atteint du syndrome du larbin qu'il parle de Berlin à Verdun...

Combien de poilus se sont-ils retournés dans les tombes qui ont servi de cadre au lâché de jeunes gambadant sur leurs cadavres pour faire honneur à la chancelière du nouveau Reich, dans une mise en scène pathétique conçue par un pouvoir décidément déboussolé ?

Voilà, voilà, voilà...

Pour le reste, c'est tout de même un bon choix que j'ai fait de travailler sur la Grèce. parce que, du coup, quand on vous invite pour faire une conférence, vous avez toutes les chances de rencontrer que des gens adorables, sympas, chaleureux... Ce fut encore le cas hier à Abbeville : merci à Laurent et à l'association Abbeville-Argos Amitié de m'avoir invité à parler des rapports entre la Grèce et l'Europe occidentale dans le cadre de la semaine grecque du jumelage Argos-Abbeville...

Ce qui est bien aussi, c'est que tu rencontres invariablement des Grecs... Yorgos qui venait d'Argos, Kostas qui, établi dans la Sarthe, vendait avec son fils Takis toutes sortes de merveilles de son Argolide (genre confiture de mandarine, miel d'oranger, de thym, de pin, Sang d'Hercule... je suis rentré avec une besace pleine : http://www.ouest-france.fr/…/konstantinos-zouzoulas-de-la-g…), une poignée de Grecs installés à Abbeville avant ou à cause de la crise...

Mais le mieux c'est que là où il y a des Grecs, il y a aussi, forcément, de la musique ! En l'occurrence Nikolas Syros (bouzouki et chant) et Ménélas Evgeniadis (guitare et chant) qui participaient, le soir, à un concert : Hadjidakis, Théodorakis, rébétika... Surtout, après le concert, on s'est retrouvé dans l'arrière-salle d'André (merci à lui aussi !), Chez Duke, pour manger, boire... et, au dessert, Nikolaos et Ménélas ont ressorti les instruments... et là ce n'était plus un "concert", mais de la musique grecque entre Grecs.

Pauvres cons de Merkel, de Schäuble, d'Hollande, de Juncker, de Mosco ou de Macron qui a réussi sa vie parce qu'il a des beaux costards !... qui ne sauront jamais ce que sont ces moments-là.

Parce que, malgré les tortures qu'ils infligent à ce peuple, malgré tout, ce peuple reste vivant, il continue à cultiver cette sociabilité unique, ce plaisir d'être ensemble, de partager des moments magiques - entre ratés sans costard - comme hier soir autour de la guitare et du bouzouki de Ménélas et Nikos, comme lorsque, dans le mètre carré entre la porte, la table et le buffet, Kostas nous a même dansé un superbe zeïbekiko...

Jusqu'à ce qu'un voisin vienne taper au volet... sur le coup des trois heures du mat !

Vive les conférences à Abbeville !!!

mercredi 25 mai 2016

CGT et dette grecque

Valls : "en France, ce n'est pas la CGT qui fait la loi". OK

Mais ce n'est pas le Parlement non plus, somme il siérait en démocratie "bourgeoise" : 49-3 après un jour de débats... Et ce n'est même pas l'exécutif français : voir les GOPE, chères à Frédéric Farah et auxquelles Coralie Delaume a récemment consacré un très éclairant papier sur Figarovox.

En France, M. Valls, comme en général en régime de néodictature européenne, c'est Bruxelles, donc Berlin, qui font la loi, hors de tout contrôle démocratique autre que symbolique. La CGT et tout le peuple français sont donc légitimes à vouloir envoyer aux poubelles de l'histoire, la loi de l'étranger et vous avec, qui vous en êtes fait le très vil et servile exécutant des très basses oeuvres.

Quant à la dette grecque, ce que j'écris depuis six mois vient d'arriver. Naturellement, tout ce que le gouvernement d'occupation de Tsipras a dû avaler et dont je faisais il y a peu le compte-rendu ici, n'a reçu aucune contrepartie réelle.

En vérité je vous le dis, je me suis trompé. Je pensais que la contrepartie d'apparence serait, non pas plus substantielle - cela relevait du rêve éveillé ! - mais de nature à donner au moins l'illusion d'une contrepartie.

Eh bien même pas ! Car une fois de plus, les médias, et singulièrement Le Monde, qui jamais plus que ces jours-ci mérite son surnom de L'Immonde, mentent de manière éhontée quand il parle d'un allègement de la dette grecque.

Bien sûr, il n'y a aucune annulation, mais non plus aucun allègement d'une dette que chacun sait insoutenable - il fallait être totalement crétin pour penser qu'il en serait autrement. Il n'y a qu'un rideau de fumée pour faire croire qu'on fait quelque-chose, alors qu'on se contentera de racheter certains prêts pour en refaire d'autres ! Aucun allègement d'aucune sorte : juste un tour de passe-passe pour allonger le temps de la tutelle à l'infini en lissant soi-disant les taux d'intérêt.

Il faut vraiment que 90 % des journaleux de ce pays n'aient plus rien à voir avec l'information, et tout avec la propagande, pour oser appeler ça un allègement de dette. Une fois encore, dans La Tribune, Romaric Godin est le seul, ou presque, à dire les choses comme elles se posent.

L'Allemagne à une fois de plus imposé son Diktat, et les autres se sont une fois de plus mollement écrasé devant le psychopathe Schäuble.

Tout continue donc comme avant, en pire, jusqu'en 2018. On verra alors si la BCE restituera - ou non - à la Grèce les 1,8 milliard d'euros de profits qu'elle a fait sur le dos des Grecs en 2014.

En attendant le pays doit atteindre, en 2018, un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5% du PIB. On en rirait de bon coeur, si ce discours de cinglés ne se traduisait pas, sur le terrain, par le misère, par des morts.

Car on se demande bien comment un pays auquel on impose une politique de déflation aussi imbécile que drastique et criminelle depuis six ans, dont on a détruit méthodiquement le potentiel productif, qui a perdu près du tiers de sa richesse nationale depuis le début de "l'aide" européenne - une aide comparable à celle de la corde qui soutient le pendu - pourrait atteindre le niveau de croissance soutenu que suppose un tel excédent primaire.

Bien entendu, il n'y a là aucune stratégie économique de reconstruction, il n'y a là que la poursuite de l'incroyable bêtise d'une logique punitive des maîtres allemands du Reich européen qui sont aussi les principaux bénéficiaires du dépeçage en règle de ce pays... Vous aurez noté les 538 sites archéologiques... à privatiser !

Quant à la suite, elle n'est que trop prévisible ! dans trois mois, ou dans un , ou dans six, les objectifs intenables dans le cadre déflationniste imposé à la Grèce aboutiront à un nouveau mémorandum de 6000, 9000 ou 12000 pages, que le Parlement grec sera requis d'adopter en vingt-quatre heures pour débloquer une énième tranche d'un énième prêt.

En tout état de cause, il est désormais impossible - si l'on ne croit pas, ce qui est de plus en plus difficile, que, dès le début, Tsipras et le noyau dirigeant de Syriza qui l'entoure, n'ont fait que mimer une résistance en sachant qu'ils céderaient tout, puisqu'ils étaient décidés à ne pas emprunter la seule voie possible pour échapper à l'étau : la sortie de l'euro, si l'on ne croit pas, ce qui est de plus en plus difficile, que, dès le début, le seul but de Tsipras et du noyau dirigeant de Syriza fut d'occuper le pouvoir pour bénéficier des prébendes qui y sont attachées en trompant le peuple par des paroles fallacieuses de dignité, d'espoir, de respects de la Constitution... - de prétendre que si Tsipras avait une stratégie visant à obtenir au moins un allègement de la dette, cette stratégie a échoué. En tout et pour tout.