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mardi 21 mars 2017

C'est Macron qu'ils nous fourguent

Macron TV qui a commandé un sondage à Macron sondage annonce que Macron est le plus convaincant et le plus présidentiel des présidentiables. On espère que cette nouvelle capitale sera relayée sur Macron Inter, Macron Culture, Marcon Libé, Macron Le Monde, Macron Le Point, Macron L'Express, Macron Match, Macron Les Echos, Macron L'Opinion... car c'est tout de même une information capitale à l'issue d'un débat dont on été exclus par les Macron sondages, 6 des 11 candidats victimes d'une scandaleuse rupture d'égalité d'accès à l'électeur.

Mais ça n'est pas grave puisque le Macron système a déjà désigné le Macron président. Et puis comme de toute façon, c'est Berlin qui décide, on s'en tape.

Et de ce côté-là c'est plus blindé qu'un char Tigre, si vous voyez ce que je veux dire, puisque le SPD et la CDU ont dit que c'est Macron qu'il nous faut !

De mon côté, j'étais dispensé : javais Philharmonie. Monteverdi, Orfeo, Les Arts florissants, c'était tout de même autre chose que ce guignol organisé par les puissances d'argent pour faire croire qu'on est encore en démocratie, entre des leurres destinés à perpétuer le système cinq ans de plus... le tout en éliminant plus de la moitié des candidats : déni flagrant de démocratie que tout démocrate conséquent aurait dû boycotter. Car enfin, soit seuls les candidats désignés par les sondeurs ont le droit d'accès à l'électeur, et alors on a qu'à interdire aux autres de se présenter - ce qui, au moins, aurait le mérite de la clarté - , soit les candidats remplissant les conditions pour se présenter doivent concourir dans des conditions d'égalité.

L'égalité, pas d'équité. L'égalité c'est mesurable, l'équité, ça dépend qui en juge. C'est un concept caoutchouteux qui permet d'éliminer tous ceux qui dérangent. Et la loi des solfériniens substituant l'équité à l'égalité dans la campagne présidentielle est à ranger parmi les lois scélérates.

jeudi 16 mars 2017

Le télévangéliste banquier est à Berlin...

Mais au juste, pourquoi donc ne lui a-t-il pas proposé de la rencontrer à Montoire ?

On attend avec impatience de savoir si la chancelière de notre Reich européen de mille ans trouve l'ectoplasme banco-télévangélique assez habile en danse du ventre et léchage de bottes. Car c'est bien là le seul enjeux "sérieux" de cette élection : savoir qui exécute de manière la plus convaincante la danse du ventre devant notre chancelière à tous et qui lui lèche les bottes avec le plus d'ardeur.

Autrefois, nos rois se faisaient oindre à Reims, maintenant c'est à Berlin que ça se passe. Vous me direz que c'est bien normal puisqu'il s'agit, dans cette élection, de savoir qui conduira la politique de Berlin dictée à Bruxelles (les GOPE, Grandes orientations de politiques économiques). Il est est donc bien normal que la Füherin examine les candidats.

Juste comme ça, un renvoi de texte : "Français, J'ai rencontré le chancelier du Reich (...). Cette première rencontre, entre le vainqueur et le vaincu, marque le premier redressement de notre pays. C'est librement que je me suis rendu à son invitation (...). Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration." Philippe Pétain, 30 octobre 1940.

dimanche 5 mars 2017

Grèce et Yougoslavie : deux publications sous ma signature

Ce dimanche, sur le blog de Coralie Delaume, L'Arène nue, paraît la première partie d'un papier de synthèse sur la triple impasse dans laquelle se trouve la Grèce. Comme on y a la liberté de parole (contrairement à...) et qu'on peut se permettre d'y être un peu long et complexe, de n'avoir pas à tenir dans des "formats" qui finissent par formater la pensée elle-même, j'en ai profité pour mettre un peu mes idées en ordre sur l'évolution de la tragédie grecque depuis la sortie de La Grèce et les Balkans en septembre 2013, notamment en m'attachant à trois dimensions de cette tragédie : la situation économique (aujourd'hui), la situation géostratégique et la situation politique (à venir).

Sans que le tir groupé ait été prémédité, Le Vent se lève a publié également aujourd'hui, un entretien avec Lenny Bnbr sur la Yougoslavie et... le destin de l'UE.

Du coup, ce 5 mars était un peu mon jour de gloire en même temps que celui de... Fillon !

mercredi 1 mars 2017

Coup d'Etat parlementaire aux Pays-Bas

Evidemment personne n'en parle, mais un nouveau pays de l'UE vient de connaître un coup d'Etat parlementaire. Aux Pays-Bas, où les députés avaient déjà annulé le résultat du référendum de 2005 en adoptant, comme en France, le copier-coller d'un traité repoussé par les électeurs, ils viennent d'annuler derechef un deuxième référendum en ratifiant l'accord d'association de l'UE avec l'Ukraine repoussé par le peuple il y a quelques mois.

Et après ça vous me soutiendrez encore que, en régime d'Union européenne, la démocratie est autre chose qu'une forme vide de sens et de contenu.

Oui, bien sûr, ce référendum n'était consultatif... c'est une excellente raison pour ignorer ce que dit le peuple. Oui, bien sûr, le texte n'est plus exactement le même que celui que le peuple a repoussé : on a changé trois virgules, c'est dire !

Et après ça, dans deux semaines, vous viendrez encore chialer et vous indigner sur le score de l'extrême droite néerlandaise aux législatives.

Quand on s'assoit sur les peuples et qu'ils comprennent que la démocratie est devenue du pipeau, ils se vengent avec les moyens du bord.

jeudi 9 février 2017

La Tribune met sa rédaction au garde-à-vous : on n'y lira plus Romaric Godin !

Je me disais justement hier que je n'avais rien lu de Romaric Godin depuis un moment... et comme lui-même m'avait dit, les dernières fois où nous nous sommes vus, qu'on lui avait demandé de "mettre la pédale douce" sur certains sujets et que son avenir à La Tribune lui paraissait incertain depuis l'arrivée au capital du journal du PDG d'un groupe de... nettoyage, j'étais un peu inquiet.

Et bien voilà, l'inquiétude est confirmée. On apprend aujourd'hui que le service macroéconomie de La Tribune est supprimé : vous ne lirez plus Romaric Godin, Mathias Thépot, Fabien Piliu... leur parole est trop libre, trop iconoclaste pour la pensée unique et la dictature européiste.

Tous les amis de la Grèce et des Grecs (entre autres) n'auront plus qu'à regretter le travail unique dans la presse française que faisait Romaric depuis des années et qui valait à La Tribune une fréquentation exceptionnelle.

Mais les gens qui ont pris le contrôle de ce média n'ont apparemment rien à faire de ce genre de journaliste et de parole libre. Il veulent, comme ailleurs, des gens au garde-à-vous idéologique.

mardi 7 février 2017

Grèce - euro : le retour

Nouvel indice d'un changement de paradigme... que la plupart des candidats à la présidentielle refusent encore de prendre en compte : le fédérateur caché (pour reprendre l'expression de De Gaulle) qui, depuis l'origine, a téléguidé ce qu'il est convenu d'appeler la "construction européenne" a changé de politique. Comme si le marionnettiste avait décidé de ranger la marionnette au placard des ustensiles inutiles.

Ted Malloch, économiste, professeur à l'Université anglaise de Reading, qui devrait être le nouvel ambassadeur des EU près l'UE (pressenti, pas encore nommé..., il semble qu'on fera tout à Bruxelles pour empêcher sa nomination, mais si Trump l'a choisi, cela signifie bien un choix politique), a déclaré hier, alors que se prépare la réunion sur la dette grecque au FMI, que la Grèce ne pouvait continuer à souffrir ainsi de stagnation et ajouté : "Je ne veux pas parler à la place des Grecs, cependant, du point de vue d'un économiste, il y a très fortes raisons pour la Grèce de quitter l'euro"... ce qui devrait, selon lui, s'accompagner d'un plan d'aide à la sortie.

Naturellement, une sortie du "risque grec" de l'euro provoquerait probablement sa réévaluation - désirée par Washington. Jusqu'où ? Jusqu'à rendre intenable le maintien de l'Italie, du Portugal, de l'Espagne... de la France ??? J'ai souvent écrit (et je ne suis pas le seul) que la première sortie serait sans doute le début de la fin. D'autant qu'une fois montré aux spéculateurs qu'on peut sortir de l'euro, ceux-ci ne se priveront pas d'aller tester les autres maillons faibles.

Après les déclarations de Trump au Times et au Bild, après sa sortie sur l'euro trop faible qui avantage les exportations de l'Allemagne, le message de la nouvelle administration américaine est de plus en plus clair : les Etats-Unis n'ont pas intérêt à ce que se pérennise, par le biais de l'UE et de l'euro, une hégémonie allemande sur le continent. Tous ceux qui choisiront de quitter la prison des peuples de l'UE et de l'euro devraient donc, de plus en plus clairement, pouvoir compter sur une aide américaine.

Quant à la situation en Grèce, elle apparaît de plus en plus insaisissable. Aujourd'hui ce sont les interrogations et la polémique sur une escale "secrète" et imprévue de Tsipras à Paris qui occupent les médias. Elle a été révélée par l'opposition conservatrice, et aurait permis au Premier ministre de rencontrer le PDG de L'Oréal, qui s'apprêterait à faire un gros investissement en Grèce, mais surtout de faire une escapade jusqu'à... la banque Rothschild. Et c'est sur la nature et le contenu des discussions qui s'y sont tenues que porte la polémique.

D'autant que, dans le même temps, Schäuble multiplie les menaces, annonçant que si le FMI se retire du plan d'aide à la Grèce, il n'y aura plus de plan d'aide.

Paradoxalement, et pour des raisons opposées, la politique de Schäuble rejoint, sur la Grèce, celle de Trump. Il est hors de question pour la CDU, après les ahurissantes bévues de Merkel en matière d'immigration, de consentir le moindre effort financier qu'il faudrait justifier, à l'approche des élections, devant un électorat de plus en plus sensible aux thèses de l'AFD. D'autant que la CSU bavaroise est elle aussi sur des positions de plus en plus intransigeantes.

Pour moi, la question centrale est aujourd'hui de savoir si Schäuble a déjà décidé la fin de l'euro, ou s'il bluffe. Sacrifier l'euro, ce serait sacrifier l'avantage compétitif énorme qu'il donne à l'Allemagne sur ses partenaires, mais aussi vers l'extérieur de l'eurozone, puisque le Mark (comme le dit Trump) devrait être bien plus cher que n'est l'euro. Mais faire preuve d'intransigeance à l'égard de la Grèce sera électoralement payant... et les effets négatifs de la fin de l'euro sur l'économie allemande ne se feraient sentir qu'après les élections. Le retour au Mark, en outre, a toute chance de provoquer un réflexe patriotique de regroupement autour de la CDU et priverait l'AFD d'une partie de ces arguments. Or, contrairement à ce que professe ici la germanolâtrie ambiante, les choix des responsables allemands, depuis des lustres, sont avant tout dictés par des intérêts électoraux à courte vue - ceux d'un électorat de retraités de plus en plus dominant dont le seul souci est qu'une politique monétaire de fer garantisse sa rente.

A suivre !

dimanche 5 février 2017

Schäuble (re)pousse la Grèce vers la sortie

En Grèce, les traîtres ont fait leur office. Ils ont reculé la sortie de l'euro - dont je dis avec d'autres, depuis 2010 qu'elle est de toute façon inéluctable - le temps de permettre le pillage du pays par les Allemands, les Chinois ou les vertueux Français.

Bradage des infrastructures, du littoral, transferts de propriété de la terre et de la propriété immobilière avant la spoliation programmée d'une partie des comptes bancaires,, dépeçage de l'économie, liquidation de plus du tiers du potentiel productif : et maintenant, sortez !

Les gouvernements grecs avaient le choix entre le déshonneur et la sortie de l'euro ; ils ont eu le déshonneur et ils auront la sortie de l'euro - mais de la pire façon qui soit !

Et pendant ce temps-là, le leurre - ou le sot - Hamon chante les louanges de l'Europe et le resserrement de l'étreinte du bourreau. Et pendant ce temps-là, le triste - et austère, sauf pour sa famille - Fillon, célèbre la jouissance morose de la soumission à l'Allemagne. Et pendant ce temps-là, l'extatique Macron, marionnette des puissances d'argent transformé en recours par une machine médiatique affolée par le naufrage de Fillon, son candidat naturel, prêche sur le ton de la transe, de la possession, ou de celui qui sniffe trop de sucre en poudre, la soumission exaltée à la même Allemagne.

mardi 31 janvier 2017

Pénélope et Marcel Aymé...

Pénélope, la très très attachée parlementaire n'avait pas de badge pour entrer au Palais Bourbon... Et alors ? Qu'est-ce que ça prouve ? Vous n'avez pas lu Marcel Aymé ? Et si elle est passe-murailles, hein ? Qu'est-ce que vous répondez à ça ?!

Les Solfériniens sont mauvais joueurs : je gagne, tu me suis ; mais si c'est toi qui gagnes, je me mets en retrait. C'est amusant, cette histoire de coïtus interruptus ! Ca en dit long aussi sur le sens de la démocratie chez ces gens-là. En somme, c'est comme le référendum de 2005 : tu refuses d'avaler mon traité par référendum, je te l'administre par le fondement. Ou encore : pile, je gagne ; face, tu perds.

M'est avis qu'à LR comme au PS un certain nombre de gugusses commencent à réaliser que les primaires sont un piège à cons. Un vrai piège pour les vrais c...

Quant à la Grèce, deux piliers historiques de la presse grecque, le Vima et Ta Nea, ferment leurs portes. Et mettent leurs journalistes sur le carreau, après tant d'autres, et sans la moindre perspective de réembauche ailleurs. Comme dit l'Autre : ça va mieux ! On a sauvé la Grèce ! Vive l'Europe ! L'ironique, dans cette affaire, c'est que ces quotidiens ont défendu mordicus, bec et ongles, depuis cinq ans, l'Europe et les politiques mortifères qu'elle a imposées à la Grèce. Les même politiques qui, aujourd'hui, les tuent.

samedi 28 janvier 2017

Chypre...

Pendant que se déroulent ici des guignolades fillonesques et primairo-pasokiennes aussi dérisoires que pathétiques, le monde tourne. Notamment à Chypre où s'est engagée une négociation à haut risque sous la pression d'un Erdogan plus dangereux que jamais.

Sur son indispensable blog (aidez-le, si vous le pouvez, c'est la liberté d'informer autrement que vous aiderez), l'ami Panagiotis Grigoriou vient de consacrer à la situation chypriote trois papiers fondamentaux, magistraux et passionnants (et si vous voulez plus de précisions sur l'historique la question chypriote, vous pouvez aussi lire... La Grèce et les Balkans, du Ve siècle à nos jours).

Vous trouverez donc :

- la première partie en cliquant ici ;

- la deuxième en cliquant là ;

- et la troisième en cliquant une troisième fois.

jeudi 17 novembre 2016

Merkel et Erdogan...

On apprend aujourd'hui par l'AFP, à la fois qu'il y a un "monde libre" (opposé à ? la Turquie ? L'Arabie Saoudite ? le Qatar ??) et que Merkel a été catapultée le leader d'icelui. Merkel... si, si, celle qui s'est assise sur la Constitution, l'Etat de droit, les prérogatives du Parlement, les élections et le référendum grecs.

Veine ! ca c'est de l'info où je ne m'y connais pas !!!



En revanche, ni l'AFP ni nos médias de révérence n'ont relevé la cinglante humiliation essuyée à Ankara par le ministre des Affaires étrangères de ladite leader du monde libre, Frank-Walter Steinmeier :  : la primaire de la droite et les fadaises de Macron, c'est tout de même vachement plus important !

Or donc, le ministre du sultan s'est ouvertement payé la tête du ministre de la Chancelière du Reich en accusant l'Allemagne, en conférence de presse, d'être un refuge pour terroristes, blaguant sur la peine de mort ("le peuple veut la peine de mort...et ma femme aussi"), sur la liberté de la presse et les micros qui marchaient mal de sorte que les journalistes allemands n'ont pu poser de questions, puis assénant que la Turquie "en a plein le nez" de recevoir des remontrances. sans compter que les Turcs ont de nouveau menacé d'ouvrir la vanne à migrants...

Le tout, sans que Steinmeier ne bronche ou ne décide, vu cette humiliation publique, de reprendre son avion. Mais la presse allemande, elle célèbre l'héroïsme de Steinmeier qui n'a pas hésité une seconde à afficher... une mine renfrognée ! Afficher une mine renfrognée en pareille circonstance, ça c'est du courage !

Quelle superbe politique tout de même, de la part du nouveau leader du monde libre qui a consisté à aller cautionner le sultan à la veille des élections législatives puis à lui refiler 6 milliards.

Avec un leader comme celui-là, le monde libre n'a même pas besoin d'ennemi !

mardi 25 octobre 2016

Vive la Wallonie libre !

J'adore entendre la canaille aux ordres qui occupe les antennes en se couvrant du nom de journaliste s'indigner que 3,6 millions de Wallons puissent dicter leur loi à 500 millions d'Européens.

Comme si les 500 millions d'Européens avaient unanimement adopté le CETA à main levées...

Les mêmes accusaient les 11 millions de Grecs de vouloir s'opposer par le référendum à la volonté des 500 millions d'Européens qui avaient décidé de les faire crever... Les mêmes déploraient que les 16,8 millions de Néerlandais bloquent l'accord d'association avec l'Ukraine...

Et les mêmes réclamaient pour les 5,3 millions d'Ecossais le droit de bloquer le Brexit !

Ainsi va l'UE, fraternelle et solidaire, où un peuple après l'autre, dès qu'il s'avise de considérer que la démocratie n'est pas qu'une forme vide de sens et de contenu, est traduit devant le tribunal de la presse de révérence après avoir été déclaré coupable par l'oligarchie.

Que le socialiste Magnette - à l'heure où les socialistes espagnols, après tant d'autres en Europe, décident d'aller à la soupe en permettant l'accession au pouvoir d'un gouvernement de droite chargé de mettre en oeuvre la politique criminelle décidée à Bruxelles, c'est-à-dire à Berlin -, sous la pression d'un Parti du Travail de Belgique dont la poussée, ces dernières années, menace l'hégémonie socialiste en Wallonie, fasse opposition à un traité scélérat qui placerait définitivement les Etats démocratiques sous la tutelle des multinationales, est incontestablement une date importante dans le bienheureux naufrage en cours de la criminelle Union européenne.

(Deux excellents papiers de l'excellent Romaric Godin, sur l'Espagne et la décision de l'exécutif wallon).

Ne doutons pas néanmoins que le Minotaure européen réagira à cette énième tentative d'un peuple de faire échec à sa dictature. Un coup d'Etat est sans doute en préparation - un de plus ! - quelle forme prendra-t-il cette fois ? Il est encore trop tôt pour le dire.

En attendant et en tout cas, ce soir, nous sommes tous Wallons !

mercredi 20 juillet 2016

Chypre... année 42 après l'invasion turque

ll y a 42 ans, la Turquie prenait le prétexte d'un coup d'Etat de la junte grecque, téléguidé par les Etats-Unis d'Amérique, contre l'archevêque Makarios, président démocratiquement élu et non-aligné (surnommé à Washington l'archevêque rouge ou le Castro de la Méditerranée), et qui ne menaçait nullement la minorité turque, organisée en enclaves depuis que, en 1963, ses chefs, en accord avec Ankara, s'étaient retirés des institutions démocratiques chypriotes, la Turquie prenait ce prétexte pour envahir le nord de Chypre.

Elle était alors dirigée par un gouvernement de coalition entre le social-démocrate Ecevit et son Vice-Premier ministre islamiste Erbakan dont le le Parti du salut national fut le moule de l'AKP et d'Erdogan.

L'invasion se déroula en deux temps, sous le regard satisfait d'Henry Kissinger : avant elle, Makarios envisageait de remettre en cause le statut aberrant des bases militaires britanniques hérité de la guerre d'indépendance et des accords léonins qui y mirent fin. Après l'invasion, aucun gouvernement chypriote ne songerait plus à remettre en cause cette présence des Anglais, c'est-à-dire de l'OTAN, tandis que la Turquie, membre de l'OTAN, occupait le nord. Ce magnifique porte-avions (et station d'écoute) qu'est Chypre, au large du Proche-Orient, passait d'un non-alignement actif à une soumission de fait à l'OTAN.

Meurtres, tortures, nettoyage ethnique, spoliations, disparition de prisonniers de guerre et de civils, femmes, enfants, vieillards, popes... : il y eu plus de disparus, en proportion de la population chypriote, que de déportés en France durant la seconde guerre mondiale, plus que dans n'importe quelle dictature d'Amérique latine des années noires, et sur leur sort, les gouvernements turcs, civils ou militaires, laïcs ou islamistes, ont toujours refusé de donner la moindre explication, refusant même, contre toute évidence, de reconnaître que l'armée turque les avaient enlevés (dans la tradition des janissaires ou du génocide arménien, et comme en Amérique latine, des enfants auraient été distribués à des familles turques) et détenus - pour certains pendant plusieurs décennies, quand d'autres ont fait l'objet de massacres collectifs (voir mon roman : Le Château du silence).

La Turquie s'est rendue coupable à Chypre de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité restés impunis.

Au regard des conventions de Genève, elle se rend en outre constamment coupable depuis, en établissant dans les territoires qu'elle occupe, sur les terres des propriétaires grecs spoliés, des milliers de colons qui sont aujourd'hui aussi ou plus nombreux que les Chypriotes turcs qui, eux, ont eu tendance à partir, notamment vers l'ancienne métropole anglaise, et quitter le pseudo-Etat de Chypre-Nord, largement mafieux, dépendant entièrement d'Ankara et reconnu par la seule Turquie.

Tout ceci dans l'indifférence de l'UE qui a successivement fait dépendre l'adhésion de la République de Chypre de l'accord... d'Ankara, qui a soutenu l'inique Plan Annan, reconnaissance pure et simple du coup de force turc et de la colonisation, qui reste inerte devant toutes les provocations militaires de la Turquie visant à empêcher Chypre d'exploiter les gisements de gaz se trouvant entre ses côtes et celles du Proche-Orient, qui a étranglé Chypre au moment de la crise bancaire et qui n'a jamais exercé la moindre pression sérieuse sur Ankara, qu'elle finance pourtant très largement au titre de l'aide à l'union douanière (sans même parler des récents cadeaux de la chancelière Merkel, notre chancelière à tous, au sultan Erdogan), pour obtenir, enfin, une solution à cette question de Chypre, solution dont chacun sait quels sont les contours mais que personne n'a la volonté politique ni le courage d'imposer à Erdogan.

jeudi 14 juillet 2016

France 2 non plus ne sait plus comment tortiller du c...

...pour que la réalité colle à la propagande : Theresa May a nommé Boris Johnson aux Affaires étrangères... pour le cramer.

C'est vrai que c'est la première explication qui vient à l'esprit.

Pour tenir compte de la volonté des électeurs, en revanche, ça serait... tiré par les cheveux, comme dirait Hollande.

Et puis sur France 2, tenir compte de ce que disent les électeurs, c'est une idée qui ne leur passe même pas par la tête. Le peuple c'est bête, vulgaire, ça vote toujours mal et ça n'est même pas européen. Salaud de peuple !

Quant à Hollande, il a manifestement implant pour rester au pouvoir. Du grand art ! Il est parvenu à sortir - sans rire : "La finance, elle est là, elle pèse, il faut la maîtriser, c'est ce que nous avons fait, d'ailleurs, pendant plusieurs années".

Maîtriser la finance... en allant pêcher son ministre de l'Economie chez Rothschild et en refusant même de séparer les banques de dépôt des banques d'affaires.

Chapeau François ! Faute de savoir toujours coiffeur, il sait quoi dire, le mec !

mardi 12 juillet 2016

Propagande ordinaire au Monde, igominie ordinaire à Bruxelles et espoir à Londres

Quand l'ex journal de référence devenu une très vulgaire feuille de propagande, à côté de laquelle le Volkischer Beobachter commence à faire franchement province et petit genre, ne sait plus trop comment tortiller du c... - excusez-moi, mais ces temps-ci Le Monde me rend volontiers vulgaire -, disons du croupion, [pour expliquer que celui qu'ils ont encensé et fanatiquement soutenu pendant ses deux mandats et dans son oeuvre d'écorchage systématique des Grecs et des Européens du Sud, sous les ordres du Reich, est devenu un Anti-Européen (insulte suprême au Monde, pire que le bolchevique au couteau entre les dents, le détrousseur de vieilles dames et le violeur d'enfants réunis).

Pourquoi ?

Parce qu'il pousse à son terme la logique oligarchique et bancocrate qui est le seul ressors de l'Union européenne|http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/11/jose-manuel-barroso-l-anti-europeen_4967644_3232.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1468236325|fr].

C'est à gerber, ou à pouffer de rire - selon humeur !

Se rendent-ils seulement compte, les plumitifs de cette feuille et de ses semblables, qu'ils n'ont plus la moindre crédibilité ? Plus la moindre. Que leur propagande tombe à plat et ne fait que nourrir le rejet chaque jour plus massif de la Nomenklatura faillie qui nous gouverne et nous désinforme depuis plus de 40 ans ?

Pendant ce temps-là, jamais en retard d'un pas dans l'ignominie, l'eurozone s'apprête à "punir" le Portugal et l'Espagne... de Rajoy qui, avant même d'avoir pu constituer son improbable gouvernement et avoir promis aux électeurs la fin de la rigueur, promet déjà à Bruxelles... de nouveaux impôts !

C'est ça la démocratie dans l'UE !!!

En réalité, ces gens-là sont aussi lucides et intelligents que les hiérarques soviétiques au temps de Brejnev et de Tchernienko. Et le résultat sera le même : l'effondrement de leur système de dictature impotente.

Heureusement que, comme en 1940, l'espoir point de l'autre côté de la Manche !

"Brexit signifie Brexit", a dit la nouvelle Premier ministre de Sa Majesté...

C'est que les Anglais, eux, savent encore ce qu'est la démocratie, un vrai Parlement, le respect d'un peuple qui parle.

On verra à l'usage ce que donne Mme May... mais l'entendre dire que "le prochain homme à comprendre que je ne suis pas une femme facile sera M. Juncker" me réjouit franchement. Si en plus, elle était une conservatrice intelligente - je lis qu'elle déplorerait le creusement des inégalités et prendrait, selon le Guardian, une partie de son inspiration dans le... programme travailliste, la chose pourrait devenir franchement passionnante.

En tout cas, plus que jamais : vive le Brexit !

lundi 11 juillet 2016

Portugal 1 - France 0

1er match de foot de ma vie que j'essaye de regarder... Qu'est-ce que c'est chiant, le foot ! Bon, il y a bien eu le moment, genre tragédie grecque, avec le tout mimi Ronaldo qui serrait ses poings en pleurant sur sa civière - pourvu que son jet privé amène son petit ami du Maroc pour le consoler ce soir, que je me suis dit, avec mon âme de PD midinette ; mais finalement, il n'aura pas trop besoin d'être consolé.

S'ils jouaient avec les mains, un ballon ovale, qu'ils se plaquent, qu'ils fassent des mêlées, tout ça... j'ai l'impression que ça serait plus rigolo et plus intéressant. Enfin moi je dis ça, je ne dis rien, hein !

Et puis suis parti en Grèce juste avant le début du machin, suis rentré hier, je n'ai pas trop à me plaindre non plus. Sans compter qu'on a quand même battu les Bo..., les Schl..., enfin vous savez, nos amis allemands. Je crois que ce jour-là, les Grecs ont été encore plus contents que les Français.

Allez ! Vive le Portugal, qui va continuer à se faire écorcher vif par le Reich euro-allemand, contre lequel la Commission vient d'engager une procédure de sanction pour mauvaise trajectoire budgétaire (en vertu du Diktat de Merkel signé par Sarkozy, dont Hollande avait juré devant le peuple qu'il ne serait pas ratifié tel quel - comme le TAFTA aujourd'hui - et qu'il s'est empressé, sitôt élu, de faire ratifier en échange de... rien), le Portugal de l'ex-jeune maoïste Barroso qui, ce Barroso fanatique partisan de la guerre anglo-américaine contre l'Irak d'où est sorti Daesh, ce Barroso président de la Commission qui commença l'écorchage en règle des pays d'Europe du Sud, dont le sien, que la Commission Juncker (l'ex-Premier ministre du Luxembourg, grand ordonnateur de l'évasion fiscale en Europe) continue... Barroso qui - ô surprise ! - après tant d'années de travail au noir au service de la finance internationale à la tête de son pays et de la Commission du Reich, après tant de loyal larbinat, vient d'être officiellement embauché par Goldman Sachs (jadis employeur de Monti et Draghi... entre autres), alors que - ô surprise ! - Mme Neelie Kroes, ex-plus haute fonctionnaire européenne chargée de réguler l'activité d'Uber vient d'être, elle, embauchée par... Uber. C'est ça la politique européenne, c'est ça la vie - comme le foot : ça va, ça vient !

Allez, de toute façon, le tout mimi Ronaldo et ses copains devenus milliardaires en tapant dans une baballe n'auront pas à souffrir de l'écorchage germano-européen du peuple qui vibre pour eux, et moi je dois avoir une bouteille de vino verde quelque-part... Mais pour Linda de Souza, non : il ne faut pas trop m'en demander ! Même le fado, ça me gonfle assez vite. Juste, ce soir, j'ai vu un post sur Facebook, de je ne sais plus qui... il m'a fallu deux trois secondes avant de pouffer : "Sale Hasard !"

Bref, comme dirait l'Autre, demain ça ira mieux...

Et maintenant, si on revenait aux choses sérieuses ? Les JO par exemple !