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mercredi 14 novembre 2018

Une ignominie macronesque de plus

Pris par mes petites affaires de signature, je viens seulement de réaliser qu'en plus du négationniste turc Erdogan, le sinistre Macron avait aussi invité à Paris, pour ce qui restera comme une honteuse parodie de commémoration de la victoire sur les impérialismes allemand, austro-hongrois et turc, le criminel de guerre et contre l'humanité Thaçi, dit Le Serpent, maître kosovar d'un pseudo-Etat fantoche, centre en Europe de tous les trafics: cigarettes, drogue, êtres humains. Soupçonné d'avoir organisé le prélèvement d'organes sur des prisonniers serbes, civils et militaires, vivants et non anesthésiés, au fin de commerce, ce sinistre individu n'a échappé au procès devant le tribunal pénal pour l'ex Yougoslavie, qui s'est illustré par son caractère partial anti-serbe, que par la disparition providentielle ou la rétractation évidemment spontanée des témoins de l'accusation.

Il a en outre permis à Daesh d'installer des camps d'entraînement sur le territoire du prétendu État du Kosovo.

Si c'est possible, cette invitation est encore plus scandaleuse et répugnante que celle d'Erdogan.

C'est en outre une insulte à nos frères d'armes serbes qui ont héroïquement résisté à l'agression austro-hongroise de 1914, qui poignardés dans le dos par les Bulgares, ont refusé de capituler et entamé pour beaucoup une meurtrière marche vers la mer à travers les montagnes d'Albanie puis repris le combat au côté des Français, des Britanniques et des Grecs dans l'armée d'Orient. C'est une insulte au peuple serbe, martyrisé et affamé par les Austro-Hongrois jusqu'à la libération de 1918, qui a perdu près de 30 % de sa population durant ce conflit, dont les élites ont été exterminées par ces mêmes Austro-Hongrois dans des camps qui, à plus d'un titre, préfiguraient ceux de la guerre suivante.

C'est une insulte à la France à travers sa fraternité d'armes avec la Serbie.

Macron est un être décidément indigne de la fonction qu'il occupe. Et je retiens les autres qualificatifs qui me démangent... Je suis scandalisé, outré, honteux pour mon pays.

Je ne mets jamais de pétition sur ce blog, mais cette fois : si vous voulez signer, c'est là !

jeudi 8 novembre 2018

Je serai demain à Port-de-Bouc et samedi à Marseille...

Demain à 18h30, je présenterai mon Tigrane l'Arménien à la médiathèque Boris Vian de Port-de-Bouc et samedi à 17h30, je serai à la librairie Prado Paradis de Marseille.

mercredi 7 novembre 2018

Deux Pétains, vraiment ???

Hier, en plaisantant, j'écrivais dans un commentaire sur le mur Facebook d'un ami que, peut-être, le terminus de l'itinérance mémorielle de notre Kizyvienne national se trouvait à Montoire... Mais avec ce zigomar, il ne faut plus plaisanter, parce que toute connerie est immédiatement convertie en réalité.

Il est vrai que, si on avait correctement commémoré la Victoire en célébrant dignement l'Armée française dans son ensemble, ainsi que les armées alliées, par un défilé militaire sur la voie triomphale de Paris où eut lieu le défilé de la Victoire, on n'aurait pas eu à se prendre les pieds dans le Pétain.

La question de la place du Pétain de la première guerre dans les commémorations de ce conflit ne date pas d'aujourd'hui. Et il est pour le moins étrange que l'Elysée semble le découvrir... quelques jours après avoir fait semblant de s'alarmer d'un prétendu retour aux années 1930. Cohérence, quand tu nous tiens !

Au demeurant, le génie militaire de Pétain est fort contestable et n'a jamais cessé d'être contesté. En 1916, Joffre qui fut l'homme de la résistance au choc initial, sur la Marne, considère Pétain comme le principal responsable du défaitisme ambiant - déjà !

Quant à la victoire de Verdun, les généraux de Castelnau ou Mangin, voire Nivelle, en sont des artisans bien plus déterminants que Pétain.

Pétain fut essentiellement nommé à la tête de l'armée française en mai 1917 pour "calmer le jeu" après les meurtrières et désastreuses offensives Nivelle (je me souviens encore de la haine de mon grand-père, poilu gazé à Villers-Cotterêts, lorsqu'il prononçait ce nom), qui avait succédé à Joffre quelques mois plus tôt. Et la popularité de Pétain n'a jamais rien dû à son génie stratégique ni encore moins à son inexistante audace, mais tout à son ménagement des troupes (amélioration de l'ordinaire, rotations plus rapides au front, permissions régulières... ce qui n'est nullement condamnable en soi, fait sans doute un bon administrateur mais pas un "grand soldat" et ne suffit pas pour gagner une guerre !) ainsi qu'à son attentisme : ne rien faire en attendant les Américains. Clemenceau, qui avait la dent dure, décrira ainsi le Pétain de la grande guerre : "Sans idée, sans coeur, sans cran, plus administrateur que chef, sans imagination et sans fougue".



Si on avait écouté Pétain plutôt que Foch, le conflit ne se serait certainement pas terminé le 11 novembre ! Et c'est bien pourquoi Clemenceau a choisi Foch plutôt que Pétain comme généralissime des armées alliées. "Nous l'avons poussé à la victoire à coups de pied dans le cul", dira encore le Tigre à Poincaré lors de la remise du bâton à Pétain.

Autrement dit, le Pétain de 1940 n'est pas un Pétain différent de celui de 1917 ; c'est le même, avec les mêmes convictions et les mêmes tropismes.

Et puis pourquoi célébrer "à part" les maréchaux ? Le choix du maréchalat fut éminemment politique, contestable et contesté, et de grands chefs français de ce conflit, aussi ou plus grands que Pétain, n'en ont pas été honorés alors qu'ils le méritaient autant ou plus que les "élus".

Mais voilà, il ne faut pas froisser l'Allemagne (qui ne peut décemment se froisser, en toute logique, qu'on célèbre un de ses zélés auxiliaires des années 1940-1944 !)... et associer le négationniste turc aux cérémonies marquant la fin du conflit durant lequel la Turquie a commis un génocide qu'elle nie.

J'ai une suggestion, du coup : on pourrait peut-être associer à l'hommage les maréchaux Hindenburg, Ludendorff, von Moltke et Schlieffen.

jeudi 1 novembre 2018

Années 1930 et risotto de homard

Le p'tit est donc fatigué...

On lui avait pourtant bien dit, à c'pauv'gamin qu'il n'était pas taillé pour une telle responsabilité ! C'est trop dur de diriger ce sale peuple de feignants qui refusent les réformes. Alors forcément, le môme, il fatigue !

Surtout depuis que cher Alexandre n'est plus là pour porter ses valises... Sans compter que les déboires de Muttie, ça le met au bord du "Nervous Breakdown, comme on dit de nos jours".

Et donc, pour se reposer l'gamin n'a pas assez de La Lanterne ou de Brégançon. Un relais château à 1500 la nuit, avec le risotto de homar comme spécialité du chef étoilé. c'est tout de même plus classe. 1500 la nuit, la chambre, sans compter celles de la suite.

Bon c'est vrai qu'il n'y a plus à payer celle du cher Alexandre...

L'exemplarité, on vous dit !

Alors les pouilleux, vous n'êtes pas contents d'avoir 15 balles de plus sur votre fiche de paye ? Que je vous reprends de suite en augmentant les taxes sur les carburants.

Quant à la fiscalité sur lesdits carburants prétendument pour des raisons écolos, j'y croirai quand les immeubles des années 1970 comme celui dans lequel se trouve l'appartement que je loue depuis 30 ans ne seront plus des passoires thermiques. Parce que, chez moi, je peux vous dire que du CO2, il en part dans l'atmosphère, pour rien, pour avoir à peine 18° à mon bureau et les pieds gelés, plus que beaucoup de bagnoles de mecs obligés d'aller travailler avec en produisent !

Et hier, on apprenait que près d'un tiers des Français baissent le chauffage parce qu'ils ne peuvent plus le payer. A la grecque ! Il y a déjà sept ou huit ans que les Grecs grelottent l'hiver dans des immeubles chauffés une ou deux heurs par jour, au mieux, et que toute la ville sent le feu de bois.

Du coup, ce matin, on apprend que l'gamin nous alerte sur le retour des années 1930.

Il fatigue vraiment, le p'tit ! c'est pas du chiqué... Et s'il n'a plus que les Soeurs Zombres (tribut à Mathieu Morel, un ami Facebook, du côté de la Corrèze, que j'espère bien rencontrer un jour "pour de vrai" tant bous nous découvrons semblables dans nos réactions et analyses) à nous sortir pour justifier sa politique à la Hoover/Laval/Brüning, c'est qu'il n'est plus loin du bout du bout du rouleau des poncifs à dérouler.

Du coup, là, comme l'écrit l'amie Coralie Delaume, toujours sur Facebook, on sent bien l'intellectuel de très très haut vol...

Oui, Choupinet, la radicalisation des opinions dans les années 1930 fut le résultat de la crise du capitalisme américain non régulé de 1929 et des politiques libérales et déflationnistes qui l'ont aggravée, transformée en dépression puis en crise de la démocratie représentative.

Ces mêmes politiques libérales et déflationnistes que tu appliques servilement en mettant en oeuvre, en bon collabo, le programme écrit à Berlin et Bruxelles.

Tu reprendras bien un peu de risotto de homard ?