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mercredi 8 août 2018

Il y a cent ans...

Le 8 août 1918, alors que les armées alliées sont sous pression depuis mars et la paix de Brest-Litovsk, signée par les bolcheviks, qui à permis au grand état-major allemand de concentrer ses troupes sur le front français, alors qu'il a fallu tenir sous les coups de boutoirs répétés de l'Empire allemand en attendant la montée en puissance de l'armée américaine, Foch, commandant en chef interallié depuis le 26 mars lance une attaque franco-britannique entre Amiens et Albert.

Ludendorff, adjoint du chef de l'état-Major Hindenburg, mais qui assure en réalité le commandement opérationnel, futur suppôt de toutes les extrême droites allemandes, y compris le NSDAP d'Hitler dont il sera député en 1924 et qui le soutient à l'élection présidentielle de 1925 avant qu'Hitler ne le marginalise, qualifiera le 8 août, dans ses mémoires, de "jour de deuil de l’armée allemande".

Et l'offensive lancée ce jour-là ne s'arrêtera plus avant la signature de l'armistice du 11 novembre.

Dans cette bataille d'Amiens, dernier tournant de la guerre, la Ire armée française, la IVe armée britannique (Anglais, Canadiens, Australiens), ainsi qu'une division américaine perdront près de 50 000 hommes.

Aujourd'hui, le prince héritier et la Premier ministre du Royaume-Uni étaient à Amiens pour célébrer cette bataille et ses combattants qui ont mis fin aux ambitions impérialistes du Reich allemand.

La France était représenté par... la ministre de la Défense. Encore heureux qu'elle était libre ! On a échappé à Benalla ou Schiappa !!!

Il est vrai que le Premier ministre était en randonnée et que ce qui nous tient lieu de président de la République avait piscine, récemment payée par le contribuable, et qu'il est très occupé à manigancer son prochain lamentable petit coup de com, un serrage de louche d'une quinzaine de figurants, baptisé "bain de foule" par des médias à côté desquels ceux de la Roumanie des Ceaucescu commencent à faire province et petit genre, ou un baiser donné à un gamin dans un mouvement absolument spontané que n'auraient renié ni Nicolae ni Elena, ces Etoiles polaires, Danubes de la pensée et Génies des Carpates que notre Jupiter est incontestablement en passe de surpasser dans l'amour délirant que lui porte son bon peuple.

"Non, mais vous ne croyez tout de même pas que je vais quitter ma piscine pour célébrer une bande de pouilleux qui se sont fait trouer la peau pour libérer le sol français et lancer le mouvement qui aboutirait à la défaite de mes patrons allemands !"

jeudi 19 juillet 2018

Nervis et spadassins

15 jours de mise à pied... Ça veut dire qu'il n'a plus droit à la matraque ou aux poings et qu'il ne peut frapper les citoyens interpellés par les force de l'ordre qu'à coups de pied ?

On n'avait pas encore aperçu ce côté sombre d'un nouveau monde qui ressemble chaque jour davantage à une vieille, très vieille lune - aussi vieille que la tyrannie. Car les pouvoirs autoritaires, surtout lorsqu'ils sont détenus par des gens peu maîtres d'eux-mêmes et tout emplis de la conscience de leur génie, ont toujours eu tendance à s'entourer d'hommes de main chargés de ramener tel ou tel à la raison tout en jouant les agents provocateurs qui créent le désordre - réel ou fabriqué (touchez-en deux mots à Erdogan que notre président aime tant !) - dont toute tyrannie tire sa légitimation.

A la la fin du VIe siècle de notre ère, déjà, Pisistrate ne s'empara-t-il pas du pouvoir en se montrant au peuple, plein de sang, après que son visage avait été opportunément coupé par son barbier, afin de réclamer au peuple et d'en obtenir la garde de porte-gourdins qui lui permit ensuite de monopoliser le pouvoir ?

Mais aucun rapport entre les casseurs du 1er mai et le barbier, ni entre un adjoint au chef de cabinet et un porte-gourdins ! Il faudrait vraiment avoir mauvais esprit pour se laisser aller à d'aussi acrobatiques rapprochements.

Surtout quand on se rappelle un certain tweet du 1er mai...

Ah c'est bien vrai, ça, les violences sont une... lèpre ! Surtout quand les nervis et les spadassins usurpent l'autorité légitime et se griment en ce qu'ils ne sont pas pour donner libre cours à leurs instincts... ou obéir à des ordres.

Ils n'ont pas encore pensé à forcer les opposants à boire de l'huile de ricin ?

Dire qu'il fallait à tout prix faire barrage au fascisme...

En tout cas, je ne sais pas vous, mais moi, cet épisode m'aura enrichi, puisqu'il m'a fait découvrir cette fonction d'invité de la présidence de la République, par la police, à une manifestation. Comme disait ma grand-mère : je me coucherai ce soir moins bête que je ne me suis levé ce matin ! Car bêtement, je pensais qu'il y avait une chaîne de commandement dans les forces de l'ordre qui remontait au préfet de police et au-delà au ministre de l'Intérieur qui, en tant que de besoin, informait le président de la République.

Benêt que je suis tout de même : le nouveau monde a tout changé !

En réalité, dans un Etat de droit, tous les supérieurs hiérarchiques de ce type auraient dû avoir sauté, comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon tout à l'heure dans une remarquable intervention. Mais en réalité, comme le prouve également la soi-disant réforme de la Constitution qui, si elle aboutit, constituerait un changement de régime vers l'autocratie, nous sommes entrés dans un processus de destruction par le haut de la République, de la démocratie et de l'Etat de droit - destruction indispensable à la réalisation du projet oligarchique et tyrannique qu'est l'Union européenne.

Il se voulait Jupiter ; finira-t-il Néron ?

mercredi 9 août 2017

Paratonnerre...

Entendre un crétin d'En Marche se féliciter que l'Opération Sentinelle joue un rôle de paratonnerre, en attirant les agresseurs vers les militaires plutôt que vers la population civile... Mais comment peut-on en arriver à un pareil point de confusion mentale ???!!!

En revanche pas un mot sur les politiques d'austérité idiotes et criminelles, imposées par l'euro, l'UE, l'Allemagne, depuis Maastricht, qui nous ont conduit à n'avoir aujourd'hui ni assez de personnels et de moyens matériels dans la police pour assurer les tâches de sécurité publique, ni dans les services de renseignement qui sont la seule arme efficace contre la menace terroriste.

Couper dans les budgets d'équipement de la Défense nationale (confiée par Jupitre à une comptable européiste) revient à mettre en danger les militaires sur les théâtres d'opération où ils interviennent, alors que là aussi les politiques européennes ont depuis des décennies gravement mis en cause leurs capacités et la sécurité de ces troupes ; les affecter durablement à des tâches de sécurité publique qui ne relèvent pas de leur mission est une absurdité qui aboutit en outre à l'épuisement des hommes ; se féliciter que cette utilisation fasse d'eux des cibles détournant la foudre des populations civiles confine à...

Un peu plus tard : colère saine et bienvenue du général Desportes : Sentinelle ne sert à rien qu'à offrir des cibles faciles et met en danger nos soldats, notamment en réduisant à rien leurs capacités d'entraînement.

Puis ce qui nous sert de Premier ministre à l'Assemblée nationale : du vent technocratique et une monstruosité de plus qui consiste à ranger l'armée dans "les forces de l'ordre". On aura vraiment tout entendu ! Comme l'autre imbécile qui préside la Commission des lois et qui n'est pas même capable de faire la distinction entre la loi et le décret ! Mais ma cocotte, avant d'être élue député, il n'est pas interdit de lire la Constitution !!!

Jupitre à l'Elysée, les Branquignols au gouvernement et les Bronzés à l'Assemblée.

mardi 8 août 2017

Une Charte, ou un Statut, à la noix

La Charte... ça ne vous rappelle pas la Restauration ? Vous me direz que le Statut, ça vous rappellerait Vichy... Un jour, j'étais tombé, lors de je ne sais plus quelle recherche documentaire dans le JO de l'Etat français, sur le Statut de la noix (élaboré en même temps que le... Statut des juifs), tellement caractéristique du délire technocratique de ce régime illégitime et dictatorial (qui n'a donc jamais "été la France", comme le prétend le falsificateur d'histoire qui nous préside) qui fut aussi, comme l'actuel, un "gouvernement des experts".

On remarquera au demeurant que les gogos et autres cabris qui passent leur vie à sauter sur leur chaise en criant : "L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !", et à nous dire qu'il faut faire ceci ou ne pas faire cela parce que nos "partenaires européens", parce que l'Allemagne surtout, font ceci ou ne font pas cela, applaudissent, au nom de la transparence, du génie de Jupitre (hommage à Mathieu Morel) ou parce qu'il est bon d'applaudir le Maître auquel il convient de ne point déplaire, à ce nouveau délire d'un ego sans surmoi, qui prétend élever, dans la République, la dame qui l'a enseigné et séduit en son jeune âge, à un rang de "première dame" - y aurait-il une deuxième, une centième, une dernière dame ? -, par un Statut transfiguré en Charte qui paraîtrait absurde dans n'importe quel Etat démocratique européen. Imagine-t-on un Statut pour monsieur Merkel, une Charte pour madame Gentiloni ?

Les Constitutions des Etats monarchiques européens ne prévoient pas davantage de rôle pour le conjoint du monarque (quel que soit le sexe de l'un et de l'autre). Sauf erreur de ma part, seule la Constitution espagnole, en son article 58, parle de la Reina consorte... et c'est seulement pour préciser qu'elle ne pourra assumer de fonctions constitutionnelles, sauf dispositions contraires sur une éventuelle régence.

A quoi rime donc tout ce tintouin ? A rien, sinon qu'il traduit une fois encore une hypertrophie du Moi... et du Toi.