OD

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

« Humeur : Se réjouir quand elle sort, et s’étonner que le corps humain puisse en contenir de si grandes quantités. » Le Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert est un pur chef-d’œuvre et l’on jouit à coup sûr dès qu’on le rouvre. Jamais déçu !
Or donc, mon corps (et mon esprit) contenant de si grandes quantités d’humeurs (généralement malignes), je me suis dit que crever de temps en temps les furoncles où elles s’accumulent me procurerait un ineffable soulagement – précieux à mon équilibre général et donc à mon travail. Mais qu’on ne s’attende pas à trouver ici des humeurs subtiles : nulle objectivité, nulle périodicité ; que de la mauvaise foi erratique, de la polémique jaculatoire.
Un modèle ? le Bloc-notes de Mauriac bien sûr, relevant le 14 novembre 1953, à propos du président du Conseil Joseph Laniel, qu’« il y a du lingot dans cet homme-là », ou le 22 novembre 1954 qu’« il existe une haine singulière, chez nous, contre la prééminence de l’esprit ».


Une tête de Turc ? Sarkozy, bien sûr ; parce qu’il y a aussi du lingot dans cet homme-là, et qu’il incarne si bien, aujourd’hui, la haine de l’esprit. Une haine qui, jointe à son talent pour la manipulation des émotions, à l’absence de maîtrise de soi et au mépris du peuple, à sa pratique du bon plaisir et à son cléricalisme, attentatoire aux principes fondateurs de notre pacte républicain, constitue le plus grand danger que la France et la République aient eu à affronter depuis Pétain et la guerre d’Algérie. Il convient donc d’entrer en Résistance. Jusqu’à ce qu’il parte !

vendredi 10 février 2012

Figaro ci, Figaro là...

Les journalistes du Figaro se rebiffent. Ce n'est pas une rébellion, juste un avertissement à leur direction, après l'accumulation, depuis des mois, de « motifs d'interrogation », « ainsi que des manchettes à sens unique suscitant l'ironie dans les revues de presse »....

Non mais on aura tout vu ! Ils se prennent pour qui, ces journaleux ?!

A-t-on jamais vu des journalistes du Völkischer Beobachter se rebiffer contre Goebbels ou ceux de la Pravda s'interroger sur des manchettes un peu trop staliniennes suscitant l'ironie des revues de presse de l'Occident décadent ?

Non, moi je vous le dis, on ne respecte plus rien dans ce pays ! Vivement le changement et que le pouvoir pourri actuel soit enfin remplacé par un homme à poigne... comme Sarkozy !

jeudi 9 février 2012

Mélenchon populiste - ou les piteux amalgames du Monde

Il y a peu, l'im-Monde - devenu depuis longtemps l'organe de la nomenklatura et de la pensée unique - titrait en une sur le populisme de Mélenchon et Le Pen qui est devenu depuis quelque temps (comme au temps des campagne référendaires sur les traités de Maastricht et de soi-disant Constitution européenne) un lieu commun de la campagne de cette nomenklatura, saisie d'une sainte trouille face à un possible réveil du peuple, comme naguère M. Le Trouadec l'était par la débauche.

Ce titre, et la pitoyable analyse qui suivait, ne relèvent en fait que du désarroi et de la plus infâme propagande.

Il suffisait d'écouter avant-hier soir le discours de Mélenchon à Villeurbanne sur I-Télé (bravo I-Télé, voilà un véritable exercice démocratique : donner à un leader politique le temps d'expliquer sa pensée dans sa complexité et la durée, plutôt que de le confronter à trois journalistes imbéciles posant des questions idiotes et ne supportant pas de réponses dépassant les 45 secondes) pour comprendre que sa campagne est l'exacte inverse de la démagogie - et non du populisme, ce mot tiroir qui ne signifie rien et ne sert qu'à disqualifier un adversaire gênant pour la nomenklatura.

Elle est à l'exact inverse de la démagogie, parce que Mélenchon fait de la pédagogie politique comme j'en ai rarement entendue, qu'il s'adresse à l'intelligence des gens, non à la tripe. Le populiste, si populiste il y a, c'est Sarkozy qui, en tout et pour tout, depuis 10 ans a imposé dans le débat politique français, le réflexe, le sentiment et le soi-disant bon sens en place de la réflexion et de l'explication.

Ainsi, à Villeurbanne, Mélenchon a-t-il expliqué que le leader politique n'est rien, et tout les idées qu'il ne fait qu'incarner. Ainsi, à Villeurbanne, Mélenchon a-t-il expliqué pendant un quart d'heure ce qu'était la hiérarchie des normes, le contrat et la loi, afin de démonter le discours "populiste" de Sarkozy tendant à faire passer les vessies pour des lanternes.

Parler de la hiérarchie des normes en meeting, en voilà effectivement du populisme !!!

Mélenchon n'est pas un populiste, c'est un instituteur de la IIIe république dans ce qu'il a de plus honorable et talentueux ; il l'a répété maintes fois à Villerbanne : si je vous explique ça, c'est pour que vous compreniez bien quelle est la logique et que vous l'expliquiez ensuite.

Mélenchon n'est pas un démagogue - qui, lui, en tout temps et tout lieu prend ses auditeurs pour des cons qu'il faut entraîner par le sentiment et le réflexe -, il s'adresse à la réflexion et à l'intelligence de son auditoire. Et c'est pour cela que ça marche, et qu'il remplit les salles.

Mélenchon n'est pas un démagogue, mais c'est un orateur de talent. Il maîtrise à merveille la rhétorique, l'effet oratoire, l'alternance de périodes, les différents niveaux de langue. Il sait parler au peuple et il parle du peuple, mais l'éloquence ne s'est jamais confondue avec la démagogie.

La rhétorique et l'éloquence sont indissociables de la démocratie depuis l'agora grecque, parce qu'elles cherchent à convaincre par la réflexion qu'elles provoquent et non à imposer l'idée, par la propagande, qu'il n'y a pas de choix politique possible et qu'on ne peut emprunter qu'une seule voie.

J'aime entendre Mélenchon comme j'aimais entendre Malraux défendre devant les députés de droite (sa majorité), qui réclamaient l'interdiction des Paravents de Genet, la liberté de création et l'honneur, pour l'Etat, à financer un art même lorsqu'il s'attaque à cet Etat. Il s'agissait, comme avec Mélenchon, d'éloquence - pas de démagogie.

lundi 6 février 2012

Breaking News !

Angela Merkel vient d'annoncer sa candidature à la présidentielle française depuis le Palais de l'Elysée.

Dans les milieux bien informés, on pense que, si elle est élue, elle prendra Nicolas Sarkozy comme Premier ministre.

En 2007, Sarkozy léchait les pompes de Bush et nous bassinait avec le modèle américain, proposant d'importer les subprime tellement précieux pour permettre aux salariés pauvres multipliés par le capitalisme dérégulé d'acheter leur logement et de continuer à faire tourner artificiellement la machine à enrichir les plus riches au dépens des autres...

En 2012, il lèche les pompes de Merkel et se gargarise du modèle allemand qui multiplie les travailleurs pauvres, ne fonctionne que grâce à un dumping social qui entraîne tous les travailleurs européens vers le bas et nous condamne à une récession qui fera exploser la dette.

La vérité, c'est que ce type a l'esprit faux, qu'il a besoin de lécher les bottes de quelqu'un, méprise son pays et qu'il éprouve un besoin maladif d'admirer les exemples les plus nazes et les plus dangereux - un peu comme Laval avec le IIIe Reich.

dimanche 5 février 2012

Guéant et la civilisation... un oxymore

Guéant... Guéant... Guéant... toujours à mi-chemin entre l'ignominie et la bêtise.

Nous allons donc organiser une eurovision des civilisations : l'aztèque three points ; l'inca six points ; la grecque ten points ; la chinoise eight points, la persane ou l'arabe 0 points...

La chrétienne, blanche et aryenne three thousands points.

Ce type et les siens me dégoûtent. En fait, j'ai honte que notre "civilisation" soit capable d'engendrer "ça".

vendredi 3 février 2012

Bidonnage présidentiel

Lorsque Catherine la Grande partait en visite dans ses Etats, son amant et principal ministre Potemkine faisait construire de pimpants villages de carton pâte peuplés de moujiks heureux de vivre, bien habillés et bien nourris, qui acclamaient leur petite mère, convainquant la tsarine que tout allait bien et qu'elle était adorée de ses bons peuples.

On appelait ça les villages Potemkine...

Hier, Nicolas le Petit était donc en visite sur un chantier Potemkine ; on espère que les figurants auront droit désormais au statut d'intermittents du spectacle.

lundi 30 janvier 2012

Je ne le supporte plus, il faut vraiment que ça finisse !

Je ne l'ai pas regardé, hier soir, ce type qui, dans une République de plus en plus bananière où tout le monde semble trouver ça normal, s'arroge le droit de passer sur une dizaine de chaînes en se faisant servir la soupe par les larbins de son choix (pas glorieux pour la corporation des "journalistes" tout ça...), afin de déverser sa Propaganda sur le bon peuple et nous informer de tout ce qu'il est urgent de faire, alors qu'il ne l'a pas fait depuis dix ans qu'il est au pouvoir. Mais sans être candidat. Bien qu'il ait fait annoncer sa candidature par un des seconds couteaux de la chancelière du Reich, lui qui se met dans la peau d'un Gauleiter des Länder d'au-delà du Rhin - vu de Berlin, puisque c'est désormais le seul point de vue acceptable. A ce point-là, je me suis demandé si la Teutonne allait aussi, comme naguère le duc de Brunswick, menacer de mettre Paris à feu et à sang au cas où le peuple français ignorerait ses injonctions et licencierait le souverain qui lui convient. Il paraît qu'il a prononcé 30 fois le mot Allemagne en une heure et demi... une fois toutes des 3 minutes ; je ne sais pas s'il y a dans ce pays des germanophobes, mais lui semble avoir été récemment saisi par la germanolâtrie, ou la teutonomanie...

Pour ma part, j'attends avec impatience leur meeting commun de... Montoire serait le bon endroit non ? En attendant le transfert de la capitale à Vichy ?

En vérité, je l'exècre. Lui et tout ce qu'il représente. Giscard, je ne l'aimais pas, il m'insupportait et je l'ai combattu de toutes mes forces, mais enfin il y avait au moins une certaine dignité dans l'image qu'il donnait de la France. Je n'ai jamais eu la moindre illusion sur Mitterrand, mais c'était un artiste, un talent exceptionnel, un prestidigitateur de classe internationale. Chirac, on ne pouvait avoir qu'un peu d'admiration amusée pour autant de toupet et malgré tout le mal qu'il a fait au pays, il a su parfois le transformer en panache, dire non, incarner par moments la France - dans les rues du quartier arabe de Jérusalem ou en envoyant Bush se faire foutre.

Mais lui ? Pas un geste, pas une attitude, pas un mot pour racheter ses erreurs, ses fautes, ses inconséquences, son absence de maîtrise de soi, ses ignominies, son cynisme et ses bassesses de tyranneau.

Il a défiguré la France ; je ne le lui pardonnerai pas et j'espère bien que les Français le lui signifieront sans ambiguïté, en le jetant dans la poubelle de l'histoire d'où il n'aurait jamais dû sortir.

Si j'étais plus vieux, j'aurais sans doute aussi exécré Laval.

Inépuisable richesse de la lanque française

Gnafron, branquignol, clown pathétique, fier-à-bras, vulgaire, charlot, escroc, marionnette, fanfaron, sinistre rigolo, pantin, bouffon, jean-foutre, estampeur, malfaisant ridicule, malandrin, stellionataire, turlupin, lamentable histrion, écornifleur, matamore, grotesque, aigrefin, rodomont, m'as-t-vu, minable, piteux bonimenteur, vil coquin, faiseur, carambouilleur... finalement, il a beaucoup de synonymes.

jeudi 19 janvier 2012

Recherche de couv...

pour mon prochain bouquin sur l'histoire de la Grèce et des Balkans. A Athènes, fin décembre, nous avons vu une belle expo, au Musée Bénaki, des calendriers que le cimentier Héraklès a commandé depuis plusieurs décennies à des peintres contemporains.

Nous y avons vu cette image du Bloko (les Allemands bloquaient un quartier supposé rouge, rassemblaient tout le monde sur la place, amenaient un "traître", recouvert d'une cagoule pour ne pas être reconnu de ses voisins, lequel désignaient les communistes, torturés et exécutés devant le foule ou déportés suivant les cas)... des Drapetsona (quartier du Pirée) par les Allemands et leurs auxiliaires des Bataillons de sécurité, constitué par le gouvernement grec collabo, que les Anglais recycleront rapidement, sitôt après la fausse libération dans la terreur dont seront victimes les anciens résistants - présumés communistes. Du coup, je me suis dit que cette oeuvre de Tassos (1914-1985) pourrait faire une belle couverture... Et j'ai tenté de la retrouver sur le Net. Mission accomplie... Mais pas que ; du coup voici quelques-unes des oeuvres de cet artiste engagé...

PS : la vertueuse Allemagne de la Frau Merkel, donneuse de lecçons de morale et de rigueur aux feignants mangeurs d'ail, n'a jamais payé un centime d'euro de réparations pour la famine de 1941-42 et ses centaines de milliers de morts, ni pour les innombrables crimes de guerre et contre l'humanité, ni pour les villages brûlés et autres destructions, tous imputables aux troupes d'occupation allemandes.

Femmes ravitaillant les soldats grecs victorieux de l'armée italienne sur le front d'Albanie en 1940-1941

Martyre d'Elena Apostolou, torturée et exécutée par les Allemands en 1942

Exécution

Exécution

Bloko, les traîtres

Bloko du quartier de Kokkinia

Bloko du quartier de Drapetsona (Le Pirée)

Massacre des résistants invalides (les soldats invalides du front d'Albanie de 1940 ont été ensuite à la pointe des manifestations contre les occupants à Athènes)

Massacre de la population civile de Kalavryta par la 117e Jäger Division (Péloponnèse, novembre 1943)

Libération d'Athènes

Ange de la Porte

lundi 16 janvier 2012

Mes voeux...

De retour de notre volcan grec, et de quelques jours à Athènes, Frédéric et moi présentons aux lecteurs réguliers ou occasionnels de ce blog nos meilleurs voeux de santé, d'amours et de libertinage, de réussite dans leurs entreprises pour cette foutue année 2012 qui s'annonce pire que la précédente.

A mon second pays, la Grèce, je souhaite de commencer à se relever de l'incroyable choc qu'il a subi et des imbéciles et criminelles politiques que lui imposent une classe politique aussi pourrie, dépourvue d'imagination et de volonté politique que la nôtre, mais surtout un capitalisme de prédation devenu liberticide et une finance de charognards, un Reichsmark dont la surévaluation empêche tout redémarrage, un libre-échange généralisé aussi con que ravageur qui fait qu'il est aujourd'hui plus "rentable" d'importer même l'ail de Chine que de la produire en Grèce. Je souhaite donc à mes amis grecs une révolution - si possible pacifique - qui passe par le limogeage de leurs politiciens au rencard - à commencer par les fascistes que l'Europe a fait entrer dans leur gouvernement -, et sans doute par une sortie de l'euro qui leur permettra d'emprunter la voie du redressement qu'a suivie l'Argentine, en se débarrassant de la tutelle des nuisibles du FMI, ou celle qu'a suivi la Suède, de retour à la compétitivité et de préservation de son modèle social, après la dévaluation de 20% de sa monnaie en 1992.

A mon premier pays, je souhaite d'abord de se débarrasser de la calamité Sarkozy et de sa bande de ministres aussi incapables qu'incultes et vulgaires. Je souhaite aussi que mon peuple donne un score élevé à M. Mélanchon qui signifie aux libéraux-européens à nuance sociale qui se disent socialistes qu'ils ne pourront pas faire n'importe quoi. Je souhaite que le peuple français se réveille et qu'il donne une fois de plus l'exemple au monde en reprenant en mains son destin et en l'arrachant aux oligarchies financières et médiatiques qui le lui ont confisqué. Je souhaite que nous aussi nous fassions - si possible pacifiquement - notre révolution afin de mettre un terme à ce cycle de 30 ans de déréglementation, de fascisme financier, d'anti-humanisme, de pensée unique libérale, de libre-échange généralisé dont le seul but est de démanteler l'Etat social et de priver de leurs droits légitimes à la sécurité et au confort le plus grand nombre au profit d'une infime minorité d'ultra-privilégiés.

vendredi 23 décembre 2011

Erdogan se fout de la g... du monde

Oui, la Turquie a commis un génocide, ou plutôt trois car les Grecs pontiques et les Assyro-Chaldéens ont été victimes de la même politique d'extermination que les Arméniens ;

Non, la politique conduite par la France en Algérie, quels que soient les crimes de guerre qui ont été commis, n'a rien à voir avec un génocide et le Premier ministre turc se moque du monde en le prétendant - mais il a l'habitude, à Chypre comme en Egée, de se moquer du monde sans que la Turquie en subisse aucune conséquence grâce à l'appui inconditionnel des Etats-Unis ;

Non, ce n'est pas à loi d'écrire l'histoire, mais il n'y a aucune raison valable, si l'on pénalise le négationnisme du génocide juif commis par l'Allemagne nazie, pour que l'on ne pénalise pas également le(s) génocide(s) commis par le régime jeune-turc.

jeudi 22 décembre 2011

Un ancien de Lehman Brothers nommé ministre des Finances en Espagne...

Rappel : c'est à Lehman Brothers, gavée jusqu'à la faillite de subprimes et autres produits toxiques que nous devons la crise de 2008 qui a elle-même joué un rôle déterminant dans le déclenchement de la prétendue crise de la dette.

C'est donc à un des pyromanes que la droite héritière du franquisme remet les clés de l'Espagne, comme on a remis celles de la Grèce à celui qui a négocié avec Goldman Sachs les habiletés comptables qui ont contribué pour beaucoup à la situation actuelle, comme on a confié celles de la BCE à celui qui dirigeait le département de Goldman Sachs en charge de cette douteuse négociation avec la Grèce, comme on a confié celle de l'Italie à un autre nomenklaturiste de la finance dérégulée...

Tout cela est d'une implacable logique : puisqu'ils ont provoqué la catastrophe, ils sont donc les mieux placés pour en gérer les conséquences.

Autant remettre aux fous les clés de l'hôpital psychiatrique.

jeudi 15 décembre 2011

Que reste-t-il de Chirac, condamné ce jour pour détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d'intérêt

De Chirac, fossoyeur du gaullisme, il restera une infinité de reniements et de palinodies, la trahison de ce qui faisait le socle même de ce qu'il prétendait défendre, Maastricht et le catastrophique euro qui ne seraient pas passés s'il n'avait pas fait voter Oui, l'aggravation du règne du fric par les privatisations, TF1, cinq ans d'immobilisme, une désastreuse politique européenne qui a accéléré le démontage de l'Europe du traité de Rome pour lui substituer une zone de libre-échange privée de sens et de volonté, beaucoup de malhonnêtetés qui ont contribué à faire de la France une République bananière et dont certaines viennent enfin de recevoir une sanction, Sarkozy en héritage...

et, face à ce monstrueux passif, une décision courageuse au moment de la guerre d'Irak.

lundi 12 décembre 2011

‎"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément" Boileau

François Bar(ag)oin sur RTL le 2 décembre :

"Cette crise n'étant pas classique, le ralentissement et la défiance est plus important, nous accélèrent dans un ralentissement économique. La sortie, si nous arrivons à prendre des bonnes mesures nous permettra de sortir plus vite."

Après avoir presque obtenu le pompon du plus mauvais ministre de l'Economie de l'UE, le Harry Potter hypertestostéroné fait des efforts désespérés pour emporter le prix du ministre le plus con et battre au poteau l'actuel trio de tête : Morano, Douillet, Lefebvre.

Mais la compétition est rude, et Fillon lui-même n'a pas dit son dernier mot !

samedi 10 décembre 2011

Le Monde et la fin de la crise

Désopilant article du Monde suggérant que le sommet des nains et l'accord mort-né qui en est résulté serait le début de la fin de la crise.

Refuser de voir que l'euro est déjà mort et que l'acharnement thérapeutique n'y peut rien, que la prétendue discipline de la mère fouettard d'outre-Rhin est la panacée alors qu'elle ne ferait qu'achever le malade si on venait a lui administrer ce poison relèvent de la Propagande avec un grand P.

Ou de l'aveuglement : la nomenklatura est à ce point incapable de penser la situation, parce que la situation échappe et défie l'idéologie qui l'a façonnée, qu'il ne lui reste plus que la pensée magique...

En fait, les libéraux européistes en sont aujourd'hui à peu près là où les soviétiques en étaient au lendemain de Tchernobyl.

vendredi 9 décembre 2011

Sarkonneries et cornecul...

Un sommet de larbins de la finance pour entériner un Diktat de l'Allemagne : ce serait une histoire de cornecul si ça n'allait pas encore aggraver le chômage, la misère, la faim, la maladie...

Les Grecs savent déjà de quoi il retourne. Nous n'en avons encore qu'une très vague idée.

Cela dit, je crois vraiment que tout cela est à ce point absurde que ça ne durera plus très longtemps.

Le débat de la présidentielle devrait être comment sortir de l'euro sans trop de dégâts, car j'en suis à présent persuadé, l'euro ne passera pas 2012 et l'Allemagne l'a déjà décidé : c'est pour cela qu'elle impose, sans la moindre contrepartie, des conditions qu'elle sait intenables.