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mercredi 22 mars 2017

Rendez-vous dimanche au Salon du livre de Paris

La librairie Desmos animera cette année le stand grec (L78) du salon du livre, à l'initiative de la Fondation hellénique pour la culture avec le soutien du ministère grec de la Culture. Voici le programme des présences sur le stand :

Plusieurs écrivains et traducteurs seront présents.

- Vendredi 24 mars, de 15 h à 18 h: le poète et traducteur Constantin Kaïteris présentera ses traductions d'Elytis, Embiricos, Engonopoulos et Valaoritis.

- Samedi 25 mars, de 15 h à 18 h: Vassilis Alexakis, Rhéa Galanaki et Yannis Tsirbas dédicaceront leurs livres sur le stand.

- Samedi 25 mars, de 18 h à 19 h, salle Pégase, débat sur La littérature grecque en temps de crise, avec les écrivains Rhéa Galanaki et Yannis Tsirbas, avec les traducteurs Loïc Marcou et Michel Volkovitch et Yannis Mavroeïdakos, directeur de la revue Desmos-Le Lien, ainsi que Katerina Fragou, agent littéraire.

- Dimanche 26 mars, de 15 h à 18 h, j'y serai, avec La Grèce et des Balkans du Ve siècle à nos jours ainsi qu'avec mes romans (mais pour ne pas "choquer" les sponsors, les 30 bonnes raisons n'y seront pas... On devrait faire en revanche une signature conjointe, à la librairie, de ces 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe et de mon prochain roman, Tigrane l'Arménien, à paraître à La Différence début mai : à suivre...).

		

lundi 20 mars 2017

Parce que c'était lui... Au revoir à un ami !

En 2005, l’association des "Bisqueers roses de Reims" m’avait invité, à l’occasion de son festival culturel gay et lesbien, à présenter mon dernier roman, La Quatrième Révélation, dans le cadre d’un forum de la FNAC. Nous étions là trois auteurs, je crois, et après les présentations et les questions du public, les échanges se prolongeaient par petit groupes quand une dame s’approcha de moi et me demanda si j’aurais la gentillesse d’aller parler au monsieur qu’elle accompagnait et qui se trouvait près de la sortie. Le monsieur en fauteuil roulant.

Josine me raconta plus tard que c’est elle qui, me trouvant un air sympathique, avait dit à Michel qu’elle irait me chercher, alors que lui, qui avait lu – et aimé – mes trois derniers romans, ne voulait pas qu’on me dérangeât. Je suivis Josine et arrivai devant Michel Robert. Sa voix n’était pas très forte et je m’accroupis, comme par réflexe, devant son fauteuil à la fois pour mieux entendre ce qu’il disait en raison du brouhaha ambiant et pour parler en face à face. Nous discutâmes, de mes romans, de sa lecture, assez longtemps je crois. Nous échangeâmes téléphones et adresses électroniques.

Puis, au moment où j’allais le quitter, Michel lâcha : « En tout cas, je vous remercie d’avoir accordé du temps et de l’attention à quelqu’un comme moi ». Je restai interdit un instant :

– Comment ça, comme vous ?

– Ben oui, un handicapé.

– Comment ça, un handicapé ? J’ai échangé avec un lecteur, pas avec un handicapé, et avec un lecteur qui m’a parlé de mes livres d’une manière qui me touche…

Ces quelques mots que Michel venait de me dire se sont mis à tourner dans ma tête. Ils ont amorcé un dialogue, une amitié. Nous avons pris l’habitude de nous téléphoner, nous sommes allés le voir, quelquefois, à Ay, où les larges baies vitrées d’un appartement plein de livres et de beaux objets donnent sur le canal. Il est venu me voir à Paris, pour des salons du livre, à la maison. Mais comment diable avait-il pu penser que, parce qu’il était handicapé, je ne lui aurais pas accordé la même attention qu’à un autre lecteur ? J’ai fini par lui poser la question. Il m’a répondu qu’un de mes « collègues », un jour, dans une circonstance identique, l’avait envoyé paître à peine poliment. Puis à force de questions, il m’a, par petites touches, raconté les regards qui se détournent, les réflexions désobligeantes saisies au vol, les gestes d’inattention ou de malveillance qui blessent, qui compliquent l’existence, empoisonnent le quotidien.

Josine, elle, m’a dit combien il avait été ému par ce que j’avais fait naturellement, par réflexe : m’accroupir pour que nous soyons à la même hauteur d’homme. Combien il m’en était… reconnaissant. Josine est son auxiliaire de vie – drôle, truculente même, pleine de vitalité communicative et d’attentions, sans en avoir l’air. Une sacrée bonne femme, pour laquelle je me suis senti en même temps une solide sympathie et une robuste admiration.

Tous mes livres sont nés d’un coup au cœur, d’une colère, de la volonté de rendre la parole à des hommes auxquels on l’a enlevée. Rapidement, après notre première rencontre et ses mots qui m’avaient interloqué, je me suis dit que mon prochain roman aurait un handicapé pour héros. Littérature, télé, cinéma, le handicap était alors absent de la fiction en France. L’Or d’Alexandre est paru en 2008, trois ans avant Intouchables.

Alors un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et décroché le téléphone. J’ai expliqué à Michel ce que je voulais faire. Un thriller historique, dans la veine de mon précédent roman, autour du vrai et du faux en art et en archéologie, avec le Louvre (où je venais de passer un an) et le monde des galeristes en toile de fond, dont un handicapé serait le… moteur. Il ne s’agissait pas de raconter la vie de Michel, et je ne voulais pas faire larmoyer Margot sur un « pauvre handicapé ». Je voulais écrire un livre de suspense, d’action, d’amour dans lequel le lecteur se rendrait compte soudain, après une centaine de pages, que le personnage qui mène le jeu vit dans un fauteuil. Je voulais aussi écrire un livre vrai. J’ai expliqué à Michel que je ne pourrais l’écrire s’il ne me disait pas tout. Tout ce qu’était sa vie. S’il ne répondait pas à mes questions, à toutes – les plus naïves, les plus stupides, les plus intimes, les plus désagréables. Je crois vraiment qu’il n’a pas hésité un instant avant de me dire que, bien sûr, il était partant.

Michel était tétraplégique. Il avait perdu l’usage de ses quatre membres à la suite d’un accident d’automobile : fracture des vertèbres C6-C7 ; ses triceps ne marchaient plus, il ne pouvait se mouvoir seul ; mais ses biceps et la pince pouce-index fonctionnaient encore. Il m’a tout raconté : le réveil après l’accident, la souffrance physique, l’angoisse, la volonté de disparaître quand on apprend qu’on ne vivra plus jamais comme avant, la rééducation, les espoirs et les déceptions, la douleur de la dépendance, l’incontinence fécale ou la constipation, les crises d’hypertonie spastique (la jambe qui se tend soudain hors de tout contrôle), le rapport à une sexualité qu’il ne pouvait plus vivre… Il a toujours répondu scrupuleusement à toutes mes questions, sans fausse pudeur, sans jamais éluder, même s’il pouvait souffrir d’avoir à y répondre, même si je ne faisais preuve d’aucune « pitié » pour tenter d’appréhender son vécu dans toutes ses dimensions. Et puis il y avait son rapport avec Josine, qu’il n’appelait jamais que « Madame Deplanque »…

J’ai écouté, regardé ; j’ai fait mon boulot de romancier : digérer, reconfigurer, écrire. Dans L’Or d’Alexandre, Philippe doit tout à Michel et Malika Cherfi doit beaucoup à Josine ; mais Philippe est Michel justement parce qu’il n’est pas Michel. Éviter tout pathos, oser l’autodérision, ou l’autocruauté, qui me frappaient dans certaines de ses remarques. Oser faire sourire de certains mots, maux, situations où le drame le dispute à la comédie.

Encore fallait-il passer l’épreuve de sa lecture. Il attendait impatiemment le manuscrit – probablement aussi avec appréhension. Mais il ne m’en a jamais rien dit. Lorsque j’eus mis le point final, je lui précisai que – évidemment – il pouvait corriger tout ce qu’il voulait, que je supprimerais sans discuter tout ce qu’il pouvait juger inutile ou inopportun. Ce livre n’aurait pas existé sans lui, il ne pouvait exister s’il avait ne fût-ce qu’une réticence à son égard. Il aurait juste à dire et je m’exécuterais. Je n’ai pas eu longtemps à attendre – sur des charbons ardents – son coup de téléphone. Enthousiaste, ému. Il ne m’a fait qu’une seule remarque : j’avais écrit que le coussin anti-escarres était rempli d’eau, alors qu’il était gonflé à l’air, composé d’œufs indépendants les uns des autres, qui se mettent parfois de travers, nécessitant d’être un peu soulevé pour se retrouver d’aplomb.

Naturellement, L’Or d’Alexandre porte une dédicace : « À Michel Robert. Sans son amitié, son courage et sa confiance, ce livre n’aurait pas existé ». Et jamais dédicace ne fut plus justifiée.

Michel a suivi ma tournée de promotion avec une curiosité gourmande. Le soir de la remise du prix « Handi livres », il était plus impatient que moi. Et lorsque je l’ai appelé pour lui donner le résultat, je l’ai senti plus déçu que moi (cherchant à me cacher sa déception, pour me réconforter) et plus scandalisé que moi (il ne cachait pas sa colère) lorsque je lui ai expliqué que L’Or avait obtenu le vote de la majorité des membres du jury, mais qu’il était arrivé deuxième parce que le sponsor du prix, qui avait voix double, avait inversé l’ordre…

Reste que, pour nous deux, je crois, L’Or d’Alexandre fut une intense aventure humaine – qui vaut largement tous les prix.

Durant les années qui suivirent, notre dialogue s’est poursuivi, à distance le plus souvent. Il m’interrogeait toujours sur ce que j’étais en train d’écrire, il était impatient de lire le prochain roman, ennuyé, je crois, que j’aie consacré tant de temps à La Grèce et les Balkans, ce qui me distrayait de l’écriture romanesque. Je lui ai raconté Tigrane l’Arménien au téléphone : mon prochain roman aura mis trop de temps pour trouver son éditeur. Michel ne pourra pas le lire.

Vendredi dernier, j’étais à Montpellier pour faire une conférence à l’invitation du collectif local de soutien au peuple grec. Et j’ai passé le samedi avec Henri et Olivier, mes amis de H&O qui ont édité mes cinq derniers romans et mon récent essai sur l’Europe. Pendant des années, Michel a acheté tout ce qui sortait chez H&O – la lecture était un des moyens essentiels par lequel il restait présent au monde. Mais à eux comme à moi, Michel disait depuis quelque temps qu’il avait de plus en plus de mal à lire, à se concentrer pour lire. Il avait aussi partiellement perdu l’usage de ses « pinces » ; il avait de plus en plus de mal à conserver un intérêt pour la vie. Sa famille, ses petits-neveux dont il m’avait raconté à plusieurs reprises la joie qu’il éprouvait à les emmener au Louvre, demeuraient pour lui un point d’ancrage essentiel.

Samedi dernier, nous avons constaté, Henri, Olivier et moi que nous n’avions pas de nouvelles récentes de Michel. Depuis plusieurs semaines, je me disais que je manquais à notre amitié, que j’avais laissé passer top de temps. Et puis les urgences, la vie… À Henri et Olivier j’ai dit : « Impérativement, je l’appelle lundi ». Mais dimanche, en rentrant de Montpellier, j’ai reçu un message de Josine. Je l’ai rappelée avant même d’arriver à la maison : la veille, alors que nous parlions de lui à Montpellier, Michel avait eu un AVC, alors que Josine le préparait pour sa journée. Il était parti pour l’hôpital, encore conscient, en lui disant : « à ce soir ». Puis il s’était enfoncé dans le coma. Sans espoir de retour. Il ne voulait pas d’acharnement. Josine a ajouté qu’il était en train de lire mes 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe – probablement par pure fidélité à notre amitié, car je doute que ces questions-là l’aient beaucoup passionné ces temps-ci. Il est resté un ami fidèle alors que j’étais un ami trop absent.

J’ai dit à Josine qu’elle me prévienne. Lundi, c’est la nièce de Michel qui, respectant ses volontés, m’a rappelé pour me dire qu’il était parti. Et, comme il s’était converti à l’Islam, il y a bien des années, l’inhumation devait se faire rapidement – mardi. Impossible pour moi d’annuler les cours que je donnais ce jour-là, pour aller lui dire au revoir.

Alors voilà, aujourd’hui, j’ai l’impression, amère, d’avoir raté nos derniers rendez-vous, de n’avoir pas été assez présent ces derniers temps. Pardonne-moi, Michel ! Ce texte, c’est mon baiser d’adieu et un bouquet de mots sur ta tombe pour te dire que tu as été quelqu’un d’important dans ma vie. Tu es libéré de ce corps où tu souffrais d’être emprisonné. J’espère, moi le païen, que le paradis des bons musulmans existe et que tu y es heureux.

Compte courriel piraté !

Si certains d'entre vous, chers lecteurs, recevez de ma part une demande d'aide, c'est que vous étiez dans mon carnet d'adresses courriel d'Orange.

Je ne suis pas en perdition à Athènes.

Le message à mon nom venant de l'adresse suivante : voila1498@btinternet.com, est celui d'un pirate ! N'y répondez pas, détruisez-le !

Mon compte courriel a en effet été piraté et mon carnet d'adresses aspiré et vidé, si bien que je ne peux même pas avertir mes correspondants. Je tâche de le faire à partir de mes messages archivés...

Excusez-moi par avance de la gêne occasionnée.

dimanche 22 janvier 2017

Tous nos voeux aux lecteurs de ce blog pour 2017 !

En 2016, lorsque nous sommes revenus de Nisyros, maman venait d'entrer à l'hôpital. Elle nous a quittés le 15 février. Je n'ai pas eu le coeur à vous bricoler notre habituelle carte de voeux. Je pense beaucoup à elle ces jours-ci... Mais je reprends le fil de notre "tradition".

Voici donc notre carte de voeux 2017 (je crois que nous en aurons collectivement le plus grand besoin !) avec des images de notre séjour en décembre-janvier dernier sur notre volcan.

Pour moi, 2017, sera tout à la fois l'année des mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe, chez mes éditeurs (et amis) "historiques", H&O, dont le démarrage est fort encourageant... les retours de lecteurs connus ou inconnus (comme celui qui a écrit la première critique sur Amazon), me faisant penser que j'ai, en tout cas, atteint le but que je m'étais fixé : écrire un livre d'intervention, facile à lire sans sacrifier la complexité, démontrant par l'histoire et les faites que l'UE n'a rien à voir avec ce que rabâche depuis plus de 65 ans la propagande.

Mais 2017 devrait être aussi l'année de la sortie de mon septième roman, provisoirement intitulé Tigrane l'Arménien. Ce livre, comme tous mes romans, est né d'une rencontre et d'une indignation qui ont généré une nécessité intime. Il est né d'un débat dans un salon du livre où nous étions, ma copine Marina Dédéyan et moi, sur les hauteurs de Nice, il y a quelques années déjà (moi, ce devait être pour L'Or d'Alexandre...). Et nous nous sommes trouvés confrontés à une journaliste de L'Obs, auteure de best-sellers et descendante de la famille ottomane qui a nié le génocide avec les arguments habituels de ce genre de personnage. Marina avait un avion à prendre, elle est partie en me disant : je te laisse la tâche de défendre les victimes, ou quelque chose du genre. Le lendemain, j'ai croisé à l'aéroport de Nice la journaleuse ottomano-obsienne en question : si ses yeux avaient été des yatagans, je ne serais plus de ce monde. Rentré à la maison, je me suis dit : je ne peux plus faire autrement que d'écrire un roman là-dessus...

Il m'a fallu, comme souvent, beaucoup de temps pour trouver la forme romanesque. L'écriture en fut interrompue durant 5 ans, par la commande de Gallimard qui aboutit aux trois tomes de La Grèce et les Balkans. Et lorsque je repris ce qui avait été écrit 5 plus tôt, je n'étais plus le même, le monde... et la Grèce non plus. J'ai remis l'ouvrage sur le métier... Puis il a fallu trouver un éditeur ; H&O était preneur mais nous étions parfaitement d'accord pour que je tente une aventure ailleurs. Le temps a de nouveau passé...

Hier soir, j'ai bouclé ce soir le retravail sur le manuscrit que m'a demandé l'éditeur - enthousiaste, mais qui à identifié de manière très pertinente quelques problèmes que je pense avoir réglé : le séjour nisyriote y fut largement consacré. Après une dernière relecture, le manuscrit est parti à sa destinataire...

Sur les charbons ardents, bien entendu, en attendant sa réaction !

mercredi 4 janvier 2017

Première connexion nisyriote de l'année, dernières mentions des "30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe"

Belle année à tous ! Kali chronia kai chronia polla !

Depuis une semaine, nous sommes à Nisyros, après une halte forcée d'une nuit à Kos, à cause du vent. Alternance de superbes journées printanières, comme aujourd'hui (deux bains de mer les 1er et 2 janvier : une merveille !) et de froid... tonique ! Apparemment, demain ce sera tempête et les jours suivants de nouveau hivernaux...

L'île est belle... toujours... et sèche... encore. Il est loin d'avoir plu assez pour combler le déficit de l'an passé...

En attendant, mes Trente bonnes raisons pour sortir de l'Europe poursuit sa route :

- d'abord, il y a eu, le 26 décembre, sur le nouveau et excellent site d'information ''Le Vent se lève'', dont j'ai déjà dit sur ce blog (et je le redirai) tout le bien que j'en pense, une critique (sous-titrée : "de la critique à la mise à mort") de Lenny Benbara... et c'est un plaisir intense d'être apprécié par les gens qu'on apprécie !

- ensuite, l'ami Panagiotis Grigoriou en cause une deuxième fois dans un des derniers papiers de son indispensable blog greekcrisis (aidez-le, si vous le pouvez, il défend notre liberté d'être informé autrement que par les médias de révérence) ;

- enfin (provisoirement !), Coralie Delaume, sur son tout aussi indispensable blog, "L'Arène nue", a publié, le dernier jour de 2016, une interview intitulée : "L'Europe fait preuve de cécité géostratégique face à la Turquie". Je n'ai pas encore lu le livre qu'elle publie ces jours-ci avec l'économiste David Cayla, La Fin de l'Union européenne (Michalon), mais ce que je peux vous dire, pour l'avoir déjà parcouru, c'est que leur livre et le mien sont parfaitement complémentaires... sans que nous ne nous soyons concertés !

Et avec contre elle, des mousquetaires comme nous, cette vieille catin d'UE a du souci à se faire.

Quant au Royaume-Uni, un universitaire historien à qui j'ai envoyé mon livre, m'écrit dans un courriel ouvert ce jour qu'un récent sondage donne désormais 68 % de Britanniques favorables à la poursuite du Brexit. Comme en 1940, les Britanniques nous montrent la voie, n'attendons pas qu'il soit trop tard pour la suivre !

Bref, pour 2017, je nous souhaite d'abord la mort de cette UE, machine à défaire la démocratie, étouffer l'économie et écorcher les peuples, à commencer par le peuple grec qui a servi, depuis 2009, d'animal de laboratoire.

samedi 24 décembre 2016

Bonne fin d'année !

Bon Noël à ceux qui croient ! Joyeux solstice aux païens (on les oublie trop souvent et si je suis quelque-chose, c'est plutôt là qu'il faut me ranger) ! Bonne fin d'année à tous ! M'est avis qu'on aura besoin de réserves d'énergie et de résolution pour affronter la prochaine !

Bon, je vous abandonne quelque temps... Je vais vous peaufiner, sur "notre volcan", un roman qui devrait sortir en 2017... Balades, bains de mer et travail le dos à la cheminée au programme. J'espère qu'il ne fera pas trop frisquet et qu'il pleuvra un peu : la nature assoiffée l'an passé, et notre citerne, en ont besoin.

En attendant, n'oubliez pas de lire et d'offrir les "30 bonnes raisons de l'Europe" ! Comme je n'aurai qu'une connexion intermittente ou très intermittente, je ne pourrai pas forcément partager de suite les nouveaux papiers suscités par ce livre... Il paraîtrait qu'il se prépare quelque-chose du côté de L'Arène nue, l'excellent blog sous programme de la Troïka de Coralie Delaume, et aussi sur un nouveau média électronique passionnant, lancé récemment par une bande de jeunes gens bourrés de talent et d'énergie qui s'intitule Le Vent se lève... Alors soyez vigilant !

Sinon Je vous rappelle ce qui est déjà paru :

La première critique est parue sur le site du Musée Europe : "manuel de résistance aux litanies de la propagande, politique, médiatique et demi-savante", "manuel d’éducation populaire", "30 chapitres faciles à lire qui lapident les mythes de la propagande, historiquement, économiquement et politiquement"... voilà qui définit fort bien mon projet, et si j'ai réussi cela, c'est bien cela que je voulais réussir !

Jeudi 15 décembre, j'étais l'invité du "Méridien d'Europe" de José-Manuel Lamarque sur France Inter : le podcast est ici.

Le site historique Herodote.net a consacré à mon livre un long compte-rendu intitulé : "Quand l'histoire nourrit le débat" (merci mille fois à André Larané !) repris par plusieurs sites de la Toile, dont celui de la section du PCF du Bassin d'Arcachon.

Frederic L'Helgoualch a consacré à ce livre une des chroniques (bien agréable à lire pour moi) de son blog hébergé par Mediapart : "Olivier Delorme présente ici un ouvrage indispensable, intelligent et surtout citoyen, qui met à bas les masques, les ficelles insoupçonnées d'une propagande bien installée. À découvrir absolument !"

Allez, bonnes fêtes à tous !

lundi 12 décembre 2016

Première critique, premier passage radio

Mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe sont désormais en librairie.

Et comme il ne faut pas trop compter sur le presse de révérence pour lui faire échos, nous avons beaucoup misé sur les blogs et médias alternatifs.

Le premier papier vient de tomber sur le blog "Musée de l'Europe & de l'Afrique" : une lecture approfondie et enthousiaste. Une critique qui fait plaisir à lire ! "manuel de résistance aux litanies de la propagande, politique, médiatique et demi-savante" "manuel d’éducation populaire", "30 chapitres faciles à lire qui lapident les mythes de la propagande, historiquement, économiquement et politiquement"...

Voilà qui définit fort bien mon projet, et si j'ai réussi cela, c'est bien cela que je voulais réussir !

Quant à la première radio, ce sera France Inter, jeudi 15 (à 5h06) mais c'est podcastable ici : je serai l'invité du "Méridien d'Europe" de José-Manuel Lamarque que j'ai rencontré à l'occasion de la sortie de La Grèce et les Balkans (Folio Histoire, Gallimard 2013), auquel il avait, en grand ami de la Grèce, consacré deux émissions, et une encore à La Guerre de 14 commence à Sarajevo (Hatier, 2014).

dimanche 27 novembre 2016

Retour à Paris...

Entre 150 et 180 dédicaces en 24h00 de mes ''30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe'' pour les bienfaiteurs et acheteurs sur le site d'H&O, pour la presse, pour les heureux destinataires des quelques exemplaires gratos de l'Ôteur... Et donc, demain ça part de la poste de Saint-Martin-de-Londres. Guettez le facteur !

Trois précisions :

1/ merci à mes éditeurs chéris, Henri Dhellemmes et Olivier Tourtois qui m'ont chouchouté (je vous recommande vivement le champagne Drappier brut nature 0 dosage : corps, finesses des bulles, une merveille pour arroser la fin de l'UE... enfin le livre qui va conduire à la fin de l'UE...) ;

2/ je ne ferais pas ça tous les jours ! mais entre 2 dédicaces il est quand même parvenu jusqu'à moi que Fidel avait quitté Cuba ;

3/ dans le train, en rentrant, comme je n'avais pas envie de travailler, je me suis plongé dans mon livre, comme un Ôteur ne le fait jamais, en lecteur : eh bien je dois vous avouer que je trouve ça plutôt pas mal torché ! Et je n'ai pour l'instant repéré qu'une coquille.

4/ Frédéric, qui voulait que j'écrive une biographie autorisée de Jean-Claude Juncker, en feuilletant ledit bouquin, vient de faire ce commentaire : tu ne te rends pas compte des emmerdes qu'on va avoir avec tes conneries...

Pour le reste... Jupillon désigné candidat avec 100% des suffrages, c'est une élection de... maréchal !

Au moins, on en a fini avec la pitrerie des primaires de l'aile droite du grand parti de la capitulation permanente est terminée. Maintenant, il va falloir se payer les primaires de l'aile solférinienne.

Cette caste politique faillie depuis plus de 40 ans aura réussi un tour de force avec le quinquennat et les primaires : transformer un régime de parlementarisme rationalisé, en rupture avec le régime des partis qu'était la IVe et partiellement la IIIe, avec un président garant de l'intérêt national en raison d'un lien direct entre lui et le peuple, en régime présidentiel sans les contre-pouvoirs nécessaires à un régime présidentiel, doublé d'un régime des partis. Le tout dans un cadre européen où l'exécutif est cantonné à l'exécution des injonctions allemandes transmises par Bruxelles.

Banco !

mardi 1 novembre 2016

30 bonnes raisons de sortir de l'Europe !

La phase d'édition participative est close. Merci aux "bienfaiteurs" dont le nom figurera sur la première page de ce livre, ainsi qu'à tous ceux qui l'ont préacheté. Pour H&O, c'est une aide précieuse ! Les ventes et les tirages, ces dernières années, ont baissé de telle sorte que nombre de petits éditeurs, non dépendants de groupes financiers, et dont dépend la liberté d'expression dans ce pays, sont dangereusement fragilisés.

Depuis plus de 17 ans, Henri Dhellemmes et Olivier Tourtois, les H et O de H&O, ont surmonté bien des obstacles afin de pouvoir continuer à porter une parole libre ! Et aujourd'hui, cette phase participative leur permet d'éditer des ouvrages qu'ils ne pourraient pas faire paraître autrement.

C'est Henri qui a eu l'idée de ce livre et m'a poussé à l'écrire. En 2002, il publiait mon 2e roman, Le Plongeon (comme tous mes romans suivants et H&O a republié le premier en version numérique, en plus d'une préface à la réédition du Parce que c'était lui de Roger Stéphane, d'une nouvelle dans le recueil collectif Le Festin... et même de quelques ouvrages plus... "légers" sous pseudo). Tout au long de ces 14 années de collaboration et de ces livres auxquels H&O a donné vie, car - contrairement à la légende noire des rapports forcément conflictuels entre auteur et éditeur, Henri et Olivier sont devenus des amis chers - il m'a entendu vaticiner contre l'Europe, en se disant qu'un Ôteur pouvait bien avoir quelques lubies... Mais après le référendum grec, il s'est dit qu'il ne s'agissait pas forcément de lubie et que, s'il n'était pas forcément d'accord avec moi (je crois qu'il l'est davantage après la lecture de ce livre et c'est mon premier succès), il fallait que cette parole-là ait une chance de se faire entendre, et que H&O la porte.

Merci donc à lui, et à tous ceux qui, par leurs dons et leurs préachats, ont permis à ce livre d'exister et d'avoir plus de chance de toucher un large public dès sa naissance, car les 1300 et quelques euros récoltés permettent d'augmenter le tirage et de prévoir une promotion plus dynamique !

La phase participative est donc close. La correction des épreuves également, j'ai donné mon "bon à tirer" hier. Pour ceux qui y ont apporté leur écot, ils auront ce livre (il part aujourd'hui se faire imprimer... au Danemark : comme quoi je ne suis pas qu'un nationaliste moisi et borné !) vers la fin du mois, ou le début du suivant (nous sommes en avance sur le calendrier initialement prévu), dédicacé de ma blanche main !

Pour les autres, les 30 bonnes raisons de sortir de l'Europe sera mis en place par le diffuseur, dans toutes les bonnes librairies, le 15 janvier 2017. Ils peuvent aussi continuer à le préacheter (et acheter mes romans !) sur le site d'H&O, mais désormais au prix public "normal" de 17 euros.

Merci encore à tous et à chacun !

jeudi 13 octobre 2016

Nouveau livre

Chers lecteurs,

Voici le message que mon éditeur, Henri Dhellemmes, a posté hier sur Facebook.

"Il est très rare que j'accepte de publier un livre "sur plan", mais j'ai fait une exception pour « 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe » car, avec Olivier Delorme, la confiance est totale et je savais qu'il "tenait" bien son sujet. Le résultat dépasse toute mes espérances ! Je viens de finir la lecture de son manuscrit : c'est du solide, de l'argumenté, et même, de l'enthousiasmant ! En trente chapitres courts, percutants, enlevés et compréhensibles par tous, Delorme expose ses arguments de façon implacable. Qu'on soit d'accord ou pas, c'est un travail remarquable, que je suis très fier d'ajouter à notre catalogue... Tout cela pour vous dire qu'il ne reste plus que 20 jours pour nous aider à publier ce livre important. J'ajoute que, si nous atteignons les 1000 € de prévente, je pourrai me permettre de doubler le chiffre du premier tirage, ce qui permettra une meilleure visibilité du livre dans les librairies ! Par ailleurs, Olivier Delorme dédicacera tous les exemplaires de pré-vente avant leur envoi (et avec lui, une dédicace, ce n'est pas « Cordialement » griffonné sur un coin de page, croyez-moi !).

Merci à tous. Henri Dhellemmes, pour les éditions H&O."

C'est d'autant plus précieux pour moi que si Henri m'a demandé d'écrire ce livre - après la capitulation de Tsipras l'été dernier -, et a approuvé le plan que je lui ai envoyé en juillet 2016, avant de me lancer dans l'écriture, il n'était pas sur mes positions mais plutôt partie prenante du consensus : l'Europe c'est bien, c'est la paix, on est plus forts à 28 et, de toute façon, c'est inévitable.

L'avoir au moins ébranlé, et un peu plus je crois, est donc mon premier succès.

De mon côté, le manuscrit est bouclé ; j'en suis aux dernières corrections, précisions, relectures... Il partira chez H&O dimanche au plus tard : relecture des épreuves dans les semaines qui viennent.

Si vous le voulez avant les fêtes et si vous le voulez dédicacé... c'est ici !

Plusieurs d'entre vous m'ont néanmoins fait part de difficultés d'accéder au site, où d'aller jusqu'au terme de la procédure de paiement/réservation sur Paypal. D'après Henri Dhellemmes, il s'agit d'un problème (apparemment informatiquement insoluble) de pare-feu de certains navigateurs (surtout Explorer semble-t-il). Si vous rencontrez ce problème et que vous désirez néanmoins préacheter ce livre vous pouvez

- soit retenter le coup avec un autre navigateur, Firefox ou Google chrome par exemple ;

- soit envoyer un chèque à l'éditeur en lui précisant qu'il correspond au préachat de ce livre. L'adresse est la suivante : H&O Editions, 10 rue du Parc des Garrigues, 34380 Saint Martin de Londres.

jeudi 6 octobre 2016

Retour de Nisyros

Chers lecteurs, comme vous avez pu le constater, je me suis absenté de ce blog... et de France durant un peu plus de cinq semaines.

Nisyros, notre maison magique, notre petite patrie, notre village dont nous aimerions bien qu'il arrête de se boboiser... Cette année, la saison fut plutôt mauvaise - à l'exception d'un raz-de-marée durant trois semaines en août (Gréco-Américains et Gréco-Australiens, Grecs en camping sauvage pouvant encore partir une semaine ou deux, mais dépensant peu sur place, forcément ; peu d'étrangers) et d'un mois de septembre honorable : en partie à cause de la "crise des migrants", les îles orientales ont souffert cette année, plus ou moins (plus à Mytilène, Chios, Kos... et le tourisme pendulaire de Nisyros - excursions en une journée au volcan - dépend essentiellement de la fréquentation de Kos ; moins à Rhodes où la saison a semble-t-il été normale), les touristes ne souhaitant pas se retrouver dans la situation de l'an passé, dans des îles devant gérer un problème humanitaire sans rapport avec leurs moyens ni avec ceux de la Grèce qui, une fois de plus, a pu mesurer l'escroquerie que représente la "solidarité européenne".

Coupure d'avec le monde (pas d'Internet au village cette année... vraie déconnexion, désintoxication...), fin de l'écriture et passage au gueuloir de mes 30 bonnes raisons de sortir de l'Europe, à paraître en janvier aux éditions H&O (deux lecteurs m'ont signalé que le lien que j'avais mis avant mon départ vers le site de préachat apparaissait vérolé pour certains antivirus... renseignement demandé à mon éditeur : rien d'anormal, il s'agit sans doute d'une malveillance... je le remets donc ici), début du retravail du manuscrit de mon prochain roman, Tigrane l'Arménien, en fonction des observations de l'éditeur - La Différence - qui le publiera, en principe en mars prochain, bricolage en tout genre, balades, plage...

Il n'a plu que trois fois depuis un an et je n'ai jamais vu l'île aussi sèche depuis plus de 25 ans que je la fréquente, les citernes sont vides, les bêtes souffrent et septembre - d'habitude si doux et calme - fut ventueux et parfois frais.

Quant au pays... l'interminable naufrage piloté par les criminels de l'UE, avec l'aide et le concours actifs de la "gauche radicale" grecque, continue.

Grèves, manifs, caravane pour la santé... le peuple souffre et proteste. la veille de mon retour, c'était aux retraités de descendre dans les rues contre les nouvelles coupes. 60 %des retraités touchent désormais moins de 700 euros, 45% moins de 665 (la pension moyenne), près de 14 % ont sombré dans la pauvreté. Alors que souvent, désormais, la pension de retraite doit faire vivre une famille élargie où tous sont au chômage... ou travaillent sans être payés, ou sans être payés régulièrement.

Bref, ces retraités menaçaient à ce point l'ordre public que les batsoi (équivalent de flic en plus méchant... l'équivalent de : CRS SS c'est : Batsoi, gourounia dolophonoi, Flics, cochons, assassins) du gouvernement de "gauche radicale" les ont abondamment gazés. Je me souviens en 2010 de l'indignation quand les mêmes batsoi du gouvernement issu du putsch européen, dirigé par l'ancien vice (c'est le cas de dire !) président de la BCE, Papadimos avaient gazé sans mesure d'autres manifestants... parmi lesquels Manolis Glézos; le héros de la Résistance qui avait décroché (avec Lakis Sandas la croix gammée de l'Acropole en 1941); qui avait dû passer plusieurs jours à l'hôpital, ainsi que Mikis Théodorakis...

Les gouvernements à la botte de l'Occupant germano-européen passent, les méthodes de la dictature germano-européenne demeurent.

Cette fois, la photo choc est celle de Katina Manitara qui connut la famine de, l'Occupation, porta des messages de la Résistance à 10 ans, fut témoin des tortures infligées à son père, fut elle-même torturée, rejoignit le maquis durant la guerre civile et devint lieutenant de l'Armée démocratique, puis militante de la gauche syndicale... gazée elle aussi par les batsoi de Tsipras dont le premier geste politique avait été d'honorer les résistants communistes de Kaisariani... On dit que le Premier ministre s'est mis en colère contre son ministre de l'Ordre public.

Ainsi va la "gauche radicale" qui est en train de discréditer pour longtemps, après le PASOK, toute idée de gauche en Grèce.

A part ça, tout va bien ! Nouvelles hausses de taxes sur toute une série de produits dans un pays où la consommation est déjà exsangue et, à la fin de l'année, alignement de la TVA des petites îles qui avaient obtenu un sursis. La logique de déflation criminelle poursuit son bonhomme de chemin... ce qui n'empêche le chantage germano-européen de continuer, bien au contraire! Cette fois, c'est le "socialiste" Moscovici qui s'illustre dans l'ignominie en exhortant le gouvernement de "gauche radicale" à... finaliser ses réformes pour obtenir la poursuite du "plan d'aide".

Précisons toutefois, à ceux qui ne seraient pas familiers de ce blog, que le "plan d'aide" n'a jamais rien eu, et ceci dès le début, d'une aide - sinon d'une aide aux banques françaises et allemandes qui se sont gavés et ont fait leurs choux gras sur la dette grecque et sur la dette des Grecs que leurs banques (appartenant alors en grande partie à des groupes français ont poussé à s'endetter pour acheter des produits allemands). Ensuite, la dette a été transféré des banques sur le contribuable selon l'immuable principe libéral : privatisation des bénéfices, socialisation des pertes.

C'est un abus de langage typique de la novlangue européenne, qui consiste à cacher des crimes, des saloperies et de l'idéologie derrière des mots au sens totalement perverti (Aide, réforme, solidarité, fluidité...)

Quant au gouvernement de "gauche radicale" ? Faute d'avoir eu la lucidité et le courage d'expliquer que la seule solution est la sortie du carcan monétaire de l'euro, que la question, la seule, c'est poursuite de la politique de délflations jusqu'à la mort dans l'euro ou changement de politique hors de l'euro, faute d'avoir revendiqué l'honneur de conduire la sortie de l'euro et la renaissance du pays, il s'est - volontairement ou non ? - enfermé dans une impasse mortelle, pour lui et pour le peuple grec. Il obtempérera donc, bien entendu, comme d'habitude.

Comme je l'ai écrit ici depuis plus d'un an, une capitulation n'est jamais un acte unique, c'est l'acte inaugural d'une série sans fin de capitulations. Faute d'affronter une indispensable sortie de l'euro, ce gouvernement ira de trahisons en humiliations et rendra le pouvoir à la droite au bout du chemin (les sondages donnent aujourd'hui Syriza à plus de 12 points derrière la droite) après avoir tué en Grèce, après le PASOK, l'idée même de gauche.

Pendant ce temps-là, l'islamofasciste Erdogan - le grand copain de Merkel qui ne mégote pas les milliards que l'UE verse à son régime et à sa clique en même temps qu'elle écorche la Grèce - conteste à mots de moins en moins couverts la souveraineté grecque sur les îles de l'Egée et le traité de Lausanne (1923) par lequel la Turquie kémaliste l'a reconnue. Certains des copains d'Erdogan, et de Merkel donc, en l'occurrence le maire d'Ankara, en profitent du coup pour pousser le bouchon encore un peu plus loin.. Et quand les Turcs débarqueront à Nisyros, Kos, Samos, Mitylène, Rhodes... Juncker dira encore que ce serait "en toute circonstance" une erreur de suspendre les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE ? Et Merkel proposera combien de milliards supplémentaires au sultan ?

L'affaiblissement de la Grèce organisé par l'UE depuis 2009 est non seulement un crime, c'est une incommensurable faute géostratégique.

A part cela, le Collectif de solidarité Normandie Grèce, dans le cadre de la Caravane de la Solidarité avec la Grèce, m'a demandé de venir causer sur "Le traitement de la crise grecque par l'UE, analyse et perspectives" à Caen (salle Gutenberg), samedi 8 octobre à 18h00.

Ce que je fais bien sûr avec plaisir pour ce collectif qui, comme tant d'autres en France, collecte et achemine de l'aide humanitaire dans notre pauvre Grèce martyrisée par l'UE et au nom du sacrosaint euro ! A peine de retour et je reprends donc le bâton de pèlerin, frère prêcheur !

samedi 27 août 2016

Mon prochain livre

L'année dernière, après le référendum grec puis la capitulation de Syriza, Henri Dhellemmes, le H de H&O, qui a publié tous mes romans depuis Le Plongeon, m'a dit : "depuis 13 ans que je t'entends vaticiner sur l'Europe, en me disant, oui bon, un Ôteur, ça a ses manies, ses idées fixes... je me rends compte que tu n'as peut-être pas tout-à-fait tort. Tu ne m'écrirais pas un livre là-dessus ?"

Mon premier succès, avec ce livre, c'est que, en le lui envoyant chapitre par chapitre, au fur et à mesure de l'écriture, je l'ai manifestement fait "bouger", lui qui était bien loin de mes idées, je l'ai au moins ébranlé en lui montrant combien, désormais, notre vie était conditionnée par ce Machin dans lequel les décisions sont prises en toute opacité, combien l'UE c'était la mort de la démocratie, que le seul choix politique, aujourd'hui, celui qui conditionne tous les autres, c'est de savoir si on en sort ou si nous nous arrangeons de cette nouvelle forme de dictature. Si nous nous décidons à en sortir par la gauche parce que, sinon, c'est l'extrême droite qui tirera les marrons du feu.

Je n'ai pas encore tout-à-fait terminé l'écriture, mais si vous le voulez, vous pouvez déjà le préacheter (la vie des petits éditeurs est de plus en plus dure et cette forme de commercialisation une manière de contourner les problèmes grandissants de diffusion) : vous l'aurez un mois avant sa mise en place en librairie (décembre 2016 au lieu de janvier 2017), pour un euro de moins (16 € port payé au lieu de 17 €)... et avec un marque-page !

Pour le préacheter c'est ici !

samedi 28 mai 2016

Ce samedi à Abbeville

Jadis, c'était il y a bien longtemps, en 1984-85, je fus nommé, pour mon premier poste de jeune agrégé d'histoire titulaire, au collège de Feuqières-en-Vimeu. Durant une année, deux fois par semaine, je débarquais à la gare d'Abbeville, où je laissais ma voiture pour filer au collège. Et je passais une soirée et une nuit à l'Hôtel de France d'Abbeville.

A la rentrée suivante, je fus nommé directeur des Etudes et Recherches à l'Institut Charles de Gaulle, 5 rue de Solférino (en face de...), Paris VIIe... Une autre vie commençait.

Depuis, je ne suis jamais retourné à Abbeville.

Ce samedi, je ne pourrais plus le dire : Abbeville étant jumelé avec Argos - où mon patron en archéologie, Paul Courbin, qui, en 1980, m'emmena fouiller avec lui à Ras-el-Bassit en Syrie, en pays alaouite, en face du Mont Cassios immortalisé par Yourcenar dans Mémoires d'Hadrien, où Paul Courbin fouilla lorsqu'il était membre de l'Ecole française d'Athènes, où il découvrit notamment une carapace de tortue percée pour former une lyre et quelques broches servant de pré-monnaies... - je suis invité à Abbeville, dans le cadre des manifestations annuelles autour du jumelage pour y donner une conférence.

Voici le programme :

Samedi 28 mai : Semaine grecque d'Abbeville, en ville, à la bibiliothèque municipale et au Carmel (36 rue des Capucins - 80100).

A 15h00 : salle de conférences du Carmel, conférence/rencontre avec Olivier Delorme, historien et romancier : " Grèce / Allemagne / Union européenne, racines historiques de la crise grecque", en partenariat avec la librairie Ternisien-Duclercq (Abbeville).

Olivier Delorme est l’auteur des 3 tomes de "La Grèce et les Balkans" (Folio Histoire, Gallimard) et de 4 romans "grecs" suivants : Le Plongeon, Le Château du silence, La Quatrième Révélation, L'Or d'Alexandre, tous parus chez H&O (diffusion Daudin). Il est également l’auteur d’une contribution conclusive dans le petit livre collectif, sous la direction de Marie-Laure Coulmin-Koutsaftis, paru récemment au Temps des cerises : Les Grecs contre l'austérité, Il était une fois la crise de la dette.

Vente/dédicaces après la conférence. ENTRÉE LIBRE

A 20h30 : Chapelle du Carmel, spectacle chants et musique : répertoire d’adaptation de chansons grecques par les chorales Chante Joie d’Abbeville et Choraline de Noyelles-en-Chaussée, chansons grecques modernes par Emilia et Christina Kanarelis (guitares et chant), et interprétation de chansons du répertoire rébétiko et de musique de la période 1960-1980 par Nikolas Syros (bouzouki et chant) et Ménélas Evgeniadis (guitare et chant).

ENTRÉE LIBRE, dans la limite des places disponibles, réservation préalable conseillée auprès de l'association AAA

lundi 4 avril 2016

2 publications

L'excellent site historique Herodote. net vient de mettre en ligne deux articles que j'ai écrits autour de Vénizélos : le premier sur le contexte crétois dans lequel il a grandi et s'est forgé ses convictions et un destin d'homme d'Etat autant que de diplomate, jusqu'au rattachement de son île à la Grèce ; le second sur son rôle dans l'histoire de la Grèce de 1910 à sa mort en 1936... et au delà.

vendredi 1 avril 2016

Tradition

Vive l'Europe !

Angela, ich liebe dich !

Jean-Claude Druncker a réussi sa désintox : plus une goutte d'alcool à la Commission, que de l'eau, du soda, du jus de fruit, du thé, de la tisane !

Wolfgang, lève-toi, marche et sauve la Grèce !

François, sauve-nous, représente-toi !

Nicolas, sauve-nous, représente-toi !

Alexis a rétabli la dignité des Grecs...

Voilà j'ai sacrifié à la tradition... Plus je ne peux pas.

Avec Recep Tayip, peut-être ?... Non ça, je ne peux pas.