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vendredi 23 juin 2017

De Nisyros... "une oeuvre magistrale..."

Il y a une chose que je n'imaginais pas, il y a quelques années, en ralliant Facebook sur le conseil d'un ami qui m'assurait que ce serai pour mi un moyen efficace de mieux faire connaître mes livres, c'est que ce réseau de rencontres virtuelles déboucherait sur des rencontres réelles. Or ce fut bien le cas à Paris, où plusieurs de ces rencontres ont débouché sur des amitiés et sur la constitution d'un réseau de connivences intellectuelles qui, un jour peut-être, prendre forme d'action...

C'est régulièrement le cas, lorsque je me déplace en province, pour des salons du livre ou des signatures, constatant à chaque fois que ce site, ce blog, ma page Facebook ont drainé vers mes livres des lecteurs avec lesquels se tisse parfois une relation d'une autre nature.

C'est même le cas à Nisyros où, en quelques jours, nous venons de passer deux riches et amicales soirées d'échange et de partage avec des amis Facebook qui ont fait le détour de notre volcan.

Pour le reste, Tigrane continue à susciter des réactions de lecteurs - celles qui me parviennent sont toutes très positives, et cela fait un immense plaisir, car ce livre, comme tous mes livres est né d'une indignation - devant la négation opiniâtre du crime - et de ma passion pour la liberté : parce que ce roman, comme tous mes romans, est né d'une irrésistible nécessité intime.

La dernière en date de ces réactions, je la découvre sur un site de critiques de lecteurs, ici, à Nisyros, dans la rue en escaliers, sous la maison, assis sur une marche à moitié à l'ombre, l'ordi sur les genoux, là où je capte à peu près bien le wi-fi.

"Une œuvre magistrale bien rythmée et efficace" : que souhaiter de plus pour conclure ce beau papier ???

lundi 19 juin 2017

De Nisyros... Tigrane l'Arménien lu par le Collectif Van

Arrivée à Nisyros hier (pour la première fois en 41 ans de vie citoyenne, je me suis abstenu : nulle envie de départager, dans ma circonscription, la peste Sarnez du choléra Szpiner...), et aujourd'hui je découvre la critique de "Tigrane l'Arménien" par le site VAN (Vigilance arménienne contre le négationnisme).

Sans doute un des médias dont la lecture et la critique sont pour moi les plus importants !

Pour le reste, Génie sans bouillir ayant donc sa majorité - même moins béton que prévue et avec un taux de participation qui la prive de toute légitimité - nous allons morfler - à la grecque !!!

Bon courage à toutezéatous comme annone notre dieu vivant !

dimanche 4 juin 2017

"Tigrane l'Arménien" dans "Nouvelles d'Arménie magazine"

Sous la plus de Christophe Chiclet, Nouvelles d'Arménie magazine, un des médias les plus diffusés chez les Français d'origine arménienne, consacre à mon Tigrane l'Arménien une page entière dans son numéro de juin. Je ne saurais vous dissimuler mon plaisir !

jeudi 1 juin 2017

La Crète à l'honnneur... Hugo aussi

Merci au site Retronews de la Bibliothèque nationale de France de m'avoir sollicité pour un papier sur l'histoire grecque.

Le principe c'est d'aller fouiner dans les archives de la presse que la BNF a mises en ligne pour illustrer un propos. J'avais ma petite idée : la révolte de Crète de 1866, l'Holocauste d'Arkadi écho de celui des Serbes en 1809 dans la plaine de Nis et de celui de Missolonghi en 1826, Hugo et même un lien avec la Commune à travers Flourens, qui combattit en Crète où il échappa aux Turcs avant de tomber sous les balles d'un Versaillais...

Et ça a parfaitement marché, et c'était passionnant à faire : puisque c'est le principe, cliquez sur les liens vers les articles d'époque, vous verrez, on n'était pas si mal informé !

C'est à lire ici, en libre accès durant une semaine ; après ce sera réservé aux abonnés.

jeudi 25 mai 2017

"Tigrane l'Arménien" dans "Le Monde des livres"

Le 4 mai dernier est sorti en librairie mon nouveau roman, Tigrane l'Arménien, et le jeudi 18 est parue, en page 4 du Monde des livres (daté du 19) consacré à la Grèce et aux écrivains présents à la Comédie du livre de Montpellier, une superbe critique - doublement heureux, parce qu'un pareil papier ne peut qu'émouvoir profondément un écrivain qui met tout son coeur dans ses livres (j'en tremblais d'émotion en le lisant), et parce que ce papier est signé par Philippe-Jean Catinchi pour qui j'ai la plus grande estime.

Puis je suis parti pour Romans, où une assistance nombreuse, attentive et réactive était fidèle au rendez-vous de ma troisième conférence de l'année (après une première sur les conditions de l'indépendance grecque, et une deuxième sur la construction territoriale de l'Etat grec) sur le thème : "La Grèce en 2017 : Etat souverain ou protectorat européen ?"

Thème d'actualité s'il en est , puisque dans la nuit précédente le Parlement grec avait voté un nouveau train de mesures exigées par "l'Europe", c'est-à-dire par l'Allemagne, et qu'on apprend ce soir - sans aucune surprise pour ma part : seuls les idiots pouvaient croire le contraire - que "l'Europe", c'est-à-dire l'Allemagne ( qui exige désormais ouvertement la nomination d'un Allemand à la tête de la BCE comme successeur de Draghi. Les réorienteurs de "l'Europe, qui ont cru à la campagne publicitaire pour la lessive Macron, comme les castors qui se sont laissés avoir à la grosse intox du "il faut faire barrage à..." en sont/seront pour leurs frais... et pour les nôtres. Mais là non plus aucune surprise pour moi ; dans mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe, j'écris ainsi : "Manifestement, les libertés que le président de la BCE a prises avec les dogmes ordolibéraux ont mis à mal le respect ordolibéralement sacro-saint de la banque centrale ! Draghi a beau avoir organisé de main de maître l’étouffement financier de la Grèce afin d’amener à résipiscence son gouvernement, les politiques qu’il a mises en œuvre pour « sauver l’euro », c’est-à-dire pour prolonger au-delà du raisonnable la vie de cette monnaie absurde et la descente aux enfers des peuples qu’elle tue, marquent sans doute la limite de ce qui est acceptable en Allemagne. Elles ne servent d’ailleurs à rien puisque les flots de liquidités déversés ne le sont pas sur les salariés/consommateurs, ce qui aurait un impact sur l’économie réelle et la croissance, mais sur les banques qui les utilisent pour leurs spéculations, jusqu’à l’éclatement de la prochaine bulle boursière. Et l’on peut gager qu’il faudra au successeur de Draghi plus qu’un casque à pointe décerné par Bild pour être adoubé par Berlin, qu’il lui faudra présenter de très sérieux brevets garantissant le retour, coûte que coûte, à l’orthodoxie la plus obtuse."

Ensuite, ce fut Montpellier et une salle comble, dans un très beau lieu - le Gazette café - pour un dialogue avec Catherine Pont-Humbert (merci à elle pour sa lecture et ses questions) autour de La Grèce et les Balkans. Il y eut encore un entretien sur la radio locale Aviva, principalement autour des 30 bonnes raisons et accessoirement sur Tigrane, des rencontres avec les amis de l'association montpelliéraine de solidarité avec le peuple grec auxquels j'étais venu apporter mon concours en mars par une conférence dans le cadre de leur collecte de fonds pour les associations grecques (et la coopérative Viome) qu'ils aident, avec un ami Facebook matérialisé, une lectrice assidue de ce blog, avec Philippe Menut, le réalisateur de l'indispensable film La tourmente grecque, avec deux chercheuses qui travaillent sur la Grèce et m'ont fait un grand plaisir en me disant que La Grèce et les Balkans leur avait été bien utile...

Ce fut aussi l'occasion de retrouver mes amis et éditeurs d'H&O, Henri et Olivier, Loïc Marcou (le traducteur de L'Ultime Humiliation de Rhéa Galanaki que j'ai chroniqué sur ce blog et qu'il faut lire) ou Petros Markaris, de faire la connaissance de Christos Ikonomou (il faut également lire son Ca va aller, tu vas voir paru en grec en 2010 ; son Le salut viendra de la mer, qui vient de sortir en français, je me le garde pour Nisyros cet été).

Un peu fatigué au retour, mais content - aussi parce que j'ai beaucoup signé : je n'avais plus de Tigrane le dimanche à midi...

Enfin, toujours dans mon actualité, je signale aux lecteurs de ce blog qui voudraient se le procurer que je serai...

mercredi 3 mai 2017

Plaisir d'esthète...

Ces temps-ci sont pour moi un peu bousculés et anxieux... puisque c'est demain que sort en librairie mon nouveau roman Tigrane l'Arménien.

Mais ils m'ont aussi réservé un plaisir d'esthète puisque, quasi le même jour, mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe se sont retrouvés à l'honneur à la fois dans Royaliste, le bimensuel de la NAR (Nouvelle action royaliste), Bertrand Renouvin ayant repris sur son blog la recension de deux pages pleines qu'il lui a consacrée, et sur le site d'Initiative Communiste, journal du PRCF (Pôle de Renaissance communiste en France) qui reproduit aussi mes trois articles sur la triple impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui la Grèce, parus sur le blog L'Arène nie de Coralie Delaume et repris par le site "Les Crises" d'Olivier Berruyer.

Oui, la reconquête de la souveraineté est le préalable, non suffisant mais indispensable, à toute autre politique. Oui, tous ceux qui l'ont compris, le comprennent ou le comprendront, dans l'arc démocratique, devraient enfin se mettre à travailler ensemble pour proposer enfin, au-delà de leurs désaccords sur l'avenir, un plan de sortie de l'ornière européenne, expliquer clairement que refonder la République, refaire de la politique, rebâtir l'Etat social et la démocratie, que vont continuer à démanteler le Banquier aux ordres de Bruxelles et de l'Allemagne, suppose la sortie de l'euro et de l'UE. Oui Asselineau a joué, durant cette lamentable campagne, un précieux rôle de précurseur et de pédagogue en portant pour la première fois ce discours-là, mais ce discours-là ne peut être porté par une seule formation, à la base électorale étroite. Il faut qu'il le soit par un rassemblement, un nouveau CNR, qui, sans dissimuler aux électeurs les divergences sur l'avenir entre ses membres, aille au peuple avec un programme de salut public pour le pilotage de cette sortie - faute de quoi le FN, auquel on a abandonné le terrain de la souveraineté, de la nation, de la question sociale, de la démocratie même, accédera immanquablement au pouvoir. La prochaine fois si ce n'est cette fois-ci.

Pour le reste, les injonctions à voter pour l'incarnation d'une politique suicidaire qui fait continuellement monter le FN depuis 30 ans, afin de "faire barrage" à ce même FN, commencent vraiment à me fatiguer - pour rester poli.

Quant à la propagande obscène des médias et de la nomenklatura en général pour le porte-manteau hystérique de Merkel, j'ai le sentiment qu'elle pourrait bien avoir l'effet exactement inverse à celui qu'elle est censée provoquer - ces gens-là semblent n'avoir rien compris, rien appris ni du pilonnage médiatique de 2005, ni de celui du référendum grec, ni de celui du Brexit ou de l'élection de Trump.

jeudi 13 avril 2017

Tigrane l'Arménien : sortie le 4 mai

En mai 2008, nous participions, ma copine Marina Dédéyan et moi au salon du livre à La Gaude et, dans le même café littéraire où nous intervenions, sur le thème "Les grandes tragédies de l’Histoire : des bavures inexcusables ? Ou comment expliquer aux générations futures les erreurs du passé ! " (je venais de publier L'Or d'Alexandre où il est notamment question de la spoliation des collections juives par les nazis), une auteur dont je tairai le nom s'est mise à tenir des propos négationnistes sur le génocide arménien. Marina devait prendre un avion, elle est partie en me glissant à l'oreille : "je compte sur toi pour nous défendre".

Le lendemain, à l'aéroport de Nice, lorsque j'ai croisé la négationniste à gros tirages, j'ai senti que ma tête aurait volé à l'autre bout du hall des départs si ses yeux avaient été des yatagans.

Et je suis rentré à Paris en me disant que mon prochain roman tournerait autour du génocide arménien. Puis à la Comédie du livre de Montpellier, deux semaines plus tard, le père de Marina, m'a mis sur la trace de ces "Vengeurs" que le parti arménien socialiste révolutionnaire Dachnak lança, après la guerre, les Alliés n'ayant pas tenu leur promesse de punir les responsables turcs du génocide, à la traque des principaux d'entre eux, dont plusieurs furent éliminés...

J'ai commencé d'écrire Tigrane l'Arménien à Nisyros durant l'été 2008. Puis est arrivée la commande de Gallimard pour La Grèce et les Balkans qui a occupé cinq ans de ma vie. J'ai rangé Tigrane dans un tiroir.

Lorsqu'il en est ressorti, en 2014, j'avais changé ; le monde aussi. J'ai remis Tigrane sur le métier. Il n'était pas fini pour les cent ans du génocide. J'ai dû en terminer l'écriture au cours de l'été suivant - toujours à Nisyros.

Après 5 romans et quelques autres livres, j'ai alors pensé, en accord avec mes amis d'H&O, que le moment était peut-être venu de tenter une nouvelle aventure avec un autre éditeur, dont le diffuseur aurait une plus grande "force de frappe". J'ai cherché, essuyé des refus. Je l'ai fait lire à Geneviève Perrin qui m'a aidé, par ses précieux conseils, à comprendre certains défauts du manuscrit ; j'ai rencontré Colette Lambrichs, de La Différence, qui a tout de suite été enthousiaste - moyennant quelques retouches sur les mêmes problèmes que Geneviève avait identifiés.

Ce roman emmêle deux temps, celui du génocide et des Vengeurs, le nôtre - notamment dans La Grèce malmenée par l'Union européenne. Et voilà, il sera le 4 mai en librairie. Je serai avec lui à la Comédie du livre de Montpellier (retour aux sources !) les 20 et 21 mai, je le présenterai et le signerai le vendredi 9 juin à la Librairie Ithaque (73 rue d'Alésia, Paris 14e, métro Alésia), et sans doute à la fin de l'été chez Iannis et Odile Brehier à la librairie Lexikopoleio à Athènes... en attendant, j'espère, d'autres escales.

Mais si j'écris ce post maintenant, c'est qu'une longue période se termine ce soir : je viens de tenir entre mes mains le premier exemplaire d'auteur - tout juste sorti des presses. Au sixième roman, c'est toujours la même émotion, la même joie de tenir, enfin, l'Objet entre ses mains. C'est la fin, la matérialisation d'un long processus ; c'est le début d'une nouvelle aventure.

mercredi 22 mars 2017

Rendez-vous dimanche au Salon du livre de Paris

La librairie Desmos animera cette année le stand grec (L78) du salon du livre, à l'initiative de la Fondation hellénique pour la culture avec le soutien du ministère grec de la Culture. Voici le programme des présences sur le stand :

Plusieurs écrivains et traducteurs seront présents.

- Vendredi 24 mars, de 15 h à 18 h: le poète et traducteur Constantin Kaïteris présentera ses traductions d'Elytis, Embiricos, Engonopoulos et Valaoritis.

- Samedi 25 mars, de 15 h à 18 h: Vassilis Alexakis, Rhéa Galanaki et Yannis Tsirbas dédicaceront leurs livres sur le stand.

- Samedi 25 mars, de 18 h à 19 h, salle Pégase, débat sur La littérature grecque en temps de crise, avec les écrivains Rhéa Galanaki et Yannis Tsirbas, avec les traducteurs Loïc Marcou et Michel Volkovitch et Yannis Mavroeïdakos, directeur de la revue Desmos-Le Lien, ainsi que Katerina Fragou, agent littéraire.

- Dimanche 26 mars, de 15 h à 18 h, j'y serai, avec La Grèce et des Balkans du Ve siècle à nos jours ainsi qu'avec mes romans (mais pour ne pas "choquer" les sponsors, les 30 bonnes raisons n'y seront pas... On devrait faire en revanche une signature conjointe, à la librairie, de ces 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe et de mon prochain roman, Tigrane l'Arménien, à paraître à La Différence début mai : à suivre...).

		

lundi 20 mars 2017

Parce que c'était lui... Au revoir à un ami !

En 2005, l’association des "Bisqueers roses de Reims" m’avait invité, à l’occasion de son festival culturel gay et lesbien, à présenter mon dernier roman, La Quatrième Révélation, dans le cadre d’un forum de la FNAC. Nous étions là trois auteurs, je crois, et après les présentations et les questions du public, les échanges se prolongeaient par petit groupes quand une dame s’approcha de moi et me demanda si j’aurais la gentillesse d’aller parler au monsieur qu’elle accompagnait et qui se trouvait près de la sortie. Le monsieur en fauteuil roulant.

Josine me raconta plus tard que c’est elle qui, me trouvant un air sympathique, avait dit à Michel qu’elle irait me chercher, alors que lui, qui avait lu – et aimé – mes trois derniers romans, ne voulait pas qu’on me dérangeât. Je suivis Josine et arrivai devant Michel Robert. Sa voix n’était pas très forte et je m’accroupis, comme par réflexe, devant son fauteuil à la fois pour mieux entendre ce qu’il disait en raison du brouhaha ambiant et pour parler en face à face. Nous discutâmes, de mes romans, de sa lecture, assez longtemps je crois. Nous échangeâmes téléphones et adresses électroniques.

Puis, au moment où j’allais le quitter, Michel lâcha : « En tout cas, je vous remercie d’avoir accordé du temps et de l’attention à quelqu’un comme moi ». Je restai interdit un instant :

– Comment ça, comme vous ?

– Ben oui, un handicapé.

– Comment ça, un handicapé ? J’ai échangé avec un lecteur, pas avec un handicapé, et avec un lecteur qui m’a parlé de mes livres d’une manière qui me touche…

Ces quelques mots que Michel venait de me dire se sont mis à tourner dans ma tête. Ils ont amorcé un dialogue, une amitié. Nous avons pris l’habitude de nous téléphoner, nous sommes allés le voir, quelquefois, à Ay, où les larges baies vitrées d’un appartement plein de livres et de beaux objets donnent sur le canal. Il est venu me voir à Paris, pour des salons du livre, à la maison. Mais comment diable avait-il pu penser que, parce qu’il était handicapé, je ne lui aurais pas accordé la même attention qu’à un autre lecteur ? J’ai fini par lui poser la question. Il m’a répondu qu’un de mes « collègues », un jour, dans une circonstance identique, l’avait envoyé paître à peine poliment. Puis à force de questions, il m’a, par petites touches, raconté les regards qui se détournent, les réflexions désobligeantes saisies au vol, les gestes d’inattention ou de malveillance qui blessent, qui compliquent l’existence, empoisonnent le quotidien.

Josine, elle, m’a dit combien il avait été ému par ce que j’avais fait naturellement, par réflexe : m’accroupir pour que nous soyons à la même hauteur d’homme. Combien il m’en était… reconnaissant. Josine est son auxiliaire de vie – drôle, truculente même, pleine de vitalité communicative et d’attentions, sans en avoir l’air. Une sacrée bonne femme, pour laquelle je me suis senti en même temps une solide sympathie et une robuste admiration.

Tous mes livres sont nés d’un coup au cœur, d’une colère, de la volonté de rendre la parole à des hommes auxquels on l’a enlevée. Rapidement, après notre première rencontre et ses mots qui m’avaient interloqué, je me suis dit que mon prochain roman aurait un handicapé pour héros. Littérature, télé, cinéma, le handicap était alors absent de la fiction en France. L’Or d’Alexandre est paru en 2008, trois ans avant Intouchables.

Alors un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et décroché le téléphone. J’ai expliqué à Michel ce que je voulais faire. Un thriller historique, dans la veine de mon précédent roman, autour du vrai et du faux en art et en archéologie, avec le Louvre (où je venais de passer un an) et le monde des galeristes en toile de fond, dont un handicapé serait le… moteur. Il ne s’agissait pas de raconter la vie de Michel, et je ne voulais pas faire larmoyer Margot sur un « pauvre handicapé ». Je voulais écrire un livre de suspense, d’action, d’amour dans lequel le lecteur se rendrait compte soudain, après une centaine de pages, que le personnage qui mène le jeu vit dans un fauteuil. Je voulais aussi écrire un livre vrai. J’ai expliqué à Michel que je ne pourrais l’écrire s’il ne me disait pas tout. Tout ce qu’était sa vie. S’il ne répondait pas à mes questions, à toutes – les plus naïves, les plus stupides, les plus intimes, les plus désagréables. Je crois vraiment qu’il n’a pas hésité un instant avant de me dire que, bien sûr, il était partant.

Michel était tétraplégique. Il avait perdu l’usage de ses quatre membres à la suite d’un accident d’automobile : fracture des vertèbres C6-C7 ; ses triceps ne marchaient plus, il ne pouvait se mouvoir seul ; mais ses biceps et la pince pouce-index fonctionnaient encore. Il m’a tout raconté : le réveil après l’accident, la souffrance physique, l’angoisse, la volonté de disparaître quand on apprend qu’on ne vivra plus jamais comme avant, la rééducation, les espoirs et les déceptions, la douleur de la dépendance, l’incontinence fécale ou la constipation, les crises d’hypertonie spastique (la jambe qui se tend soudain hors de tout contrôle), le rapport à une sexualité qu’il ne pouvait plus vivre… Il a toujours répondu scrupuleusement à toutes mes questions, sans fausse pudeur, sans jamais éluder, même s’il pouvait souffrir d’avoir à y répondre, même si je ne faisais preuve d’aucune « pitié » pour tenter d’appréhender son vécu dans toutes ses dimensions. Et puis il y avait son rapport avec Josine, qu’il n’appelait jamais que « Madame Deplanque »…

J’ai écouté, regardé ; j’ai fait mon boulot de romancier : digérer, reconfigurer, écrire. Dans L’Or d’Alexandre, Philippe doit tout à Michel et Malika Cherfi doit beaucoup à Josine ; mais Philippe est Michel justement parce qu’il n’est pas Michel. Éviter tout pathos, oser l’autodérision, ou l’autocruauté, qui me frappaient dans certaines de ses remarques. Oser faire sourire de certains mots, maux, situations où le drame le dispute à la comédie.

Encore fallait-il passer l’épreuve de sa lecture. Il attendait impatiemment le manuscrit – probablement aussi avec appréhension. Mais il ne m’en a jamais rien dit. Lorsque j’eus mis le point final, je lui précisai que – évidemment – il pouvait corriger tout ce qu’il voulait, que je supprimerais sans discuter tout ce qu’il pouvait juger inutile ou inopportun. Ce livre n’aurait pas existé sans lui, il ne pouvait exister s’il avait ne fût-ce qu’une réticence à son égard. Il aurait juste à dire et je m’exécuterais. Je n’ai pas eu longtemps à attendre – sur des charbons ardents – son coup de téléphone. Enthousiaste, ému. Il ne m’a fait qu’une seule remarque : j’avais écrit que le coussin anti-escarres était rempli d’eau, alors qu’il était gonflé à l’air, composé d’œufs indépendants les uns des autres, qui se mettent parfois de travers, nécessitant d’être un peu soulevé pour se retrouver d’aplomb.

Naturellement, L’Or d’Alexandre porte une dédicace : « À Michel Robert. Sans son amitié, son courage et sa confiance, ce livre n’aurait pas existé ». Et jamais dédicace ne fut plus justifiée.

Michel a suivi ma tournée de promotion avec une curiosité gourmande. Le soir de la remise du prix « Handi livres », il était plus impatient que moi. Et lorsque je l’ai appelé pour lui donner le résultat, je l’ai senti plus déçu que moi (cherchant à me cacher sa déception, pour me réconforter) et plus scandalisé que moi (il ne cachait pas sa colère) lorsque je lui ai expliqué que L’Or avait obtenu le vote de la majorité des membres du jury, mais qu’il était arrivé deuxième parce que le sponsor du prix, qui avait voix double, avait inversé l’ordre…

Reste que, pour nous deux, je crois, L’Or d’Alexandre fut une intense aventure humaine – qui vaut largement tous les prix.

Durant les années qui suivirent, notre dialogue s’est poursuivi, à distance le plus souvent. Il m’interrogeait toujours sur ce que j’étais en train d’écrire, il était impatient de lire le prochain roman, ennuyé, je crois, que j’aie consacré tant de temps à La Grèce et les Balkans, ce qui me distrayait de l’écriture romanesque. Je lui ai raconté Tigrane l’Arménien au téléphone : mon prochain roman aura mis trop de temps pour trouver son éditeur. Michel ne pourra pas le lire.

Vendredi dernier, j’étais à Montpellier pour faire une conférence à l’invitation du collectif local de soutien au peuple grec. Et j’ai passé le samedi avec Henri et Olivier, mes amis de H&O qui ont édité mes cinq derniers romans et mon récent essai sur l’Europe. Pendant des années, Michel a acheté tout ce qui sortait chez H&O – la lecture était un des moyens essentiels par lequel il restait présent au monde. Mais à eux comme à moi, Michel disait depuis quelque temps qu’il avait de plus en plus de mal à lire, à se concentrer pour lire. Il avait aussi partiellement perdu l’usage de ses « pinces » ; il avait de plus en plus de mal à conserver un intérêt pour la vie. Sa famille, ses petits-neveux dont il m’avait raconté à plusieurs reprises la joie qu’il éprouvait à les emmener au Louvre, demeuraient pour lui un point d’ancrage essentiel.

Samedi dernier, nous avons constaté, Henri, Olivier et moi que nous n’avions pas de nouvelles récentes de Michel. Depuis plusieurs semaines, je me disais que je manquais à notre amitié, que j’avais laissé passer top de temps. Et puis les urgences, la vie… À Henri et Olivier j’ai dit : « Impérativement, je l’appelle lundi ». Mais dimanche, en rentrant de Montpellier, j’ai reçu un message de Josine. Je l’ai rappelée avant même d’arriver à la maison : la veille, alors que nous parlions de lui à Montpellier, Michel avait eu un AVC, alors que Josine le préparait pour sa journée. Il était parti pour l’hôpital, encore conscient, en lui disant : « à ce soir ». Puis il s’était enfoncé dans le coma. Sans espoir de retour. Il ne voulait pas d’acharnement. Josine a ajouté qu’il était en train de lire mes 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe – probablement par pure fidélité à notre amitié, car je doute que ces questions-là l’aient beaucoup passionné ces temps-ci. Il est resté un ami fidèle alors que j’étais un ami trop absent.

J’ai dit à Josine qu’elle me prévienne. Lundi, c’est la nièce de Michel qui, respectant ses volontés, m’a rappelé pour me dire qu’il était parti. Et, comme il s’était converti à l’Islam, il y a bien des années, l’inhumation devait se faire rapidement – mardi. Impossible pour moi d’annuler les cours que je donnais ce jour-là, pour aller lui dire au revoir.

Alors voilà, aujourd’hui, j’ai l’impression, amère, d’avoir raté nos derniers rendez-vous, de n’avoir pas été assez présent ces derniers temps. Pardonne-moi, Michel ! Ce texte, c’est mon baiser d’adieu et un bouquet de mots sur ta tombe pour te dire que tu as été quelqu’un d’important dans ma vie. Tu es libéré de ce corps où tu souffrais d’être emprisonné. J’espère, moi le païen, que le paradis des bons musulmans existe et que tu y es heureux.

Compte courriel piraté !

Si certains d'entre vous, chers lecteurs, recevez de ma part une demande d'aide, c'est que vous étiez dans mon carnet d'adresses courriel d'Orange.

Je ne suis pas en perdition à Athènes.

Le message à mon nom venant de l'adresse suivante : voila1498@btinternet.com, est celui d'un pirate ! N'y répondez pas, détruisez-le !

Mon compte courriel a en effet été piraté et mon carnet d'adresses aspiré et vidé, si bien que je ne peux même pas avertir mes correspondants. Je tâche de le faire à partir de mes messages archivés...

Excusez-moi par avance de la gêne occasionnée.

dimanche 22 janvier 2017

Tous nos voeux aux lecteurs de ce blog pour 2017 !

En 2016, lorsque nous sommes revenus de Nisyros, maman venait d'entrer à l'hôpital. Elle nous a quittés le 15 février. Je n'ai pas eu le coeur à vous bricoler notre habituelle carte de voeux. Je pense beaucoup à elle ces jours-ci... Mais je reprends le fil de notre "tradition".

Voici donc notre carte de voeux 2017 (je crois que nous en aurons collectivement le plus grand besoin !) avec des images de notre séjour en décembre-janvier dernier sur notre volcan.

Pour moi, 2017, sera tout à la fois l'année des mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe, chez mes éditeurs (et amis) "historiques", H&O, dont le démarrage est fort encourageant... les retours de lecteurs connus ou inconnus (comme celui qui a écrit la première critique sur Amazon), me faisant penser que j'ai, en tout cas, atteint le but que je m'étais fixé : écrire un livre d'intervention, facile à lire sans sacrifier la complexité, démontrant par l'histoire et les faites que l'UE n'a rien à voir avec ce que rabâche depuis plus de 65 ans la propagande.

Mais 2017 devrait être aussi l'année de la sortie de mon septième roman, provisoirement intitulé Tigrane l'Arménien. Ce livre, comme tous mes romans, est né d'une rencontre et d'une indignation qui ont généré une nécessité intime. Il est né d'un débat dans un salon du livre où nous étions, ma copine Marina Dédéyan et moi, sur les hauteurs de Nice, il y a quelques années déjà (moi, ce devait être pour L'Or d'Alexandre...). Et nous nous sommes trouvés confrontés à une journaliste de L'Obs, auteure de best-sellers et descendante de la famille ottomane qui a nié le génocide avec les arguments habituels de ce genre de personnage. Marina avait un avion à prendre, elle est partie en me disant : je te laisse la tâche de défendre les victimes, ou quelque chose du genre. Le lendemain, j'ai croisé à l'aéroport de Nice la journaleuse ottomano-obsienne en question : si ses yeux avaient été des yatagans, je ne serais plus de ce monde. Rentré à la maison, je me suis dit : je ne peux plus faire autrement que d'écrire un roman là-dessus...

Il m'a fallu, comme souvent, beaucoup de temps pour trouver la forme romanesque. L'écriture en fut interrompue durant 5 ans, par la commande de Gallimard qui aboutit aux trois tomes de La Grèce et les Balkans. Et lorsque je repris ce qui avait été écrit 5 plus tôt, je n'étais plus le même, le monde... et la Grèce non plus. J'ai remis l'ouvrage sur le métier... Puis il a fallu trouver un éditeur ; H&O était preneur mais nous étions parfaitement d'accord pour que je tente une aventure ailleurs. Le temps a de nouveau passé...

Hier soir, j'ai bouclé ce soir le retravail sur le manuscrit que m'a demandé l'éditeur - enthousiaste, mais qui à identifié de manière très pertinente quelques problèmes que je pense avoir réglé : le séjour nisyriote y fut largement consacré. Après une dernière relecture, le manuscrit est parti à sa destinataire...

Sur les charbons ardents, bien entendu, en attendant sa réaction !

mercredi 4 janvier 2017

Première connexion nisyriote de l'année, dernières mentions des "30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe"

Belle année à tous ! Kali chronia kai chronia polla !

Depuis une semaine, nous sommes à Nisyros, après une halte forcée d'une nuit à Kos, à cause du vent. Alternance de superbes journées printanières, comme aujourd'hui (deux bains de mer les 1er et 2 janvier : une merveille !) et de froid... tonique ! Apparemment, demain ce sera tempête et les jours suivants de nouveau hivernaux...

L'île est belle... toujours... et sèche... encore. Il est loin d'avoir plu assez pour combler le déficit de l'an passé...

En attendant, mes Trente bonnes raisons pour sortir de l'Europe poursuit sa route :

- d'abord, il y a eu, le 26 décembre, sur le nouveau et excellent site d'information ''Le Vent se lève'', dont j'ai déjà dit sur ce blog (et je le redirai) tout le bien que j'en pense, une critique (sous-titrée : "de la critique à la mise à mort") de Lenny Benbara... et c'est un plaisir intense d'être apprécié par les gens qu'on apprécie !

- ensuite, l'ami Panagiotis Grigoriou en cause une deuxième fois dans un des derniers papiers de son indispensable blog greekcrisis (aidez-le, si vous le pouvez, il défend notre liberté d'être informé autrement que par les médias de révérence) ;

- enfin (provisoirement !), Coralie Delaume, sur son tout aussi indispensable blog, "L'Arène nue", a publié, le dernier jour de 2016, une interview intitulée : "L'Europe fait preuve de cécité géostratégique face à la Turquie". Je n'ai pas encore lu le livre qu'elle publie ces jours-ci avec l'économiste David Cayla, La Fin de l'Union européenne (Michalon), mais ce que je peux vous dire, pour l'avoir déjà parcouru, c'est que leur livre et le mien sont parfaitement complémentaires... sans que nous ne nous soyons concertés !

Et avec contre elle, des mousquetaires comme nous, cette vieille catin d'UE a du souci à se faire.

Quant au Royaume-Uni, un universitaire historien à qui j'ai envoyé mon livre, m'écrit dans un courriel ouvert ce jour qu'un récent sondage donne désormais 68 % de Britanniques favorables à la poursuite du Brexit. Comme en 1940, les Britanniques nous montrent la voie, n'attendons pas qu'il soit trop tard pour la suivre !

Bref, pour 2017, je nous souhaite d'abord la mort de cette UE, machine à défaire la démocratie, étouffer l'économie et écorcher les peuples, à commencer par le peuple grec qui a servi, depuis 2009, d'animal de laboratoire.

samedi 24 décembre 2016

Bonne fin d'année !

Bon Noël à ceux qui croient ! Joyeux solstice aux païens (on les oublie trop souvent et si je suis quelque-chose, c'est plutôt là qu'il faut me ranger) ! Bonne fin d'année à tous ! M'est avis qu'on aura besoin de réserves d'énergie et de résolution pour affronter la prochaine !

Bon, je vous abandonne quelque temps... Je vais vous peaufiner, sur "notre volcan", un roman qui devrait sortir en 2017... Balades, bains de mer et travail le dos à la cheminée au programme. J'espère qu'il ne fera pas trop frisquet et qu'il pleuvra un peu : la nature assoiffée l'an passé, et notre citerne, en ont besoin.

En attendant, n'oubliez pas de lire et d'offrir les "30 bonnes raisons de l'Europe" ! Comme je n'aurai qu'une connexion intermittente ou très intermittente, je ne pourrai pas forcément partager de suite les nouveaux papiers suscités par ce livre... Il paraîtrait qu'il se prépare quelque-chose du côté de L'Arène nue, l'excellent blog sous programme de la Troïka de Coralie Delaume, et aussi sur un nouveau média électronique passionnant, lancé récemment par une bande de jeunes gens bourrés de talent et d'énergie qui s'intitule Le Vent se lève... Alors soyez vigilant !

Sinon Je vous rappelle ce qui est déjà paru :

La première critique est parue sur le site du Musée Europe : "manuel de résistance aux litanies de la propagande, politique, médiatique et demi-savante", "manuel d’éducation populaire", "30 chapitres faciles à lire qui lapident les mythes de la propagande, historiquement, économiquement et politiquement"... voilà qui définit fort bien mon projet, et si j'ai réussi cela, c'est bien cela que je voulais réussir !

Jeudi 15 décembre, j'étais l'invité du "Méridien d'Europe" de José-Manuel Lamarque sur France Inter : le podcast est ici.

Le site historique Herodote.net a consacré à mon livre un long compte-rendu intitulé : "Quand l'histoire nourrit le débat" (merci mille fois à André Larané !) repris par plusieurs sites de la Toile, dont celui de la section du PCF du Bassin d'Arcachon.

Frederic L'Helgoualch a consacré à ce livre une des chroniques (bien agréable à lire pour moi) de son blog hébergé par Mediapart : "Olivier Delorme présente ici un ouvrage indispensable, intelligent et surtout citoyen, qui met à bas les masques, les ficelles insoupçonnées d'une propagande bien installée. À découvrir absolument !"

Allez, bonnes fêtes à tous !

lundi 12 décembre 2016

Première critique, premier passage radio

Mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe sont désormais en librairie.

Et comme il ne faut pas trop compter sur le presse de révérence pour lui faire échos, nous avons beaucoup misé sur les blogs et médias alternatifs.

Le premier papier vient de tomber sur le blog "Musée de l'Europe & de l'Afrique" : une lecture approfondie et enthousiaste. Une critique qui fait plaisir à lire ! "manuel de résistance aux litanies de la propagande, politique, médiatique et demi-savante" "manuel d’éducation populaire", "30 chapitres faciles à lire qui lapident les mythes de la propagande, historiquement, économiquement et politiquement"...

Voilà qui définit fort bien mon projet, et si j'ai réussi cela, c'est bien cela que je voulais réussir !

Quant à la première radio, ce sera France Inter, jeudi 15 (à 5h06) mais c'est podcastable ici : je serai l'invité du "Méridien d'Europe" de José-Manuel Lamarque que j'ai rencontré à l'occasion de la sortie de La Grèce et les Balkans (Folio Histoire, Gallimard 2013), auquel il avait, en grand ami de la Grèce, consacré deux émissions, et une encore à La Guerre de 14 commence à Sarajevo (Hatier, 2014).

dimanche 27 novembre 2016

Retour à Paris...

Entre 150 et 180 dédicaces en 24h00 de mes ''30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe'' pour les bienfaiteurs et acheteurs sur le site d'H&O, pour la presse, pour les heureux destinataires des quelques exemplaires gratos de l'Ôteur... Et donc, demain ça part de la poste de Saint-Martin-de-Londres. Guettez le facteur !

Trois précisions :

1/ merci à mes éditeurs chéris, Henri Dhellemmes et Olivier Tourtois qui m'ont chouchouté (je vous recommande vivement le champagne Drappier brut nature 0 dosage : corps, finesses des bulles, une merveille pour arroser la fin de l'UE... enfin le livre qui va conduire à la fin de l'UE...) ;

2/ je ne ferais pas ça tous les jours ! mais entre 2 dédicaces il est quand même parvenu jusqu'à moi que Fidel avait quitté Cuba ;

3/ dans le train, en rentrant, comme je n'avais pas envie de travailler, je me suis plongé dans mon livre, comme un Ôteur ne le fait jamais, en lecteur : eh bien je dois vous avouer que je trouve ça plutôt pas mal torché ! Et je n'ai pour l'instant repéré qu'une coquille.

4/ Frédéric, qui voulait que j'écrive une biographie autorisée de Jean-Claude Juncker, en feuilletant ledit bouquin, vient de faire ce commentaire : tu ne te rends pas compte des emmerdes qu'on va avoir avec tes conneries...

Pour le reste... Jupillon désigné candidat avec 100% des suffrages, c'est une élection de... maréchal !

Au moins, on en a fini avec la pitrerie des primaires de l'aile droite du grand parti de la capitulation permanente est terminée. Maintenant, il va falloir se payer les primaires de l'aile solférinienne.

Cette caste politique faillie depuis plus de 40 ans aura réussi un tour de force avec le quinquennat et les primaires : transformer un régime de parlementarisme rationalisé, en rupture avec le régime des partis qu'était la IVe et partiellement la IIIe, avec un président garant de l'intérêt national en raison d'un lien direct entre lui et le peuple, en régime présidentiel sans les contre-pouvoirs nécessaires à un régime présidentiel, doublé d'un régime des partis. Le tout dans un cadre européen où l'exécutif est cantonné à l'exécution des injonctions allemandes transmises par Bruxelles.

Banco !