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mardi 15 janvier 2019

Feignants et déconneurs

Au lieu de 35 questions , il suffisait d'en poser une :

Quelles sont les mesures imposées par Berlin et Bruxelles que vous souhaitez voir mises en oeuvre en priorité ?

Et puis, côté écologique, ça aurait fait des économies de papier, donc d'arbres. Tous ces arbres abattus pour véhiculer une aussi indigente prose... Je serais des ONG environnementales, je monterais au créneau illico.

Et après les feignasses, voici donc les déconneurs.

Nan mais c'est vrai quoi, les feignasses n'ont pas le goût de l'effort et ces salauds de pauvres sont pauvres parce qu'ils déconnent...

Je répète que je ne crois pas à la stratégie de la tension. Je me trompe peut-être mais je pense vraiment que ce type croit dur comme fer à ce qu'il dit et ne peut pas s'empêcher d'en sortir une à chaque occasion parce qu'il n'a aucun contrôle de lui-même. Comme son Alexandre ne peut pas s'empêcher de castaner... C'est à mes yeux de l'ordre de la pulsion.

Sans doute même les saillies de Sarkozy étaient-elles, tout en exprimant sa personnalité profonde de parvenu mal élevé, plus politiquement réfléchies.

Lui ne peut pas s'en empêcher, il éjacule la haine de sa caste comme par réflexe.

Et, chaque fois que je l'entends, me revient désormais cette réflexion de Romain Gary : "La plus grande force spirituelle de l'humanité, c'est la connerie ".

Ce qui ne signifie pas, tout au contraire, qu'il ne soit pas dangereux. Il est extraordinairement dangereux parce qu'il est ce qu'il est - con.

Je rédige ce post et,pour voir si je ne pousse pas trop loin, je regarde "éjaculer" dans le dico en ligne du TLFI. Deuxième partie de la définition et citations parfaitement en accord avec ce que je veux exprimer:

"B.− P. métaph. ou au fig., souvent péjoratif. Le sujet désigne une pers., un groupe de pers.; le compl. des propos, des pensées, des sentiments intenses. Proférer, exprimer avec force, avec passion, sans délicatesse. "Éjaculer des injures, une tirade. Une causerie sur les plus grands sujets (...) cela me permettrait d'éjaculer un tas de choses que j'ai en moi et que je ne serais pas fâché de voir sortir" (Goncourt, Journal,1888, p. 831).

"Je me mettrai à écrire. Tout cela dans l'unique but de cracher sur mes contemporains le dégoût qu'ils m'inspirent. Je vais enfin dire ma manière de penser, exhaler mon ressentiment, vomir ma haine, expectorer mon fiel, éjaculer ma colère, déterger mon indignation." Flaubert, Corresp.,1872, p. 57.

dimanche 13 janvier 2019

Athènes-Paris

Nous voici donc rentrés.

Vous vous souvenez peut-être qu'à la fin du débat sur RT, chez Dominique Taddéi, où François Asselineau et moi étions opposés à deux calamiteux européistes, l'ultime argument, massu, de ces derniers, une fois les autres démontés par nos soins, fut que l'euro permettait d'aller en vacances... sans payer de frais de change.

Eh bien celui-là aussi tombe à l'eau. C'est en Grèce... pour l'instant, mais comme la Grèce est depuis 10 ans le laboratoire, attendez-vous à savoir (comme disait la regrettée Geneviève Tabouis) qu'il vous arrivera bientôt la même chose, à savoir que tous les retraits aux automates de toutes les banques (que ce soit la vôtre ou pas... sauf Alpha Bank pour l'instant) sont désormais taxés à hauteur de 2,5 euros pour un retrait de 200 euros (soit 1,25% si je compte bien).

A part ça, nous avons eu le privilège de croiser Merkel à Athènes. Enfin, croiser... pas vraiment car tout le centre d'Athènes puis le quartier où elle dînait avec Alexis puis la route de l'aéroport ont été simplement bouclés pendant 48 heures, tant la dame est populaire en dehors du gouvernement de "gauche radicale".

Bilan de la visite : Merkel reconnaît la responsabilité des nazis dans les crimes nazis, c'est-à-dire allemands, en Grèce !

Veine !!! Quel progrès ???

Et la restitution du l'or volé, les réparations... Ach Nein bas question. Vous devriez être zatisfait que che reconnaisse que ce sont tes nazis qui ont commis les crimes nazis.

Ça valait la peine de bloquer Athènes pendant deux jours !!!

En réalité, la chancelière du Reich est venue resserrer les boulons pour s'assurer, schlag en main, que l'accord avec l'ARYM, une fois ratifié contre les résultats du référendum en ARYM et grâce à quelques députés achetés en dollars à Skopje, soit bien ratifié aussi à Athènes.

Il se dit qu'à Athènes aussi les valises de billets circulent ces jours-ci depuis les ambassades de es Etats-Unis et du Reich, vers... les valises des billets et les menaces. Un député grec de l'Union du centre a ainsi déclaré que les ambassadeurs d'Allemagne et des États-Unis lui avaient rendu visite.... Chacun à son tour.... Pour le menacer du "pire" s'il ne votait pas la ratification de l'accord signé par Tsipras avec l'ARYM.

Rappelons que l'ambassadeur des Etats-Unis en Grèce est celui-là même qui était en poste en Ukraine au moment de Maïdan.

Un expert !

Quant au ministre de la Défense, Panos Kamménos, il a démissionné ce matin, comme il avait annoncé qu'il le ferait si l'accord aec l'ARYM arrivait devant le parlement grec.



Kamménos est le chef du petit parti de droite des Grecs indépendants (ANEL) partenaire indispensable de coalition de Syriza depuis 2015. Virtuellement le gouvernement croupion de Tsipras, qui a déjà vu démissionner le ministre des Affaires étrangères négociateur de l'accord, n'a plus de majorité.

Les billets et les menaces visent donc à la mise en survie artificielle du gouvernement de "gauche radicale", grâce à des dissidents de l'ANEL, aux eurobéats de Potami et à ceux qui céderont aux dollars et/ou aux menaces, le temps de terminer le boulot qui permettra la validation des candidatures de l'ARYM à l'OTAN et à l'UE. Ensuite on pourra laisser revenir au pouvoir à Skopje une majorité de droite nationaliste, hostile à l'accord et qui bafouera en reprenant sa propagande irrédendiste. La Grèce, quant à elle, aura perdu tout moyen de pression par la levée des vetos grecs auxdites candidatures.

Ensuite viendra le temps pour le petit Gauleiter de "gauche radicale" le temps de restituer le pouvoir au petit Gauleiter de droite, encore plus germanolâtre, qui piaffe d'impatience et qui n'aura pas ainsi à assumer la marque d'infamie qui, pour une partie très majoritaire de l'opinion grecque, s'attache à cet accord. Jusqu'ici, je pensais que le but d'Alexis était de devenir vice-Premier ministre de Kyriakos (le futur Gauleiter de droite), mais des amis nous ont suggéré ces jours-ci que, pour dividendes des services rendus au Reich, Alexis viserait plutôt la présidence du pseudo-parlement européen... ou la place de Tusk... ou seul du poivrot luxembourgeois, qui sait ! Ainsi on pourrait dire que l'UE n'est pas de droite, qu'elle est même un peu de "gauche radicale" !

On verra !

En attendant, hier, dès mon retour, j'ai assisté à la réunion publique de l'Appel de La Sociale pour la défense de la souveraineté de la nation et des droits sociaux, en soutien au mouvement des Gilets jaunes, pour la défense des libertés publiques et des droits démocratiques, qui passe forcément par la récupération de notre entière souveraineté, face à une UE qui a été et qui est le prétexte et le moteur de la liquidation de ces libertés et de ces droits.

Quant aux interventions - notamment celle de Djordje Kuzmanovic, récemment éjecté de LFI et pour qui j'ai grande estime et considération - elles ont pour la plupart insisté sur la nécessité de rassembler, au-delà des vieux clivages privés de sens par ce qu'il est convenu d'appeler la construction européenne, tous ceux qui partagent la même conviction que la restauration d'une République démocratique et sociale passe par la récupération de notre souveraineté.

Pour ma part, j'ai évidemment tenu à exposer dans cette réunion ce que sont pour moi les leçons du martyre infligé au peuple et à la nation grecs depuis bientôt dix ans: combien il est illusoire d'attendre quoi que ce d'une alternance dite de gauche qui ne pose pas comme préalable la rupture avec l'UE et l'euro, combien la réalisation de ladite alternance dans le cadre de l'UE, forcément désastreuse, est politiquement ravageuse et démobilisatrice, stérilisante ; combien l'exemple grec nous impose donc, si nous voulons une alternance de politique et non d'hommes menant la même politique, il est vital de réorganiser le champ politique selon le seul clivage signifiant aujourd'hui: pour ou contre la rupture avec l'UE.

Dès lors que nous aurons rompu, nous pourrons recommencer à faire de la politique projet contre projet ; aujourd'hui, le seul débat qui vaille et qui transcende les vieux clivages que l'UE à tués, c est bien : récupère-t-on les instruments de la souveraineté qui permettent de faire de la politique, ou les laisse-t-on, sous couvert d'Europe, aux mains de l'oligarchie qui a conçu, dès l'origine, le projet européen comme le moyen de priver les peuples de tout moyen d'action sur leur propre destin ?

samedi 5 janvier 2019

Kitrina Gileka

C'est la traduction en grec de "Gilets jaunes".

A la taverne du village, hier soir, avec deux copains grecs. Bien sûr, on parle des Gilets jaunes. Iannis, qui fut cadre régional Syriza, membre suppléant du CC, et qui, depuis 2015 qu'il a démissionné après la trahison de "vous savez qui", a le plus grand mal à re-croire en qui et en quoi que ce soit, fait le parallèle avec les Indignés espagnols et grecs et dit : "oui mais tu vois bien sur quoi ça a débouché..." Et Dimitri : "oui mais avec la France, c'est pas pareil, les révolutions ils savent faire, les révolutions sont toujours parties de France".

Et oui, Françaises, Français, la France ça signifie toujours quelque chose dans le monde, et ça ne signifie certainement pas Macron.

mercredi 2 janvier 2019

Kali chronia kai chronia polla !

Bonne année, bonne santé, réussites et bonheurs ! je vous adresse mes voeux après les deux derniers bain de mer de l'année, le 30 et le 31, depuis notre coin du feu nisyriote.

Le 31, nous avons réveilloné à la taverne du village: nous deux, Iannis qui fait la cuisine et Stavroula la petite serveuse, le pope et deux autres personnes. Avant la crise, il fallait réserver et tout l'étage était bondé sans espace pour rajouter une chaise: la Grèce va mieux comme dirait Mosco!

A minuit, Stavroula est sortie sonner la cloche et Iannis a fait péter 4 pétards, puis raki cul sec et vassilopita (le gâteau des rois avec une pièce dedans) faite par la maman de Iannis - une merveille !

Hier on est allés à Avlaki mais vent du sud la mer était trop grosse pour se baigner... Aujourd'hui, deuxième jour gris depuis notre arrivée où on ne mettra guère le nez dehors. Il a plu la nuit dernière et la nuit d'avant, la citerne : 1,10 m de gagné depuis notre arrivée, 1,58, ce matin, on est tranquilles pour l'été !

Ah si, j'oubliais dans les voeux... L'effondrement de l'euro et la disparition de l'Union européenne pour 2019 ! Je crois vraiment que ça ne relève plus du voeu pieux !

Et en PS : mon éditeur, H&0, a lancé une pub sur Amazon pour mes 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe, il paraît que s'il y avait des commentaires (bons, de préférence) ça aiderait la diffusion de ladite pub, alors si vous l'avez lu et aimé, ne vous gênez surtout pas !