OD

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 13 mars 2017

Indignité permanente

Je trouve aussi indignes la lâcheté de ce qui fait fonction de gouvernement français (et de ministre Affaires étrangères... si on peut encore appeler ainsi l'ectoplasme qui hante le Quai d'Orsay) à l'égard du gouvernement islamo-autoritaire de Turquie, que celle de la soi-disant opposition qui justifie sa critique par la rupture de la prétendue "solidarité européenne" avec l'Allemagne et les Pays-Bas.

Ce n'est pas parce que l'Allemagne et les Pays-Bas ont fait une chose et se font insulter et menacer par Ankara que la haine et le venin crachés par l'agent du régime islamo-autoritaire d'Ankara sont inacceptables sur le territoire de la République française, c'est parce qu'il s'agit de haine et de venin, et c'est parce qu'il est craché par l'agent d'un gouvernement étranger qui n'a pas à venir mener campagne sur le territoire de la République.

Et l'état d'urgence, il ne pouvait pas servir à quelque chose pour une fois ? Non vraiment, ce système partisan qui mime l'alternance, et dans lequel Macron est le dernier leurre destiné à faire durer l'imposture cinq ans de plus, n'est plus qu'un système de trahison permanente. Le FN n'a même plus rien à dire ni à faire, juste à attendre la prochaine trahison et en toucher les dividendes électoraux.

dimanche 12 mars 2017

Le sultan, la cécité de l'UE et un nouveau papier sur L'Arène nue

Pendant que Fillon se fait tailler des costards et que Macron s'apprête à aller faire hommage à la chancelière du Reich européen, le sultan, lui, entend que sa bonne parole soit portée partout dans les populations de nationalité turque.

Or, donc, en France (contrairement aux Pays-Bas et à l'Allemagne... où des élections auront lieu mercredi et à l'automne... avec de fortes poussées prévisibles de la droite radicale qui menacent la stabilité des nomenklaturas en place et les rendent soudain un peu méfiants à l'égard de l'islamofascisme turc...), le ministre du régime islamiste de terreur et d'arbitraire qui règne sans partage, depuis une parodie de coup d'Etat, sur la Turquie, pays membre de l'OTAN et candidat à l'UE, qui viole la souveraineté de deux pays de l'UE de manière permanente, peut donc venir délivrer librement sa propagande haineuse pour le plébiscite destiné à transformer un pouvoir autoritaire en dictature légale.

Il est vrai que nous n'avons de problème ni avec l'islamisme radical sur notre territoire que le régime Erdogan peut donc venir attiser sans aucun inconvénient, ni avec la droite radicale qui risque en outre de tirer profit de ce laxisme bien compréhensif de notre nomenkaltura.

Du coup, la deuxième partie de mon papier sur la triple impasse dans laquelle se trouve la Grèce, qui paraît aujourd'hui sur le blog de Coralie Delaume, L'Arène nue, et qui est consacrée à la dimension géostratégique, donc à l'incroyable cécité de l'UE à l'égard de la Turquie et de la menace qu'elle représente en prend un aspect d'actualité que je n'avais pas prévu en l'écrivant.

La troisième partie portera sur la dimension politique de l'impasse grecque.

Qui imagine...

Qui imagine le général de Gaulle se faire payer ses uniformes et képis deux étoiles par un ami??? Et en liquide...

En tout cas, je serais très touché si un lecteur de ce blog était assez gentil pour me consentir un prêt sans intérêt ni délai de remboursement de l'ordre de 50000 euros et, pendant qu'il y est, pour renouveler ma garde -robe. Elle est un peu défraîchie.

Il peut payer en liquide !

Naturellement cela serait parfaitement légal, puisqu'il ne s'agirait que de pure amitié totalement désintéressée et ne supposerait aucune contrepartie de ma part...

mercredi 15 février 2017

comment la BCE dépense notre argent...

Trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres (pli affranchi... à mon nom et à mon adresse : est-ce légal, Mme CNIL ? quel fichier ont-ils utilisé ???), un luxueux dépliant à l'entête de la Banque centrale européenne/ eurosystème intitulé : "Découvrez le nouveau billet de 50 euros", m'apprenant pourquoi il a fallu de nouveaux billets, comment la nouvelle série va être mise sur le marché et comment détecter un faux... ce qui est effectivement une priorité pour tout citoyen lambda. Ce pli contient en outre une carte en matière plastique, genre carte de crédit pour m'habituer au touché du nouveau billet, ainsi q'une partie où, avec mon smarthpone, je peux commander d'autres luxueux dépliants... pour quel usage ? les distribuer à mes voisins ou sur le marché, sans doute !

Mes questions sont :

Comment avons-nous fait jusque-là, sans les luxueux dépliants de la BCE, pour découvrir de nouvelles coupures mises en circulation depuis le VIe siècle avant J.-C. pour les monnaies métalliques, depuis plus de deux siècles pour la monnaie papier ???

Combien cela coûte-t-il ?

La BCE n'a-t-elle pas de moyen plus utile ou plus intelligent de dépenser notre argent ?

Si elle veut des idées, je suis prêt à lui en proposer quelques-unes.

dimanche 12 février 2017

Macron, le fol en Christ

Dans le JDD d'aujourd'hui, Macron revendique sa dimension christique...

Un banquier nous est né, un président nous a été donné ! Alléluia, mes soeurs ! Alléluia, mes frères ! Chantons ses louanges et votons pour lui.

Bon, celle-là, il fallait tout de même l'oser. Ce garçon a de la ressource, faute d'avoir des idées (ou alors des très très vieilles, à peine moins que celles du Christ : il faut lire à ce sujet le livre de salut public de Farah Frederic et Thomas Porcher : "Introduction inquiète à la macronéconomie").

Pour le reste, dans un premier temps, je prescris la flagellation... après la douche glacée. Je veux bien m'occuper aussi de la couronne d'épines... après les électrochocs. La camisole de force est également envisageable...

Et sa napoléonitude, il nous la revendique quand ?

Le bouton nucléaire à ce zozo (restons poli) ? Vraiment ?!

samedi 11 février 2017

Décodex et Romaric

Que Le Monde, jadis journal de référence appartenant à ses journalistes, transformé aujourd'hui en un des plus vulgaires organes de propagande, une feuille qui se fait l'écho servile et exclusif des intérêts de la caste à laquelle appartiennent ses patrons, le temple de l'eurolâtrie avec son grand prêtre Le Parmentier (qui vient de faire une déclaration d'amour enflammée au banquier d'affaires candidat des affaires, de la chancelière et du "il n'y a pas de démocratie en dehors des traités européens"), s'érige en arbitre des élégances de l'information, en Sacra Congregatio Indicis (Sainte Congrégation de l'Index) du net, en policier de le pensée et, demain, pourquoi pas, en grande Anastasie... voilà qui est un indice de plus de la grande inversion des valeurs que nous vivons.

Le parallèle avec un Fillon conspuant les assistés ou un Macron se prétendant anti-système saute aux yeux.

Ce système se sent à ce point menacé par la montée de la colère du peuple qu'il est désormais prêt à tout.

D'ailleurs, au même moment, Romaric Godin et le service de macroéconomie de La Tribune, seul organe dans la presse française à traiter régulièrement de la situation en Europe, et en Europe du sud notamment, hors orthodoxie libéralo-germano-européiste, sont réduits au silence... dans l'indifférence totale d'une presse française au garde-à-vous.

Avant la deuxième guerre mondiale, le naufrage de notre pays fut annoncé par celui de sa presse mercenaire totalement vérolée - d'où les lois de la Libération qui ont été démantelées dans les années 1980... par les socialistes et la droite, bien d'accord une fois de plus, pour mettre fin à cet "archaïsme".

Le propre des sociétés totalitaires, plus encore que la répression des oppositions, la police politique, les camps... c'est la police de la pensée, c'est l'exigence non pas qu'on se plie aux règles du régime, mais qu'on y adhère en son for intérieur. En ce sens, Le Monde et son Décodex sont l'expression de l'aspiration totalitaire des élites européennes - de plus en plus évidente - qui n'ont plus que ce recours face à la montée de la colère des peuples devant leur faillite et celle de leur joujou préféré - l'Union européenne.

mercredi 1 février 2017

J'ai la mémoire qui flanche, je ne me souviens plus très bien....

Le croque-mort ne retrouve pas les contrats de travail de son épouse et ne se souvient pas si elle les a signés... Ca devient burlesque !

Et puis mine de rien ça augure mal de la gestion de la France : bon dieu, mais où je l'ai fourrée la valise nucléaire ??? Dis-moi, chérie, tu te souviens du code, je l'ai complètement oublié, là.

Mais pendant ce temps-là, en Grèce, on parle de plus en plus d'une sortie en catastrophe de l'euro, non préparée, bien sûr, forcée par Schäuble qui multiplie les exigences et les menaces... dans l'indifférence européenne générale. C'est vrai que Trump est tellement méchant : ça suffit à occuper nos bonnes âmes. Avec derrière un bon hold-up sur les dépôts bancaires - à la chypriote.

Bonne année 2017 !!!

vendredi 27 janvier 2017

Pénélope, une fieffée...

Ils sont... impayables !

500.000 euros par ci, 5000 euros brut par mois et par là, pour deux lamentables notes de lectures, un chevalier blanc aux pattes sales qui vient dégoiser sur l'écran qu'il aime sa moitié, comme seul argument, et qui se prend les pieds dans les tapis de son château en disant qu'il a payé aussi ses enfants pour leurs compétences d'avocats... alors qu'à l'époque à laquelle il se réfère ces enfants-là n'étaient pas même avocats. Le mensonge éhonté en plus de la la carambouille, le tartufe condescendant qui affiche sa cagoterie et s'enfonce dans la fange de son hypocrisie...

Et puis après tout (prochain élément de langage à LR), Caligula a bien fait son cheval consul !

Le père la pudeur, le père la rigueur pris la main dans le pot de confiture de la République. Les assistés doivent en chier pendant que les assistants fantômes palpent. Comme disait le regretté Georges Frêche, avec sa légendaire distinction : quand on veut grimper au cocotier, il vaut mieux avoir le fond de culotte propre.

Dans un pays démocratique normal, ce type qui, hier, donnait des leçons de morale à ses semblables autant qu'aux humbles qui triment toute leur garce de vie pour gagner bien moins que ce que sa femme à lui touche en ne foutant rien, simplement parce qu'elle est la femme de...

C'est répugnant, dégoûtant, écoeurant.

La décomposition de cette charogne en quoi l'Europe a transformé notre République en la réduisant à l'impuissance, et notre caste politique à l'exécution servile des directives du Reich, cette charogne pue.

Mais je ne peux retenir une joie mauvaise de m'envahir en les voyant se carboniser, l'un après l'autre, au feu de leurs propres tares, de leur conviction d'être au-dessus de la loi, de leur assurance que le peuple va continuer à gober.

Je doute que tout cela finisse sans secousse, dans l'harmonie générale, la fraternité et la démocratie restaurée, mais c'est tellement bon de voir leur morgue, leur insolence, leur mépris des faibles et leur soumission aux puissants se casser le nez sur leurs propres vices.

En attendant la catastrophe finale, au moins, jouissons-en sans entrave !

jeudi 19 janvier 2017

Sondage : Le Pen reprend la tête, Fillon en très net recul

Dès le soir des primaires de la droite, j'ai écrit que la campagne de Fillon serait un long calvaire, une longue descente aux enfers... La primaire est une absurdité démocratique, mais elle est aussi une insondable bêtise stratégique : elle conduit a désigner par le coeur d'un électorat, le candidat selon le coeur de ce coeur. En l'occurrence des retraités riches.

Juppé aurait perdu sur sa droite un électorat sarkozyste qui pense qu'il faut renverser la table et qui serait allé chez Le Pen. Sarko aurait perdu au centre un électorat qui aurait rallié Macron ou voté Bayrou. Fillon ne cessera de perdre des deux côtés, au fur et à mesure que sa droite verra en lui le candidat de l'immobilité et de la délectation morose (Nous n'avons pas fini de payer toutes nos fautes...) et au fur et à mesure que son centre réalisera qu'il n'est que le candidat d'une très rance réaction.

Une présidentielle ne se gagne par sur l'orthodoxie, elle se gagne sur une capacité à rassembler, à créer un enthousiasme. Ce qui n'est pas la principale caractéristique d'un croque-mort avec un programme pour les 20 % du pays les plus favorisés et qui ne risquent rien. La primaire socialiste de la dernière fois a fait illusion parce que le sentiment anti sarko était déterminant, mais cette élection est bien différente.

Pour ma part, je pense que la bulle Macron finira par percer (mais je n'en suis pas sûr), que Fillon finira en caleçon, que le candidat du PASOK français aura un score pasokien et que la présidentielle se jouera finalement entre Le Pen et Mélenchon...

Quant à moi, je me tâte : est-ce que je vais solliciter par Internet l'investiture du Potami ou du Ciudadanos français dans le 14e arrondissement de Paris ??? C'est drôle comme nous sommes en retard de 4 ou 5 ans sur les Grecs et les Espagnols : inventer un parti leurre pour tenter de prolonger un peu la vie d'un système à l'agonie... Encore une législature, monsieur le bourreau !

lundi 16 janvier 2017

Trump parle

Le toujours excellent Romaric Godin donne aujourd'hui une analyse, toujours aussi pertinente, d'un récent entretien donné au ''Bild'' par le président américain.

Qu'on me permette ici de mettre cet entretien en rapport avec mes "30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe", écrit pour l'essentiel avant l'élection de Trump. Dans ce livre j'indique en effet :

- que l'UE a été dès l'origine et reste fondamentalement un instrument de guerre froide voulu par les EU. Mais si le pouvoir américain de demain considère que son adversaire est désormais la Chine et que, dans ce conflit, son allié naturel est la Russie, l'UE perd toute importance : c'est bien ce que vient de dire Trump ;

- que l'UE n'a jamais été que le moyen d'intégration politique et économique dont l'OTAN est le versant militaire. Or si le paragraphe 1 se vérifie, l'OTAN et l'UE sont condamnées. L'UE perd son fédérateur caché américain et l'Allemagne va devoir produire un effort significatif de défense si l'OTAN est redéfinie a minima ou s'évapore. Dans ce cas, ses leçons de morale budgétaire ont toutes chance de devoir se relativiser ;

- que l'UE s'est insensiblement - à l'image de la Ligue de Délos au Ve siècle avant JC, alliance entre cités souveraines devenue instrument de l'impérialisme athénien - transformée en instrument de domination de l'hégémon allemand. Ce que dit Trump sans ambages dans cet entretien ;

- que le Danemark, la Suède (membres, comme l'Autriche ou le Portugal, de l'AELE, cette Europe anglaise qu'ils abandonnèrent quand Londres fit le choix de la CEE), peut-être les Pays-Bas (membre fondateur de la CEE, mais dont l'objectif prioritaire, durant des décennies, fut d'obtenir l'adhésion du Royaume-Uni à la CEE) , après le Brexit, ne tarderont pas à "filer à l'anglaise" de la prison européenne... ce à quoi les encourage Trump en disant qu'il est prêt à passer rapidement un accord de commerce avec Londres ;

- que la 30e raison de sortir de l'UE est que, contrairement aux apparences, elle est déjà morte : ce que confirme largement cet entretien.

Ce qu'il révèle en outre c'est que la passion de l'asservissement des "élites" françaises, leur jouissance morose à se rouler aux pieds de l'Allemagne et à souhaiter sa victoire, comme autrefois Laval, sur tous les tons et à toutes les heures, a fait disparaître la France des radars américains. Pour Trump, l'Europe c'est la Grande-Bretagne qui, en votant le Brexit, a montré qu'elle entendait assumer son destin, et l'Allemagne qui, par l'UE, a établi son hégémonie sur l'ouest, le sud et le centre du continent.

Enfin, paradoxalement, ce retournement américain, s'il s'accomplit et qu'il conduit, comme je le crois, l'UE de l'agonie actuelle au tombeau, valide le discours souverainiste - il n'y a de réalité en politique internationale que dans l'Etat-nation. Il revalorise aussi à terme, la place de la France en Europe, dès lors que disparaîtra le Machin de Bruxelles, puisque, avec le Royaume-Uni, elle est la seule puissance nucléaire.

Après des décennies de trahison des "élites politiques" et des clercs - trahison dont l'actuelle dérisoire campagne présidentielle est peut-être l'acmé, campagne pour une élection dont le seul enjeu est de savoir qui, et à quel degré, mènera la politique de Berlin et ira faire la danse du ventre à Bruxelles pour obtenir quelques marges de manoeuvre -, la lumière apparaît peut-être enfin au bout du tunnel.

Leur UE est déjà du passé, au même titre que l'URSS, mais ils refusent de l'admettre. L'illusion européenne est aujourd'hui usée jusqu'à la corde, et les "élites" qui ont conduit les peuples dans cette impasse depuis 60 ans refusent de l'admettre. Cela ne changera rien à l'issue. L'histoire - et les peuples - sont impitoyables pour ce genre de cécité.

mercredi 7 décembre 2016

Racisme... ou l'excuse universelle

Metro La Fourche vers midi... Bondé...

Une dame noire dans la quarantaine reproche avec justesse, au bout du wagon, à un monsieur d'origine maghrébine (survet et bonnet), dans les 25-30, de monopoliser deux places assises, en plus de la sienne, pour des gamins à qui - s'ils étaient "élevés", je ne dis pas même "bien élevés" - ne devrait même pas venir à l'idée de s'asseoir alors que des adultes, en partie âgés, sont debout alentours.

Le type le prend très mal - phrasé caricatural -, il se met à gueuler que ses enfants ont aussi payé leur ticket et ont donc le même "droit" de s'asseoir que n'importe qui. La dame, à l'accent prononcé elle aussi, mais un autre, lui rétorque avec non moins de justesse que les transports en commun sont gratuits aujourd'hui et que ce n'est pas une question de droit, juste de politesse élémentaire.

Le type se met à vociférer. Des passagers lui demandent de se calmer, la dame lui demande de s'adresser à elle correctement et ajoute bravement qu'elle n'a pas peur, car il s'est levé et gesticule d'une manière qui peut sembler menaçante.

Enragé, beuglant, le goujat lui reproche... son accent. Elle réplique qu'elle parle le français plus correctement que lui (juste, de nouveau) et quatre langues en plus de son dialecte.

Et au moment où je descendais de la rame, le butor lâcha que tout cela, en réalité, c'était du... racisme !

Ca devrait me faire rire... eh bien non.

PS... comme j'ai publié ce même récit sur Facebook et qu'il a provoqué des réactions contrastées, je rajoute quelques précisions qui ne me semblaient pas utiles, mais qui paraissent l'être. Ce n'est évidemment pas l'appartenance de tel ou telle à quelque prétendue communauté que ce soit qui est visée par ce post. Encore moins - je pense que ceux qui me connaissent ne peuvent avoir aucun doute là-dessus - d'attribuer quelque qualité ou défaut que ce soit associé à une prétendue appartenance. C'est ici l'argument du prétendu racisme mis à toutes les sauces, et jusqu'aux plus absurdes, qui m'a sauté au visage. En même temps que, chez certains, la notion de "droit" étendue elle aussi jusqu'à l'absurde, justifiée par ce racisme fantasmé d'autrui et le statut de soi-disant victime par nature, donc justifiée partout et en toutes circonstances à prendre une "revanche", que supposerait ce fantasme.

vendredi 2 décembre 2016

Pas d'bol !

En fait, j'ai cru à moment qu'il allait se mettre à chialer (sur son sort, pas sur celui des victimes de sa politiques, les chômeurs, les travailleurs pauvres et en insécurité énergétique, les Grecs qu'il a "sauvés"...), comme Mogherini à Amman....

Et tout le monde de s'extasier sur la dignité d'une sortie. Nous ne devons pas avoir la même notion de la dignité... Sortie ratée comme le reste. Pas d'bol !

Naturellement les commentateurs des médias de révérence l'ont trouvé "bon"... comme on trouve toutes les qualités à un mort le lendemain de son décès. Je ne comprends pas ce que c'est d'être "bon", dans ces circonstances : une tentative désespérée de travestir la réalité qui l'empêche de se représenter. Un aveu obligé qu'il a tellement tout raté depuis cinq ans, tellement opiniâtrement construit les conditions de son échec qu'il n'y a plus la moindre échappatoire. Comment peut-on dire que c'est, d'une manière ou d'une autre, être "bon".

Moi je l'ai trouvé pathétique : éloge de l'Europe, condamnation de ceux qui sont pour le "repli", rien appris, rien compris. Une présidence dont il n'y a rien à sauver, un homme qui a réussi le tour de force d'abaisser encore la fonction après Sarko en blablatant à tous vents sur des chefs d'Etat et de gouvernement en fonction alors qu'il l'est lui-même et atteint ainsi gravement au crédit du pays...

5 ans de plus de perdus pour mon pays

lundi 28 novembre 2016

Fillon, lointain héritier de... Pierre Laval

Ces jours-ci, on entend répéter que Fillon serait un gaulliste social. Alors que son programme vise, sur le modèle allemand et en application des injonctions de Berlin transmises par Bruxelles à liquider systématiquement l'Etat social mis en place à la Libération, sous l'autorité du général de Gaulle, et construit progressivement, sous la pression des luttes sociales, par des gouvernement de troisième force (droite modérée, centre et SFIO) sous la IVe République, gaullistes entre 1958 et 1969, d'union de la gauche de 1981 à 1983 (plus quelques avancées ambiguës sous Rocard et Jospin)... avant que ne commence la déconstruction progressive que Fillon entend achever aujourd'hui.

Ce cycle de construction de l'Etat social doit bien sûr être mis en rapport avec la force électorale, alors, du Parti communiste français, et celle du syndicalisme CGT qui lui était lié, ainsi qu'avec la guerre froide dans laquelle le capitalisme occidental se trouva contraint à des concessions par la concurrence idéologique du monde communiste et la peur des possédants de "tout perdre" en cas de victoire de ce camp - concessions qui devaient permettre d'empêcher le prolétariat de passer entièrement du côté du PC et de faire émerger des classes moyennes, de plus en plus hégémoniques, fondement électoral de majorités modérées à sous-bassement gaulliste ou socialiste selon les époques.

La remise en cause de cet Etat social est le résultat, sur le plan intérieur de la disparition du gaullisme au profit d'une droite normalisée par l'Europe, libérale plus ou moins honteuse (parce que l'Etat a toujours été moteur en France et que si l'idéologie libérale naît en partie en France, elle a toujours eu le plus grand mal à s'y enraciner), et du dépassement électoral du PC par le PS amorçant un déclin du premier qu'accéléra son ralliement à l'Europe et à l'euro, puissants moyens de la lutte des classes au service des dominants...

Tout cela demanderait évidemment nuances, explications et développements ; le cadre général est pourtant bien celui-là...

Mais on est loin de Fillon, me direz-vous ! Non. Fillon n'est pas un gaulliste social parce qu'il n'y a plus de gaullisme. Comme le ralliement du Parti communiste à l'Europe a tué le Parti communiste, le ralliement des gaullistes à l'Europe a liquidé le gaullisme. Ainsi que je l'écris dans les 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe : "Le gaullisme avait quatre fondements : l’indépendance nationale ; la souveraineté populaire, qui s’exprime notamment par le référendum dès lors qu’une question engage le destin de la nation ; la justice sociale, qui doit trouver son aboutissement dans la participation (encore nommée association capital-travail) des salariés aux décisions et aux bénéfices de leur entreprise ; un État garant de l’intérêt général face aux féodalités et qui, pour ce faire, doit être stratège, investir dans les secteurs d’avenir là où l’initiative privée ne cherche que le profit immédiat, et intervenir si nécessaire dans la vie économique." Or, "si quelques personnalités s’obstinent à marquer une sensibilité gaulliste" dans la droite de Les républicains, "ce parti conservateur et ses caciques sont devenus atlantistes, aussi à l’aise dans leur obéissance européenne à l’Allemagne que décomplexés dans leur soumission aux États-Unis ; ils inscrivent leur action dans le cadre de traités européens à l’évidence incompatibles avec la souveraineté nationale telle que la concevait de Gaulle ; ils ont contribué à la ratification de la copie d’un traité que le peuple avait rejeté par référendum ; ils réclament toujours moins d’État, moins d’État social, moins de droits et moins de protection pour les salariés ; ils communient dans le culte de l’Entreprise, du Marché et de la Concurrence".

Fillon, pas plus que quiconque dans ce parti-là, n'a à se réclamer du gaullisme puisque la politique qu'ils ont menée et qu'ils veulent mener se situe exactement aux antipodes des principes qui ont dirigé l'action du général de Gaulle.

Fillon n'a donc rien d'un gaulliste et encore moins, vu son programme, d'un gaulliste social. Peut-être l'a-t-il été, naguère ou jadis... et c'est là que nous retrouvons Pierre Laval.

Dans sa jeunesse politique, Laval est un homme de gauche, blanquiste, avocat de la CGT, plus jeune député socialiste en 1914, tête de liste en 1919 de la SFIO dans la banlieue parisienne, maire constamment réélu d'une commune ouvrière ancrée à gauche, Aubervilliers, à partir de 1923, tête de liste du Cartel des gauches en 1924 dans le département de la Seine, proche de Jacques Doriot alors figure populaire du PCF...

Pierre Laval reste-t-il pour autant dans l'histoire comme un homme de gauche ? A-t-il gouverné à gauche ?

Laval devient ministre en 1925-1926, dans le gouvernement de Cartel des gauches, puis il participe à des gouvernements de centre-droit ou de centre-gauche qui se succèdent entre 1929 et 1932, après le retrait de Poincaré qui, sur son nom et la stabilisation du franc, avait remporté les élections de 1928. Laval devient président du Conseil (Premier ministre) le 30 janvier 1931, soutenu par une majorité allant de la droite au centre-gauche radical-socialiste.

Grâce au protectionnisme et à la faible ouverture de l'économie française aux capitaux américains, la France a, alors, été beaucoup moins touchée que les autres pays européens par la crise du capitalisme partie de Wall Street en 1929. Et Laval choisit, dans ce contexte où la France connaît une relative prospérité dans un monde en crise, de conduire une politique de rigueur - on dit alors avec moins de scrupules, une politique de déflation - dont le principe essentiel est la compression des dépenses publiques, inspirée par celle qui a englué l'Angleterre des années 1920 dans une interminable récession et un chômage de masse ainsi que par celle du chancelier chrétien-démocrate Brüning (la France de Laval lui apporte même un soutien financier), arrivé au pouvoir en mars 1930, et dont les décrets-lois réduisant drastiquement les dépenses publiques vont ravager l'économie allemande, faire exploser le chômage et conduire les nazis de 2,6 % des voix aux législatives de mai 1928, à 37,3 % et à la première place parmi les partis allemands, à celles de juillet 1932.

En 1931, la magazine américain Time désigne Laval comme "homme de l'année".

Mais sous l'effet de sa politique et des retombées de la crise mondiale qu'elle amplifie, le PIB recule de 3,9 % en 1931, puis de 8,8 % en 1932, la dette et le chômage augmentent : le cabinet Laval tombe en 1932 et les législatives aboutissent à une nouvelle victoire du Cartel des gauches. Pourtant, le conformisme idéologique est tel que la majorité de gauche... poursuit la politique de Laval. Elle l'aggrave même, en 1933, en construisant le Bloc Or, prédécesseur de l'euro : dans un mode en crise où le Royaume-Uni, les Etats-Unis de Roosevelt, puis l'Allemagne d'Hitler se servent de la dévaluation et du déficit budgétaire pour relancer, par l'Etat, l'activité économique, la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Italie, la Suisse, la Pologne et la Tchécoslovaquie s'enferment dans un carcan monétaire (taux de change fixe entre les monnaies de ces pays, et de toutes ces monnaies par rapport à l'or) qui les privent de toute capacité d'ajustement de leur compétitivité par le taux de change.

Dès lors, les radicaux qui gouvernent avec une majorité de Cartel des gauches, n'ont d'autre choix que d'aggraver sans cesse la politique de déflation avec comme principal résultat, comme dans l'Allemagne de Brüning quelques années plus tôt, la montée d'une extrême droite factieuse, celle des Ligues qui, à la faveur de scandales politico-financiers à répétition, exploitent l'immense mécontentement créé par la déflation et par ses conséquences, et l'immense déception suscitée par une majorité élue à gauche et qui gouverne à droite. Les émeutes du 6 février 1934, qui ébranlent la République, sont le résultat de cette situation.

Face au danger des Ligues, un gouvernement d'union nationale est constitué par Gaston Doumergue, dans lequel Laval reçoit le portefeuille des Colonies, puis celui des Affaires étrangères, après l'assassinat de Louis Barthou en octobre 1934.

C'est en juin 1935 qu'il redevient président du Conseil, avec comme politique de provoquer un choc déflationniste - dont est décalqué le programme de Fillon - et l'idée fondamentale - qui est celle de Fillon - que si la déflation a échoué jusque-là c'est qu'on en a pas fait assez, assez fort, assez vite pour qu'elle produise les effets positifs qu'elle DOIT produire.

Le 14 juillet (il s'agit de marquer symboliquement la date de début du "redressement"), puis en août et octobre, sont donc édictés trois vagues de 29, 61 et 317 décrets-lois (on dirait aujourd'hui ordonnances) qui imposent une réduction de 10 % de toutes les dépenses publiques : les salaires des fonctionnaires sont réduits de 3 à 10 %, toutes les subventions à l'économie sont supprimées, certaines taxes augmentent jusqu'à 30 %, certains prix sont autoritairement baissés, les taux d'intérêt augmentés pour permettre le maintien du Bloc Or (que la Tchécoslovaquie, l'Italie puis la Belgique quittent en 1934-1935, les effets récessionnistes de la déflation que la surévaluation monétaire impose devenant économiquement insupportables)...

Le Monde de l'époque, Le Temps, exulte (20 juillet 1935) : « La réduction des dépenses publiques, parce qu'elle allège les charges qui pèsent sur la production, parce qu'elle rend l'aisance au marché des capitaux, parce qu'elle tend à remettre en marche le mécanisme du crédit, ne peut qu'accroître le pouvoir d'achat de l'ensemble des consommateurs ».

Mais le bilan est rapidement catastrophique : les prix baissent de 5 % à 8 % mais les salaires et les pensions de 10 % à 20% ; la consommation et l'investissement s'effondrent ; le chômage dépasse le million et les 14,5 % d'une population active pourtant peu nombreuse du fait des classes creuses conséquences de la guerre ; la récession s'aggrave ; les réserves de change pour défendre le ravageur taux de change de la monnaie diminuent et le déficit budgétaire... atteint des sommets pour la période tandis que la dette frôle les 200 % du PIB... Quant à la production industrielle, par rapport à un indice 100 en 1928, elle atteint son plus bas à 79 (elle remontera avec la politique de rupture du Front populaire et la dissolution du Bloc Or qu'elle entraîne).

La politique de déflation, au Royaume-Uni dans les années 1920, dans l'Allemagne de Brüning et de Merkel, comme dans la France de Laval ou celle de Hollande - que Fillon se propose d'aggraver par un choc aussi brutal que celui de 1935 - est toujours une politique de la rente contre la production et le travail. Elle est avant tout destinée à satisfaire un électorat aisé, âgé - l'électorat de Merkel comme celui de Fillon à la primaire de l'aile droite du grand parti de la capitulation permanente devant l'Euro-Allemagne.

En France, cette politique suicidaire aboutirait immanquablement à une catastrophe, économique, sociale, humanitaire comparable à celle que connaît la Grèce depuis 2009. Car la politique de Fillon, c'est aussi la politique des mémorandums sans mémorandum, appliquée de l'intérieur plutôt que sous le contrôle de la Troïka.

Cette politique, singée de l'Allemagne et dont la seule justification est de satisfaire aux injonctions euro-allemandes, auxquelles on ne peut échapper en restant dans le cadre de l'euro, n'est supportable en Allemagne aujourd'hui que pour cinq raisons :

1/ l'Allemagne est un pays de vieux, alors que la France à des générations de jeunes nombreux à faire travailler ; les intérêts de la rente sont donc dominants dans l'électorat allemand ;

2/ l'Allemagne est une société d'obéissance ; ce que n'est pas la France ;

3/ l'Allemagne a sacrifié ses infrastructures ; ce qu'elle payera fort cher un jour ou l'autre ;

4/ l'Allemagne s'en est remis pour sa défense aux Etats-Unis - ce qu'elle risque également de payer fort cher si Trump dégage ceux-ci de l'OTAN ou exige pour leur maintien que les Européens, au premier rang desquels les Allemands, payent le prix fort ; alors que nous fournissons à juste titre un effort important de défense afin que notre sécurité ne dépende pas d'autrui et que nous puissions remplir les obligations de projection de forces que suppose notre siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU ;

5/ l'Allemagne fait payer une partie du coût de sa politique de déflation aux pays de l'est européen qu'elle a colonisés économiquement, important une main d'oeuvre exploitée ou faisant fabriquer dans les ateliers à bas coût de main d'oeuvre de ces pays les produits semi-finis qui sont ensuite valorisés dans les usines allemandes, ce qui lui permet de conserver sa compétitivité au niveau mondial et d'acquérir sur les autres Européens, grâce à la monnaie unique, l'avantage concurrentiel et l'excédent commercial qui, à leur tour, permettent de rendre acceptable à la société allemande le prix de la déflation.

Mais ce schéma n'est pas reproductible en France ! La déflation Fillon, fille de la déflation Laval, aboutirait à coup sûr également à une catastrophe démocratique dans la mesure où, aujourd'hui, il y a tout à parier que celui qui serait en position de tirer les marrons du feu de cette inéluctable catastrophe économique, sociale, humanitaire, ce serait le Front national.

mercredi 23 novembre 2016

Jupillon

Comment avait dit le regretté Jacques Duclos, grand amateur de pigeons voyageurs ? Blanc bonnet et bonnet blanc.

Les deux gugusses représentent strictement la même politique de déflation, de destruction systématique de l'Etat social et des services publics, de soumission à l'Allemagne via l'UE, de célébration aveugle du fétiche euro...

Fillon est plus sinistre, se vautre plus volontiers dans la délectation morose, est moins stupide en politique étrangère mais plus réactionnaire tendance très rance ; Juppé joue les papis gâteau mais serait aussi dur socialement et aussi catastrophique en politique étrangère qu'il l'a été lors de ses deux passages au Quai d'Orsay. Comme d'habitude, leur crêpage de chignon (le chignon de Juppé ! wharf ! On avait dit : pas d'attaque sur le physique...) relève du théâtre d'ombres.

Voilà, l'un ou l'autre c'est kif kif bourricot - et bourricot n'est pas de trop.

La seule question est pour moi de savoir si - en dehors du FN - se dégagera une alternative susceptible d'empêcher les candidats du grand parti de la capitulation permanente devant l'UE allemande d'accéder au second tour. Bref, si Jean-Luc Mélenchon saura incarner une alternative démocratique, patriotique et sociale.

Si ce n'est pas le cas, cette élection ne servira à rien qu'à promouvoir celui qui permettra l'accession de M. Le Pen à la présidence de la République dans cinq ans. Car les politiques qui ont échoué et produit sans relâche du FN depuis 1983, que les solfériniens proposent de poursuivre tandis que Jupillon proposent de les aggraver, continueront à échouer et à produire toujours plus de FN.

mardi 22 novembre 2016

Laval, Pétain... Fillon

La déflation par ordonnances, on a déjà essayé ça en France. C'était en 1935 et le président du Conseil s'appelait Pierre Laval, un type de gauche passé à droite et gouvernant avec un chambre élue à gauche en 32 puis passé à droite : il prit une centaine de décrets-lois firent baisser de 10 % les dépenses publiques.

Résultat économique : récession, explosion de la dette et du chômage (14,5 % de la population active, malgré les « classes creuses » dues à la première guerre mondiale). Et ceci au moment exact où le Royaume-Uni et les États-Unis rompaient radicalement avec la même déflation qui avait conduit à la Grande Dépression....

Je pourrais dire aussi que le programme Fillon c'est les mémorandums imposés à la Grèce avec le résultat qu'on sait - mais sans que personne ait besoin de les imposer... Comme les collabos mettaient un point d'honneur à devancer les exigences des nazis. Quand on se vautre dans la soumission, il n'y a plus de limite et on l'intériorise à un point tel qu'on ne rend plus même compte qu'il s'agit de soumission.

Ce qui n'empêchait pas Le Temps (Le Monde de l’époque) d'écrire le 20 juillet 1935 : « La réduction des dépenses publiques, parce qu’elle allège les charges qui pèsent sur la production, parce qu’elle rend l’aisance au marché des capitaux, parce qu’elle tend à remettre en marche le mécanisme du crédit, ne peut qu’accroître le pouvoir d’achat de l’ensemble des consommateurs. »

A cela s'ajoute que, chaque fois que j'entends le croque-morts Fillon, depuis dimanche, me reviennent en tête, je ne sais pourquoi - ou je sais trop bien -, des vieux bouts de discours du Pétain de 1940-1941, champion de la délectation morose dans laquelle s'illustre désormais le prétendument "gaulliste social" Fillon (le gaullisme social c'est m'a généalogie politique, alors pensez si je suis heureux d'en voir ce fruits gravement dégénéré ! Si Fillon est un "gaulliste social", alors moi je suis le Grand Turc !) : "l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort ; on rencontre aujourd'hui le malheur", "vous souffrez et vous souffrirez longtemps encore, car nous n'avons pas fini de payer toutes nos fautes".

Déjà, pour les pétainistes toute la faute revenait au 40h00...

Tout cela finira mal, très mal.