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mardi 24 avril 2018

Question de posture

Je préviens charitablement le prochain qui parle de "posture gaullienne" pour la visite du p'tit chez les Yankees que je sors mon revolver.

D'abord il n'y a pas de posture gaullienne, il y a une politique qui répond à des principes.

Ensuite, qu'on pense ce qu'on veut de De Gaulle et de sa politique étrangère, celle-ci était précisément l'inverse, dans ses prémisses comme dans ses manifestations, de celle du p'tit. De Gaulle rompt en effet avec la doctrine diplomatique de la IVe République, qui est de nouveau celle des gouvernements français depuis Sarkozy jusqu'au p'tit : s'aligner sur les Etats-Unis afin de tenter de les influencer en montrant qu'on est un bon élève (c'est d'ailleurs le même précepte qui dirige notre politique européenne, avec l'Allemagne en place des Etats-Unis).

Pour de Gaulle, on n'influence jamais rien en s'alignant, on pèse en ayant une parole et des mains libres.

Ca s'appelle l'indépendance et c'est l'exact opposé de la diplomatie du p'tit.

mardi 17 avril 2018

Je viole le droit, mais pour sauver l'honneur...

Si je viole le droit international en attaquant un pays souverain sans mandat de l'ONU ni déclaration de guerre (ce qui me permet de violer, au moins dans son esprit, la Constitution qui prévoit que la déclaration de guerre doit être autorisée par le Parlement), c'est pour défendre "l'honneur de la communauté internationale". En somme, si je viole les lois de la communauté internationale c'est pour défendre son honneur.

Il faut lui reconnaître une chose, au p'tit : il ne manque jamais d'air.

C'est en somme la justification du crime d'honneur : il a regardé ma soeur avec un oeil irrévérencieux, donc l'honneur me commandait de le tuer. Et l'honneur étant une catégorie juridique sur le contenu de laquelle, en matière de relations internationales, j'attends des précisions, à ce compte-là, n'importe quelle nation pourra, à l'avenir, justifier n'importe quelle agression dans à peu près n'importe quelle circonstance en prétendant, elle aussi, défendre l'honneur au mépris du droit...

A part ça, il croyait sans doute être acclamé en sauveur de "l'Europe", alors qu'il s'est pris quelques belles volées de bois vert (parions que nos chers médias aux ordres n'en lèveront pas la langue !).

Ne reconnaissant aucune légitimité à l'assemblée qui n'a aucun titre à porter le nom de Parlement européen - parce qu'elle n'a rien d'un Parlement et qu'il n'y a pas de peuple européen - je ne partage pas d'images venant de cet aréopage sans légitimité.

Mais c'est assez drôle tout de même.

Après le trompe-l'oeil de la réforme de la directive "travailleurs détachés" qui n'a rien réformé du tout et le gros Nein de la capitale du Reich aux projets de réforme de la zone euro et de l'UE du petit gouverneur de province, la campagne d'Europe du p'tit commence à prendre des airs de Bérézina.

Finalement, avec sa morgue, il n'est pas exclu qu'il soit l'étincelle qui fasse pour de bon sauter le bastringue européen. On peut toujours rêver !

samedi 14 avril 2018

Je frappe, tu frappes, nous frappons...

Donc ça y est ! Le p'tit a tiré son coup. Au prix du missile, ça fait tout de même cher le dépucelage.

La meilleure analyse de la chose, comme souvent quand il s'agit de la Russie, car il s'agit de la Russie - n'est-ce pas ? -, la Syrie et les armes chimiques à la Colin Powell présentant sa fiole de sucre en poudre au Conseil de sécurité de l'ONU, ne sont dans cette affaire qu'une très grosse ficelle, la meilleure analyse, disais-je, est celle de Jean-Robert Raviot, immédiatement suivi de Jacques Sapir. Voici donc ce que le premier écrivait ce matin sur Facebook :

"Je suis assez vieux pour avoir vécu en pleine conscience l'opération "Belgrade-1999" et l'opération "invasion de l'Irak-2003", toutes deux aussi illégales, d'ailleurs, que les frappes qui viennent d'être faites cette nuit sur Damas.



Ces dernières n'ont rien de comparable. Pour les Occidentaux, il s'agit juste, si vous me permettez, de "tirer sa crampe" et de se rassurer sur sa force. Et aussi, bien sûr, de tenter d'entraver la procédure de vérification, par les inspecteurs de l'ONU qui devaient arriver aujourd'hui, des fameux bombardements chimiques de Douma.

Sur 103 missiles tirés, nous dit le Mindef russe, plus de 90 ont été détruits ou détournés. Aucun des missiles visant l'aéroport de Damas n'a atteint son but. Au prix du missile, ça fait quand même cher la petite sortie... En gros, cette opération est un désastre. Mais chut!...

Au fond, cette petite sortie sonne comme un aveu d'impuissance de plus dans une guerre où les Occidentaux n'ont que la supériorité de la force alors que tout se joue par la ruse, l'intelligence des situations, la maîtrise de la bonne information, le sens du timing...

Les Occidentaux sont donc "en retard d'une guerre". Ils n'ont pas vraiment compris que leur supériorité militaire écrasante n'était plus que relative, à l'heure de la généralisation des conflictualités asymétriques. Pour les Américains, la "full spectrum dominance" est devenue impossible. Beaucoup l'ont déjà compris, mais, apparemment, pas ces imbéciles de néo-cons et leurs aficionados politiciens et autres experts de divers acabits, américains comme européens, et en particulier nos néo-cons à la française, totalement à la ramasse... Le naufrage stratégique total de la France se poursuit, bref, nihil novi sub sole..."

En réalité je crois qu'il n'y a pas grand-chose à rajouter. Il y a en effet, de manière récurrente dans l'histoire, des démonstrations de force (en l'occurrence essentiellement à usage des opinions de ceux qui roulent des mécaniques et dans l'espoir de regagner quelques points de popularité dans les sondages en jouant au chef de guerre) qui traduisent surtout la faiblesse intellectuelle et militaire des perdants et qui sont une expression d'impuissance.

Il serait bien sûr déterminant de savoir combien, réellement, parmi les missiles tirés ont été détruits. Des sources laissent entendre que sur la centaine de missiles balancés par les occidentaux, 70 à 90 auraient été abattus avant d'atteindre leurs cibles par la défense aérienne russe et sans qu'elle ait eu besoin d'employer ses armes les plus modernes. Il faut bien entendu être prudent, cette guerre est une guerre de propagande des deux côtés. Mais enfin cette démonstration de force occidentale n'est sans doute pas très loin du fiasco.

Ce que nous cachera évidemment le bourrage de crâne médiatique, le plus probable étant que les pseudo-journalistes et les pseudos experts n'évoqueront même pas la question, trop occupés qu'ils sont à tresser des couronnes de laurier à notre Cesarion de carnaval.

Il y a trois jours, j'écrivais : "Sacrée pub pour les S400 russes s'ils arrêtent tous les missiles que Trump et son roquet français crachent - s'ils les crachent. Cela dit je ne suis pas certain que Trump les crachera autrement que pour la forme (...) M'est avis en tout cas que, si les S400 ne laissent pas passer les Tomahawk, les usines russes vont devoir accélérer les cadences pour satisfaire la demande. Et que ça va serrer des fesses à l'OTAN..."

Si la défense anti-missiles russe de la Syrie a bien abattu 71 ou 90 de la centaine de missiles tirés, ce qui s'est passé cette nuit serait une vraie belle claque pour l'OTAN et une excellente nouvelle pour l'industrie de défense russe. La courbe des commandes des systèmes anti-missiles sera sans doute, dans les mois prochains, un indicateur sur ce qui s'est passé réellement, bien plus fiable que la parole aboyée en boucles depuis ce matin par tous les chiens du système.

Pour le reste, la question de l'usage par le gouvernement Assad d'armes chimiques dont l'Organisation pour l'interdiction des armées chimiques a été chargée de la destruction et a assuré qu'elles avaient été détruite à 100 %, reste entière. Ce qui est certain, c'est que le bombardement de cette nuit rend toute enquête sérieuse et impartiale impossible. Ce qui est non moins certain, c'est que les djihadistes de la Ghouta étaient les seuls à avoir intérêt à provoquer des frappes occidentales alors que le régime était de toute façon certain de reprendre à bref délai, le contrôle de la région en question et n'avait aucun intérêt à y faire usage de ces armes. Disposaient-ils de chlore ? Chacun sait que c'est parfaitement possible et que de précédentes attaques avec de telles armes ont déjà été opérées par ces groupes djihadistes qui n'ont jamais hésité à se servir de la population sous leur emprise, comme bouclier, pour couvrir leurs opérations. Enfin, si les Occidentaux ont bombardé des unités de production reconstituées par le régime, y a-t-il eu dissémination de produits toxiques dans les populations ? Ou alors comment ont-ils opéré pour faire en sorte qu'il n'y en ait pas ?

jeudi 12 avril 2018

Macron à la télé...

« Nous avons les preuves... »

Et à ce moment-là Jean-Pierre, du tac au tac, en interviewer incisif que rien n'effraye : "Oui, monsieur le président, et on est obligés de vous croire sur parole après une demi-douzaine d'entubages du même genre depuis le Kosovo ?

Et Jean-Pierre d'enchaîner aussitôt, avec l'intrépidité et l'absence de révérence qui le caractérise : "Au Yémen, monsieur le président, que pensez-vous des massacres commis avec des armes françaises sous les ordres du prince héritier d'Arabie Saoudite que vous receviez hier avec tant de déférence ?"

Puis Jean-Pierre, n'écoutant que son courage et sa déontologie : "Pourriez-vous, monsieur le président, expliquer aux Français, pourquoi vous avez récemment accueilli, et si cordialement, à l'Élysée, le pseudo-président du pseudo-État du Kosovo, que ne reconnaissent ni l'ONU ni l'Union européenne, cet Hashim Thaçi, soupçonné de trafic d'organes prélevés sans anesthésie sur des prisonniers serbes vivants, civils et militaires, qui n'a échappé au Tribunal pénal sur l'ex-Yougoslavie que par la disparition ou la rétractation providentielles des témoins de l'accusation, chef d'un État mafieux, plaque tournante des trafics d'êtres humains, de drogue et d'armes qui irriguent nos banlieues, État qui abrite en outre sur son territoire des camps d'entraînement de Daesh ?"

Enfin, Jean-Pierre, répudiant tout reste de pusillanimité, intrépide comme on le connaît : "Et sur les continuelles provocations turques à l'égard de la Grèce et de Chypre, États de l'UE, de la part de la Turquie que l'UE finance à fonds perdus au titre de sa préadhésion et de son chantage aux migrants, alors qu'elle liquide, grâce à cet argent que nous lui versons, nos alliés kurdes de Syrie après leur avoir tiré dans le dos durant des années et soutenu par tous les moyens imaginables ce Daesh dont la même Turquie réorganise et réarme aujourd'hui les rescapés afin d'en faire des supplétifs de son armée, qu'auriez-vous à dire aux Français ?"

Vous comprenez, maintenant, pourquoi j'ai fait romancier ?

samedi 7 avril 2018

Vichy, Londres et la France... et la grève de la SNCF

Quand l'amie Coralie Delaume s'entretient sur "Vichy, Londres et la France", c'est-à-dire sur les détournements d'histoire et de sens et leurs usages d'aujourd'hui (déculpabiliser les uns pour culpabiliser les autres et légitimer la disparition de la nation française dans le Grand-Tout euro-atlantique), avec l'ami Bertrand Renouvin, c'est forcément passionnant, et c'est forcément à écouter !

Quant à ce qui se passe aujourd'hui dans notre beau pays, vous vous doutez bien que cela ne me laisse pas plus indifférent que l'escalade conduite en Méditerranée orientale par le sultan (nouvelles violations de l'espace aérien grec avec des avions armés, au risque de - ou pour provoquer un - incident grave qui permette des "représailles", et réplique grecque, et c'est bien la responsabilité d'un gouvernement de parer à une agression pour tenter de la dissuader), ou le Nein retentissant - et qui a pourtant fait bien peu de bruit dans nos médias - opposé par la Kaiserin Merkel aux fantasùagories de réforme de la zone euro du petit Gauleiter Macron : seconde fois que le jeune homme se fait renvoyer à ses bonnes oeuvres dans le champ européen, après la réforme en trompe-l'oeil de la directive travailleurs détachés qui n'a rien réformé, sauf retouches cosmétiques qui n'ont rien changé et ne changeront rien.

Or donc, il s'agit désormais ici de la mise en concurrence (car il ne s'agit pas, on vous répète sur tous les tons, de privatisation, hein, non ça, ce sera dans deux ou trois ans, ni de la fermeture des petites lignes : non, ça on fera porter le chapeau aux régions qui devront en assumer l'impopularité au fur et à mesure qu'on réduira leurs dotations) de tout ce que nous considérons comme des services publics n'est ni une nécessité, ni un progrès, ni une fatalité, ni le sens de l'histoire auquel nous n'aurions pas d'autre choix que de nous laisser aller. La mise en concurrence de tout ce que nous considérons comme des services publics est la conséquence de l'idéologie qui est l'origine et le coeur de ce qu'il est convenu d'appeler la construction européenne.

Combattre aujourd'hui la conséquence de cette idéologie dans le service public ferroviaire est aussi légitime qu'indispensable - car si ça passe pour le ferroviaire, viendra ensuite la liquidation de l'hôpital public, du service public d'éducation...

Cesser de répéter qu'on peut réorienter ou réformer l'Union européenne et expliquer qu'il n'y a pas d'autre choix que d'en sortir si l'on veut conserver des services publics qui en soient, si l'on veut sortir de cette spirale mortifère de la mise en concurrence généralisée, prélude à la privatisation, est tout aussi indispensable.

Car l'ouverture à la concurrence n'est qu'un piège à cons bruxellois, la vraie question c'est de faire en temps utile les investissements et de donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement du service public.

Mais pour cela il ne faut pas avoir une monnaie surévaluée qui étouffe l'économie et empêche de dégager les moyens nécessaires. Mais pour cela, il faut être indépendant et souverain, c'est-à-dire qu'il faut que le Parlement fasse démocratiquement et librement ses choix budgétaires, sans être prisonnier ni de critères de déficit tombés du ciel avec les tables de la loi de Maastricht, ni des directives idéologiques d'une Union européenne dont le but a été, depuis sa création, de contourner et de réduire à néant la volonté démocratiquement exprimée par les peuples en posant comme des évolutions inévitables les conséquences de faits accomplis idéologiques et technocratiques qui doivent à tout prix échapper à la délibération démocratique.

Car dans le cadre européen, tel qu'il a été construit dès l'origine et qui ne sera ni réformé ni réorienté parce qu'il a été conçu pour servir précisément à quoi il sert, le citoyen n'est qu'un imbécile à éduquer, un manant qui n'entend rien à rien, un crétin congénital qui ne veut pas comprendre où est son intérêt et que les gens qui savent savent forcément mieux que lui ce qui est bon pour lui.

C'est l'essence même - depuis Monnet - de ce qu'il est convenu d'appeler la "construction européenne".

Dans ces conditions, les mécanismes démocratiques ne sont bons que s'ils permettent aux gens qui savent d'accéder et de se maintenir au pouvoir - grâce à un appui massif des médias et dans un jeu électoral dessiné de manière à ce que les castors portent au pouvoir le candidat de l'oligarchie en "faisant barrage" à...

Ensuite vient le temps du gavage des oies citoyennes. On ne négocie pas avec des imbéciles, on ne prend pas en compte les arguments et les objections des manants, on ne s'abaisse bas à changer ses plans parce que des crétins congénitaux manifestent, se mettent en grève ou votent : cf référendums de 2005 en France ou 2015 en Grèce, parmi d'autres...

Face aux imbéciles, aux manants et aux crétins congénitaux, il n'y a qu'une seule chose à faire : de la PEDAGOGIE.

Or donc, de mon point de vue, il convient de soutenir cette grève. C'est un enjeu fondamental pour ne pas basculer vers le destin que connaît aujourd'hui la Grèce. Car, de mon point de vue, les cheminots ne se battent pas pour eux, ils se battent pour le service public, qui au nom de logiques budgétaires absurdes liées à la nature même du "projet européen", a été mis, par manque d'investissement, dans l'impossibilité de remplir correctement ses tâches et qui au nom de la mise en concurrence qui est au coeur, dès l'origine, du même "projet européen", devrait être ouvert à la concurrence, avant d'être, évidemment, privatisé dans quelques années.

Ils se battent pour tous les services publics, ils se battent pour nous tous, ils se battent pour préserver un bien de la nation.

En ce qui me concerne, j'ai donc donné à cette cagnotte, la plus importante de celle qui ont été lancées pour aider les cheminots à tenir - pour eux, pour nous, pour la nation, pour briser la volonté destructrice de ce qui fait notre République sociale d'un gouvernement de rencontre et de capitulation permanente. Si vous le pouvez, vous aussi...

lundi 19 mars 2018

De la lâcheté occidentale à Afrin

3 milliards de vos impôts et des miens débloqués la semaine dernière par la Commission européenne à la Turquie, au titre du chantage aux migrants... en plus des nombreux autres déversés au titre de la pré-adhésion...

Bien sûr, l'essentiel de ces milliards ira dans les poches du clan Erdogan et dans la machine clientéliste de l'AKP (l'islamo-fascisme turc est libéral économiquement et, sur le modèle des Frères musulmans, c'est la charité islamique organisée par le parti qui se substitue à l'Etat dans le secteur social, sanitaire, éducatif) indispensable au maintien d'Erdogan au pouvoir.

Ce sont donc vos impôts et les les miens qui, par la grâce de l'UE, contribuent largement au maintien au pouvoir de l'islamo-fascisme en Turquie.

Mais l'islamo-fascisme turc n'est plus aujourd'hui une affaire intérieure turque : Daesh n'aurait jamais résisté si longtemps sans les armes livrées par la Turquie, sans le pétrole ou le coton achetés à Daesh par la Turquie et revendus aux Occidentaux une fois blanchis par la Turquie, sans l'armée turque qui n'a cessé de tirer dans le dos des Kurdes qui combattaient Daesh...

La marine turque empêche aujourd'hui l'Etat souverain de Chypre, membre de l'UE, dont près de 40% du territoire est occupé et colonisé par la Turquie depuis 1974, de mettre en valeur les champs gaziers de son espace économique maritime exclusif ; la Turquie viole chaque semaine à plusieurs reprises l'espace maritime et aérien de la Grèce, membre de l'UE, et systématiquement écorchée par l'UE depuis huit ans : un garde-côte grec a été éperonné il y a peu par un navire de guerre turc, la catastrophe n'ayant été évitée de justesse que parce que le bateau grec a mis les gaz ; la Turquie détient et accuse d'espionnage deux soldats grecs, qui se seraient égarés en territoire turc, ou qui ont été enlevés en territoire grec, sur la frontière terrestre du nord, et elle entend s'en servir comme otages afin d'obtenir que la Grèce lui livre 8 officiers turcs réfugiés au lendemain du pseudo-coup d'Etat qui a permis à Erdogan d'accélérer la dérive autoritaire de son régime. Erdogan qui ne cesse de menacer la Grèce d'invasion de dizaines de ses îles, jusqu'au sud de la Crète, et de proclamer la caducité du traité de Lausanne (1923) qui a fixé les frontières de la République turque naissante.

L'islamo-fasciste Erdogan ne cache plus ses visées expansionnistes, à l'est comme à l'ouest. L'islamo-fasciste Erdogan a donné l'ordre à son armée d'envahir le territoire syrien afin d'écraser les Kurdes qui combattent Daesh et Al Qaïdah, une armée turque qui, avec l'aide de ce qui reste de Daesh et d'Al Qaïdah (ce que les médias français, jamais en retard d'une propagande, nomment complaisamment "les rebelles au régime de Damas" ou 'l'Armée syrienne libre", laquelle n'existe plus depuis qu'elle s'est volatilisée, vers 2012-2013, en apportant aux groupes djihadistes les armes livrées par les Occidentaux), s'est emparée hier d'Afrin.

Maintenant, l'islamo-fasciste Erdogan crie victoire et annonce son intention de continuer à poursuivre les Kurdes jusqu'à la frontière irakienne, et puis ???

Aucune situation historique ne se répète jamais à l'identique. Mais la lâcheté dont font aujourd'hui preuve les gouvernants d'Europe occidentale vis-à-vis de l'islamo-fasciste Erdogan ne peut que rappeler l'enchaînement de lâchetés qui a conduit, autrefois, à Munich et au démantèlement de la Tchécoslovaquie.

Et ce genre de lâchetés, nous savons combien elles se payent cher - même si c'est avec retard.

Trois différences cependant me semblent sauter aux yeux. Daladier était conscient de sa lâcheté et prenait, à raison pour des cons, les Français qui l'acclamaient "pour avoir sauvé la paix" à son retour de Munich.

Macron n'a pas à l'évidence cette lucidité. Macron a la lâcheté satisfaite. La semaine dernière, il recevait ainsi chaleureusement à l'Elysée Thaçi, le pseudo-président du pseudo-Etat kosovar, non reconnu par l'ONU (ni d'ailleurs par l'UE), vrai maffieux, qui n'a échappé au pseudo-tribunal international pour l'ex-Yougoslavie que par les meurtres de témoins et les pressions et intimidations exercées sur les survivants. Thaçi, surnommé le Serpent, soupçonné, comme Haradinaj, pseudo-Premier ministre de ce pseudo-Etat, d'innombrables crimes de guerre et crimes contre l'humanité, pseudo-Etat où l'on trafique - entre autres - les organes d'êtres humains. Thaçi fortement soupçonné par un rapport du Conseil de l'Europe d'avoir organisé un réseau de centres de torture où, entre autres choses, on prélevait, sans anesthésie, des organes sur des prisonniers serbes vivants, civils et militaires. Thaçi qui a organisé la purification ethnique du Kosovo. Thaçi et l'UCK dont les crimes ne pouvaient être ignorés par la tutelle occidentale et le "bon docteur" qui fut sa première tête.

Ce Kosovo qui est aujourd'hui le centre européen de tous les trafics : êtres humains, armes, drogues, cigarettes... Ce Kosovo qui abritait, il y a peu encore, comme la Bosnie et l'Albanie, des camps d'entraînement formant les djihadistes des Balkans avant leur envoi en Syrie et en Irak. Ce Kosovo qui, avec l'Albanie, l'ARYM et sa minorité albanophone, la Bosnie, sont des alliés de l'islamo-fasciste Erdogan dans sa politique néo-ottomane de "reconquête" des Balkans à travers des minorités islamiques qui étaient traditionnellement adeptes d'un Islam modéré, syncrétique, peu observant et qui, depuis plusieurs décennies, sont systématiquement radicalisées grâce à l'argent et aux prêcheurs saoudiens, qataris... turcs.

La deuxième différence, c'est que les médias, au temps de Munich, n'avaient pas l'énorme poids qu'ils ont aujourd'hui dans l'opinion. Munichois, ils l'étaient en majorité ; ils le sont aujourd'hui en totalité, et se font, sans complexe (comme le montre le culte de la personnalité macronienne qui atteint ces jours-ci des sommets d'absurdité dignes des régimes totalitaires - ce qu'est en réalité, et nonobstant les formes, l'Union européenne - des chèvres indiennes s'inclinant devant le couple présidentiel dans Match, à Macron représenté en demi-dieu par VSD...), les vecteurs d'une propagande écrasante qui choisit ce qui doit indigner le lecteur ou l'auditeur (le "boucher de Damas" mais pas le "boucher d'Ankara", les "privilèges" des agents de la SNCF mais pas ceux des "premiers de cordée" défiscalisés, toujours plus riches, le méchant Poutine mais pas notre allié Erdogan qui emprisonne, torture, fait condamner à des centaines d'années de prison, professeurs, journalistes, avocats, anciens juges, policiers, militaires...), qui escamote, euphémise, fait silence sur ce qui gêne le discours officiel.

La troisième différence, c'est que les impôts des Français ne finançaient pas Hitler, alors qu'ils financent Erdogan ; et que la Turquie, imperturbablement, continue à être considérée par l'UE comme un Etat légitimement candidat, négociant son adhésion.

samedi 27 janvier 2018

Nouvelle de Chypre occupée et colonisée...

Chypre Nord : occupée et colonisée par la Turquie depuis 1974, pseudo-République où les Chypriotes turcs sont désormais minoritaires par rapport aux colons anatoliens (les estimations varient de 110 000 à 185 000, c'est un secret d'Etat turc, pour 90 000 Chypriotes turcs).

Acte I : un journal critique l'invasion de la Syrie par la Turquie islamiste (que la France avalise sous réserve de demander au sultan de faire preuve de retenue... ce qui, comme chacun sait, est la qualité première d'Erdogan) et compare l'invasion d'Afrin à celle de Chypre en 1974, ajoutant que les Turcs ne repartiront pas plus de là qu'ils ne sont repartis de Chypre.

Acte II : Erdogan dépêche ses nervis Loups Gris (nazis à la mode turque qui sont désormais les Alliés d'Erdogan) vandaliser le journal qui a osé émettre des réserves sur la politique du sultan.

Acte III : les Chypriotes turcs, qui vivent sous occupation militaire d'Ankara depuis 1974, et qui vivent dans un régime où les colons bénéficient, par rapport à eux, d'innombrables privilèges, manifestent contre les troupes du sultan.

Acte IV : devinez !!!

mercredi 24 janvier 2018

Comique et information

Ce matin, Frédéric, mon compagnon, avait laissé la radio allumée en partant, sur France Inter. N'écoutant jamais la session de propagande de cette heure-là, c'est donc par hasard que j'entendis le sieur Moix se défendre d'être un bobo, ce dont je lui donne acte bien volontiers, et attaquer notre Jupitre vénéré (qu'il n'a bien sûr pas contribué à faire élire, ce brave Moix) sur sa politique à l'égard des migrants... jusqu'à ce que j'éclate de rire, et recrache du coup une partie de mon jus d'orange, sous peine de risquer de m'étouffer, quand, disant que les Français n'ont qu'à, comme lui, aller voir eux-mêmes à Calais ce qui s'y passe, il ajouta : "J'étais dans la voiture de Jacques Attali, quand nous avons vu les CRS..."

J'ai tourné le bouton de ma radio afin de petit-déjeuner en paix. Non vraiment, dans sa session de propagande matinale, France Inter devrait éviter de mélanger les comiques avec l'information.

jeudi 18 janvier 2018

Notre-Dame priez pour zellezéeux

N'ayant pas d'opinion éclairée sur NDDL, je me garderai de prendre position sur la décision du gouvernement.

Dans cette affaire, ce qui me fait doucement rire (jaune), c'est l'indignation des zéluezédézélus socialoexpirants et nécrosarkozystes devant le non-respect d'un référendum consultatif, à l'échelle départementale, dont la participation s'établit à 51,08 % et dont le résultat fut acquis à 55,17% des 487.518 suffrages exprimés.

Ou donc les mêmes zéluezéélus se sont-ils mis, et nous ont-ils mis, le résultat d'un référendum national de ratification, donc dont le résultat s'impose à tous les pouvoirs publics, zéluezéélus compris (désolé, je continue à respecter aussi la grammaire de ma langue), dont la participation s'établit à 69,34% et dont le résultat fut acquis par 54,68 % des 28.256.673 suffrages exprimés ?

Et qu'on ne vienne pas, mais alors surtout pas, m'objecter que des propos de campagne du candidat qui fut finalement élu, noyés au milieu d'une foultitude d'autres propos de campagne, lui donnaient la légitimité pour violer la décision exprimée solennellement par le peuple français, en faisant adopter par les zéluezélézélus le copier-coller d'un traité que le peuple avait repoussé.

Ce que le peuple souverain a repoussé, seul le peuple souverain, consulté dans les mêmes conditions, est légitime à l'adopter.

jeudi 7 décembre 2017

Santo subito ! Santo subito !

Est-il anathème de penser qu'on nage en plein délire médiatique à propos de la mort (triste, forcément, pour les siens et pour ses admirateurs) d'un chanteur qui vous a toujours laissé indifférent quand vous ne pensiez pas qu'il braillait des textes sans intérêt ?...

On a décidément les tragédies nationales qu'on peut !

Est-on hérétique et relaps quand on trouve parfaitement ridicule et déplacé d'évoquer la possibilité "d'obsèques nationales" pour ledit chanteur et de suggérer un parallèle entre la mort de Victor Hugo, auteur, entre autres, des Misérables, de "L'enfant grec", de lettres de soutien aux Mexicains révoltés contre l'impérialisme ou aux insurgés crétois contre la domination ottomane (oeuvres mondialement connues et prises de position qui sauvèrent l'honneur de la France), exilé par opposition à un régime autoritaire, et ce chanteur qui interprétait (peut-être avec talent, pas pour moi, mais bon, des goûts et des couleurs on ne discute pas et je ne discuterai pas plus du goût de ceux qui l'admirent qu'on a à discuter du mien...) des textes écrits par d'autres et sans contenu particulièrement notable, qui a montré un talent certain à s'adapter aux modes successives, et exilé pour payer moins d'impôts ?

Car ce "héros national", dixit le Génie des alpages qui nous sert de président de la République, a passé sa vie à tenter de payer moins d'impôt dans le pays qui lui a tout donné, y compris en le quittant pour aller sous des cieux fiscaux plus cléments. Pour revenir se faire soigner dans un système de santé auquel manquent les impôts qu'il n'a pas payés, et mourir dans un pays dont les contribuables payent les forces de l'ordre assurant la tranquillité de sa maison comme la sécurité de la mascarade "nationale" qu'on nous prépare.

En tout cas, la chose est pleine d'espoir pour tous les gens qui vont mettre leur oseille à l'abri de l'horrible fisc français ! Une belle leçon de vie et de citoyenneté...

On a décidément les héros nationaux qu'on peut qu'on peut !

Je crains donc d'être anathème, hérétique et relaps. Vous me direz que, pendant ce temps-là, les rapports sur le SMIC et autres joyeusetés européennes passent au second plan, ce qui est toujours ça de pris.

Je crains surtout d'être de moins en moins de ce temps...

PS : où l'on apprend, non sans un irrépressible éclat de rire intérieur - intérieur, car il n'est pas bien de rire en pareilles circonstances - que le héros national des exilés fiscaux sera inhumé... dans le paradis fiscal french touch de saint-Bart ! En présence des Balkany ?

Yeah !!!

La pantalonnade commence à prendre un tour assez hallucinant. Finalement, tout cela sera peut-être le dernier happening, pathétique, de cette calamiteuse génération de rebelles en carton pâte passée de la fascination pour l'Amérique à mai 68, et de mai 68 à l'Europe néolibérale en passant par Mitterrand et Johnny, pour aboutir à Macron.

vendredi 20 octobre 2017

Pour détendre l'atmosphère...

Un des lecteurs réguliers de ce blog (merci à lui!) m'a écrit ce jourd'hui pour me demander si tout allait bien et me dire son inquiétude de mon silence.

Alors voilà, tout va aussi bien que possible. Pour moi. Parce que pour les Grecs (nonobstant le "ça va mieux", éhonté mensonge de l'a Propagandastaffel germano-européenne, alors que ça n'a jamais été aussi mal), pour la France...

Juste. Le coup de massue de la mise en liquidation de La Différence deux mois après la parution de Tigrane l'Arménien n'a pas fini de produire ses effets sur ma personne. Cette nouvelle m'a mis à terre. Il m'a fallu le temps de me relever. Septembre a été somptueux, à Nisyros, et j'ai refait là-bas, comme d'habitude, une partie de mes énergies. J'ai recouvré - comme mon Tigrane à Irémos - une part indispensable de sérénité pour me remettre au travail.

J'ai donc réussi à reprendre le fil de mon prochain roman, cassé par la sinistre nouvelle de la fin juin. Mais sans avoir assez de volonté pour me remettre à la discipline du blog. Alors je vous ai un peu laissé tomber : excusez-moi !

Et puis au retour, les urgences dérisoires ou pas de la vie quotidienne me sont retombées du le râble. Après deux lettres recommandées avec accusé de réception au liquidateur judiciaire de La Différence restées sans réponse, la troisième, menaçant de saisir un avocat, en a reçu une - lapidaire. Ni à l'exigence de la reconnaissance que je suis créancier privilégié, en vertu des dispositions du Code de la propriété intellectuelle que m'a communiquées le service juridique de la Société des Gens de Lettres (qu'il soit remercié ici publiquement de sa réactivité) et non chrirographaire comme me l'indiquait une première missive du liquidateur, ni à la demande d'état précis des ventes de mon bouquin, ni à la question du nombre d'exemplaires restant en stock, ni à mon opposition au départ de ce stock en solderie et donc à ma demande de précisions quant aux conditions de rachat par moi de ce stock (seule solution, me dit-on, pour éviter la solderie).

Non, le liquidateur ne se fend d'une réponse que pour refuser de me restituer mes droits - une liquidation, selon lui et contrairement à ce que me dit la SGDL, n'étant pas une raison suffisante à cette restitution. D'après lui, il me faut donc attendre la fin de ladite procédure de liquidation... Ce qui retarde d'autant, probablement pas avant l'automne 2018, la perspective d'une reparution en collection de poche de Tigrane.

Mais de cela, le liquidateur se fout, confirmant une fois de plus qu'en France les auteurs sont de la merde.

On me dit qu'il me faudrait saisir le juge qui a désigné le liquidateur. Mais tout cela me fait tellement ch...

Bref, toutes ces péripéties peu réjouissantes m'ont fait différer le moment de revenir à ce blog. Le courriel de Philippe, le lecteur cité plus haut, m'y rappelle. Je ne vous garantis rien, mais je vais essayer de ne plus vous abandonner trop longtemps.

Restent les nouvelles essentielles !

Comme celle de l'ex-prof qui nous gratifie de confidences aussi passionnantes qu'indispensables sur les caleçons qu'elle choisit pour son ex-élève élevé au sommet de l'Olympe...

Une question me brûle les lèvres : y'en a-t-il un avec le drapeau européen (honni de Mélenchon ; oui, Jean-Luc, bien sûr, mais le drapeau on s'en fout, ce qu'on espère t'entendre dire un jour, enfin clairement, c'est qu'il faut sortir, sans délai du bordel de l'UE et du piège de l'euro où crèvent les Grecs, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, nous... de sortir, pas d'amuser la galerie avec des questions subalternes et vaguement dérisoires) et la couronne d'étoiles autour de la b... à Dudule ?


##balancetoncaleçon

Réveille-toi, tante Yvonne, ils sont devenus fous !

En attendant la commémoration de mai 68 (LUI qui nous conchie dès qu'il peut, de préférence depuis l'étranger ; LUI qui soumet ses discours à la chancelière du Reich avant de les prononcer ; LUI qui clouait au pilori, il y a peu, ces "fouteurs de bordel" qui refusent de perdre leur emploi et d'aller en quémander un, la joie au coeur et pleins de reconnaissance pour not'bon maître, à 140 km de chez eux) que suivra l'entrée des cendres de Cohn-Bendit au Panthéon dont l'éloge funèbre sera prononcé par Stéphane Bern, des trémolos malrussiens dans la voix : "Entre ici, Con-Bandit, avec derrière toi toutes les victimes de la sanglante dictature gaulliste..."

Non, je ne tiendrai pas quatre ans et demi à ce rythme-là...

mercredi 23 août 2017

LVSL et La France insoumise

En complément de ma réponse à Kokkino, sur mon partage de l'entretien de LVSL avec Errejon, qui me trouvait bien sévère avec La France insoumise (mais qui aime bien, châtie bien, et si je peux être un "compagnon de route", il faudra effectivement de sérieuses inflexions pour me convaincre), voici de nouveau une fort intéressante analyse de LVSL sur la croisée des chemins à laquelle se trouve LFI.

J'en partage l'essentiel.

A une réserve près : l'enjeu fondamental, européen, n'apparaît qu'en creux. on ne fera pas la pédagogie nécessaire sur ce sujet en le laissant dans l'ombre. Et factuellement, ce sont les européennes qui seront la première échéance électorale, en 2019, pas les municipales de 2020. Or, cette première bataille électorale nationale du quinquennat, de surcroît à la proportionnelle, se jouera sur un élément essentiel de la propagande de Macron et des forces qu'il a satellisées - de LR au PS -, avec un FN en position de vainqueur du précédent scrutin qui aura eu à trancher entre la ligne libérale et la ligne Philippot.

Quel sera alors le discours de LFI ? Toujours le fumeux Plan B ? Ou bien aura-t-on enfin le courage de prendre à bras le corps cette question et de se doter d'une ligne claire, compréhensible, audible - notamment par l'électorat populaire parti au FN que que LFI a l'ambition de conquérir ???

Raison pour laquelle, en plus du papier de LVSL, je vous invite également à lire celui de Jacques Sapir sur la "question de l'euro" et ses derniers développements, en Italie et en Allemagne.

dimanche 4 juin 2017

L'Homme qui rit des noyés...

1917 : Poincaré, président de la République, est surnommé "L'homme qui rit dans les cimetières" par "L'Humanité"... En réalité, l'expression du visage de Poincaré ainsi exploitée était due à un rayon de soleil venu percer le ciel nuageux au moment où le président se recueillait.

2017 : Génie sans bouillir, sans ciel nuageux ni soleil, plaisante avec esprit : L'Homme qui rit des noyés.

"Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du comorien ! C'est différent" ; et toute l'élégance est dans le "du".

Les castors, ils ont fait barrage à quoi, déjà ?...

Mais c'est vrai que Génie sans bouillir est désormais le leader incontesté du monde libre...

Allez, que tout cela ne vous fasse pas oublier...

dimanche 14 mai 2017

Le Génie des Carpates est entré en fonction !

En ce jour béni où un Sauveur nous a été donné, la presse française aura atteint des sommets de servilité restés jusque-là inexplorés. Ils jouissent sans entrave ni retenue. A part Ceaucescu, je ne vois pas trop qui aura été l'objet d'une adulation plus unanimement libre de toute pudeur... Bref, notre Etoile polaire, notre Danube de la pensée, notre Génie des Carpates à nous est désormais à l'oeuvre. Alleluia !

Todd, dans un de ses éclairs de génie humoristique, avait parlé du hollandisme révolutionnaire. Je me demande si le jeune gandin, par fatuité, suffisance et sottise (j'aime beaucoup ce mot de mon Général à propos de Beuve Méry : "qu'est-ce qu'il est intelligent, mais qu'est-ce qu'il est con !"), que l'obséquiosité médiatique poussée au degré d'une société totalitaire ne peut qu'exalter, ne serait pas capable de faire péter le bastringue français et européen... Ce qui attesterait, du coup, un macronisme révolutionnaire... et me ferait regretter de n'avoir point voté pour lui.

En attendant, demain, notre Danube de la pensée à nous ira faire hommage à la chancelière du Reich, point d'orgue et final des festivités de l'avènement du gouverneur de sa province française - en allemand, on dit Gauleiter. Demain, il fera le voyage à Berlin, sous les vivats d'une intelligentsia fascinée par l'Allemagne depuis 1870. Qu'il y reste ! ai-je pour ma part envie de crier. Hélas, le chemin jusqu'à Sigmaringen est encore long.

Avec Pétain, nous avions eu la soumission aigre et moralisatrice ; avec Sarko, nous avons eu la soumission hystérique ; avec Hollande, nous sortons de la soumission honteuse ; avec notre Etoile polaire à nous, nous aurons la soumission heureuse, sereine et assumée. On n'arrête décidément as le progrès !

lundi 17 avril 2017

Oui au sultan

Erdogan a déjà mis sous surveillance ou en taule toute opposition.

Sous prétexte d'un coup d'Etat bidon, il a supprimé tout contre-pouvoir, réduit l'Etat, la justice, l'université au rang d'instruments dociles d'un pouvoir despotique et mégalomaniaque.

Il a racketté avec succès une UE lâche et consentante qui détourne pudiquement le regard sur ses crimes, laisse passer toutes ses provocations sans moufeter, tout en écorchant consciencieusement la Grèce qui lui fait face, une UE qui se fait insulter et menacer sans réagir autrement que par des paroles creuses, qui le laisse complaisamment transformer les communautés turques en cheval de Troie de l'islamisme (65,2 % de Oui en France, 60,6 % au danmark63 % en Allemagne, 70,3 % aux Pays-Bas, 73,2 % en Autriche, 77,1 % en Belgique...), des communautés turques qu'Erdogan appelle à faire des enfants pour conquérir les sociétés occidentales de l'intérieur ; une UE qui feint de croire qu'Erdogan combat Daesh alors qu'il l'a couvé, protégé, financé, qu'il a blanchi son pétrole revendu ensuite aux veules Européens que nous sommes, alors qu'Erdogan et Daesh qu'ils partagent la même idéologie - l'islamisme - et que les Turcs ne cessent de tirer dans le dos des Kurdes qui combattent Daesh...

Et vous pensiez vraiment qu'Erdogan pouvait perdre le référendum le transformant en sultan ?