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mercredi 23 août 2017

LVSL et La France insoumise

En complément de ma réponse à Kokkino, sur mon partage de l'entretien de LVSL avec Errejon, qui me trouvait bien sévère avec La France insoumise (mais qui aime bien, châtie bien, et si je peux être un "compagnon de route", il faudra effectivement de sérieuses inflexions pour me convaincre), voici de nouveau une fort intéressante analyse de LVSL sur la croisée des chemins à laquelle se trouve LFI.

J'en partage l'essentiel.

A une réserve près : l'enjeu fondamental, européen, n'apparaît qu'en creux. on ne fera pas la pédagogie nécessaire sur ce sujet en le laissant dans l'ombre. Et factuellement, ce sont les européennes qui seront la première échéance électorale, en 2019, pas les municipales de 2020. Or, cette première bataille électorale nationale du quinquennat, de surcroît à la proportionnelle, se jouera sur un élément essentiel de la propagande de Macron et des forces qu'il a satellisées - de LR au PS -, avec un FN en position de vainqueur du précédent scrutin qui aura eu à trancher entre la ligne libérale et la ligne Philippot.

Quel sera alors le discours de LFI ? Toujours le fumeux Plan B ? Ou bien aura-t-on enfin le courage de prendre à bras le corps cette question et de se doter d'une ligne claire, compréhensible, audible - notamment par l'électorat populaire parti au FN que que LFI a l'ambition de conquérir ???

Raison pour laquelle, en plus du papier de LVSL, je vous invite également à lire celui de Jacques Sapir sur la "question de l'euro" et ses derniers développements, en Italie et en Allemagne.

dimanche 4 juin 2017

L'Homme qui rit des noyés...

1917 : Poincaré, président de la République, est surnommé "L'homme qui rit dans les cimetières" par "L'Humanité"... En réalité, l'expression du visage de Poincaré ainsi exploitée était due à un rayon de soleil venu percer le ciel nuageux au moment où le président se recueillait.

2017 : Génie sans bouillir, sans ciel nuageux ni soleil, plaisante avec esprit : L'Homme qui rit des noyés.

"Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du comorien ! C'est différent" ; et toute l'élégance est dans le "du".

Les castors, ils ont fait barrage à quoi, déjà ?...

Mais c'est vrai que Génie sans bouillir est désormais le leader incontesté du monde libre...

Allez, que tout cela ne vous fasse pas oublier...

dimanche 14 mai 2017

Le Génie des Carpates est entré en fonction !

En ce jour béni où un Sauveur nous a été donné, la presse française aura atteint des sommets de servilité restés jusque-là inexplorés. Ils jouissent sans entrave ni retenue. A part Ceaucescu, je ne vois pas trop qui aura été l'objet d'une adulation plus unanimement libre de toute pudeur... Bref, notre Etoile polaire, notre Danube de la pensée, notre Génie des Carpates à nous est désormais à l'oeuvre. Alleluia !

Todd, dans un de ses éclairs de génie humoristique, avait parlé du hollandisme révolutionnaire. Je me demande si le jeune gandin, par fatuité, suffisance et sottise (j'aime beaucoup ce mot de mon Général à propos de Beuve Méry : "qu'est-ce qu'il est intelligent, mais qu'est-ce qu'il est con !"), que l'obséquiosité médiatique poussée au degré d'une société totalitaire ne peut qu'exalter, ne serait pas capable de faire péter le bastringue français et européen... Ce qui attesterait, du coup, un macronisme révolutionnaire... et me ferait regretter de n'avoir point voté pour lui.

En attendant, demain, notre Danube de la pensée à nous ira faire hommage à la chancelière du Reich, point d'orgue et final des festivités de l'avènement du gouverneur de sa province française - en allemand, on dit Gauleiter. Demain, il fera le voyage à Berlin, sous les vivats d'une intelligentsia fascinée par l'Allemagne depuis 1870. Qu'il y reste ! ai-je pour ma part envie de crier. Hélas, le chemin jusqu'à Sigmaringen est encore long.

Avec Pétain, nous avions eu la soumission aigre et moralisatrice ; avec Sarko, nous avons eu la soumission hystérique ; avec Hollande, nous sortons de la soumission honteuse ; avec notre Etoile polaire à nous, nous aurons la soumission heureuse, sereine et assumée. On n'arrête décidément as le progrès !

lundi 17 avril 2017

Oui au sultan

Erdogan a déjà mis sous surveillance ou en taule toute opposition.

Sous prétexte d'un coup d'Etat bidon, il a supprimé tout contre-pouvoir, réduit l'Etat, la justice, l'université au rang d'instruments dociles d'un pouvoir despotique et mégalomaniaque.

Il a racketté avec succès une UE lâche et consentante qui détourne pudiquement le regard sur ses crimes, laisse passer toutes ses provocations sans moufeter, tout en écorchant consciencieusement la Grèce qui lui fait face, une UE qui se fait insulter et menacer sans réagir autrement que par des paroles creuses, qui le laisse complaisamment transformer les communautés turques en cheval de Troie de l'islamisme (65,2 % de Oui en France, 60,6 % au danmark63 % en Allemagne, 70,3 % aux Pays-Bas, 73,2 % en Autriche, 77,1 % en Belgique...), des communautés turques qu'Erdogan appelle à faire des enfants pour conquérir les sociétés occidentales de l'intérieur ; une UE qui feint de croire qu'Erdogan combat Daesh alors qu'il l'a couvé, protégé, financé, qu'il a blanchi son pétrole revendu ensuite aux veules Européens que nous sommes, alors qu'Erdogan et Daesh qu'ils partagent la même idéologie - l'islamisme - et que les Turcs ne cessent de tirer dans le dos des Kurdes qui combattent Daesh...

Et vous pensiez vraiment qu'Erdogan pouvait perdre le référendum le transformant en sultan ?

mercredi 12 avril 2017

Cette fois, l'apocalypse est bien pour demain !

Bon demain, priorité : remplir la baignoire de charbon (on a le chauffage central, mais ça ne marchera plus l'hiver prochain !), vider le débarras pour faire rentrer des meules de roquefort et de gruyère, virer les bouquins pour faire rentrer du pinard, on mettra les patates sous les lits...

Vous me direz que, toute façon, faire la queue devant les épiceries, ça occupera les gens, puisqu'ils seront tous au chômage ! Et puis au moins, la fabrication des tickets ça relancera l'industrie du papier !

Sans compter qu'après à peine 6 mois de Mélenchon, c'est la Roumanie et la Pologne qui demanderont l'abrogation de la directive "travailleurs détachés" pour empêcher l'afflux chez eux de plombiers français !!!

Manifestement, depuis que le Banquier, dont l'élection devait être assurée par la présence de Marine Le Pen au 2e tour, n'est plus si certain de ne pas être éliminé au 1er, la Nomenklatura perd les pédales. Car le FN, même s'il finissait par accéder au pouvoir (ce qui après 5 ans de présidence du Banquier ne manquerait pas d'arriver), ils s'en accommoderaient : n'est-ce pas ces gens-là on les contrôlera bien toujours et au fond, on est du même bord... "Ce crétin, on le mènera par le bout du nez" disaient-ils déjà au bon temps du Parti de l'Ordre de Louis-Napoléon Bonaparte avant le coup d'Etat. Mmais alors le Bolcho, le Partageux... ça ça leur fout vraiment les jetons ! Plutôt Hitler que Blum disait déjà leurs grands-papas !

Les chars soviétiques seraient déjà en route et la Corée du Nord, à côté de la France de Mélenchon, fera figure de vert paradis où coule le lait et le miel... Vous me direz qu'on pourra toujours manger les grenouilles et les criquets qui s'abattront en nuages compacts sur le pays.

Aussi Pépère a-t-il cru bon de mettre en garde ses compatriotes - vous et moi - contre le vote Mélenchon. C'est vrai qu'il est le mieux place monsieur "mon ennemi c'est la finance" pour dire qu'il ne faut pas s'arrêter aux discours et considérer le fond d'un programme.

Du coup, j'attends avec impatience la déclaration de Juncker avertissant les Français que les dirigeants des autres planètes lui ont confié que si jamais ils votent Mélenchon, la Seine va virer au rouge (et pas le gros qui tache : ça, ça ne fait pas peur à Jean-Claude !) tandis que des langues de feu calcineront les vignobles de Champagne (et ça, Jean-Claude, il ne s'en remettrait pas !)

On dit aussi que notre chancelière à tous pourrait estimer nécessaire de donner ses instructions au peuple français en plus d'avoir adoubé ses candidats acceptables. Schäuble, le ministre des Finances du Reich, a quant à lui déjà fait part de son choix : le Banquier. Et papa Schultz, le social-démocrate a pour sa part déclaré (comme on pourra le lire sur l'excellent blog de l'excellente Coralie Delaume) qu'il "n'assouplirait pas la position pro-austérité de l' Allemagne s'il était désigné comme chancelier cette année". Voilà pour les gogos qui croient ou feignent de croire qu'on peut changer quoi que ce soit, de l'intérieur, par une négociation ou un Parlement de plus, au fonctionnement de ce machin tueur de démocratie et d'emplois, qui fonctionne au seul avantage des retraités allemands et qui se nomme Union européenne. Et voilà qui nous rappelle à point nommé qu'on ne réforme pas un carcan ; un carcan, on le brise ou on y crève.

En réalité, ce que nous voyons reparaître, depuis que la courbe d'intentions de Mélenchon converge avec celle du bancocrate candidat des Nomenlaturas, c'est le syndrome de 2005 se précise : les Nomenklaturas s'affolent, elles déraillent, elles délirent et ne savent plus trop comment provoquer la salutaire trouille... comme en 2015 en Grèce, comme pour le Brexit, comme pour imposer Clinton en choix unique.

Rien appris, rien compris, comme ceux de Coblence.

Il fallait entendre hier l'inénarrable Nicolas Doze annoncer au peuple tremblant que le programme de Mélenchon était contraire aux "lois éternelles de l'économie", sans doute remises à Moïse sur le Sinai, en même temps que le Décalogue. Il fallait entendre la si vieille et increvable caricature de prétention et de mépris pour la populace qu'est Catherine Nay se lamenter sur l'irresponsabilité d'une augmentation des minima sociaux, sur la gratuité de la cantine et se scandaliser qu'on puisse vouloir faire payer les riches plus qu'avant. Il fallait l'entendre parler de Ritsos, cité par Mélenchon en conclusion de son discours de Marseille, comme d'un bisounours : elle a entendu parler de Chavez mais apparemment pas des camps de concentration des Colonels. Il fallait voir déflocquer le pauvre Barbier si fier, il y a peu, de poser entre le Banquier et sa femme.

Ils n'arrivent pas à percuter que les électorats sont entrés en insurrection contre la politique unique eurogermaine incarnée par Fillon-Macron-Hamon, que leur stratégie de la trouille - ce sera l'Apocalypse si vous votez X,Y ou Z - est totalement contre-productive (pour eux) dans pareille situation.

On peut avoir toutes les réserves qu'on veut sur Mélenchon et son programme. J'en ai. J'attends toujours qu'il dise enfin clairement qu'il n'y a aucune négociation possible dans le cadre de l'euro et de l'UE. Je pense que la VIe république est une dangereuse chimère, qu'un processus constituant est aussi aventureux qu'inutile. La Ve est un régime mixte (présidentiel et parlementaire) qui convient à notre tempérament national, car contrairement à ce qu'on dit le président ne peut rien sans le Parlement. C'est un régime démocratique mais qui permet de gouverner : le 49-3 lui-même est là pour empêcher les députés de censurer de manière irresponsable le gouvernement, s'ils n'ont pas une majorité de rechange ou s'ils ne veuelnt pas retourner devant les électeurs (dissolution). C'est un régime souple et qu'i l'a prouvé lors des trois cohabitations.

Or pour gérer la sortie de l'euro et de l'UE, il ne faudra pas avoir la main qui tremble : les marchés financiers commencent à le faire savoir ! Et la Constitution de la Ve permettra à un gouvernement de prendre vite les décisions qu'il faudra prendre pour contrer la spéculation. Tandis que le concours Lépine de la démagogie en quoi se transformera immanquablement une Constituante ne fera qu'affaiblir l'exécutif et dfera diversion quand toutes les énergies devront être tendues vers l'essentiel. Car de deux choses l'une : ou Mélenchon appliquera son programme, incompatible avec le maintien dans l'euro et l'UE qui sont irréformables et il faudra donc sortir de l'euro et de l'UE (le Plan A est une foutaise et le Plan B conduira forcément à la fin de l'euro et de l'UE car il n'y aura ni euro ni UE sans la France), ou bien il n'en a pas l'intention et c'est Tsipras qui nous attend.

Institutionnellement, il suffit donc de retouches techniques : durcissement du régime des incompatibilités, de l'égibilité, limitation des mandats successifs, remplacement du désastreux quinquennat par un septennat non renouvelable afin de redonner de l'importance au Parlement et aux élections législatives (le président est un arbitre un garant, il n'est pas le chef du gouvernement), abrogation des révisions de convenance européenne, réforme du Sénat pour en faire une chambre représentant les diversité de la société, introduction d'une dose de proportionnelle, extension du domaine du référendum...

Mais l'essentiel n'est pas là. On peut avoir la meilleure Constitution du monde, si on a perdu sa souveraineté, si les lois et les orientations économiques et sociales sont décidées à Bruxelles, comme aujourd'hui, hors de tout contrôle démocratique, soi on n'est pas maître de sa monnaie, la meilleure Constition du monde ne servira à rien.

Il n'est donc pas question ici de dire que Mélenchon a toutes les bonnes solutions et que son accession au pouvoir réglerait tous les problèmes (pour ma part, j'hésite encore entre Asselineau qui exprime le plus clairement et de la manière la plus cohérente l'impératif d'une sortie de l'euro, de l'UE et de l'OTAN et Mélenchon, mais s'il est en position d'être au second tour, je passerai probablement sur mes réserves). Il est question de dire que l'hystérie qui s'est emparée des Nomenklaturas politique et médiatique ces derniers jours est aussi ridicule que révélatrice. Et ce qu'elle révèle, une fois de plus, c'est qu'en régime d'Union européenne la démocratie n'est plus acceptable que si les électeurs donnent des réponses conformes à celles qui sont requises pour continuer la même politique, et qu'ils élisent des représentants qui, quelles que soient leurs convictions affichées, conduiront docilement cette même politique.

samedi 8 avril 2017

Romaric... le retour !

Romaric Godin, un des seuls vrais journalistes de presse écrite de ce pays, qui officiait jusque-là au service macro-économie de La Tribune, service opportunément fermé par le racheteur du titre, un patron dans le nettoyage de surfaces (et apparemment dans le nettoyage de rédactions également), a choisi de recouvrer sa liberté. En attendant de retrouver un média qui accepte cette plume compétente et non asservie à la pensée unique de la Propagandastaffel, si cela existe encore, il a ouvert un blog.

Et bien sûr, je vous le recommande : les trois premiers papiers, dont un sur le Portugal et un sur la Grèce, sont bien entendu à lire !

Mouchoir de poche

Un sondage ne signifie rien, une série de sondages donne des tendances et des ordres de grandeur.Je sais qu'on peut m'objecter que les sondages sont faussés, truqués, biaisés par le capital qui contrôle les instituts, qu'ils fabriquent le vote et sont faits pour cela : je ne partage pas cette argumentation-là, en tout cas pas en France et pas dans les proportions présumées par ce genre d'analyse. En Grèce, par exemple, c'est autre chose, comme l'ont montré les récents scrutins où des manipulations de grande ampleur sont, me semble-t-il évidentes. Il n'en va pas de même dans des pays où la tradition sondagière est plus ancienne et la déontologie plus enracinée. Même si les biais existent, notamment dans les méthodes et l'ampleur des redressements. Ainsi ai-je fait un cours dix jours avant les présidentielles américaines, montrant que, si on prenait la moyenne des sondages dans les swingstates, le plus probable était que Clinton gagne en voix et Trump en fait. Bref, il ne faut pas chercher dans les sondages des vérités, des images exactes, plutôt des tendances, des probabilités.

Or, ce que montrent les rafales de sondages depuis une dizaine de jours c'est, me semble-t-il, essentiellement, la convergence des courbes de quatre candidats.

Les trois derniers par exemple donnent un écart de 5,5 %, 6 % et 4 % entre les 1ers (Macron et Le Pen, séparés par un écart inférieur à la marge d'erreur, donc en réalité ex-aequo - l'un de ces trois sondages les donnent d'ailleurs à égalité) et les 2 suivants (Fillon et Mélenchon séparés par un écart inférieur à la marge d'erreur, donc en réalité ex-aequo - l'un de ce trois sondages les donnent d'ailleurs à égalité) et ceci alors que les indécis restent bien plus nombreux que dans les scrutins présidentiels précdents à la même distance du 1er tour.

Tout cela suggère un électorat déboussolé, en colère ou en crainte d'une rupture, liquide, qui peine à se fixer et se tourne vers l'un puis vers l'autre. Tout cela rend possible ce que je pense et écris, ici et ailleurs, depuis la fin 2016 (même si je n'y ai plus trop cru en février quand les choses semblaient se polariser pour les premiers et que l'effet primaire donnait l'illusion d'un Hamon haut) : qu'on pourrait arriver le jour du scrutin avec 4 candidats dans un mouchoir de poche, dont l'ordre d'arrivée serait à peu près aléatoire (sinon que je pense que Le Pen sera plus proche de 30% que de 25 %), et que le fait d'avoir, au second tour, les deux candidats de la colère devant les deux candidats de la trouille d'une rupture, celui des privilégiés de l'euro-mondialisation heureuse libérale-libertaire et celui des privilégiés de l'euro-mondialisation chagrine, âgés et réactionnaires, n'est nullement à écarter.

vendredi 7 avril 2017

Trump, il en a !!!

Et tous les gogos d'applaudir à la politique de la canonnière qui n'a jamais mené qu'à des catastrophes plus graves que celles qu'elle prétendait régler, qui a permis de bâtir l'Etat mafieux du Kosovo, sous protectorat euro-américain, réservoir d'armes inépuisable pour les réseaux criminels et terroristes opérant dans toute l'Europe, paradis de tous les trafics (y compris celui d'organes d'êtres humains... dans l'indifférence totale des grands humanistes des Etats-Unis et de l'UE...), et aujourd'hui base importante d'entraînement du djihaddisme, politique de la canonnière qui a ensuite jeté l'Irak puis la Libye dans le chaos...

Trump a donc frappé... une base aérienne, probablement évacuée quelques heures avant, afin de gagner 2 ou 3 points dans les sondages en montrant à son opinion qu'on est un vrai cow-boy qui en a et qui n'est pas "vendu aux Russes", comme certains tentent de le prouver à l'intérieur de l'appareil d'Etat américain? Pour montrer à son complexe militaro-industriel qu'on peut compter sur lui pour envoyer de temps en temps quelques missiles à 600 000 dollars l'unité ? Les menaces qui viennent de l'intérieur de l'Etat américain contre Trump ont sans douté joué un rôle important sinon déterminant dans cette affaire. Il est devenu évident, ces dernières semaines, que le rapprochement possible avec la Russie est insupportable à l'Etat profond américain et Trump n'a sans doute pas envie de terminer inpeaché ou assassiné...

En tout cas, les roquets européens respirent : le maître américain a montré ses muscles, et ils aiment ça ! Quelles qu'en soient les motivations et les conséquences. Et bien sûr en oubliant que les interventions au Kosovo ou en Irak ont été légitimées par des montages et des mises en scène.

Rappelez-vous la mise en scène du "massacre de Racak" qui amorça l'engrenage de la guerre illégale faite à la Serbie alors que la mission OSCE était dirigée par un général américain ancien de l'aide aux contras. Le 24 mars 1999 lord Robertson, secrétaire anglais à la Défense (et futur secrétaire général de l’OTAN) reconnut aux Communes que « jusqu’à Račak, l’UÇK était responsable de plus de morts que les autorités yougoslaves ». Souvenez-vous des dessins à la Tintin et des petites bouteilles d'agent chimique (déjà !) de Colin Powell au Conseil de sécurité...

Peu importe : Trump qui était hier un horrible irresponsable populiste pro-horrible-Poutine redevient leur héros. Ils ont de nouveau quelqu'un à qui se soumettre : ouf ! Ils ont enfin retrouvé leurs marques !!!

Pour le reste, ce n'est certainement pas en tirant 50 missiles qu'on règlera quoi que ce soit. Et si Assad recommence - Assad ou ses ennemis, car le chlore, les islamistes peuvent parfaitement le manipuler (probablement pas le sarin), et ils peuvent très bien avoir bombardé les populations qu'il contrôlent pour faire accuser Assad... personne n'en sait rien -, on fait quoi ? On double le nombre des missiles ? Jusqu'à quelle hauteur ??? On pourrait aussi vitrifier Damas, non ?! Tout cela relève de la gesticulation sans queue ni tête.

Tout cela montre surtout et une fois de plus que les Etats-Unis se foutent de l'ONU dès lors que l'ONU n'est pas à leurs ordres - quel que soit le président.

lundi 13 mars 2017

Indignité permanente

Je trouve aussi indignes la lâcheté de ce qui fait fonction de gouvernement français (et de ministre Affaires étrangères... si on peut encore appeler ainsi l'ectoplasme qui hante le Quai d'Orsay) à l'égard du gouvernement islamo-autoritaire de Turquie, que celle de la soi-disant opposition qui justifie sa critique par la rupture de la prétendue "solidarité européenne" avec l'Allemagne et les Pays-Bas.

Ce n'est pas parce que l'Allemagne et les Pays-Bas ont fait une chose et se font insulter et menacer par Ankara que la haine et le venin crachés par l'agent du régime islamo-autoritaire d'Ankara sont inacceptables sur le territoire de la République française, c'est parce qu'il s'agit de haine et de venin, et c'est parce qu'il est craché par l'agent d'un gouvernement étranger qui n'a pas à venir mener campagne sur le territoire de la République.

Et l'état d'urgence, il ne pouvait pas servir à quelque chose pour une fois ? Non vraiment, ce système partisan qui mime l'alternance, et dans lequel Macron est le dernier leurre destiné à faire durer l'imposture cinq ans de plus, n'est plus qu'un système de trahison permanente. Le FN n'a même plus rien à dire ni à faire, juste à attendre la prochaine trahison et en toucher les dividendes électoraux.

dimanche 12 mars 2017

Le sultan, la cécité de l'UE et un nouveau papier sur L'Arène nue

Pendant que Fillon se fait tailler des costards et que Macron s'apprête à aller faire hommage à la chancelière du Reich européen, le sultan, lui, entend que sa bonne parole soit portée partout dans les populations de nationalité turque.

Or, donc, en France (contrairement aux Pays-Bas et à l'Allemagne... où des élections auront lieu mercredi et à l'automne... avec de fortes poussées prévisibles de la droite radicale qui menacent la stabilité des nomenklaturas en place et les rendent soudain un peu méfiants à l'égard de l'islamofascisme turc...), le ministre du régime islamiste de terreur et d'arbitraire qui règne sans partage, depuis une parodie de coup d'Etat, sur la Turquie, pays membre de l'OTAN et candidat à l'UE, qui viole la souveraineté de deux pays de l'UE de manière permanente, peut donc venir délivrer librement sa propagande haineuse pour le plébiscite destiné à transformer un pouvoir autoritaire en dictature légale.

Il est vrai que nous n'avons de problème ni avec l'islamisme radical sur notre territoire que le régime Erdogan peut donc venir attiser sans aucun inconvénient, ni avec la droite radicale qui risque en outre de tirer profit de ce laxisme bien compréhensif de notre nomenkaltura.

Du coup, la deuxième partie de mon papier sur la triple impasse dans laquelle se trouve la Grèce, qui paraît aujourd'hui sur le blog de Coralie Delaume, L'Arène nue, et qui est consacrée à la dimension géostratégique, donc à l'incroyable cécité de l'UE à l'égard de la Turquie et de la menace qu'elle représente en prend un aspect d'actualité que je n'avais pas prévu en l'écrivant.

La troisième partie portera sur la dimension politique de l'impasse grecque.

Qui imagine...

Qui imagine le général de Gaulle se faire payer ses uniformes et képis deux étoiles par un ami??? Et en liquide...

En tout cas, je serais très touché si un lecteur de ce blog était assez gentil pour me consentir un prêt sans intérêt ni délai de remboursement de l'ordre de 50000 euros et, pendant qu'il y est, pour renouveler ma garde -robe. Elle est un peu défraîchie.

Il peut payer en liquide !

Naturellement cela serait parfaitement légal, puisqu'il ne s'agirait que de pure amitié totalement désintéressée et ne supposerait aucune contrepartie de ma part...

mercredi 15 février 2017

comment la BCE dépense notre argent...

Trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres (pli affranchi... à mon nom et à mon adresse : est-ce légal, Mme CNIL ? quel fichier ont-ils utilisé ???), un luxueux dépliant à l'entête de la Banque centrale européenne/ eurosystème intitulé : "Découvrez le nouveau billet de 50 euros", m'apprenant pourquoi il a fallu de nouveaux billets, comment la nouvelle série va être mise sur le marché et comment détecter un faux... ce qui est effectivement une priorité pour tout citoyen lambda. Ce pli contient en outre une carte en matière plastique, genre carte de crédit pour m'habituer au touché du nouveau billet, ainsi q'une partie où, avec mon smarthpone, je peux commander d'autres luxueux dépliants... pour quel usage ? les distribuer à mes voisins ou sur le marché, sans doute !

Mes questions sont :

Comment avons-nous fait jusque-là, sans les luxueux dépliants de la BCE, pour découvrir de nouvelles coupures mises en circulation depuis le VIe siècle avant J.-C. pour les monnaies métalliques, depuis plus de deux siècles pour la monnaie papier ???

Combien cela coûte-t-il ?

La BCE n'a-t-elle pas de moyen plus utile ou plus intelligent de dépenser notre argent ?

Si elle veut des idées, je suis prêt à lui en proposer quelques-unes.

dimanche 12 février 2017

Macron, le fol en Christ

Dans le JDD d'aujourd'hui, Macron revendique sa dimension christique...

Un banquier nous est né, un président nous a été donné ! Alléluia, mes soeurs ! Alléluia, mes frères ! Chantons ses louanges et votons pour lui.

Bon, celle-là, il fallait tout de même l'oser. Ce garçon a de la ressource, faute d'avoir des idées (ou alors des très très vieilles, à peine moins que celles du Christ : il faut lire à ce sujet le livre de salut public de Farah Frederic et Thomas Porcher : "Introduction inquiète à la macronéconomie").

Pour le reste, dans un premier temps, je prescris la flagellation... après la douche glacée. Je veux bien m'occuper aussi de la couronne d'épines... après les électrochocs. La camisole de force est également envisageable...

Et sa napoléonitude, il nous la revendique quand ?

Le bouton nucléaire à ce zozo (restons poli) ? Vraiment ?!

samedi 11 février 2017

Décodex et Romaric

Que Le Monde, jadis journal de référence appartenant à ses journalistes, transformé aujourd'hui en un des plus vulgaires organes de propagande, une feuille qui se fait l'écho servile et exclusif des intérêts de la caste à laquelle appartiennent ses patrons, le temple de l'eurolâtrie avec son grand prêtre Le Parmentier (qui vient de faire une déclaration d'amour enflammée au banquier d'affaires candidat des affaires, de la chancelière et du "il n'y a pas de démocratie en dehors des traités européens"), s'érige en arbitre des élégances de l'information, en Sacra Congregatio Indicis (Sainte Congrégation de l'Index) du net, en policier de le pensée et, demain, pourquoi pas, en grande Anastasie... voilà qui est un indice de plus de la grande inversion des valeurs que nous vivons.

Le parallèle avec un Fillon conspuant les assistés ou un Macron se prétendant anti-système saute aux yeux.

Ce système se sent à ce point menacé par la montée de la colère du peuple qu'il est désormais prêt à tout.

D'ailleurs, au même moment, Romaric Godin et le service de macroéconomie de La Tribune, seul organe dans la presse française à traiter régulièrement de la situation en Europe, et en Europe du sud notamment, hors orthodoxie libéralo-germano-européiste, sont réduits au silence... dans l'indifférence totale d'une presse française au garde-à-vous.

Avant la deuxième guerre mondiale, le naufrage de notre pays fut annoncé par celui de sa presse mercenaire totalement vérolée - d'où les lois de la Libération qui ont été démantelées dans les années 1980... par les socialistes et la droite, bien d'accord une fois de plus, pour mettre fin à cet "archaïsme".

Le propre des sociétés totalitaires, plus encore que la répression des oppositions, la police politique, les camps... c'est la police de la pensée, c'est l'exigence non pas qu'on se plie aux règles du régime, mais qu'on y adhère en son for intérieur. En ce sens, Le Monde et son Décodex sont l'expression de l'aspiration totalitaire des élites européennes - de plus en plus évidente - qui n'ont plus que ce recours face à la montée de la colère des peuples devant leur faillite et celle de leur joujou préféré - l'Union européenne.

mercredi 1 février 2017

J'ai la mémoire qui flanche, je ne me souviens plus très bien....

Le croque-mort ne retrouve pas les contrats de travail de son épouse et ne se souvient pas si elle les a signés... Ca devient burlesque !

Et puis mine de rien ça augure mal de la gestion de la France : bon dieu, mais où je l'ai fourrée la valise nucléaire ??? Dis-moi, chérie, tu te souviens du code, je l'ai complètement oublié, là.

Mais pendant ce temps-là, en Grèce, on parle de plus en plus d'une sortie en catastrophe de l'euro, non préparée, bien sûr, forcée par Schäuble qui multiplie les exigences et les menaces... dans l'indifférence européenne générale. C'est vrai que Trump est tellement méchant : ça suffit à occuper nos bonnes âmes. Avec derrière un bon hold-up sur les dépôts bancaires - à la chypriote.

Bonne année 2017 !!!