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vendredi 14 juin 2019

Exigeons le référendum sur le bradage d'ADP aux copains de Macron

Ils ont décidé de vendre ce pays à la découpe comme Tsipras et ses prédécesseurs l'ont fait de la Grèce. Aujourd'hui ADP, puis la Française des Jeux, Engie et bientôt certaines toutes nationales...

La vente d'Alstom par Macron fait aujourd'hui l'objet de sérieux doutes : contrepartie pour un financement électoral ? Et aujourd'hui, après le dépeçage de l'entreprise et e pillage de ses savoir-faire par les Américains, on liquide les emplois. Et ce gouvernements de traîtres fait l'étonné.

Pétain et Laval sont au pouvoir, il faut les stopper.

Sans doute trouveront-ils le moyen de ne pas organiser ce référendum, mais plus la vague de soutiens sera large et plus cela apparaîtra comme un nouvel acte de despotisme et de trahison.

Pour nous, c'est fait, du fin fond de l'Egée, j'espère que vous aussi vous apporterez votre soutien à cette demande de RIP : et si vous voulez le faire, c'est ici !

Faites gaffe, ça peut bugger si on laisse l'ordi préremplir le nom et le prénom ; il faut effacer ce que l'ordi écrit automatiquement et réécrire avec le clavier : sinon, l'excellent site Les Crises vous explique la marche à suivre et comment faire et les autres erreurs à éviter.

mercredi 17 avril 2019

Notre-Dame, les larmes des crocodiles, la charité des premiers de cordée et le Reich

En rage dès hier soir !!!

Y'a plus de sous ! Alors on a encore dû faire des économies de bout de chandelles sur les travaux à Notre-Dame... "Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont elles chérissent les causes" tonnait Bossuet.

La même histoire qu'avec les incendies meurtriers en Grèce l'été dernier. A force de couper dans les budgets, partout, pour donner confiance à l'Allemagne et payer le coût exorbitant de l'euro qui nous ruine un peu plus, année après année, mois après mois, jour après jour...

La flèche (de Viollet-Leduc, mais peu importe : elle était devenue inséparable de ce monument du coeur du pré carré des rois qui ont fait la France, un monument dont la symbolique nationale dépasse largement sa dimension religieuse, la France de ce monument où fut chanté le Te Deum de la Libération de Paris, en 1944, sous les balles tirées des combles par les nazis et les collabos) s'effondre, le panache de fumée depuis nos fenêtres du XIVe.

La France regarde, éberluée, stupéfaite, cet incroyable symbole de la présidence Macron.

Macron qui prononce trois mots insipides. Qui sonnent faux, comme tout ce qui sort de bouche. Macron qui retient à grand peine, dirait-on, un rictus - sans doute espère-t-il profiter un peu, sondagièrement, de la catastrophe : ces gens-là ne pensent jamais qu'à l'intérêt personnel qu'ils peuvent tirer de n'importe quelle situation, fût-elle tragique.

En rage dès ce matin !!!

Si Pinault (qui s'empresse de faire savoir sa "générosité" à des medias de service qui s'empressent de diffuser l'indécence) payait des impôts à hauteur de ce qu'il devrait payer, la France n'aurait pas à faire organiser par des clowns médiatiques des lotos ridicules ou à aller faire le tapin aux États-Unis pour entretenir son patrimoine, ni à déployer des bâches publicitaires sur les chantiers et attendre les aumônes des Pinault (déductibles de leurs impôts futurs) pour restaurer les chefs-d'oeuvre que nous avons collectivement hérités de notre histoire et qui sont détruits par 40 ans d'impéritie d'un ministère de la Culture qui considère le patrimoine comme une variable d'ajustement budgétaire et de trahison des "élites" françaises, par les coupures de budgets tous azimuts qu'elles ont imposées sous prétexte d'Europe, d'euro et pour donner confiance à l'Allemagne !

Les trahisons, ça se paye !

Moi, pour restaurer Notre-Dame, je suggère plutôt un emprunt forcé sur les gros patrimoines, exilés fiscaux ou pas, remboursable sans intérêt et dans huit cents ans.

Puis je pars donner deux cours à mes chers étudiants retraités de Créteil - le dernier de la saison. Et en sortant je comprends que les exilés et autres optimisateurs fiscaux ont engagé un concours : ce sera à celui qui pisse son fric le plus loin pour justifier ses turpitudes par sa charité et s'offrir, avec toujours la même complicité servile des médias de service, à l'admiration et à la reconnaissance publiques.

Dégoût.

Et l'ectoplasme qui fait fonction de ministre de la Culture, il ne se sent bien sûr ni coupable ni responsable de rien. Surtout pas d'avoir continué à faire du patrimoine une variable d'ajustement aux Diktats du Reich.

Nausée.

Cette nomenklatura vérolée et ses airs de circonstance déplorant les effets des causes qu'elle chérit et a établies en système depuis 40 ans, je n'ai cessé de la combattre, elle me répugne depuis longtemps, désormais je la hais. Elle est la dernière forme en date du parti de la trahison aussi vieux que ce pays. Je ne décolérerai plus jusqu'à ce que ces gens soient chassés, punis - au moins frappés d'indignité nationale.

Et ce soir, il repointe son vilain mufle : mauvais acteur - aussi. Sa prof de théâtre ne devait pas être un as.

Il aurait fait un mauvais curé: homélie nulle. Pathétique.

Et un mauvais chef de projet. Cinq ans, mon oeil ! Même l'archevêque de Paris au JT émet des doutes.

En fait on se demande en quoi il ne serait pas nul. C'est aussi ce que doit se demander sa grande amie la chancelière en fin de vie sous respirateur artificiel qui lui envoie ces jours-ci baffe sur baffe.

Qui ne le baffe pas d'ailleurs ? Même sa justice, celle qui coffre les gilets jaunes à tour de bras pour complaire à l'Eborgneur du Touquet... c'est dire ! qui annule la désastreuse privatisation de l'aéroport de Toulouse qu'il a conduite avant de se faire élire par effraction à la magistrature suprême.

"Bon à rien ? Mais ce serait encore trop dire. Tu n'es pas bon à rien, tu es mauvais à tout !" (Charpin, dans Le Schpountz).

Comment restera-t-il dans l'histoire ? des yeux crevés, des mains arrachées, Notre-Dame brûlée.

Qu'il s'en aille ! et le plus tôt sera le mieux !!!

Malraux, lui, à une époque où la France était bien moins riche qu'aujourd'hui créa le ministère des Affaires culturelles accomplit en matière de protection du patrimoine (secteurs protégés, nettoyage des façades noires, etc.), de son enrichissement (loi sur les dations), comme d'action culturelle (décentralisation, maisons de la culture...) une tâche titanesque.

La loi programme du 31 juillet 1962 relative à la restauration des grands monuments historiques pour la période 1962-1966, dite loi des 7 monuments, permet d'importants travaux à Fontainebleau, Versailles, Vincennes, Reims, au Louvre, aux Invalides et à Chambord.

La loi du 4 août 1962 sur les "secteurs sauvegardés", permet de protéger les ensembles urbains historiques ayant conservé leur caractère et leur unité architecturale, le plus souvent en centre ville. En 1970, quarante secteurs auront été sauvegardés.

La deuxième loi programme du 28 décembre 1967 sur la restauration des monuments historiques pour la période 1968-1970 concerne une centaine de monuments dont la cathédrale de Strasbourg, Notre-Dame (précisément)et l'abbaye de Fontevraud entre autre.

Ça s'appelait une politique culturelle !

Et c'était autre chose que les ectoplasmes Nyssen ou Riester, liquidateurs de notre patrimoine comme leur patron l'est de la nation tout entière.

La rage ne me quitte plus.

mercredi 10 avril 2019

La République en Nazes et la Grande Daube Nationale

LREM, c'est quand même un incroyable ramassis de nazes. Voilà donc que l'opposition ose s'opposer: mais quelle audace ! Voilà donc que le Sénat ose contrôler l'Exécutif: mais quel scandale ! Voilà donc que des citoyens mécontents osent faire usage de leur droit constitutionnel de manifester : mais quels séditieux ! Qu'on les éborgne !!! Voilà donc que des parlementaires osent mettre en oeuvre une disposition constitutionnelle pour faire appel au peuple: mais quelle abomination ! Quelle horreur !! Quelle infamie !!!

A part ça, ces gens, à l'imaginaire d'étudiants en école de commerce de catégorie C se rêvant en directeurs des ressources humaines et rêvant de transformer un pays millénaire en province du Reich dépossédé de tout ce qui fait son identité et son existence se réclament de la démocratie, de l'Etat de droit, et du progrès... Le progrès de l'indigence intellectuelle sans doute.

Sinon la Grande Daube Nationale servie par les médias de service depuis des semaines commence sérieusement à puer la charogne : Copions et collons, copions et collons... et vive le débat faisandé.

A part ça, La République en Nazes fabrique une lois contre les fèques niouzes, et la presse de service n'enfinit pas de dénoncer lesdites fèques concoctéées par les complotisssssses, populissssssses et autres méchant nationalisssses...

Nous vivons vraiment des temps parodiques.

lundi 1 avril 2019

Poissons mais pas que...

Tsipras vient de déclarer qu'il allait mettre en oeuvre dans les six mois qui lui restent (en principe !) la politique de gauche sur laquelle il a été élu il y a quatre ans !

Juncker renonce à l'alcool et Kizyvizenne au sucre en poudre,

Radio Paris à être allemand et L'Immonde à diffuser des fèqueniouzes,

BHV décide de faire de la philo et Castagnettes d'apprendre à compter,

Monsieur Alexandre renonce à violer son contrôle judiciaire et son armoire blindée décide de se rendre à la justice,

Le gouvernement, soudain conscient de son incompétence et de sa nocivité, décide de démissionner en bloc,

Schäuble renonce à manger un petit Grec au petit déjeuner et Guetta à se prétendre journaliste,

Quatremer, touché par la grâce, appelle à la dissolution de l'Union européenne et Ruth se met à poser des questions gênantes aux membre de la majorité sans crever les yeux de son interlocuteur avant de commencer l'interview d'un opposant...

et le mouvement des Gilets jaunes s'essouffle !

Sinon, il y a eu aussi le remaniement d'hier soir - la meuf qui assume de mentir pour protéger Kizyvienne est minister : c'est sacrément bottom up !, histoire d'O, et Amélie ravie de la crêche eurolibérale -, qu'ils ont bien fait d'annoncer le 31 avant minuit, avec son cortège de journaleux de plus en plus pathétiques dans leur tentative de faire passer pour sérieux ce mauvais gag.

Ils ont bien fait aussi de présenter leur liste le 27 mars...

Et puis, ne pas oublier que l'Europe c'est la paix la prospérité ! Et on va la réformer pour la faire encore plus sociale et solidaire !

Mais ce poisson-là a 67 ans : il commence à sérieusement puer la pourriture !

Restent les deux élections d'hier: présidentielle ukrainienne et municipales turques.

De la première, on peut dire que c'est une sacrée réussite de la coproduction Union européenne - Etats-Unis d'Amérique de cette révolution bidonnée qui consista à substituer des oligarques à d'autres et à permettent de s'épanouir, des parades de brutes jusqu'aux hautes sphères du pouvoir, à des antisémites - des durs, des vrais, négationnistes, néonazis certifiés - sans que cela ne déchaîne jamais l'ire de nos moralistes professionnels.

Or donc, hier c'est un comique héros d'une série télévisée où il jouait le rôle d'un président de la République, qui est arrivé en tête de la présidentielle. Incontestablement, nous vivons une période ou triomphe le simulacre : avec Kizyvienne et Castagnettes, comme avec cette présidentielle ukrainienne, on ne devrait plus être très loin du stade ultime.

Pour la seconde, Erdogan s'est donc pris une vraie bonne branlée. Et cela n'étonnera probablement personne, ici, que ça me mette d'une humeur badine.

J'expliquais à l'amie Coralie Delaume, en septembre dernier sur Polony Tv, pourquoi le système AKP était à bout de souffle. Ça se confirme !

Le modèle économique turc est aussi vérolé que l'était le modèle grec, qui faisait en 2006-2007 l'admiration de l'OCDE, du FMI et autres experts qui se plantent systématiquement. Aussi vérolé parce qu'il repose à peu près sur les mêmes bases.

Maintenant, la question est de savoir quel type réponse autoritaire le sultan va apporter à cette magistrale baffe.

vendredi 15 février 2019

Historien mon ami

Clairement, la confrérie des historiens (à laquelle j'appartiens un peu et comme par raccroc) ne brille pas ces temps-ci ! Je vais désormais tâcher de ne plus citer de nom, ou le moins possible, puisque, dans ce pays, désormais, on peut se retrouver au tribunal et en taule pour tout acte d'opposition à un pouvoir de plus en plus tyrannique et à des médias de plus en plus en panique hystérique, mais l'historien, proclamé pythonisse des chaînes de désinformation en continu, que je viens de voir cracher sa haine de classe et défendre bec et ongles l'Ordre, a tout de l'intellectuel organique et nous renvoie tout droit vers ces fameuses soeurs Zombres, dont on nous rebat les oreilles à tort et à travers - pas tant celles de la dernière guerre en l'occurrence, que celles des Grandes peurs des possédants de 1848 et de 1871 qui se terminèrent en massacres.

Et naturellement, ces historiens organiques sont tous de gôôôôche. Aveugles et sourds, posant aux chevaliers blancs d'une démocratie représentative dont ils refusent de voir qu'elle a été vidée de tout contenu par la "construction européenne" et qu'elle n'est plus que le paravent mité d'une tyrannie qui n'ose pas encore tout à fait s'afficher comme telle. Mais ne désespérons pas, ça ça venir !

Grands dieux que nous manquent ces esprits pénétrants, au-delà d'apparences institutionnelles de plus en plus évanescentes, qui étaient aussi des consciences politiques : Vidal-Naquet, Vernant, Agulhon...

Oui, décidément, cette époque est bien triste... intellectuellement aussi.

samedi 9 février 2019

Condamnations... ou pas.

- Vous condamnez les "violences" de ces gueux ? Vous condamnez le mur devant la maison de la député chose ou l'incendicule chez le blanchi d'office untel ?

- Mais qui suis-je pour condamner ? moi qui suis tout amour et pardon... Et vous, vous condamnez la violence européiste qui condamne les classes moyennes à l'évaporation, l'Etat social à la disparition, la pression sur les salaires qui sert à enrichir toujours plus les mêmes et contraint même les travailleurs qui ont encore du travail à devoir se préoccuper de comment demain ils vont pouvoir encore se chauffer et nourrir leurs gamins ? Vous condamnez la libre circulation de la main d'oeuvre, des marchandises et des capitaux qui met en concurrence des travailleurs qui étaient protégés et payés décemment avec des semi-esclaves? Vous condamnez une monnaie unique qui asphyxie les économies autres que celle de l'Allemagne et fait des salaires la seule variable d'ajustement ? Vous condamnez les mains arrachées et les yeux crevés des braves gens qui font usage de leur droit constitutionnel de manifester contre ces iniquités qui brisent l'espoir et détruisent des millions de vies? Vous condamnez, les coffres forts volants, lee déguisement des nervis du président pour tabasser à l'aise, la bagnole de flic dernier cri du nervis qui n'est pas flic, son appart de fonction, ses passeports de service et diplo, ses affaires avec un oligarque russe, ses permis de port d'arme, ses pistolets à eau, ses badges non rendu, son téléphone crypté malencontreusement égaré dans un carton de déménagement, sa mise à pied genre congés très bien payé, le viol de son contrôle judiciaire avec la complicité de l'entourage du Premier ministre, pour évoquer l'effacement de preuves, les liens de tout ce beau monde avec le parti majoritaire, les perquisitions au média qui révèle le pot aux roses ou chez les leaders de l'opposition ? Vous condamnez les médias de service qui permettent à l'Exécutif d'occuper les écrans et de faire campagne en dehors de toute règle d'équité ?

- Ah mais ce n'est pas la même chose... Et est-ce que vous condamnez le gouvernement italien pour ces ingérences dans les affaires intérieures de la France ?

- Mais qui suis-je pour condamner, moi qui... Et vous, vous condamnez qu'un président de la République française traite le gouvernement italien (celui en Europe qui a peut-être la plus forte majorité dans son pays) de lèpre ? qu'il insulte le gouvernement polonais ? Vous condamnez qu'une des (faibles) têtes de l'opposition dise publiquement qu'il faut faire souffrir les Britanniques parce qu'ils n'ont pas bien voté ? Vous condamnez que, durant des mois, la presse de service a traité les Grecs de feignants, voleurs, menteurs et s'est réjouie qu'ils aient enfin ce qu'ils méritaient ?

- Ah mais ce n'est pas la même chose.

C'est bizarre, hein, ce n'est jamais la même chose.

Enfin, une chose me rassure, là-dedans, c'est que l'expert des Mutuelles de Bretagne ne devrait pas se montrer trop chien.

Comme d'hab, mardi dernier, j'ai fait mon petit couplet à mes retraités étudiants (je trouve toujours un prétexte). A un moment, une étudiante que j'aime bien et qui est un peu convaincue me dit : mais tout de même, si on sort, il y a un risque.

Je réponds, en substance : Et continuer comme ça, vous croyez qu'il n'y en a pas de risque ? Que les gens qui ont fait 89 ou de la résistance en 1940, ils n'en ont pas pris, de risque ? L'histoire c'est globalement un gros risque, mais c'est encore plus risqué de se croire dehors, à l'abri, bien au chaud, que de tâcher d'agir dedans.

Elle en convient...

En fait un des points nodaux de la propagande depuis 50 ans c'est qu'on a mis dans la tête des gens qu'on était arrivé à un point de confort et de civilisation qui ne serait plus JAMAIS remis en cause dans ses fondements, que le tragique est sorti de l'histoire, voire que l'histoire est arrivée à sa fin. Du coup, ils acceptent les rognures, l'une après l'autre, sans voir que ce sont les fondements qui sont en train de disparaître, simplement parce qu'ils craignent le retour du tragique, et sans voir que le tragique le plus tragique c'est l'aboutissement de ce qu'ils laissent faire par crainte du retour du tragique.

Tout discours sur la sortie l'Union européenne devrait s'articuler autour de cela : un nouveau récit (cher à l'ami Frédéric Farah et comme le disait récemment un très bon papier du blog de Descartes) éminemment politique, épique, qui assume clairement le risque de la reconquête et mette en face le risque bien plus grand de l'affaissement et de la capitulation permanents.

Vous croyez sauvegarder la paix au prix du déshonneur, si nous ne nous ressaisissons pas, nous aurons la guerre et le déshonneur.

mardi 15 janvier 2019

Feignants et déconneurs

Au lieu de 35 questions , il suffisait d'en poser une :

Quelles sont les mesures imposées par Berlin et Bruxelles que vous souhaitez voir mises en oeuvre en priorité ?

Et puis, côté écologique, ça aurait fait des économies de papier, donc d'arbres. Tous ces arbres abattus pour véhiculer une aussi indigente prose... Je serais des ONG environnementales, je monterais au créneau illico.

Et après les feignasses, voici donc les déconneurs.

Nan mais c'est vrai quoi, les feignasses n'ont pas le goût de l'effort et ces salauds de pauvres sont pauvres parce qu'ils déconnent...

Je répète que je ne crois pas à la stratégie de la tension. Je me trompe peut-être mais je pense vraiment que ce type croit dur comme fer à ce qu'il dit et ne peut pas s'empêcher d'en sortir une à chaque occasion parce qu'il n'a aucun contrôle de lui-même. Comme son Alexandre ne peut pas s'empêcher de castaner... C'est à mes yeux de l'ordre de la pulsion.

Sans doute même les saillies de Sarkozy étaient-elles, tout en exprimant sa personnalité profonde de parvenu mal élevé, plus politiquement réfléchies.

Lui ne peut pas s'en empêcher, il éjacule la haine de sa caste comme par réflexe.

Et, chaque fois que je l'entends, me revient désormais cette réflexion de Romain Gary : "La plus grande force spirituelle de l'humanité, c'est la connerie ".

Ce qui ne signifie pas, tout au contraire, qu'il ne soit pas dangereux. Il est extraordinairement dangereux parce qu'il est ce qu'il est - con.

Je rédige ce post et,pour voir si je ne pousse pas trop loin, je regarde "éjaculer" dans le dico en ligne du TLFI. Deuxième partie de la définition et citations parfaitement en accord avec ce que je veux exprimer:

"B.− P. métaph. ou au fig., souvent péjoratif. Le sujet désigne une pers., un groupe de pers.; le compl. des propos, des pensées, des sentiments intenses. Proférer, exprimer avec force, avec passion, sans délicatesse. "Éjaculer des injures, une tirade. Une causerie sur les plus grands sujets (...) cela me permettrait d'éjaculer un tas de choses que j'ai en moi et que je ne serais pas fâché de voir sortir" (Goncourt, Journal,1888, p. 831).

"Je me mettrai à écrire. Tout cela dans l'unique but de cracher sur mes contemporains le dégoût qu'ils m'inspirent. Je vais enfin dire ma manière de penser, exhaler mon ressentiment, vomir ma haine, expectorer mon fiel, éjaculer ma colère, déterger mon indignation." Flaubert, Corresp.,1872, p. 57.

dimanche 16 décembre 2018

Caviardage sur France 3

Donc, hier, malencontreusement, sans instructions, bien sûr (ce sera franchement complotisssssse de penser le contraire), comme à l'insu du plein gré de la chaîne, la mention "Dégage" a disparu d'un panneau de manifestant sur les marches de l'Opéra.

Chaque jour qui passe marque désormais une étape supplémentaire dans la montée en puissance d'une propagande destinée à neutraliser ou contrer le mouvement populaire. Après les charges éditocratiques, les pseudo interviews, exclusivement à charge (vous êtes un faux gilet jaune !) par de prétendus journalistes, vrais militants macronistes, qui s'assoient sur toute déontologie, les falsifications de chiffres, la promotion de "modérés", c'est-à-dire de ceux qui sont prêts à passer à la caisse, l'exhibition d'experts bidons démontrant les prétendues manipulations d'ultras (où l'on apprit que la croix de Lorraine était désormais un symbole d'ultra droite), les fakenews concernant de fantaisistes implications étrangères, les propos culpabilisateurs sur les pertes pour l'économie nationale (et l'euro, il nous coûte combien de points de croissance chaque année depuis plus de 20 ans?) ou les violences, les propos déculpabilisants pour les pauvres paniqués meurtriers de Gilets jaunes irresponsables, l'odieuse instrumentalisation d'un attentat, nous en voici donc rendus au stade du caviardage... Staline faisant effacer Iejov ou Mao Liu Chao Chi...

Manifestement les leçons du déchaînement médiatique de 2005 ont été oubliées. Ou bien on en est vraiment au stade où, ayant perdu les pédales, au bout du rouleau, l'oligarchie essaye tous les expédients...

mercredi 28 novembre 2018

Les ambiguïtés se lèvent

Enfin, les ambiguïtés se lèvent, c'est le destin des ambiguïtés ! [Et merci à Djordje Kuzmanovic de le faire avec autant de courage, de détermination, de clarté ! |https://www.marianne.net/debattons/tribunes/pourquoi-je-quitte-la-france-insoumise-djordje-kuzmanovic|fr]

Djordje, tu le sais, mais je le dis ici publiquement : sur cette ligne-là, sans la moindre ambiguïté sur la nécessaire sortie de l'UE et de l'euro, la restauration de la République sociale et de la Ve République défigurée par les révisions de convenance, le refus de tout compromis avec l'indigénisme sur la laïcité, etc., le gaulliste que je suis est disponible - pour la première fois depuis mon bref engagement post-Appel de Cochin (au RPR), appel vite renié (du fait de l'opposition de l'appareil, contre la volonté de la base...), au tout début de ma vie politique.

Il nous faut entre souverainistes de tous horizons, pourvu qu'ils soient acquis à la démocratie et à une République sociale bâtir enfin ce CNR dont le but doit être, en une législature, de rétablir la nation dans ses droits et le peuple dans sa souveraineté, sur la base d'un programme de gouvernement qui permette, une fois cette législature achevée et la souveraineté reconquise, de revenir à un véritable débat politique, libéré du carcan européen, projet contre projet.

"Pour gagner, il faut aller chercher les classes populaires abstentionnistes, les « fâchés mais pas fachos », les souverainistes soucieux de justice sociale, les classes supérieures en deuil de la grandeur de leur pays ou simplement conscientes que de telles tensions et inégalités entre gagnants et perdants de la mondialisation ne sont pas tenables. Pour résumer, il faut un programme renouvelé du Conseil national de la Résistance, qui parle à tous les Français sauf ceux qui se sont abîmés dans le projet néo-libéral ou les chimères du nationalisme xénophobe – mais ceux-ci ne sont pas si nombreux. Il faut poursuivre la stratégie salutaire de dépassement du clivage gauche-droite pour, face à Macron qui a réuni les libéraux de tous bords, fédérer les républicains sociaux de toutes tendances."

dimanche 25 novembre 2018

Honte à...

Honte aux crétinezéaucrétins incapables de me comprendre !

Honte aux zattardéezéauzatardés, nationalistezéfascistes qui refusent de comprendre que l'Europe c'est la paix !

Honte aux pouilleusezéaupouilleux qui sont indignes d'une start-up nation et qui sont même incapables de traverser la rue pour trouver un job de serveur !

Hier, tandis que le colère populaire le conspuait, le Conducator insultait son peuple par Tweeter. Nul doute qu'il a su trouver les mots correspondant à sa charge : unir, rassembler, représenter le peuple tout entier.

Ce qui m'a frappé, toute la journée, c'est combien le mépris de cet énergumène aura été important pour faire passer un peuple qui subit les mêmes politiques depuis 35 ans (Mitterrand version tournant de la rigueur pour cause d'Europe) de la résignation à la révolte.

Durant les 4 heures que j'ai passées aux Champs, hier, en compagnie de Coralie Delaume (auteur notamment du récent Le Couple franco-allemand n'existe pas, sur lequel je reviendrai ici), je n'ai pas vu un "ultra-droite", ni un homophobe, ni un ignoble raciste. Que des gens ordinaires, jamais gazés et étonnés de la violence qui les vise, des gens fraternels et ouverts, qui vous racontent leurs galères avec dignité, qui vous disent qu'ils subissent depuis trop longtemps, qu'ils ne subiront plus, qu'ils ne veulent plus être insultés - le mépris revient en boucle - qu'ils ne veulent plus de Macron mais qu'ils ne veulent pas non plus du suivant qui sera le même...

Durant ces quatre heures durant lesquelles nous avons arpenté ensemble les Champs et les rues adjacentes, de l'Etoile au Rond-Point, nous n'avons vu,du côté des manifestants, que deux épisodes susceptibles de dégénérer. Au Fouquet's, une bande de très jeunes loulous de banlieue, qui n'avaient rien à voir avec des gilets jaunes, et qui, dès qu'ils ont commencé à ramasser des projectiles, se sont fait expulser manu militari par des manifestants, pas par un quelconque service d'ordre, mais par des citoyens simplement soucieux de ne pas voir leur protestation défigurée. En fin d'après-midi, alors que la foule refluait dans les rues à droite des Champs en montant, après une charge de CRS et un gazage massif, ce qui ressemblait de très près à des Totos encagoulés, se saisissant de matériels de chantier (étrangement laissés là en quantité alors que la précaution élémentaire eût été de les faire enlever la veille) pour constituer de simili barricades sur l'avenue.

Pour ma part, ce qui m'a sauté aux yeux c'est la tactique, parfaitement amateur - ou parfaitement provocatrice appliquée par les forces de l'ordre. J'en ai tiré rapidement la conclusion que le pouvoir voulait faire déraper le mouvement ou/et que des responsables de la Préfecture de Police s'amusaient avec leur Ran Tan Plan de ministre, et que certains - allez savoir ! - avaient peut-être trouvé là une occasion de se venger du traitement indigne appliqué par le pouvoir aux hautes sphères policières lors de l'affaire Benalla.

Quant au comptage de Ran tan Plan, il dit à lui seul tout le ridicule de ce méprisable personnage si caractéristique de la médiocrité de la caste La REM. 106301 manifestants ! mais qui diable est le 1ème ??? Coralie ? moi ? madame Duchemin ? mon concierge ? le boucher de la boucherie Sanzot ?

Comment peuvent-ils ne pas se rendre compte ? Ont-ils à ce point perdu tout sens des réalités ? Comme l'autre imbécile himalayesque d'Hidalgogo qui n'a pas réalisé que son tweete (probablement programmé hier ou avant-hier) invitant les Parisiens à aller voir les illuminations des Champs allait tomber en pleine émeute.

Aurait-on la caste politico-médiatique la plus bête, la plus crasse, la plus indigne du monde ? Cela semble se confirmer, heure après heure, de façon inéluctable - fatale.

Pour le reste, nous avons parlé ici ou là... Coralie s'est entendue dire par un CRS que, s'il était en vacances, il serait avec nous, mais qu'il a besoin de son job pour nourrir ses gamins. Ailleurs un couple habitant entre Fontainebleau et Melun, classe moyenne, nous a raconté comment ils n'y arrivent plus alors qu'ils étaient autrefois confortables. Le spectre du déclassement, évidemment, est un des moteurs de ce mouvement. Ils nous ont raconté qu'ils avaient déjà passé une journée et une nuit blanche sur des barrages, qu'ils continuaient à bosser, à s'occuper du chien et des gosses, que c'était épuisant, mais qu'ils ne lâcheraient pas parce que ça faisait trop longtemps qu'ils encaissaient sans rien dire et qu'avec Macron, on voyait bien qu'il n'y avait plus de limite à ce qui brise leurs vies et hypothèque celles de leurs enfants.

Ailleurs, une GJ de l'Oise, me raconte ces gosses à nourrir, ses galères quotidiennes, le boulot d'elle et de son mari qui n'ont pas été augmentés depuis on ne se rappelle même plus quand. "Ses 20 euros, reprend-elle, il peut se les garder, je ne suis pas Jacqouille la fripouille à qui on jette un os de poulet. On n'en peut plus de son mépris, le peuple ne rentrera pas à la niche". Puis en la poussant sur ce qu'il faudrait faire : "En tout cas, si on sort pas de l'euro, de L'Europe, on est cuits... Si on fout Macron dehors, ils en mettront un autre qui fera la même chose..."

C'est à cause de toute cette matière humaine dense, désespérée et révoltée que cette journée marque aussi, comme le relèvent les chroniques du Yéti en me citant, un point de non retour dans le discrédit du système dit d'information qui n'est décidément plus rien d'autre qu'un système de propagande et qui a, de manière dégueulasse, hier toute la journée, vomit son discours absurde sur l'ultra droite.

Comment, ceux-là aussi, peuvent-ils ne pas se rendre compte de la haine que suscite la La ronde macabres de leurs éditocrates et de leurs communicants d'opérette, payés des blindes pour débiter des mensonges, de leurs faux témoins et de leurs experts de foire qui voeint des fascistes chez tout ce qui n'est pas eux et fait irrésistiblement penser aux hamsters tournant dans leur roue, sans plus aucun contact avec le monde réel.
La photo, c'est moi, et derrière l'appareil c'était Coralie Delaume.

mercredi 21 novembre 2018

Anniversaire argentin...

Il y a pile 17 ans...

Le 20 décembre 2001, en pleine crise argentine provoquée par l'arrimage du peso au dollar US (un euro à la mode argentine) imposé par le FMI, en même temps que les sempiternelles réformes structurelles, en échange de son aide financière, le président Fernando De la Rua, élu deux ans plus tôt et qui, en deux ans, avait appliqué toutes les recettes du FMI qui avaient mis l'économie à l'arrêt, ruiné les classes moyennes et jeté le pays dans le chaos social, est contraint par la rue à démissionner et doit s'enfuir en hélicoptère du palais présidentiel (Casa Rosada) sous la pression de la révolte populaire.

Deux ans plus tard, Nestor Kirchner était élu président argentin: dévaluation du peso de 70%, moratoire sur les intérêts et le remboursement de la dette décrété par son ministre de l'Economie Roberto Lavagna (qui dira aux Grecs que leur seule solution pour eux est de faire défaut ; l'hélicoptère de De la Rua figurera sur maints panneaux dans les manif grecques de 2010-2012...) qui engage de fructueuses négociations sur la réduction de la dette avec les créanciers en les mettant sous pression, relance de la consommation des plus pauvres par la reconstruction d'un Etat social minimal, détruit sous la pression du FMI, contrôle les mouvements de capitaux et les importations...

Non seulement l'Argentine compense en deux ans les 17,4% de baisse du PIB accumulées les quatre années précédentes, mais elle cumule 51,3% de hausse du PIB durant les 6 années qui séparent l'arrivée de Kirchner au pouvoir du déclenchement de la crise mondiale liée aux subprimes américains.

There is alternative !

samedi 17 novembre 2018

Gilets jaunes

Ce qui me frappe (émergeant de mon lit après 24h00 dont je vous passe les détails), c'est l'interchangeabilité des clones LREM, même physiquement (avec une tendance à la ressemblance avec Moscovici), leur discours totalement hors-sol (un vient de proposer que les banques permettent aux gens de s'endetter davantage pour changer de voiture : "Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils s'endettent pour acheter de la brioche !"), leur mépris à peine maquillé techno (on vous écoute, on vous entend, mais voilà, connards, pourquoi on a raison et vous avez tort. On n'y peut rien si vous êtes trop crétins pour comprendre : tout ça c'est la faute aux fèqueniouzes de Fesse Bouc... On attend avec impatience la main de Poutine !), l'absence totale dans tout cela (majorité et opposition comprises) de l'euro et de l'UE, alors que la hausse des taxes, comme naguère la fermeture des petites lignes SNCF, qui rend la voiture indispensable à un plus grand nombre de gens, ou la privatisation des autoroutes, alors que tout cela est la conséquence directe du "coût de l'euro" et des traités de discipline budgétaire qui étouffent l'économie et nous enferment dans une spirale de "toujours moins de dépenses publiques" et "toujours plus d'impôt" sur les activités résiduelles et les citoyens, tout en rendant inévitable la délocalisation des industries vers les pays de l'UE où le prix de la main d'oeuvre est de 4 à 7 fois inférieur à ce qu'il est en France.

Là-dessus, il faut lire le papier de mon ami et économiste distingué Frédéric Farah que diffuse le club Nation & République sociale aujourd'hui et qui nous rappelle opportunément "les propos glaçants de l’un des concepteurs de l’euro pour s’en convaincre, l’italien T P Schioppa, dans un article de 2003, au moment de la première crise sévère que traverse le pacte de stabilité, puisqu’une procédure pour déficit excessif contre l’Allemagne et la France est engagée. Ce dernier dans le ''Corriere Della Sera'' du 26 août 2003 affirme « Dans l’Europe continentale, un programme complet de réformes structurelles doit aujourd’hui prendre place dans le champ des retraites, de la santé, du marché du travail, de l’école et dans bien d’autres. Mais elles doivent être guidées par un unique principe : réduire le niveau des protections qui au cours du 20eme siècle ont progressivement éloigné l’individu du contact direct avec la dureté de vivre, avec les revers de fortune, avec la sanction ou la récompense de ses défauts et qualités »."

Dans ce contexte, et si l'on ne change pas la donnée de base - euro, UE, c'est à dire libre circulation des hommes (c'est à dire essentiellement de la main d'oeuvre, notamment détachée, pas des vacanciers..) des marchandises et des capitaux), la désertification du territoire, cause profonde du mouvement d'aujourd'hui, n'a pas de solution. De ce fait, tous les politiques qui n'expliquent pas aujourd'hui et clairement qu'il est vital de choisir entre l'UE/euro et un Etat social aménageur du territoire, entre autres, que les l'appartenance aux premiers sont incompatibles avec le second, sont soit de grands naïfs soit des escrocs. L'UE et l'euro ne seront pas "réformés" parce qu'ils ne sont pas "réformables", parce qu'ils ont été créés pour servir à quoi ils servent. L'UE et l'euro on en sort où on y crève.

Plus immédiatement, et tactiquement, la mise en oeuvre des instructions germano-européennes sur les retraites risque d'être compliquée et je pense que Dupont-Aignan joue plutôt très bien ce coup-là, il ne me semble plus inimaginable qu'il finisse par être devant LR aux européennes...

Dans le même temps, on append que l'ignoble Guy Verhofstadt, ce qui se fait de pire comme européiste, s'est avisé que "la grande erreur de l'Europe, c'est d'avoir fait une union monétaire sans faire au préalable une union politique".

Ben oui, mon Guy, depuis le temps qu'on t'explique qu'il ne peut pas y avoir de monnaie sans État ! Le problème c'est que si on a fait l'union monétaire, c'est parce que l'union politique n'était pas possible, que les peuples l'auraient rejetée, et qu'en faisant l'union monétaire, sur des mensonges éhontés et sur des principes allemands imbéciles, on voulait leur forcer la main et la rendre inéluctable.

Accessoirement, si Verhofstadt en est là, après les diarrhées twittesques de Quatremer contre les méchants qui gèrent trop mal son Europe chérie, ça en dit long sur l'état de coma dépassé du Machin. Notez que tous ces gens-là exultaient hier à l'écorchage des Grecs pour sauver l'union monétaire...

mercredi 14 novembre 2018

Une ignominie macronesque de plus

Pris par mes petites affaires de signature, je viens seulement de réaliser qu'en plus du négationniste turc Erdogan, le sinistre Macron avait aussi invité à Paris, pour ce qui restera comme une honteuse parodie de commémoration de la victoire sur les impérialismes allemand, austro-hongrois et turc, le criminel de guerre et contre l'humanité Thaçi, dit Le Serpent, maître kosovar d'un pseudo-Etat fantoche, centre en Europe de tous les trafics: cigarettes, drogue, êtres humains. Soupçonné d'avoir organisé le prélèvement d'organes sur des prisonniers serbes, civils et militaires, vivants et non anesthésiés, au fin de commerce, ce sinistre individu n'a échappé au procès devant le tribunal pénal pour l'ex Yougoslavie, qui s'est illustré par son caractère partial anti-serbe, que par la disparition providentielle ou la rétractation évidemment spontanée des témoins de l'accusation.

Il a en outre permis à Daesh d'installer des camps d'entraînement sur le territoire du prétendu État du Kosovo.

Si c'est possible, cette invitation est encore plus scandaleuse et répugnante que celle d'Erdogan.

C'est en outre une insulte à nos frères d'armes serbes qui ont héroïquement résisté à l'agression austro-hongroise de 1914, qui poignardés dans le dos par les Bulgares, ont refusé de capituler et entamé pour beaucoup une meurtrière marche vers la mer à travers les montagnes d'Albanie puis repris le combat au côté des Français, des Britanniques et des Grecs dans l'armée d'Orient. C'est une insulte au peuple serbe, martyrisé et affamé par les Austro-Hongrois jusqu'à la libération de 1918, qui a perdu près de 30 % de sa population durant ce conflit, dont les élites ont été exterminées par ces mêmes Austro-Hongrois dans des camps qui, à plus d'un titre, préfiguraient ceux de la guerre suivante.

C'est une insulte à la France à travers sa fraternité d'armes avec la Serbie.

Macron est un être décidément indigne de la fonction qu'il occupe. Et je retiens les autres qualificatifs qui me démangent... Je suis scandalisé, outré, honteux pour mon pays.

Je ne mets jamais de pétition sur ce blog, mais cette fois : si vous voulez signer, c'est là !

mercredi 7 novembre 2018

Deux Pétains, vraiment ???

Hier, en plaisantant, j'écrivais dans un commentaire sur le mur Facebook d'un ami que, peut-être, le terminus de l'itinérance mémorielle de notre Kizyvienne national se trouvait à Montoire... Mais avec ce zigomar, il ne faut plus plaisanter, parce que toute connerie est immédiatement convertie en réalité.

Il est vrai que, si on avait correctement commémoré la Victoire en célébrant dignement l'Armée française dans son ensemble, ainsi que les armées alliées, par un défilé militaire sur la voie triomphale de Paris où eut lieu le défilé de la Victoire, on n'aurait pas eu à se prendre les pieds dans le Pétain.

La question de la place du Pétain de la première guerre dans les commémorations de ce conflit ne date pas d'aujourd'hui. Et il est pour le moins étrange que l'Elysée semble le découvrir... quelques jours après avoir fait semblant de s'alarmer d'un prétendu retour aux années 1930. Cohérence, quand tu nous tiens !

Au demeurant, le génie militaire de Pétain est fort contestable et n'a jamais cessé d'être contesté. En 1916, Joffre qui fut l'homme de la résistance au choc initial, sur la Marne, considère Pétain comme le principal responsable du défaitisme ambiant - déjà !

Quant à la victoire de Verdun, les généraux de Castelnau ou Mangin, voire Nivelle, en sont des artisans bien plus déterminants que Pétain.

Pétain fut essentiellement nommé à la tête de l'armée française en mai 1917 pour "calmer le jeu" après les meurtrières et désastreuses offensives Nivelle (je me souviens encore de la haine de mon grand-père, poilu gazé à Villers-Cotterêts, lorsqu'il prononçait ce nom), qui avait succédé à Joffre quelques mois plus tôt. Et la popularité de Pétain n'a jamais rien dû à son génie stratégique ni encore moins à son inexistante audace, mais tout à son ménagement des troupes (amélioration de l'ordinaire, rotations plus rapides au front, permissions régulières... ce qui n'est nullement condamnable en soi, fait sans doute un bon administrateur mais pas un "grand soldat" et ne suffit pas pour gagner une guerre !) ainsi qu'à son attentisme : ne rien faire en attendant les Américains. Clemenceau, qui avait la dent dure, décrira ainsi le Pétain de la grande guerre : "Sans idée, sans coeur, sans cran, plus administrateur que chef, sans imagination et sans fougue".



Si on avait écouté Pétain plutôt que Foch, le conflit ne se serait certainement pas terminé le 11 novembre ! Et c'est bien pourquoi Clemenceau a choisi Foch plutôt que Pétain comme généralissime des armées alliées. "Nous l'avons poussé à la victoire à coups de pied dans le cul", dira encore le Tigre à Poincaré lors de la remise du bâton à Pétain.

Autrement dit, le Pétain de 1940 n'est pas un Pétain différent de celui de 1917 ; c'est le même, avec les mêmes convictions et les mêmes tropismes.

Et puis pourquoi célébrer "à part" les maréchaux ? Le choix du maréchalat fut éminemment politique, contestable et contesté, et de grands chefs français de ce conflit, aussi ou plus grands que Pétain, n'en ont pas été honorés alors qu'ils le méritaient autant ou plus que les "élus".

Mais voilà, il ne faut pas froisser l'Allemagne (qui ne peut décemment se froisser, en toute logique, qu'on célèbre un de ses zélés auxiliaires des années 1940-1944 !)... et associer le négationniste turc aux cérémonies marquant la fin du conflit durant lequel la Turquie a commis un génocide qu'elle nie.

J'ai une suggestion, du coup : on pourrait peut-être associer à l'hommage les maréchaux Hindenburg, Ludendorff, von Moltke et Schlieffen.

jeudi 1 novembre 2018

Années 1930 et risotto de homard

Le p'tit est donc fatigué...

On lui avait pourtant bien dit, à c'pauv'gamin qu'il n'était pas taillé pour une telle responsabilité ! C'est trop dur de diriger ce sale peuple de feignants qui refusent les réformes. Alors forcément, le môme, il fatigue !

Surtout depuis que cher Alexandre n'est plus là pour porter ses valises... Sans compter que les déboires de Muttie, ça le met au bord du "Nervous Breakdown, comme on dit de nos jours".

Et donc, pour se reposer l'gamin n'a pas assez de La Lanterne ou de Brégançon. Un relais château à 1500 la nuit, avec le risotto de homar comme spécialité du chef étoilé. c'est tout de même plus classe. 1500 la nuit, la chambre, sans compter celles de la suite.

Bon c'est vrai qu'il n'y a plus à payer celle du cher Alexandre...

L'exemplarité, on vous dit !

Alors les pouilleux, vous n'êtes pas contents d'avoir 15 balles de plus sur votre fiche de paye ? Que je vous reprends de suite en augmentant les taxes sur les carburants.

Quant à la fiscalité sur lesdits carburants prétendument pour des raisons écolos, j'y croirai quand les immeubles des années 1970 comme celui dans lequel se trouve l'appartement que je loue depuis 30 ans ne seront plus des passoires thermiques. Parce que, chez moi, je peux vous dire que du CO2, il en part dans l'atmosphère, pour rien, pour avoir à peine 18° à mon bureau et les pieds gelés, plus que beaucoup de bagnoles de mecs obligés d'aller travailler avec en produisent !

Et hier, on apprenait que près d'un tiers des Français baissent le chauffage parce qu'ils ne peuvent plus le payer. A la grecque ! Il y a déjà sept ou huit ans que les Grecs grelottent l'hiver dans des immeubles chauffés une ou deux heurs par jour, au mieux, et que toute la ville sent le feu de bois.

Du coup, ce matin, on apprend que l'gamin nous alerte sur le retour des années 1930.

Il fatigue vraiment, le p'tit ! c'est pas du chiqué... Et s'il n'a plus que les Soeurs Zombres (tribut à Mathieu Morel, un ami Facebook, du côté de la Corrèze, que j'espère bien rencontrer un jour "pour de vrai" tant bous nous découvrons semblables dans nos réactions et analyses) à nous sortir pour justifier sa politique à la Hoover/Laval/Brüning, c'est qu'il n'est plus loin du bout du bout du rouleau des poncifs à dérouler.

Du coup, là, comme l'écrit l'amie Coralie Delaume, toujours sur Facebook, on sent bien l'intellectuel de très très haut vol...

Oui, Choupinet, la radicalisation des opinions dans les années 1930 fut le résultat de la crise du capitalisme américain non régulé de 1929 et des politiques libérales et déflationnistes qui l'ont aggravée, transformée en dépression puis en crise de la démocratie représentative.

Ces mêmes politiques libérales et déflationnistes que tu appliques servilement en mettant en oeuvre, en bon collabo, le programme écrit à Berlin et Bruxelles.

Tu reprendras bien un peu de risotto de homard ?