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« Humeur : Se réjouir quand elle sort, et s’étonner que le corps humain puisse en contenir de si grandes quantités. » Le Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert est un pur chef-d’œuvre et l’on jouit à coup sûr dès qu’on le rouvre. Jamais déçu !
Or donc, mon corps (et mon esprit) contenant de si grandes quantités d’humeurs (généralement malignes), je me suis dit que crever de temps en temps les furoncles où elles s’accumulent me procurerait un ineffable soulagement – précieux à mon équilibre général et donc à mon travail. Mais qu’on ne s’attende pas à trouver ici des humeurs subtiles : nulle objectivité, nulle périodicité ; que de la mauvaise foi erratique, de la polémique jaculatoire.
Un modèle ? le Bloc-notes de Mauriac bien sûr, relevant le 14 novembre 1953, à propos du président du Conseil Joseph Laniel, qu’« il y a du lingot dans cet homme-là », ou le 22 novembre 1954 qu’« il existe une haine singulière, chez nous, contre la prééminence de l’esprit ».


Une tête de Turc ? Sarkozy, bien sûr ; parce qu’il y a aussi du lingot dans cet homme-là, et qu’il incarne si bien, aujourd’hui, la haine de l’esprit. Une haine qui, jointe à son talent pour la manipulation des émotions, à l’absence de maîtrise de soi et au mépris du peuple, à sa pratique du bon plaisir et à son cléricalisme, attentatoire aux principes fondateurs de notre pacte républicain, constitue le plus grand danger que la France et la République aient eu à affronter depuis Pétain et la guerre d’Algérie. Il convient donc d’entrer en Résistance. Jusqu’à ce qu’il parte !

dimanche 7 mars 2010

De "Casse-toi pauv'con" à Sarko la pétoche

"Casse-toi pauv' con", on se rappelle bien sûr de cette phrase inaugurale et ô combien symbolique de l'actuel quinquennat, dont on espère ardemment qu'il restera unique.

C'était à un salon de l'agriculture, il y a... ça paraît une éternité n'est-ce pas ? C'est fou comme ce quinquennat semble long ! cinq ans seulement, vous êtes sûr ? C'est comme si on en avait déjà subi au moins dix, non ?

Bref, désormais il semble que le président matamore, apostropheur, montrant ses muscles et parlant couillu ait cédé la place à un pétochard arrivant en lousdé, même pas dans une banlieue à feu et à sang, juste chez nos braves paysans bien français, nourris au rouge et au sauciflard, entouré de trois cordons de flics, pour éviter les oeufs pourris sans doute.

Je ne comprends pas pourquoi ! Pourtant voilà un homme qui a sauvé l'Europe en faisant passer, grâce à la trahison de nos inimitables socialos, un traité que le peuple avait massivement rejeté, qui a arrêté, tout seul avec ses petits bras, la guerre en Géorgie, un homme devant qui tremblent Poutine, Obama et Angela, un homme qui, mieux que Silvio, les séduit toutes avant de les emballer, un homme qui, à lui seul a réformé le capitalisme, qui va réindustrialiser la France et exiger de l'Europe le rétablissement de la préférence communautaire (dont nous sommes seuls, sur 27, à savoir ce que c'est, à se rappeler un peu le temps où le monde était un peu civilisé), voilà un homme qui annonçait la fin du chômage, l'accession à la propriété pour tous, un moderne Guizot qui avait enfin annoncé à tous les feignants que, s'ils ne s'enrichissaient pas, c'est qu'ils ne travaillaient pas assez, un homme qui a régénéré la France, un lady Thatcher en futal, un Reagan à béret qui a justement mis les plus riches d'entre nous à l'abri d'une fiscalité injustement confiscatoire, un homme qui s'est battu, tel superman, pour sauver le climat, du Grenelle de l'environnement à Copenhague, avant de nous assener hier que les conneries d'environnement ça commence à bien faire... un monstre d'intelligence et de cohérence, pour tout dire !

Et voilà que cet homme-là, cette incroyable chance pour la France, ce miracle fait homme que Dieu a envoyé à sa Fille aînée pour la sauver, fait péter tous les sondages de popularité... à la baisse, n'ose même plus pointer son nez au salon de l'agriculture de peur que se manifeste contre lui la légendaire ingratitude des peuples. Non, vraiment, c'est trop injuste comme dirait Calimero !

Bon, à part ça, la précédente citation du père Hugo, m'a conduit à rouvrir Napoléon le Petit... et j'y ai trouvé cette perle, que je livre à la sagacité de MM. Besson, Mitterrand et consorts (vous savez, ce maire de Mulhouse dont le nom m'échappe tant ses mérites sont éblouissants) :

"Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que de la honte."

Et si j'allais m'installer à Guernesey, plutôt qu'à Nisyros, vous croyez que je pourrais y récupérer quelques parcelles de son talent au grand, à l'immense Totor ?

samedi 6 mars 2010

Ma contribution au débat sur l'identité nationale

Travaillant cet après-midi, pour l'histoire de la Grèce et des Balkans que m'a commandée un grand éditeur parisien, sur la révolte crétoise de 1866-67 et cherchant la lettre qu'Hugo avait écrite aux insurgés, depuis Guernesey, après le massacre, par les Turcs, du monastère d'Arkadi, et l'ayant trouvée (un texte superbe, bien sûr ! où l'on retrouve la puissance et l'émotion qui me font toujours venir la chair de poule lorsque je relis "L'enfant grec" et quelques autres poèmes de ces Orientales écrits pour dénoncer les atrocités turques de la guerre d'indépendance), je me suis avisé que dans Actes et paroles, il y avait un deuxième - et forcément superbe - texte de l'inégalable Victor consacré à cette insurrection crétoise.

Il s'agit d'une défense de Gustave Flourens - "La nature l'avait fait penseur, la liberté l'a fait soldat" -, intellectuel français qui, dans la tradition du philhellénisme de la guerre d'indépendance grecque, la même qui conduira Malraux en Espagne, était parti se battre au côté des Crétois. Coopté député de l'Assemblée crétoise, parti en Grèce pour y trouver de l'aide, emprisonné par un gouvernement grec aux ordres de l'Angleterre qui lui interdit de soutenir les Crétois, renvoyé en France, reparti en Grèce, réemprisonné...

Hugo prend la plume, de peur que le silence ne condamne Flourens à disparaître ; il raconte son histoire, défend la lutte des Crétois contre l'occupation ottomane et la barbarie de la répression que les Turcs ont déchaînée sur l'île et ses populations civiles, puis il en vient à la France et à son refus de soutenir les insurgés. Et voilà que le père Hugo - décidément, on ne le lit jamais assez ! - donne une leçon d'identité nationale à tous les Hortefeux et Besson de notre beau pays...

"La France est une immense force inconnue. La France n'est pas un empire, la France n'est pas une armée, la France n'est pas une circonscription géographique, la France n'est pas même une masse de trente-huit millions d'hommes plus ou moins distraits du droit par la fatigue (j'aime bien ce: "plus ou moins distraits du droit par la fatigue", qui va comme un gant à la France de notre Caligula comme à celle de Badinguet) ; la France est une âme. Où est-elle? Partout. Peut-être même en ce moment est-elle plutôt ailleurs qu'en France (n'est-ce pas ? peut-être, en ce moment, est-elle aussi un peu dans les rues d'Athènes, où un peuple essaye de résister à l'injustice qu'on essaye de lui infliger). Il arrive quelquefois à une patrie d'être exilée. Une nation comme la France est un principe, et son vrai territoire c'est le droit. C'est là qu'elle se réfugie, laissant la terre, devenue glèbe, au joug, et le domaine matériel à l'oppression matérielle."

Rideau !

mercredi 3 mars 2010

La commission européenne est-elle génétiquement modifiable ?

Décidément, M. Baroso, trostsko-maoïste converti au libéralisme bushiste (rappelons-nous qu'il fut l'hôte enthousiaste de l'inoubliable sommet des Açores, à l'heure tragique pour le monde où, comme le disait le Premier ministre travailliste anglais, les missiles de Saddam chargés de ravageuses armes de destruction massive pouvaient être envoyées sur n'importe quelle cible dans le quart d'heure) et sa commission de zombis n'en ratent jamais une dès qu'il s'agit de violer la démocratie.

C'est sans doute la raison pour laquelle les députés européens du Parti socialiste ont voté son investiture.

Donc, alors que l'Europe n'a pas été capable de la moindre coordination fût-ce sur un sujet aussi consensuel que l'aide à Haïti,

alors que l'Europe laisse la Grèce seule face à la spéculation d'agences de notation mafieuses et de fonds d'investissement délinquants qui ont jeté le monde dans la crise, des centaines de milliers de gens modestes dans le chômage, qui ont contraint les Etats à déverser des milliards sur le patronat privé afin de sauver d'une crise plus grave encore une économie qui a perdu toute logique, tout sens de l'utilité sociale et du bien commun,

alors que l'Europe laisse ces agences de notation et ces fonds d'investissement s'attaquer aujourd'hui à ces Etats, sous le prétexte qu'ils sont en déficit (la belle affaire !) parce qu'ils ont dépensés de l'argent pour limiter les dégâts monumentaux dont ces agences et ses fonds sont les principaux responsables,

alors que l'Europe contraint, par son inaction, des gouvernements élus que une politique social-démocrate à conduire des politiques ultra-libérale faisant payer les pots cassés du capitalisme dérégulé aux plus modestes et aux plus vulnérables,

alors que l'Europe continue à être le vecteur de toujours plus de dérégulation, cette dérégulation qui justement a conduit à la catastrophe,

alors que cette Europe-là, qui sait toujours mieux que les peuples ce qui est bon pour eux,

voilà qu'elle autorise la patate génétiquement modifiée qui va permettre à un grand trust allemand de faire bondir ses bénéfices.

Peu importe, naturellement, que les peuples européens soient massivement contre les OGM, peu importe les risques de contamination et dissémination, peu importe qu'on ne sache rien des effets de ces OGM sur la santé humaine, peu importe que ceux qui sont chargés de les évaluer fassent sans cesse des allers-retours entre les organismes totalement indépendants qui les évaluent et les firmes qui les produisent, comme les experts de l'OMS qui ont annoncé le cataclysme pendémique de la grippe A sont totalement indépendants des laboratoires pharmaceutiques qui ont notablement arrondi les bénéfices de leurs actionnaires avec le vaccin contre la grippe A... aux dépens de systèmes de sécurité sociale dont le soi-disant déficit en sera aggravé d'autant, légitimant de nouvelles ponctions sur le contribuable...

Peu importe : la patate transgénique était une urgence, une priorité, elle est IN-DIS-PEN-SA-BLE; ainsi en ont décidé l'ex-trotsko-maoïste, qu, au moins n'aura pas renié dans l'affaire son aversion pour la démocratie, et sa commission de zombi.

Dormez en paix, braves gens, de toute façon, rien ne sert de vous alarmer, la patate transgénique c'est seulement pour fabriquer du carton ! On ne vous force même pas à la bouffer... enfin, pour l'instant.

Dormez en paix, braves gens, d'ailleurs vous voyez bien, les socialistes ont voté pour Baroso et ses zombis ! même les socialiste grecs !!! c'est vous dire...

En fait, si vous voulez le fond de ma pensée, je crois qu'il faudrait mettre une bande de chercheurs au boulot d'urgence pour voir comment modifier génétiquement les institutions européennes, la commission, Baroso et ses zombis, voir les socialistes eux-mêmes... une modification génétique du genre de celle qu'on a opérée, en France, autour de 1789, de 1830, de 1848, de 1870...

mardi 2 mars 2010

Je veux être prince de Monaco !

Mon ami Koodoo publie aujourd'hui sur l'excellent site Les Toiles roses, une critique d'un livre et une interviouve de son Ôteur. Comme d'habitude, la plume de Koodoo me donne envie de lire... même si, par les temps qui courent, plongé jusqu'au cou dans mon histoire de la Grèce et des Balkans, plus précisément, en ce moment entre la modernisation de la Grèce sous Charilaos Trikoupis, la révolte crétoise de 1867, la guerre russo-turque de 1877-78 et la faillite de l'Etat grec qui permet aux Européens de mettre son économie sous tutelle... en 1893, je suis totalement incapable du minimum de concentration, une fois terminée ma journée de travail, pour lire le moindre livre.

Il s'agit d'un professeur de biomachin-chose, qui semble vouloir étayer la thèse selon laquelle l'homosexualité n'est pas acquise mais plus ou moins innée. Bon, je vous dis tout de suite, je n'ai pas les moyens scientifiques de trancher, de dire si l'Ôteur en question ne fait que recycler des vieilles (et terrifiantes) lunes, ou s'il apporte du nouveau. A vrai dire, je préfère encore largement la première solution ! Imaginer, ne fût-ce qu'un instant, ce que dans certaines sociétés, dans la nôtre à certains moments, entre les pattes de certaines gens, cela pourrait signifier, me glace les sangs.

Et puis d'ailleurs, surtout, je n'y crois pas.

Je ne suis d'ailleurs pas certain que ce débat ait beaucoup d'intérêt. Ni qu'un scientifique puisse jamais (heureusement !) apporter là-dessus d'élément concluant. En fait, la démarche même me semble un brin suspecte, même si c'est pour la bonne cause, comme semble l'écrire Koodoo :vouloir justifier ce qui relève du comportement et qui n'a pas à être justifié, par rien, par une cause, fût-elle accidentelle, des hormones, des gènes, signifie d'abord et avant tout qu'on considère que ce comportement doit être justifié. Ce qui, bien sûr, sous-entend qu'il y a une norme, une normalité, et une déviance par rapport à celle-ci... même si, les pôvres, vous voyez bien, ce n'est pas de leur faute... Retour à la vieille rengaine : "Nul n'a le droit en vérité/ De me blâmer, de me juger/ Et je précise/ Que c'est bien la nature qui/ Et seule responsable si/ Je suis un homo - comme ils disent"

J'ai récemment entendu sur France Culture un éthologue dire, qu'outre chez les bonobos, l'homosexualité était désormais documentée chez un grand nombre d'espèces, chez les girafes et les dauphins notamment, ce qui ne m'étonne guère pour ces derniers tant le goût d'être heureux et de profiter de la vie me semble éclatant chez cet animal qui est un de mes fétiches. Ce qu'il ajoutait et qui m'a fait dresser... l'oreille, c'est que, contrairement à ce que la science, imprégnée de cette peste de judéo-christianisme comme le reste de notre culture, avançait comme justification (les mêmes que les historiens, malades de la même peste, ont avancé et avancent encore pour justifier l'omniprésence de l'homo-érotisme dans la civilisation grecque antique), c'est-à-dire le jeune âge (traduisez initiation dans le langage des historiens de la Grèce) et le manque pour eux de femelles monopolisées par les plus vieux (traduisez des sociétés militaires et masculines pour la Grèce antique), était aujourd'hui totalement démenti par les études les plus récentes.

Il indiquait au contraire que des individus homosexuels semblaient bien, selon ces études, ne jamais rechercher d'autre partenaires que ceux du même sexe qu'eux, ne jamais s'intéresser aux femelles du groupe pourtant disponibles.

Il précisait enfin que, si jusqu'ici on n'avait, judéo-chrétiennement, jamais contesté que les animaux connussent la douleur, on supposait pourtant, tout aussi judéo-chrétiennement et de manière parfaitement absurde, l'absence de plaisir sexuel chez l'animal. Or, une des pistes de la recherche actuelle, disait-il encore, vise justement à explorer la question - la douleur et le plaisir étant, comme chacun sait, et pas seulement les sado-maso, fort proches, se référant aux mêmes centres nerveux. Il concluait enfin que la région anale étant une zone d'hypersensibilité, siège de douleur ou de plaisir intense, on n'excluait plus que l'homosexualité animale puisse avoir pour moteur, non le jeune âge et la privation de femelle, mais simplement la recherche du jouir.

Ce qui, je dois dire, me convient beaucoup mieux que cette démarche qui tendrait à prouver que l'homosexualité vient d'un... truc pas pareil chez nous et chez les hétéros. Sans parler des bis ! manifestement de plus en plus nombreux...

Mais, me direz-vous, qu'est-ce que tout cela a donc à voir avec Monaco ?

C'est que, Albert et moi, nous sommes nés le même jour de 1958, à peu près à la même heure, je crois bien. Une année, petit garçon, j'avais même écrit cela à Son Altesse Sérénissime, dont le secrétaire m'avait répondu par une carte du prince, imprimée en relief : une rareté dans les années 1960, qui m'avait fait un effet boeuf et que j'ai longtemps conservée comme un trésor dans ma boîte à souvenirs. Du coup, dimanche, lorsque, au Petit Journal de Canal, j'ai entendu mon quasi-jumeau astral Albert déclarer que, en arrivant à Vancouver, il n'avait pu résister à se rendre toute affaire cessante dans les vestiaires des bobsleigueurs, j'ai pensé que j'aimerais bien être, moi aussi, prince de Monaco... juste pour avoir accès aux vestiaires du Quinze de France, de l'équipe de water-polo grecque, à celui de Gourcuff ou Beckham...

Et puis ce matin, en lisant le critique de Koodoo et l'interviouve du bio machin-chosologue, je me suis dit qu'il y avait peut-être une explication bien plus convaincante que la sienne : et si ça venait d'une conjonction astrale au moment de la naissance, le goût qu'Albert et moi nous partageons, en tout bien tout honneur... pour les vestiaires de sportifs ?

jeudi 25 février 2010

Incapable Europe, Europe d'incapables !

Un président fantôme et une haute-commissaire aux Affaires étrangères inexistante ;

Une commission sans cohérence ni compétence, avec à sa tête un président par défaut, sans projet autre que de déréguler encore et encore, d'ouvrir enfin - priorité des priorités - les paris sur Internet qui permettront aux pauvres de se surendetter un peu plus ;

Une assemblée sans honneur qui ratifie tout, avale tout, justifie tout ;

Une Banque centrale, comme d'habitude, sauf lorsqu'il s'agit de l'intérêt des banques, obnubilée par ses dogmes, sourde et aveugle - autiste ;

Des Gouvernements qui gesticulent, déclament et se plient à la loi d'airain d'agences de notation mafieuses et de marchés financiers omnipotents ;

Une Allemagne qui, non contente d'avoir imposé à l'euro, avec la complicité mitterandienne, des contraintes absurdes supprimant toute soupape de sureté (dévaluation, inflation) et condamnant la zone euro à la croissance molle, est incapable de la plus élémentaire solidarité lorsqu'il s'agit d'empêcher de sombrer des pays victimes de cette politique et de la spéculation, une Allemagne qui, en plus, se met à insulter les Grecs transformés en peuple d'escrocs et de feignants ;

Une Grèce laissée seule face à des marchés financiers rapaces, qui ont conduit le monde à la crise, qui ont pillé les Etats, détroussé les contribuables et qui exigent aujourd'hui des peuple d'insupportables reculs sociaux, faute de quoi ils les acculeront à la faillite ;

Une Europe qui, non seulement ne fait rien contre cela, mais qui se fait l'agent d'un impérialisme financier vidant de tout sens le suffrage, la démocratie ;

Ca valait bien la peine de s'asseoir sur le suffrage universel, sur les non néerlandais, irlandais et français ;

Tout ça pour aller où ? à quelle catastrophe ? à quelle... guerre ?

Prenons garde qu'en histoire, ce qui paraît inconcevable la veille est souvent la réalité du lendemain. Il serait peut-être temps que les peuples se réveillassent du long cauchemar thatchéro-reagano-européiste, durant lequel on a sans cesse pompé leur sang et qui nous a conduit, peuples zombis, au bord de gouffre.

Il est vrai qu'à côté de cela, les démêlés entre M. Frèche et le PS, le casier judiciaire de tel candidat aux régionales ou la nomination de l'inénarrable Charasse au Conseil constitutionnel sont d'une autre importance !

Il est vrai qu'ils sont bien plus passionnants que la situation en Turquie par exemple, qui n'a pas même eu droit à une brève au JT du "service public"... service public !!!

Où l'on apprend pourtant que dans ce pays, dont l'Europe, contre le plus élémentaire bon sens, continue à négocier l'adhésion, entre des islamistes soi-disant modérés et des généraux soi-disant laïcs, les uns n'étant pas plus modérés que les autres ne sont laïcs (au sens qu'à ce mot en France, du moins), les seconds se préparaient à provoquer une guerre contre la Grèce pour se donner un prétexte de renverser les premiers.

Eh oui ! M. Cohn Bendit a en partie raison : le déficit grec vient en partie de son budget militaire, un budget dont on voit, en lisant pareille nouvelle, comme en voyant les avions de chasse turcs régulièrement violer le ciel grec, pour rien, juste par provocation, qu'il n'est pas seulement la conséquence d'une pathologique fièvre obsidionale ou d'une paranoïa aiguë des Hellènes, mais le résultat d'une situation géopolitique sur laquelle notre Europe sans cervelle, sans volonté, sans mémoire, sans politique a renoncé depuis longtemps à agir.

Il est vrai que cela serait plus ardu que de traiter les Grecs d'escrocs et de feignants, que de faire payer les pots cassés de la crise à ceux qui n'y sont pour rien, tout en continuant à rabâcher stupidement que la Turquie est européenne. La Turquie ne l'est pas et la Grèce l'est ; il serait peut-être temps, aussi, que l'Europe en tirât toutes les conséquences.

Dominic s'inquiétait, gentiment, de mon absence sur ce blog, due à quelques récent et triste événement familial, petits problèmes de santé et grosse charge de travail. J'espère qu'il ne sera pas trop assombri par mon humeur noire du jour.

mercredi 10 février 2010

Un scandale !

Un de plus et qui, une fois de plus Dominic, me fait perdre tout sang-froid, toute retenue, toute la modération qui caractérise l'être doux et policé que je suis.

Mais voilà que le sieur Hortefeux présente sa quarante-septième loi et demi en trois ans sur la sécurité, et je me prenais à espérer qu'enfin elle trahirait un peu de courage politique, un peu de rigueur virile, un peu de mâle sévérité.

Las ! trois fois hélas, comme son patron, sous des dehors de matamore, le sieur Hortefeux n'est, qu'on excuse ma grossièreté qui trouve sa source dans ma déception, qu'une couille molle.

J'ai beau chercher une mesure un peu vigoureuse dans ce projet de loi, c'est en vain, en pure perte. Songez qu'il ne prévoit même pas la mise en garde-à-vue obligatoire, avec menottes et fers aux pieds, des futurs délinquants qui se bagarrent chaque jour dans les cours des maternelles !!!

Non vraiment, où est le sérieux dans tout cela ? alors qu'on le sait bien, la solution aux problème de l'insécurité ne sera apportée que lorsque la moitié de la population sera en taule et l'autre sous la menace permanente de se retrouver en garde-à-vue !

Pas étonnant, à ce compte-là, que d'ici un à deux mois, on ait un urgent besoin d'une quarante-huitième loi et demie sur la sécurité.

Car enfin comment ne pas considérer comme circonstance aggravante méritant une sanction exemplaire

- toute agression contre un honnête citoyen ayant une baguette sous le bras, et donc incapable de se défendre contre les malfrats ;

- toute agression contre un honnête citoyen tenant en laisse un caniche ;

- toute agression contre un honnête citoyen ayant mal aux dents ;

- tout licenciement d'une entreprise faisant des bénéfices monstrueux et toute banque ayant mis la main légalement dans les poches du contribuable pour engraisser ses traders...

Oups... excusez-moi, mon logiciel a encore planté, confondant indument la racaille qui nous fait vivre dans l'insécurité et les bienfaiteurs de l'humanité qui conduisent le monde, et les travailleurs grecs, vers l'aurore glorieux du capitalisme réformé.

Trop de loi tuerait la loi, avancent quelques mal-baisés, pisse-vinaigre et autres culs-serrés qui font profession de soustraire les délinquants de tout poil au juste courroux de la justice. En tout cas trop de connerie ne tue pas la connerie... ni le sieur Hortefeux.

vendredi 5 février 2010

L'Europe et l'euro contre la démocratie

J'ai déjà expliqué maintes fois ici combien l'Europe qu'on nous a construit depuis les années 1980 était une résurrection de la vieille idée d'oligarchie : votez braves gens, de toute façon nous savons mieux que vous ce qui est bon pour vous ! Si les peuples disent non, soit on s'assoit sur leur vote, comme ce fut le cas en France, grâce à la complicité des socialistes qui ont permis la ratification de la photocopie d'un traité que les peuples français et néerlandais avaient massivement rejeté, soit on fait revoter ces peuples, ad nauseam, jusqu'à ce qu'ils consentent.

Invariablement, cette "construction" promet des lendemains qui chantent et des avancées sociales. Retournez voir les débats sur Maastricht : l'euro devait assurer une expansion forte et la fin du chômage. Peu importe ensuite si elle a enfermé les pays européens dans des logiques financières et budgétaires qui les condamnent au mieux à une croissance molle et à un chômage structurellement fort - lequel bondit à la moindre secousse économique -, ainsi qu'à la paupérisation des classes moyennes.

Même chose pour le traité de Lisbonne qui devait donner un visage et une efficacité à l'Europe. En suite de quoi, on vit, comme d'habitude, des tractations de couloirs aboutir à la désignation d'un non-président et d'une non-haute-commissaire, chargée d'une non-politique étrangère d'alignement inconditionnel sur les Etats-Unis d'Amérique - un tandem sans substance, sans projet, sans politique, sans soutien. Sans la moindre existence. Et à la reconduction d'un président de la commission ultra-libéral, flanqué d'un président de l'eurogroupe, représentant flamboyant du capitalisme mafieux (le vrai scandale Clearstream n'est pas celui dont on nous rebat les oreilles, mais celui du blanchiment industriel d'argent malpropre au coeur duquel est le beau pays sur lequel règne un grand-duc et le président de l'Eurogroupe), et d'un Trichet, monétariste borné, tous ensemble censés... conduire la réforme du capitalisme.

Tout cela est parfaitement logique : cette Europe s'est bâtie exclusivement sur le marché et la libre concurrence : c'est son seul horizon et sa seule logique. Les chartes sociales et autres plans de développement n'ont jamais été que des chiffons de papiers et des rideaux de fumée. Pendant ce temps-là, sous prétexte d'Europe, on démantelait la préférence communautaire et le tarif extérieur commun qui évitaient de mettre les travailleurs européens en concurrence avec ceux du Tiers-Monde, on déréglementait les marchés financiers et la circulation pathogène des capitaux, on privatisait les services publics et d'énergie (pourtant stratégique dans l'avenir, notamment au regard de l'enjeu vital que représente le réchauffement climatique), on poussait, sous prétexte de bonne gestion, au démantèlement des protections sociales acquises par plus d'un siècle de luttes, et qui avaient pris, après la dernière guerre mondiale, la forme la plus juste (la plus juste, pas la plus "généreuse", comme on entend dire de plus en plus, par ceux qui confondent la justice avec la charité) qu'elle ait jamais eue dans l'histoire de l'humanité.

Aujourd'hui, cette Europe-là pousse vigoureusement au démantèlement des systèmes de retraite, comme si, pendant que le ratio travailleurs/retraités diminuait, la productivité et les plus-values du capital n'avaient pas explosé, comme si depuis trente ans, par l'Europe, on n'avait pas imposé une redistribution massive de la richesse au profit du capital, au détriment du travail et des classes moyennes.

Dans ce processus, auquel les rodomontades de Matamore, les gesticulations de Guignol, les tartarinades du Caligula de l'Elysée convoquant tel patron ou promettant et repromettant ce qu'il sait parfaitement ne pouvoir tenir, ne changeront rien, les gauches européennes ont une responsabilité écrasante. Mitterrand tout le premier qui, à Maastricht, concéda au gouvernement conservateur allemand, par peur de "voir dériver l'Allemagne" loin de l'Europe après la chute du Mur, tout ce qu'il demandait pour accepter l'euro - devenu idée fixe et horizon indépassable du vieillard qui nous gouvernait et du parti qu'il avait subjugué, lui qui n'avait jamais été ni socialiste ni même social-démocrate.

Jeu de dupes : la France a obtenu un symbole, l'euro, qui n'a cessé d'appauvrir les classes moyennes par une hausse des prix que la Nomenklatura des politiques et des "économistes" continue à nier ; l'Allemagne conservatrice a obtenu tout le reste, et la mise en place de logiques lourdes, nées des phobies historiques allemandes d'un retour à l'hyperinflation de l'entre-deux-guerres, logiques qui sont supportables par l'économie allemande et quelques autres, du fait de leur histoire, des structures d'une économie puissante, très anciennement industrialisée, très fortement capitalisée, d'une société cohérente, riche, dont les productions sont assez peu sensibles aux effets dévastateurs sur les exportations que produit une monnaie surévaluée.

L'euro est une absurdité et la manière dont elle est gérée depuis son origine une catastrophe. La monnaie unique n'aurait dû être créée qu'au terme d'une harmonisation des politiques fiscales, des niveaux de protection sociale, d'un accord sur ce qui, dans l'économie, relève du domaine de l'initiative privée ou de la responsabilité des Etats. Elle ne pouvait être qu'une conséquence de l'unification européenne, non un moyen de la réaliser.

Autrement dit en langage populaire, on a mis la charrue avant les boeufs.

En suite de quoi, on a imposé, illégitimement, à tous les Etats de la zone euro, les contraintes que, légitimement, le peuple allemand avait décidé de s'imposer à soi-même, pour des raisons qui lui sont propres.

Mais la Grèce, l'Espagne, le Portugal et même la France ne sont pas l'Allemagne. Elles n'ont ni les mêmes contraintes ni les mêmes besoins. Leurs histoires nationales ne sont pas identiques. Pendant que l'Europe du nord-ouest connaissait ses trente glorieuses, la Grèce demeurait sous une dictature patronnée par Londres et Washington, à l'exception de quelques courtes phases de démocratisation, de 1945 à 1975. Durant cette période, elle n'a pu se doter d'un Etat providence, comme les pays de l'Europe du Nord-Ouest ; elle n'a pu le faire que dans les années 1980, dans une période de crise économique - déjà ! -, à un coût amplifié par le système politique clanique, entretenu depuis l'indépendance par le protecteur anglais, puis américain. Au Portugal, l'interminable dictature Salazar, elle aussi sous protection anglo-américaine, avait pour antienne officielle l'éloge très catholique de la pauvreté, de l'ignorance et du sous-développement. Et les opus deistes de Franco, artisans du développement économique espagnol des années 1960, n'avaient pas franchement pour modèle le capitalisme rhénan...

A leur sortie des dictatures, ces pays ont donc dû rattraper leur retard social sur le reste de l'Europe, mais sans disposer des structures économiques solides de pays anciennement industrialisés, éduqués, disposant de ressources naturelles, de savoir-faire, d'infrastructures, d'une solidité financière sans commune mesure avec celles des pays du sud. Même si les fonds structurels européens ont alors joué leur rôle, imposer à ces pays les contraintes allemandes était non seulement irréaliste, c'était absurde et criminel. Et il était évident que ce corset de fer exploserait au premier choc d'importance.

C'est ce qui arrive aujourd'hui. Et c'est grave. L'euro, en Grèce comme ailleurs, a appauvri des classes moyennes qui n'avaient jamais atteint le niveau de vie de l'Europe occidentale et qu'on a poussées depuis dix ans à s'endetter - comme en Irlande, l'explosion de l'endettement individuel a été, dans un pays où il était très faible, la soupape de sécurité aux pressions européennes sur l'endettement de l'Etat et les salaires. C'est donc toute la cohésion sociale et politique du pays qui est aujourd'hui en cause.

Le scandale absolu c'est que ce sont les mêmes agences de notation, qui ont couvert les malversations bancaires, qui ont elles-mêmes conduit à la "crise", c'est-à-dire au hold-up du siècle des banques sur les contribuables, qui aujourd'hui déchaînent la spéculation contre la Grèce, l'Espagne, le Portugal... les autres.

Or, face à une pareille situation, à laquelle est confrontée la Grèce depuis deux mois, qui touche aujourd'hui l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, mais qui nous menace aussi, il n'y a pas trente-six solutions : soit on fait payer le capital en acceptant un peu d'inflation et en dévaluant la monnaie, soit on fait payer le peuple en continuant à augmenter les impôts, à démanteler les sécurités sociales et à interdire l'augmentation des salaires.

Le "pacte de stabilité", ou "pacte de brigandage social", interdisant la première voie (qu'empruntent au contraire sagement les Etats-Unis d'Obama), le gouvernement Papandréou - avant les autres - doit donc aujourd'hui passer sous les fourches caudines de la finance européenne et mondiale. L'Espagne et le Portugal devront faire de même.

Il n'est pas indifférent de noter qu'il s'agit là de trois gouvernements dits socialistes, qui vont donc devoir conduire des politiques conservatrices, sous la pression et la surveillance étroite de l'Europe, en rupture complète avec leur idéologie et leur programme électoral. En quoi l'Europe s'avère de nouveau un redoutable ennemi de la démocratie puisque, par ses logiques financières, elle montre une fois de plus aux citoyens qui ont choisi le changement que leur vote compte pour rien et que quelques agences de notations et des traders spéculant sur les dettes souveraines, bien que responsables de la crise sans en payer aucun des pots cassés, sont aujourd'hui plus puissants que la souveraineté populaire.

Quant à la responsabilité des socialistes, elle est de nouveau engagée. Américain d'esprit et de langue (son grec fait sourire beaucoup de ses compatriotes), M. Papandréou, président de l'Internationale socialiste, fait docilement le sale boulot qu'on exige de lui. Il le fait quelques semaines seulement après une élection où les Grecs ont choisi le changement de politique. Il le fait en aggravant la politique que les Grecs viennent de rejeter... en votant pour lui. Nouvelle trahison socialiste, qui engendrera forcément, chez nombre de citoyens, le sentiment justifié que la démocratie est devenue une rite dépourvu de tout sens.

On oublie aujourd'hui que l'Angleterre et la France ne se sont pas contentées, au XIXe siècle, de coloniser par la conquête armée, elles ont imposé, par la dette, leur contrôle politique à la Grèce, à l'Egypte, à l'Empire ottoman... c'est ce qui se répète aujourd'hui, ni plus ni moins, quand on met la Grèce "sous surveillance" de l'Europe, en lui intimant l'ordre de maltraiter ses citoyens, et de rendre compte régulièrement à Bruxelles que le dépeçage se fera bien sans faiblir.

On rêve que l'Europe ait eu la même sévérité pour les banques qui ont pu puiser, sans contrôle ni contrepartie, dans les fonds publics !

Combien de temps les peuples européens subiront encore, sans se révolter vraiment, la politique d'injustice sociale à l'oeuvre depuis trente ans sous prétexte d'Europe ? Combien de temps supporteront-ils cette nouvelle et implacable version d'un impérialisme financier par la dette géré par l'Europe au profit des intérêts privés ?

mercredi 3 février 2010

Réveillez-vous, Marx, Lénine et Trotski !

Réveillez-vous : ils sont devenus fous au Nouveau Parti anticapitaliste !!

Une femme voilée candidate !!! et alors, il n'envisage pas de donner son investiture à l'archevêque de Paris et au grand rabbin de France, aussi, tant qu'il y est, le facteur révolutionnaire ?

Belle révolution en effet, et bel anticapitalisme que celui qui pactise avec les pratiques les plus inacceptables, aliénantes, rétrogrades. Mais enfin, on est où dans ce pays ? ils sont à ce point décervelés les nouveaux anticapitalistes ? Et l'opium du peuple, merde ! M. Besancenot, vous en faites quoi de l'opium du peuple ? Il est pourtant dans vos gènes politiques non ?

L'inconséquence de ces gens-là me stupéfie, me révolte, m'indigne. Faire, en ce moment, ce genre de concession aux culs-bénits quels qu'ils soient, me fait... enrager.

D'autant que, cerise sur le gâteau de sa connerie crasse, le facteur ajoute qu'on peut être laïque, féministe et voilée... non mais de qui il se paye la gueule au juste ?!

Je n'en peux plus - vraiment - de ces inconséquences qui viennent de tous les horizons, quotidiennement, dans ce pays d'ignorance ou de cynisme.

Nous autres, pédés, sommes comme les femmes, perpétuellement dans la ligne de mire de ces bouffeurs de liberté, de ces enfermeurs, de ces curés, imams, rabins qui veulent toujours et en tout lieu, brimer le corps, le cacher, le punir, le torturer pour mieux asservir les âmes, pour mieux empêcher les esprits de penser librement.

Des bourreaux saoudiens, grands amis de l'Occident, qui bastonnent les femmes adultères et décapitent les sorcières, aux bourreaux iraniens qui pendent les pédés et les démocrates. Du pape qui, hier, s'indignait d'une loi britannique contre les discriminations parce qu'elle va "profiter" aux pédés... interdire d'interdire le recrutement de pédés à son Eglise, mouillée jusqu'au cou dans des affaires immondes de pédophilie, en Irlande, aux Etats-Unis, ailleurs, au pseudo-révolutionnaire qui nous assène aujourd'hui que les pires pratiques, les signes évident de la soumission de la femme relèvent de la vie privée, des choix personnels.

Mais quand est-ce qu'on va le voir à St Jean de Latran, le postier révolutionnaire, aller embrasser les mules du pontife... comme ce qui nous sert de président ? Allez, quoi, encore un effort, camarade !

Oyez, oyez, bonnes gens ! Aujourd'hui, un parti qui se veut progressiste et révolutionnaire, légitime qu'on voile les femmes !

Il y a eu un temps où l'extrême gauche, tout en restant viscéralement anti-pédé, avait pris le parti de la lutte des femmes pour leur liberté, leur émancipation, leur égalité ; aujourd'hui elle justifie le voile !

Mais dans quel monde vivons-nous, allons-nous vivre, à force de compromis avec l'inacceptable ? Quel sens ont encore les mots quand on est prêt à n'importe quoi pour faire un coup de pub, pour être sûr d'avoir trente secondes au JT ??

Ca me scandalise... et ça me dégoûte.

Alors que nous devrions tous dire, comme pour le sida : le voile, il ne passera pas par moi !

vendredi 29 janvier 2010

Et voilà, Dominic, il va encore râler

Car je suis sincèrement scandalisé, révolté, outré, depuis hier en fin de matinée. J'étouffe d'indignation en fait que des juges osent contredire notre président de la République bien aimé, alors que celui-ci avait déclaré coupables à la face du monde des bandits, des criminels, et que ceux-là en innocentent certain, en appliquant cette règle aussi scandaleusement désuète et criminogène que la non-rétroactivité des lois, cette règle paralysante pour toute justice efficace qui dit que, faute de preuves, le doute doit profiter à l'accusé.

Non vraiment, si c'est ça l'Etat de droit !!! mais revenons-en donc à la Bastille et aux lettres de cachet, que diable !

Heureusement, il a des procureurs qui, eux, n'ont plus, même une trace de ces scrupules archaïques, obsolètes, périmés, qui privent la justice d'un pays moderne de toute efficacité. Et heureusement que, bientôt, grâce aux lumières de notre président bien aimé, auquel il va quand même falloir penser à élever des statues, sans parler des photos que tout bon citoyen, tout boutiquier, tout travailleur devrait avoir à portée de rétine, heureusement que ces procureurs seront, demain, entièrement maîtres de toute la procédure pénale.

Ca rassure !!!

jeudi 28 janvier 2010

Ouf !

Après quatre jours de lutte au corps à corps avec ma Live Box qui se déconnectait environ toutes les cinq minutes (pratique ! mais comment faisait-on pour travailler avant ?), après une quinzaine de coups de téléphone à Orange, et une demi-douzaine d'interlocuteurs différents à qui il fallait répéter à chaque fois mon histoire (vive les hot lines!), après avoir attendu que l'un d'eux me rappelle des heures durant comme il l'avait promis, pour savoir si tout était réglé (il n'a jamais rappelé et rien n'était réglé), après avoir dilapidé des trésors de patience pour ne pas fracasser ladite Live Box contre le mur et éclaté en imprécations contre un des types oranges (mais avec les suicides de France Télécom, je me suis dit qu'il fallait prendre sur moi, que j'avais peut-être un pauvre type maltraité par cette boîte de cons, en dépression, que ma colère pourrait être la goutte d'eau...), après avoir déployé des efforts surhumain pour analyser et comprendre ce qui se passait, après avoir écarté les lamelles de ma prise téléphonique sur le conseil d'un conseiller ("parfois, ça suffit" : ça n'a pas suffi), reconfigurer toute ma Live Box sous la direction d'un autre ("Maintenant, ça devrait aller" : ça n'a rien changé), attendu qu'un troisième, au terme d'une pratique semi-magique, ait "envoyé des flux" depuis le central ("Plus de problème, c'est réglé" : ça n'était pas réglé)... j'ai constaté, un soir, au bord du désespoir, que plus je laissais débranché longtemps et plus ensuite ma connexion était longue, que plus la Live Box restait longtemps branchée plus la prise était chaude et que tout venait sans doute de là.

Diagnostic confirmé par mon interlocuteur d'hier matin, qui me gratifia au surplus de la satisfaction intellectuelle de savoir que la conseillère de la veille au soir avait noté cette possibilité dans mon dossier... sans me demander si la prise était chaude !

Puis j'appris qu'il fallait attendre qu'une nouvelle prise m'arrivât par la poste ; ayant alors précisé qu'une agence commerciale Orange se trouvait non loin de chez moi, je suggérai plutôt d'aller y faire l'échange... ce qui n'est pas dans les procédures mais qui, semble-t-il pouvait se faire si ma trombine revenait au type de la boutique. Je tentai ma chance, ma trombine lui revint... mais il n'avait pas la prise en stock. En revanche, il était absolument certain qu'à la boutique de Montparnasse, ils en auraient. Direction Montparnasse. Oui mais à Montparnasse, ils n'avaient pas de prise Sagem ; on allait néanmoins me trouver kekchose de compatible... dix minutes... le môsieur revient avec une prise, vérifie avec la mienne, qu'il n'avait pas emportée.... ah ben non, celle-là ne convient pas... redisparaît un quart d'heure... et revient avec une prise... Sagem, sortie du tréfonds de je ne sais où.

Je ne vous dis pas avec quelle rage j'ai ensuite soulevé mes poids à la gym !

De retour à la maison, le coeur battant la chamade, je rebranche ma Live Box, tout en ayant pris la précaution, auparavant, d'adresser une prière à l'Hermès qui se trouve à ma droite sur le petit autel de ma chambre-bureau, et... ça marche !!!!!!!!!!!

O Joie ! O félicité ineffable ! O jouissance à nulle autre pareille ! me voilà donc de nouveau raccordé au monde, rabouté à la Toile !!!

Et puis, pour que ma joie demeure, cette nouvelle au JT. Le procès de canonisation de Jean-Paul II avance à pas de géants : il se flagellait tous les soirs ! preuve indubitable de sa sainteté !!! Et aussitôt, une réflexion et une question de me saisir : c'est d'autant plus méritoire qu'avec son parkinson, ça ne devait pas être bien facile de se flageller ; et mes copains qui vont régulièrement au Club de la fessée alors ? ils seraient aussi bien placés pour une béatification ???

lundi 18 janvier 2010

Nous voilà rentrés...

Ce fut parfait, comme d'habitude, je tâcherai de faire un ou deux billets dans les jours qui viennent sur ce séjour, la superbe expo Tsarouchis vue à Athènes, mes lectures. Mais avant cela, voici un montage de quelques photos de ce séjour printanier, serein... heureux, pour souhaiter à tous les lecteurs de ce blog une année 2010 avec la santé d'abord, plus de bonheurs et d'amours, de tendresse et de plaisirs... plus de sous aussi. Et puis aussi avec moins de connerie et d'intolérance, de cruauté consciente ou non, de Sarkozy et de Benoît XVI - tous gens et choses indissolublement liés.

samedi 26 décembre 2009

Vive les Québécois !

Après mon récent : vive les Belges ! je pars donc en criant : Vive les Québécois, puisque, comme à chacun de mes romans depuis Le Plongeon, Benoît Migneault vient de consacrer à mon Comment je n'ai pas eu le Goncourt, une excellente critique dans ''Fugues'', le magazine gay québécois de référence...

Ca change de ce qui tient lieu de magazine gay en France et qui m'ignore depuis dix ans... sauf une fois, où leur soi-disant critique a écrit un papier sans tête ni... queue, après avoir parcouru apparemment un peu trop vite la quatrième de couverture dans laquelle il n'a pas réussi à tout comprendre. Il est vrai que je n'écris ni sur ni dans le Marais, que je publie chez un éditeur de province, que je sniffe seulement le soufre de mon volcan ou, à la rigueur, le thym et l'eucalyptus, et que je n'ai même jamais croisé PB dans un coquetèle : c'est vous dire qu'il est impossible que je puisse écrire quoi que ce soit de vaguement intéressant ! Ce qui tombe plutôt bien puisque ce qu'ils produisent (s'ils savaient écrire...) ne m'intéresse pas non plus. Comme dirait l'autre : nous n'avons pas les mêmes valeurs !

Les critiques belges et québecois, eux, se contentent de lire les livres... c'est d'un commun !!!

Tiens, voilà un voeu pour 2010 : que naisse enfin un vrai magazine gay en France ! je ne sais pas, moi, quelque chose ressemblant vaguement à ce qu'était Gai Pied au temps de sa splendeur.

vendredi 25 décembre 2009

Bonne fin d'année à tous !

Pour notre part, nous partons dans les jours qui viennent vers la capitale de ce pays à qui l'Europe toute entière devrait être reconnaissante, puisque grâce à la dégradation de sa dette - par les mêmes agences de notations qui ont couvert les subprimes et les produits bancaires toxiques jusqu'à... c'est dire leur sérieux ! -, l'euro baisse enfin face au dollar, réduisant un peu sur nos exportateurs les effets calamiteux de cette monnaie unique qui en a tant eus et qui continue à en tant avoir pour tous les gens, en Europe, qui doivent vivre de leur travail et qui ne se trouvent pas dans la mince couche enrichie au dépens d'un grand nombre de plus en plus paupérisé, par les politiques économiques qu'exige cette monnaie unique et les ayatollahs de Francfort qui en ont reçu la gestion, hors de tout contrôle démocratique.

Là-bas, Frédéric aura la chance de découvrir le fabuleux nouveau musée de l'Acropole, et nous devrions aussi pouvoir visiter (j'en suis excité comme une puce) l'expo organisée pour le centième anniversaire de la naissance de Tsarouchis, à qui j'ai récemment consacré un papier, paru dans la revue ''Inverses'' et sur le site gay et culturel de l'association niçoise Polychromes.

Ensuite, on embarque pour notre volcan...

Je ne sais donc pas si je remontrerai le bout du nez sur ce blog avant notre retour à la mi-janvier. Si ce n'est pas le cas, je vous souhaite à tous une bonne fin d'année, plein de bonheurs, d'amours libertines avec kapotes, et de santé en 2010 ! Je nous souhaiterais bien à tous, moins de connerie et de vulgarité à l'Elysée, mais ça relèverait du voeu pieux !

Ah si, tout de même, voir le Papy Panzer, homophobe, élevé dans les Hitlerjugend et béatificateur de crapule, culbuté par la chasuble a nettement égayé, pour moi, cette fête du solstice finissante...

samedi 19 décembre 2009

La dernière de Benoît

Décidément, notre vénéré pape n'a pas oublié son enfance dans les Hitlerjugend !

Le voilà donc qui vient de proclamer "vénérable", l'inénarrable Pie XII... Vénérable, c'est, paraît-il, la dernière marche avant la sainteté. Et c'est vrai que personne ne mérite d'être "vénérable" et futur saint comme ce pape-là,

qui fut nonce à Munich où il eut la trouille de sa vie face aux spartakistes puis où il bénit leur étripage en règle par les pré-nazis Frei Korps,

qui fut secrétaire d'Etat pendant de longues années et pendant que son frère, grand ami de Mussolini, régnait sur les finances vaticanes, négociant tous deux les Accords du Latran avec le régime fasciste alors que le Siège prétendu saint avait toujours refusé le moindre compromis à la République italienne démocratique,

qui vendit les mouvement de jeunesse italiens à Mussolini, qui poussa le Centre catholique allemand, ses journaux, ses syndicats et ses mouvements de jeunesse au compromis avec Hitler, l'immonde Von Papen, tellement en cours à Rome, servant par pur hasard de marchepied au Führer, tout en espérant, bien sûr, conduire ce benêt par le bout de nez,

qui, durant toute l'entre-deux-guerres, poursuivit de sa vindicte l'Etat yougoslave aussi bien que la France républicaine ou l'Angleterre anglicane, mais qui ne trouva rien de plus pressé que de conclure avec Hitler un concordat qui mettait dans sa main la puissante et richissime Eglise allemande,

qui rêvait d'une union entre la très catholique Bavière et la très catholique Autriche, mais qui se satisfit si vite de l'Anschluss, et ne fit que mine de trouver un peu excessifs l'enthousiasme et le zèle nazis de l'épiscopat autrichien,

qui s'attacha à ce que l'encyclique anticommuniste de Pie XI soit universelle (écrite en latin) et implacable, alors que l'encyclique sur le nazisme restait régionale (en allemand, un cas unique !) et d'un flou artistique remarquable,

qui n'eut pas un mot de condamnation pour le sort des très catholiques Polonais livrés à la Barbarie, ni sur les bombardements terroristes allemands sur les Pays-Bas ou sur l'Angleterre, mais qui appela les Alliés à la compassion pour l'Allemagne avec des trémolos dans la voix,

qui protégea avant, pendant et après la guerre les oustachis croates, génocidaires de Serbes et de Juifs, le pire des régimes européens peut-être, dont les crimes effrayaient jusqu'aux attachés militaires fasciste et nazi à Zagreb (puis-je me permettre de recommander la lecture, à ce sujet de L'Or d'Alexandre de meszigues ou de Kaputt de Curzio Malaparte), qui imposa à Mgr Tisserand le silence sur ces crimes abominables d'évêques massacreurs et de franciscains étripeurs,

qui savait tout et ne dit rien (ou quelques mots obscurs noyés dans la diarrhée verbale d'un discours fleuve) sur le génocide des Juifs et qui, lorsque les nazis s'en prirent aux israélites de Rome fit dire au général SS qu'il ne fallait pas continuer à rafler sous ses fenêtres parce que sinon, malgré toute sa bonne volonté, il allait être obligé de parler,

qui devint américain dès que les flux financiers venant d'Outre-atlantique se firent plus substantiels que ceux venant d'outre-Rhin,

qui s'indigna que la République française voulût épurer, fort modérément, un épiscopat massivement vichyste ou collaborateur,

qui organisa le sauvetage systématique des criminels de guerre et contre l'humanité de toute l'Europe de l'Ordre nouveau et leur passage en masse en Amérique latine où ils pourraient continuer leur salutaire oeuvre anti-communiste,

qui bénit Franco mais ne supporta point les prêtres ouvriers, etc.

Il serait stupide de prétendre que Pie XII fut nazi ; mais il fut un anti-communiste, anti-orthodoxe, anti-laïc primaire et viscéral pour qui Hitler et Mussolini étaient au mieux de moindres maux, au pire des alliés efficaces contre le Mal. Bref, un vénérable et futur saint incontestables !!! Ce que j'appelle une pure et sombre crapule.

Comme l'ultra-réactionnaire et criminel contre l'humanité Jean-Paul II, aussi doux avec tous les Pinochet d'Amérique latine qu'intraitable avec les théologiens de la libération, dont les campagnes répétées contre la kpotte ont sans doute fait, et font encore des centaines de milliers de morts dans le Tiers-Monde...

Décidément, cette Eglise et moi nous n'avons pas les mêmes valeurs !

Beurk !!! c'est tout ce que j'ai à ajouter

jeudi 17 décembre 2009

Laurent Dehossay m'a reçu aujourd'hui dans Culture Club sur La Première de la RTBF, mais avec la neige et la SNCF, j'ai bien failli...

La France est décidément un pays merveilleux où les trains ont deux heures de retard dès que trois flocons se battent en duel : mais comment ils font, au juste, les chemins de fer suisses ou autrichiens, réputés pour leur ponctualité ? Pour être à la RTBF à midi, j'avais prévu de prendre le train à 9h01, arrivant à Bruxelles midi à 10h17. J'avais donc l'âme en paix.

J'avais même prévu une grosse heure pour aller de Plaisance à Gare du Nord, au cas où il aurait commencé de neiger dans la nuit. Mais ce matin, pas la queue (si j'ose dire) d'un flocon sur Paris. En revanche, ça neigeotait vaguement lorsque j'arrivai à la gare du Nord, avec déjà des retards... ben voyons !!! et mon train ? 40 minutes à la première annonce.

Je me dirigeai donc vers le train précédent, pas encore parti : mais là, non ! vous n'y pensez pas !! impossible de monter !!! votre billet n'est pas ceci, trop cela. Oui mais moi j'ai un rdv important à Bruxelles et mon train aura au moins 40 minutes de retard. M'en fous, rien à secouer, m'en bats les couilles, circulez, y'a rien à voir et allez vous geler les vôtres, en attendant que VOTRE train arrive.

Ca, c'est ce que j'appelle le service public à la française, l'attention au client à la française, l'intelligence à la française !!! Et longue vie à la SNCF !

J'attends donc... 40 min, et plus... et plus d'annonce évidemment : on est en France que diable !

Enfin, sur le coup de 10h00, soit une heure après l'heure de départ prévue, on nous fait la grâce de nous annoncer que notre train va être affiché dans cinq minutes.

Départ 10h15, une heure et quart de retard, pour trois flocons qui se battent en duel, car certes, il neige un peu, mais enfin ce n'est ni tempête sur la toundra, ni bourrasque dans la taïga, c'est un vague petit tapis neigeux, plus ou moins discontinu, c'est quelques flocons qui s'arrêtent de tomber sur le coup de 10h30 : tout ça pour ça ? Vraiment même pas plus ?

L'hôtesse qui nous accueille, les couilles gelées (enfin les nôtres, j'entends celles des passagers masculins), est naturellement incapable de nous donner une heure estimative d'arrivée. Mais à quoi elle sert, au juste, c'te pauv'fille ? A nous dire bonjour et bienvenue, après une heure et quart sur le quai : c'est ça l'accueil français, l'efficacité française !

Lorsque le brave contrôleur passe contrôler, je lui demande s'il en sait davantage. O, qu'il me fait en levant les yeux au ciel, comme si je demandais la lune, certainement pas avant midi, vu que, avec toute cette neige... mais quelle neige au juste ? que je me hasarde à lui demander, et comment qu'ils font donc les trains suisses ou autrichiens ? Et est-ce qu'on sera indemnisé pour le retard, parce que moi, du coup, malgré ma marge, je vais la rater mon émission de radio !

Mais ça, le contrôleur, l'en a rien à secouer, s'en bat les couilles qui, les siennes, ont échappé au gel, comme celles de l'autre qui m'a empêché de monter dans le train qui m'aurait permis d'arriver à l'heure - ce qui, accessoirement, m'aurait aussi évité, à moi, de me les geler, les... bon, je sais, ça vire à l'obsession.

D'abord, j'ai pas à me plaindre, qu'il me répond, le contrôleur dont les couilles sont restées bien au chaud, parce que lui il a dû annuler un rdv chez son toubib ; les Suisses et les Autrichiens, il n'a aucune idée de comment est-ce qu'ils font pour faire rouler des trains sous la neige mais l'indemnisation, alors là j'exagère franchement : la neige, c'est un cas de force majeure !!! La neige, mais quelle neige ?

Finalement, nous arrivâmes à Bruxelles midi à 11h40, je sautai dans un taxi : adorable, le chauffeur ! c'est décidément incroyable combien, en Belgique, les gens sont à la fois gentils et efficaces : je vous assure que le contraste avec Paris vous saute à la gueule... comme les journalistes qui, en Belgique, lisent les livres qu'on leur envoie, alors que les Français les vendent d'occase sans les avoir ouverts... Le taxi me déposa au bas de l'immeuble de la RTBF à midi une ; à midi trois, j'arrivai au troisième étage ; à midi quatre, j'entrai dans le studio et, à midi six, l'adorable Laurent Dehossay commençait l'interviouve que, si cela vous intéresse, vous pouvez écouter en podcast, en suivant les instructions ci-dessous : ouf !

Pour écouter, cliquez sur : "Culture Club invite 17/12/2009-Olivier Delorme : Laurent DEHOSSAY" dans la liste des podcasts qui s'afficheront ici