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« Humeur : Se réjouir quand elle sort, et s’étonner que le corps humain puisse en contenir de si grandes quantités. » Le Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert est un pur chef-d’œuvre et l’on jouit à coup sûr dès qu’on le rouvre. Jamais déçu !
Or donc, mon corps (et mon esprit) contenant de si grandes quantités d’humeurs (généralement malignes), je me suis dit que crever de temps en temps les furoncles où elles s’accumulent me procurerait un ineffable soulagement – précieux à mon équilibre général et donc à mon travail. Mais qu’on ne s’attende pas à trouver ici des humeurs subtiles : nulle objectivité, nulle périodicité ; que de la mauvaise foi erratique, de la polémique jaculatoire.
Un modèle ? le Bloc-notes de Mauriac bien sûr, relevant le 14 novembre 1953, à propos du président du Conseil Joseph Laniel, qu’« il y a du lingot dans cet homme-là », ou le 22 novembre 1954 qu’« il existe une haine singulière, chez nous, contre la prééminence de l’esprit ».
De sa création au 6 mai 2012, ce blog a eu comme tête de Turc celui qui a tenu lieu de président, durant cinq ans, à une République qu'il a si souvent caricaturée, défigurée, ridiculisée. Si cette pénible parenthèse s'est refermée, rien n'a pour autant significativement changé parce que le changement d'équipe ne s'est traduit par aucun réel changement de politique, parce que la capitulation inaugurale devant la chancelière de fer du Monsieur Prudhomme qui a succédé à Caligula a vidé cette alternance du sens qu'elle aurait pu avoir, parce que, du fait de cette capitulation, ce qu'est devenu l'Europe au tournant des années 1980-1990 - une machine à imposer aux peuples européens la loi d'airain du néolibéralisme et du libre-échangisme qui met en concurrence des travailleurs protégés et des semi-esclaves - continue à vider la démocratie de sa substance et à réduire l'exercice de la souveraineté populaire - l'élection - à un concours d'élégance chargé de désigner celui qui conduira la seule politique possible, une Europe au nom de laquelle, depuis 2009, on martyrise ce peuple grec qui m'est si cher et qui m'a tant donné...

mercredi 14 novembre 2018

Une ignominie macronesque de plus

Pris par mes petites affaires de signature, je viens seulement de réaliser qu'en plus du négationniste turc Erdogan, le sinistre Macron avait aussi invité à Paris, pour ce qui restera comme une honteuse parodie de commémoration de la victoire sur les impérialismes allemand, austro-hongrois et turc, le criminel de guerre et contre l'humanité Thaçi, dit Le Serpent, maître kosovar d'un pseudo-Etat fantoche, centre en Europe de tous les trafics: cigarettes, drogue, êtres humains. Soupçonné d'avoir organisé le prélèvement d'organes sur des prisonniers serbes, civils et militaires, vivants et non anesthésiés, au fin de commerce, ce sinistre individu n'a échappé au procès devant le tribunal pénal pour l'ex Yougoslavie, qui s'est illustré par son caractère partial anti-serbe, que par la disparition providentielle ou la rétractation évidemment spontanée des témoins de l'accusation.

Il a en outre permis à Daesh d'installer des camps d'entraînement sur le territoire du prétendu État du Kosovo.

Si c'est possible, cette invitation est encore plus scandaleuse et répugnante que celle d'Erdogan.

C'est en outre une insulte à nos frères d'armes serbes qui ont héroïquement résisté à l'agression austro-hongroise de 1914, qui poignardés dans le dos par les Bulgares, ont refusé de capituler et entamé pour beaucoup une meurtrière marche vers la mer à travers les montagnes d'Albanie puis repris le combat au côté des Français, des Britanniques et des Grecs dans l'armée d'Orient. C'est une insulte au peuple serbe, martyrisé et affamé par les Austro-Hongrois jusqu'à la libération de 1918, qui a perdu près de 30 % de sa population durant ce conflit, dont les élites ont été exterminées par ces mêmes Austro-Hongrois dans des camps qui, à plus d'un titre, préfiguraient ceux de la guerre suivante.

C'est une insulte à la France à travers sa fraternité d'armes avec la Serbie.

Macron est un être décidément indigne de la fonction qu'il occupe. Et je retiens les autres qualificatifs qui me démangent... Je suis scandalisé, outré, honteux pour mon pays.

Je ne mets jamais de pétition sur ce blog, mais cette fois : si vous voulez signer, c'est là !

jeudi 8 novembre 2018

Je serai demain à Port-de-Bouc et samedi à Marseille...

Demain à 18h30, je présenterai mon Tigrane l'Arménien à la médiathèque Boris Vian de Port-de-Bouc et samedi à 17h30, je serai à la librairie Prado Paradis de Marseille.

mercredi 7 novembre 2018

Deux Pétains, vraiment ???

Hier, en plaisantant, j'écrivais dans un commentaire sur le mur Facebook d'un ami que, peut-être, le terminus de l'itinérance mémorielle de notre Kizyvienne national se trouvait à Montoire... Mais avec ce zigomar, il ne faut plus plaisanter, parce que toute connerie est immédiatement convertie en réalité.

Il est vrai que, si on avait correctement commémoré la Victoire en célébrant dignement l'Armée française dans son ensemble, ainsi que les armées alliées, par un défilé militaire sur la voie triomphale de Paris où eut lieu le défilé de la Victoire, on n'aurait pas eu à se prendre les pieds dans le Pétain.

La question de la place du Pétain de la première guerre dans les commémorations de ce conflit ne date pas d'aujourd'hui. Et il est pour le moins étrange que l'Elysée semble le découvrir... quelques jours après avoir fait semblant de s'alarmer d'un prétendu retour aux années 1930. Cohérence, quand tu nous tiens !

Au demeurant, le génie militaire de Pétain est fort contestable et n'a jamais cessé d'être contesté. En 1916, Joffre qui fut l'homme de la résistance au choc initial, sur la Marne, considère Pétain comme le principal responsable du défaitisme ambiant - déjà !

Quant à la victoire de Verdun, les généraux de Castelnau ou Mangin, voire Nivelle, en sont des artisans bien plus déterminants que Pétain.

Pétain fut essentiellement nommé à la tête de l'armée française en mai 1917 pour "calmer le jeu" après les meurtrières et désastreuses offensives Nivelle (je me souviens encore de la haine de mon grand-père, poilu gazé à Villers-Cotterêts, lorsqu'il prononçait ce nom), qui avait succédé à Joffre quelques mois plus tôt. Et la popularité de Pétain n'a jamais rien dû à son génie stratégique ni encore moins à son inexistante audace, mais tout à son ménagement des troupes (amélioration de l'ordinaire, rotations plus rapides au front, permissions régulières... ce qui n'est nullement condamnable en soi, fait sans doute un bon administrateur mais pas un "grand soldat" et ne suffit pas pour gagner une guerre !) ainsi qu'à son attentisme : ne rien faire en attendant les Américains. Clemenceau, qui avait la dent dure, décrira ainsi le Pétain de la grande guerre : "Sans idée, sans coeur, sans cran, plus administrateur que chef, sans imagination et sans fougue".



Si on avait écouté Pétain plutôt que Foch, le conflit ne se serait certainement pas terminé le 11 novembre ! Et c'est bien pourquoi Clemenceau a choisi Foch plutôt que Pétain comme généralissime des armées alliées. "Nous l'avons poussé à la victoire à coups de pied dans le cul", dira encore le Tigre à Poincaré lors de la remise du bâton à Pétain.

Autrement dit, le Pétain de 1940 n'est pas un Pétain différent de celui de 1917 ; c'est le même, avec les mêmes convictions et les mêmes tropismes.

Et puis pourquoi célébrer "à part" les maréchaux ? Le choix du maréchalat fut éminemment politique, contestable et contesté, et de grands chefs français de ce conflit, aussi ou plus grands que Pétain, n'en ont pas été honorés alors qu'ils le méritaient autant ou plus que les "élus".

Mais voilà, il ne faut pas froisser l'Allemagne (qui ne peut décemment se froisser, en toute logique, qu'on célèbre un de ses zélés auxiliaires des années 1940-1944 !)... et associer le négationniste turc aux cérémonies marquant la fin du conflit durant lequel la Turquie a commis un génocide qu'elle nie.

J'ai une suggestion, du coup : on pourrait peut-être associer à l'hommage les maréchaux Hindenburg, Ludendorff, von Moltke et Schlieffen.

jeudi 1 novembre 2018

Années 1930 et risotto de homard

Le p'tit est donc fatigué...

On lui avait pourtant bien dit, à c'pauv'gamin qu'il n'était pas taillé pour une telle responsabilité ! C'est trop dur de diriger ce sale peuple de feignants qui refusent les réformes. Alors forcément, le môme, il fatigue !

Surtout depuis que cher Alexandre n'est plus là pour porter ses valises... Sans compter que les déboires de Muttie, ça le met au bord du "Nervous Breakdown, comme on dit de nos jours".

Et donc, pour se reposer l'gamin n'a pas assez de La Lanterne ou de Brégançon. Un relais château à 1500 la nuit, avec le risotto de homar comme spécialité du chef étoilé. c'est tout de même plus classe. 1500 la nuit, la chambre, sans compter celles de la suite.

Bon c'est vrai qu'il n'y a plus à payer celle du cher Alexandre...

L'exemplarité, on vous dit !

Alors les pouilleux, vous n'êtes pas contents d'avoir 15 balles de plus sur votre fiche de paye ? Que je vous reprends de suite en augmentant les taxes sur les carburants.

Quant à la fiscalité sur lesdits carburants prétendument pour des raisons écolos, j'y croirai quand les immeubles des années 1970 comme celui dans lequel se trouve l'appartement que je loue depuis 30 ans ne seront plus des passoires thermiques. Parce que, chez moi, je peux vous dire que du CO2, il en part dans l'atmosphère, pour rien, pour avoir à peine 18° à mon bureau et les pieds gelés, plus que beaucoup de bagnoles de mecs obligés d'aller travailler avec en produisent !

Et hier, on apprenait que près d'un tiers des Français baissent le chauffage parce qu'ils ne peuvent plus le payer. A la grecque ! Il y a déjà sept ou huit ans que les Grecs grelottent l'hiver dans des immeubles chauffés une ou deux heurs par jour, au mieux, et que toute la ville sent le feu de bois.

Du coup, ce matin, on apprend que l'gamin nous alerte sur le retour des années 1930.

Il fatigue vraiment, le p'tit ! c'est pas du chiqué... Et s'il n'a plus que les Soeurs Zombres (tribut à Mathieu Morel, un ami Facebook, du côté de la Corrèze, que j'espère bien rencontrer un jour "pour de vrai" tant bous nous découvrons semblables dans nos réactions et analyses) à nous sortir pour justifier sa politique à la Hoover/Laval/Brüning, c'est qu'il n'est plus loin du bout du bout du rouleau des poncifs à dérouler.

Du coup, là, comme l'écrit l'amie Coralie Delaume, toujours sur Facebook, on sent bien l'intellectuel de très très haut vol...

Oui, Choupinet, la radicalisation des opinions dans les années 1930 fut le résultat de la crise du capitalisme américain non régulé de 1929 et des politiques libérales et déflationnistes qui l'ont aggravée, transformée en dépression puis en crise de la démocratie représentative.

Ces mêmes politiques libérales et déflationnistes que tu appliques servilement en mettant en oeuvre, en bon collabo, le programme écrit à Berlin et Bruxelles.

Tu reprendras bien un peu de risotto de homard ?

mercredi 31 octobre 2018

Les 9 et 10 novembre, "Tigrane" à Port-de-Bouc puis Marseille

Le vendredi 9 novembre à 18h30, je présenterai Tigrane l'Arménien à la Médiathèque Boris Vian de Port-de-Bouc qui m'avait déjà reçu pour La Grèce et les Balkans et le lendemain, samedi 10 novembre, je serai pour la même raison accueilli par la librairie Prado-Paradis de Marseille (19 Avenue de Mazargues). Merci à Nouvelles d'Arménie Magazine de relayer l'info !

Puis le vendredi 23 novembre à 20h30, je serai l'un des invités du club de lecture de Villecresne et de la librairie "Le Fil des pages", pour une soirée autour de l'exil en littérature, à l'Espace culturel de Mandres-les-Roses (38 rue François Coppée).

Les vendredi 30 novembre, samedi 1er et dimanche 2 décembre de 14h et 18h, je serai présent au salon du livre de la Communauté d'origine arménienne, Armen'Livre, au Pôle Culturel d'Alfortville.

Et le samedi 15 décembre, je présenterai Tigrane à la Librairie hellénique Desmos (14 rue Vandamme, 75014 Paris), en dialogue avec Tigrane Yégavian qui avait écrit une bien belle critique de ce livre pour France-Arménie lors de la parution de la 1re édition et qui m'a interrogé, dans le même magazine, après la reparution de ce livre dans la collection de poche d'H&O.

Ensuite, nous partirons finir 2018 et commencer 2019 à Nisyros... avec quelques nouvelles dates de déplacements en cours d'organisation entre le 15 janier et le 15 avril, date à laquelle nous changerons de vie, mon compagnon et moi, pour passer 8 à 9 mois entre Nisyros et Athènes.

lundi 29 octobre 2018

Brésil et Hesse...

Une fois de plus, la GrosKo s'est pris une branlée électorale, hier en Hesse. Comme en Bavière, une partie des électeurs de la CDU filent vers l'AFD et le SPD continue sa pasokisation qui profite essentiellement aux Verts, tandis que Die Linke ne connaît qu'une très faible progression, plus faible que celle du Parti libéral.

Et dans le même temps, les Brésiliens élisent confortablement un président d'extrême droite.

La mondialisation néolibérale, et sa variante européenne pilotée par l'UE, l'insécurité économique et le démantèlement des protections nées de la crise américaine de 1929 qui avait enfanté le nazisme et la guerre mondiale, qu'elles génèrent, la paralysie des gauches face à ce mouvement qui les condamnent à l'échec et à l'impuissance, les privant de toute crédibilité, conduisent aujourd'hui à une demande, partout, de réassurance.

Sur ce double mouvement - effondrement des protections et décrédibilisation des gauches ralliées au Marché mondial, à la libre circulation de la maind'oeuvre qui tue les protections sociales, des biens et des capitaux qui assurent l'omnipotence du Marché - il faut écouter l'analyse d'Olivier Passet, sur le site économique non conventionnel Xerfi : c'est remarquablement expliqué et d'une limpidité parfaite.

Et comme les gauches ne sont plus crédibles, du fait même de leur capitulation sous prétexte d'ouverture, d'Europe et autres fadaises, pour répondre à cette demande sur le plan économique et social, cette demande se transforme en exigence de plus en plus hystérique et tragique de sécurité culturelle et d'autorité - de renationalisation sur un mode antidémocratique, où la demande d'ordre se substitue à la demande de progrès, pour reprendre les deux mots forts de la devise brésilienne... ou de justice.

Il devient urgent de proposer une démondialisation, déseuropéanisation, renationalisation démocratique et sociale, faute de quoi nous finirons tous dans l'impasse autoritaire ET libérale.

A part ça, les lamentations et imprécations ne servent à rien. RIEN. On ne soigne pas une maladie par lamentations sur et imprécations contre ses symptômes. Ou bien alors c'est qu'on croit à la pensée magique...

dimanche 28 octobre 2018

Le fiasco grec des 12 milles et Macron à Istanbul

La question de l'extension des eaux territoriales grecques à 12 milles a été rangée cette semaine au fond du tiroir par Tsipras, presque aussitôt que sortie par Kotzias, le ministre des Affaires étrangères démissionnaire à la suite des invectives qu'ils avait échangées avec son collègue de la Défense (du petit parti de droite des Grecs indépendants indispensable à la coalition mais opposé à l'accord avec l'ARYM).

Le Premier ministre a en effet indiqué que la question ne serait pas tranchée par décret, mais devait l'être par la Vouli. Renvoi aux... calendes grecques.

On nage en pleine cohérence ! sur une question aussi essentielle... Cela en dit long sur la déliquescence avancée de ce pouvoir.

Au passage, les sbires d'Erdogan n'ont pas manqué l'aubaine pour tirer les marrons du feu : ils en ont immédiatement profité pour rappeler que cette extension des 12 milles (à laquelle la Turquie a elle-même procédé en mer Noire et en Méditerranée) vaudrait à la Grèce une guerre immédiate et fulgurante - "elle sera détruite en trois ou quatre heures", dixit un des sbires. Bien que, ainsi que je l'ai expliqué dans un précédent papier de ce blog, Kotzias a précisé que cette extension ne concernerait pas l'Est de l'Egée, offrant ainsi sur un plateau une victoire inattendue à la Turquie qui revendique des droits spéciaux sur cette moitié, le sultan a bien compris que ce gouvernement de fantoches est humiliable pour pas cher. Et ce qui reste de presse turque d'exulter sur le fait que les menaces d'Ankara ont contraint Tsipras à une débâcle-éclair.

Bilan de cette opération de gribouille : un fiasco de plus à mettre au bilan du gouvernement Syriza/ANEL. A se demander s'ils ne le feraient pas exprès !

En tout cas, à force d'échecs, d'incohérences, de reniements, un sondage (les sondages sont, en Grèce encore plus qu'ailleurs, à prendre avec des pincettes... rappelons que la veille du référendum qui vit plus de 60 % de Grecs voter Non, ils donnaient le Oui et le Non au coude à coude... voire le Oui devant) donne désormais la droite, démonétisée en 2015, toute requinquée et en passe d'obtenir 10 voix de majorité absolue au Parlement. Alors même que son leader est la quintessence du système qui a mené la Grèce au gouffre et de la soumission revendiquée à Berlin. Ainsi serait accomplie la tâche historique de Syriza : avoir mené, sous l'étiquette de la gauche radicale, la politique la plus à droite qui ait été conduite dans ce pays depuis la chute de la dictature en 1974, afin de permettre à la droite de se refaire une santé et de reprendre les rênes.

Quant à Macron, il est encore une fois allé lécher consciencieusement les babouches d'Erdogan à l'occasion d'un sommet bidon sur la Syrie. Il a quand même trouvé le moyen de féliciter chaleureusement le sultan islamiste pour son palais sur le Bosphore...

Comme il le rappelait dans un tweet datant de quelques jours à propos du découpage de Kashoogi par MBS à qui, il y a peu, il disait de se considérer comme son frère, Macron a toujours été un défenseur de la liberté de la presse. C'est vrai que les flagorneries envers un Erdogan qui a embastillé tout ce qui ne met pas assez d'enthousiasme à chanter ses louanges dans un pays qui est celui qui détient (c'est le mot!) le record mondial du nombre de journalistes emprisonnés, relèvent de la plus extrême cohérence !

Insultant avec son peuple et servile avec le sultan... Il aurait sans doute couvert d'éloges le génie urbanistique des Ceaucescu !

lundi 22 octobre 2018

Crise politique en Grèce (suite)

Après avoir été à l'origine de la démission du ministre des Affaires étrangères Kotzias, négociateur de l'accord avec l'ARYM, le ministre de la Défense Kamménos s'en prend aujourd'hui au secrétaire d'Etat aux Grecs de l'étranger, Terence Spencer Nikólaos Kouík, membre du gouvernement Syriza-ANEL depuis janvier 2015.

Le drôle, c'est que Kouik est le cofondateur, avec Kamménos, des Grecs indépendants (ANEL, venus de la droite par refus des mémorandums dont ils ont ensuite avalé le pire, celui de Tsipras), mais qu'il soutient l'accord de Prespa.

Sur l'accord lui-même, le ministre de la Défense, arrivé au Conseil national de son parti avec en fond musical le Kalachnikov de Bregovic, a déclaré qu'il n'avait jamais été question de cet accord lors de la négociation de l'accord de gouvernement entre Syriza et ANEL , que "dès le premier moment, nous avons dit que nous ne le soutiendrions pas. Nous resterons au gouvernement jusqu'à ce que le nœud vienne au peigne." C'est à dire jusqu'au moment où, si l'ARYM modifie bien sa Constitution, l'accord arrive pour ratification à la Vouli. Il a donc indiqué qu'ANEL était bien au gouvernement jusqu'en mars....Mais lorsque l'accord arrivera à la Vouli pour ratification, ANEL quittera le gouvernement.

Et il a ajouté "ne pas pouvoir parler" des modalités qui, à Skopje, ont permis l'ouverture du débat constitutionnel... c'est-à-dire l'achat des 8 députés d'opposition qui manquaient à la majorité qualifiée.

En réalité, ce gouvernement n'est plus qu'une pétaudière sans queue ni tête qui se décompose chaque jour, ou chaque heure, un peu plus... Tiendra-t-il vraiment jusqu'en mars avec une guerre permanente entre ministres ?

Sur les modalités du vote à Skopje, c'est le ministère des Affaires étrangères russe qui donne aujourd'hui quelques précisions.

Dans un communiqué virulent, repris par la presse grecque, il détaille les conditions dans lesquelles à été acquis le vote d'ouverture du débat sur la révision de la Constitution prévu par l'accord de Prespa avec la Grèce, grâce à huit députés d'opposition :

"Tout était organisé selon les règles de la" démocratie européenne moderne ".

Huit votes de députés de l'opposition ont été obtenus par le chantage, les menaces et les pots-de-vin. Trois d'entre eux, par pure chance, ont été libérés ce jour-là. A deux d'entre eux, détenus au bureau du procureur spécial, a été promise la liberté. Les autres en échange du "bon vote" ont reçu des propositions financières de corruption.

Les députés étaient enfermés dans des bureaux, on leur avait pris leurs téléphones portables, apparemment dans l'esprit de la pratique démocratique européenne. Il est à noter que l'ambassadeur américain était présent dans les locaux du parlement jusqu'à la fin de la réunion, ce qui ne laisse aucun doute quant à savoir qui a orchestré ce processus.

Nous considérons que l'incident est une violation flagrante de toutes les règles, à la fois légalement et éthiquement. De telles manipulations sales ne peuvent être considérées comme une expression de la volonté des députés. Les deux tiers des "Macédoniens" qui ont refusé de soutenir l'accord de Prespa lors du référendum invalide du 30 septembre sont grossièrement ignorés."

dimanche 21 octobre 2018

Crise politique en Grèce (suite)

En quittant le ministère des Affaires étrangères, hier, Kotzias annonce une décision extrêmement grave : celle d'étendre les eaux territoriales de 6 à 12 milles, en application de la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer de 1982, entraînant des droits d'exploitation économique exclusive... sauf dans la moitié orientale de l'Egée.

Or, jusqu'ici, les gouvernements grecs n'avaient pas procédé à cette extension dans la mesure où la Grande Assemblée nationale turque a donné, le 9 juin 1995, une autorisation permanente au gouvernement de déclarer la guerre à la Grèce si celle-ci procède à cette extension.

En effet, la Turquie, exige, contre tout bon sens, et contre toute jurisprudence internationale sur les mers fermées la reconnaissance de sa souveraineté à l'est de la ligne médiane de l'Egée, hors les eaux territoriales entourant les îles grecques dans cette zone.

La Turquie refusant de recourir sur cette question à l'arbitrage de la Cour internationale de Justice de La Haye (on sait ce que serait cet arbitrage : deux ou trois "couloirs" entre les îles grecques vers le centre de l'Egée afin de compenser la surface des 12 milles que "perd" la Turquie du fait de la proximité des îles grecques), les gouvernements grecs avaient toujours reporté l'extension au lendemain d'un accord avec la Turquie. Voir ci-dessous la carte que publiait le Diplo en... 1996, au moment où les Turcs débarquèrent sur les îlots d'Imia, provoquant le crash d'un hélicoptère grec - trois morts - et engageant une escalade au cours de laquelle on frôla la guerre entre deux membres de l'OTAN - dans le silence assourdissant de "l'Europe" (hors une résolution sans portée du prétendu parlement) et jusqu'à ce que le président américain Clinton siffle la fin de la partie.

Le gouvernement Tsipras semble donc avoir changé de politique et procéderait bientôt à cette extension... sauf à l'est de la ligne médiane de l'Egée. Cette décision apparaît en réalité, si elle se confirme, absolument catastrophique ! Elle entérine en effet sur deux points essentiels la thèse turque - et ceci sans aucune négociation ni contrepartie. En procédant ainsi, le gouvernement Tsipras reconnaîtrait, de facto, que la Turquie a des droits spéciaux sur toute la moitié orientale de l'Egée, puisqu'elle étendrait ses eaux territoriales en application du droit international, sauf dans cette zone.

Elle validerait une seconde thèse de la Turquie - qui a depuis longtemps étendu ses propres eaux à 12 milles en mer Noire et en Méditerranée - selon laquelle les eaux territoriales d'un même pays peuvent avoir différentes extensions suivant les façades. De faite, la Grèce validerait une seconde fois la thèse de la Turquie en calquant son comportement sur le sien.

A tout point de vue, cette décision - dont Kotzias dit qu'elle entraînera la première extension de la souveraineté grecque depuis le rattachement du Dodécanèse en 1947 -, si elle était confirmée, consisterait, à l'inverse exact de ce qui est dit, en une véritable capitulation sur le fond devant les revendications turques en Egée.

De deux choses l'une, soit tout cela, en même temps que le paquet ARYM, a fait partie des engagements - secrets - pris par Tsipras au moment de sa capitulation de 2015, soit Kotzias commence à se venger de Tsipras, qui l'a lâché, en lui savonnant un peu plus la planche.

Une fois de plus, celui qui se pose en défenseur de l'hellénisme et en champion de l'intransigeance face aux permanentes violations par la Turquie des droits souverains de la Grèce, le ministre de la Défense Kamménos, qui a provoqué la démission de Kotzias, se retrouve en porte-à-faux. Après la couleuvre macédonienne, le boa turc...

En outre, si cette politique est mise en oeuvre, nul doute que Syriza va perdre des voix - et pas qu'un peu - dans les îles orientales qui ne peuvent, aujourd'hui, que se sentir lâchées par ce gouvernement dont on commence à se demander à quelle capitulation il n'a pas déjà souscrit. Je serais à la place des Chypriotes, je commencerais à me faire sérieusement du souci !

Sinon, sur l'ARYM et quelques autres sujets, je vous recommande encore plus chaudement que d'habitude la lecture du dernier papier de blog de mon ami Panagiotis Grigoriou (aidez-le, si vous le pouvez, il en a besoin pour continuer à nous informer... et n'oubliez pas qu'il peut vous emmener découvrir cette Thessalie profonde, et superbe, dans le cadre de Terra Incognita, qui vous permettra de découvrir uautrement une Grèce authentique. Et je ne vous recommande pas ce dernier papier parce que, une fois de plus, il me cite, mais parce que cela éclaire ce que j'ai écris moi-même sur l'ARYM, ici et ailleurs, ainsi que la crise gouvernementale dont je vous entretiens depuis plusieurs jours.

Et encore - ou surtout - parce que, comme toujours dans ses papiers, on y sent la détresse des petits, des fragiles, de ceux qui ne comptent pour rien - cette fois dans cette Thessalie qu'il aime tant, dans ces Agrafa loin de tout, parce que les ravages de l'UE, de ses agents et de ses collaborateurs locaux, de leur insatiable appétit de profits et de destruction d'un peuple, de ses paysages comme de sa culture, se font sentir jusque dans ce monde jusque-là, d'une certaine façon, préservée...

samedi 20 octobre 2018

A Skopje, le député coûte deux millions

A Skopje, malgré l'invalidation du référendum sur l'accord de Prespa avec la Grèce, le Premier ministre vient de "trouver" la majorité qualifiée de 80 voix qui permet d'entamer la procédure de révision de la Constitution prévue par l'accord.

Depuis dix jours, on sait que les valises de billets circulent et que le prix des députés manquants augmente. Et hier des envoyés "spéciaux" américains ont débarqué pour convaincre les récalcitrants. D'après l'opposition nationaliste le député se paye 2 millions d'euros... plus quelques opérations de chantage sur les familles. L'OTAN n'est pas à ça près.

Je me suis donc trompé en pensant que le référendum avait clos la question. J'avais oublié qu'il est devenu la règle de s'asseoir sur les résultats des référendums ! Et "André66" qui me rappelait à l'ordre par un commentaire d'un post un peu trop "optimiste" sur le respect du vote des électeurs dès qu'on s'approche de l'UE et de l'OTAN avait raison en écrivant que l'affaire était loin d'être finie.

Maintenant, il va falloir veiller à ce que les députés achetés votent article par article puis votent aussi la révision dans son ensemble, soit une quinzaine de jours...

Mais Tsipras sera-t-il encore Premier ministre dans 15 jours ?

Comme dit l'autre, c'est là que les Athéniens s'atteignirent et qu'il va falloir pour le ministre de la Défense Kamménos montrer si son opposition à l'accord est réelle ou s'il n'a fait que jouer du pipeau. C'est au pied du mur qu'on voit le maçon... et le Kamménos.

vendredi 19 octobre 2018

Crise politique en Grèce (suite)

En Grèce, la crise continue à se développer à la suite de la polémique ouverte par le ministre de la Défense (Grecs indépendants, hostile à l'accord avec l'ARYM) Kamménos qui a demandé que transparence soit faite par le ministre des Affaires étrangères Kozias, lequel a démissionné, sur l'usage de 45 millions d'euros de fonds secrets, ainsi que de 50 millions qu'aurait versés Soros aux fins de distribution de fonds dans les Balkans pour faire la com de cet accord de Prespa (par parenthèses, on imagine la tentation des biffetons de Soros, ou d'autres provenances, à laquelle sont soumis les députés du Parlement de Skopje qui manquent pour permettre la révision de la Constitution arymienne nécessaire à la mise en oeuvre de l'accord...) , après avoir, semble-t-il été traité de voleur par son collègue de la Défense.

"Celui qui jette la boue a les mains sales", a répliqué Kozias aujourd'hui, tandis que le porte-parole du gouvernement qualifiait sa démission "d'incompréhensible"... alors que Tsipras refuse de publier sa lettre de démission de neuf pages. "Dans ces neuf pages, répond aussi l'ancien ministre, j'explique exactement pourquoi je démissionne. S'ils disent ensuite que les raisons de ma démission sont incompréhensibles, c'est incompréhensible."

Ambiance de franche camaraderie au sein même de Syriza, Kozias étant le chef de file d'une des composantes qu'il a réunie aujourd'hui, ajoutant quelques menaces à peine voilées en réaffirmant son soutien au gouvernement qu'il vient de quitter... A la manière dont la corde soutient un pendu.

Enfin, Tsipras, qui a récupéré (provisoirement ou pas ?) le portefeuille des Affaires étrangères a, dans la foulée, accusé le grand site d'information I Ifimerida, de porter atteinte aux intérêts nationaux en raison de la divulgation de documents du Parlement relatif aux fonds secrets.

Et quelques heures plus tard, le Parquet a ouvert une information judiciaire pour violation du secret d'Etat.

Mais bien entendu, il n'y a là aucun rapport avec les récentes poursuites engagées contre Lafazanis, un des responsables du petit parti de gauche, Unité populaire, issu de la scission de Syriza après la capitulation de Tsipras.

Tout ça sent assez fort la décomposition et la fin de règne.

jeudi 18 octobre 2018

Crise politique en Grèce

Kozias, ministre des Affaires étrangères et pilier depuis le début du gouvernement Tsipras, vient de démissionner.... sur la question macédonienne. Tsipras récupère son portefeuille.

Alors qu'on pouvait penser que ce serait le ministre de la Défense, Kamménos, chef des Grecs indépendants, parti de droite qui gouverne en coalition avec Syriza depuis 2015 mais qui est opposé à l'accord avec l'ARYM négocié par Kozias et signé par Tsipras, qui allait partir.

Virtuellement, le gouvernement n'a plus de majorité à la Vouli puisque plusieurs députés Grecs indépendants ont quitté le parti et la majorité pour réintégrer le giron de la droite qu'ils avaient quittée sur la question des mémorandums, avant d'avaler celui de Tsipras. Les eurobéats de Potami sont prêts à faire passer l'accord mais disent refuser d'être l'appoint de rechange pour assurer la survie du gouvernement ; les Grecs indépendants ne voteront pas l'accord mais Kamménos dit ne pas vouloir renverser le gouvernement... auquel il appartient toujours, tout en étant allé à Washington proposer un plan macédonien non discuté par ce gouvernement !

La crise politique couvait donc depuis dix jours au moins ; la voilà qui éclate.

Tsipras peut-il tenir dans ces conditions jusqu'aux élections européennes, provinciales et municipales du printemps ? Pas au-delà, puisqu'il n'aura de toute façon pas la majorité qualifiée au Parlement pour faire élire le nouveau président de la République et que la dissolution interviendra de droit.

Dès février, j'écrivais dans Le Vent se lève, et en août je le répétais à Coralie Delaume sur Polony TV (voir mon post d'hier) que des élections auraient sans doute lieu dès cet automne... et que c'était l'intérêt de Syriza de les provoquer avant la vague de nouvelles mesures austéritaires à rentrer en application au 1er janvier, votées par le parlement pour obtenir les dernières tranches de crédits européens. Le tout afin de sauver assez de voix pour se retrouver en position d'être un partenaire de coalition possible (ou, au mieux pour Syriza, indispensable) avec la droite dont tout indique qu'elle gagnera le prochain scrutin, mais sans être assurée d'une majorité absolue.

Le fait que ce soit Kozias qui démissionne rend-il ce scénario un peu plus crédible ? Tsipras cherche-t-il par là à maintenir, à tout prix, sa coalition en survie artificielle, en se privant d'un des poids lourds de son gouvernement ? Ou bien est-ce le prélude à une démission du gouvernement que Tsipras annoncera au moment qui lui semblera le moins défavorable ?

A suivre

Perquisition

Puisqu'on me demandait hier ce que je pensais du psychodrame en cours autour de certaines perquisitions, voici ce que j'en pense. Au fond, pas dans l'écume de ces émotions qui finissent, dans ce monde de l'instantanéité le plus souvent hystérique, soigneusement entretenue par des médias qui sont parties à l'Ordre qu'il convient de préserver à tout prix, et où réfléchir devient un gros mot, par empêcher toute analyse politique.

Si vous lisez le blog de Panagiotis Grigoriou, Greek crisis (vous pouvez faire un don, il en a besoin pour pouvoir continuer à informer), vous apprendrez que le chef du petit parti de gauche radicale, Unité populaire, scission de Syriza après la capitulation de Tsipras, est aujourd'hui poursuivi, pour ses actions en solidarité avec les petits propriétaires grecs victimes de spoliations pour dette de leurs biens immobiliers bradés ensuite dans des ventes aux enchères que, sur injonction européenne, le gouvernement Syriza-ANEL a organisées sur Internet parce que les militants anti-spoliation empêchaient le bradage en salle des ventes ; mais vous apprendrez surtout que cette action contre un responsable politique d'opposition est le fait d'une police spéciale, la Direction de la Protection du Régime et de la Démocratie (par antiphrase, comme il se doit en milieu européen), créée par le socialiste Simitis et dont les pouvoirs n'ont cessé d'être reconduits ou renforcés par les gouvernements successifs, y compris celui de la prétendue gauche radicale actuellement au pouvoir qui s'en sert donc contre cet ancien ministre de la première période dudit gouvernement.

Se focaliser sur tel ou tel cas, telle ou telle manifestation, empêche de voir la logique: le traitement de plus en plus judiciaire des oppositions dans le cadre de l'UE.

Ailleurs, à Malte, en Bulgarie, en Slovaquie, on en est déjà au meurtre de journalistes qui menacent de mettre au jour les circuits mafieux qui prospèrent dans un cadre européen - libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes, c'est-à-dire entre autres de la traite d'êtres humains connus sous le nom de migrants - extraordinairement favorable à la criminalité financière, circuits mafieux qui sont bien sûr au premier rang du lobbying tout-puissant dans l'UE et drainent vers eux une part importante de l'argent européen distribué hors de tout contrôle démocratique véritable. En France, les choses ont commencé avec le FN : il n'est pas nécessaire d'être en accord avec ses idées pour comprendre que, plutôt que de le combattre politiquement, on a choisi de le priver des moyens financiers de son action politique.

Elles se développent aujourd'hui d'un autre côté, tandis que les comptes de campagne de l'un font l'objet d'une enquête quand ceux de l'autre, parvenu au pouvoir suprême, et qui a bénéficié de l'argent des mieux nantis dans des conditions pour le moins contestables n'en font pas l'objet, et alors que le Modem coule des jours paisibles, voit même son poids renforcé au gouvernement, quand bien même est-il soupçonné des mêmes turpitudes que le FN hier ou la LFI aujourd'hui, turpitudes selon toute vraisemblance partagées par tous les partis qui bénéficient du distributeur de cash qu'est, pour l'essentiel, un faux Parlement européen qui, à part cela, ne sert à rien. Cash qui explique sans doute en partie le refus des forces politiques installées à faire campagne pour l'indispensable hara-kiri du Machin européen, cette passion si unanimement partagée, du RN à la LFI, pour la réforme, que chacun sait pourtant impossible, dudit Machin, ainsi que pour les fantasmagoriques plans A, B ou Oméga3...

En réalité, ces partis sont punis par où ils pêchent depuis tant d'années, car la question n'est pas Macron ou Tsipras, Lafazanis, Le Pen ou Mélenchon, la question est la nature intrinsèquement antidémocratique de l'UE qui est une dictature molle. Mais une dictature molle peut durcir, notamment quand les peuples commencent à se rendre compte qu'elle est une dictature et à regimber.

Plutôt que de s'emporter contre le doigt d'un procureur ou de policiers, selon toute vraisemblance de manière contre-productive, on serait mieux avisé de regarder en face la lune de Bruxelles.

mercredi 17 octobre 2018

Delphi Initiative

Le site de "Delphi Initiative", né d'un mouvement d'intellectuels contre l'abolition de la démocratie par la dictature de la finance, reprend hier mon entretien, fin août, avec Coralie Delaume, pour Polony TV sur la situation en Grèce et en Turquie. Et j'en suis bien heureux.

D'autant que, pour une fois, mon homme me trouve bien dans cette vidéo : à marquer d'une pierre blanche !

Pour ceux qui l'auraient ratée, ça me permet de vous la remettre !

mardi 16 octobre 2018

Tigrane à Lexikopoleio (Athènes) : la vidéo est en ligne

Jeudi soir dernier, je présentai Tigrane l'Arménien dans la belle librairie francophone d'Athènes, To Lexikopoleio. Dans ce lieu chaleureux, dont Odile Brehier et Yannis Skoufis ont su faire un précieux endroit de partage et d'échanges (avec chatte : elle s'appelle Lexi, bien sûr, et elle est d'une admirable placidité !), j'avais déjà présenté les trois tomes de La Grèce et les Balkans, en compagnie de Panagiotis Grigoriou et de sa Grèce fantôme.

Cette fois, c'est Mari-Mai Corbel, critique et écrivain, que j'avais rencontrée à Marseille, lors de la semaine consacrée à la Grèce au Mucem en 2014. Elle était alors en partance pour Le Pirée où elle vit aujourd'hui et s'est noué un dialogue entre nous, à cette occasion, qu'elle a bien voulu poursuivre autour de ce livre. Fine lectrice, elle a bien vu tout ce qui me tenait au coeur en écrivant ce livre : merci à elle d'avoir animé cette soirée, comme à Odile et Yannis de m'avoir accueilli.

Et cerise sur le gâteau, la vidéo est en ligne... A Athènes comme si vous y étiez !